Après sa levée de fonds de 8,7 millions d’euros le mois dernier, Yomoni a annoncé vendred le lancement de son PER, Yomoni Retraite. Dans la lignée des autres produits de la fintech, l’offre d’investissement est majoritairement tournée vers l’indiciel et ne propose pas de fonds en euros, une première sur le marché. Yomoni propose un panachage d’ETF au travers quatre fonds : Yomoni Monde (diversifié), Yomoni Allocation (actions), ainsi que iShare Global Bonds de BlackRock et Schelcher Prince Obligations Court Terme. Yomoni limite les frais d’enveloppe à 0,3% et les frais d’encours à 0,8%. Des frais de transferts sortant à 1% s’appliqueront jusqu’au cinquième anniversaire du contrat. Pour le reste, aucun frais ne seront ponctionnés.
La Financial Supervisory Commission, le régulateur taïwanais, a présenté une nouvelle liste des sociétés de gestion étrangères qui recevront un traitement privilégié sur l'île, a appris Citywire Asia. Les neuf élus pourront lancer de nouveaux fonds offshores sur le marché, mais aussi profiter de procédures d’agréments plus rapides et plus nombreuses, ainsi que de faire agréer des fonds exposés aux actions chinoises. Ils ont été sélectionnés dans le cadre du «Deep Cultivation Plan», un plan annuel destiné à favoriser l’investissement étranger sur les marchés du pays. La liste comprend les sociétés de gestion suivantes : AllianceBernstein, Allianz Global Investors, Schroders, JP Morgan Asset Management, Franklin Templeton, Fidelity, Invesco, NN Investment Partners et Nomura. Il s’agit de la même mouture que l’année dernière, à l’exception de Nomura, qui remplace UBS AM. Les neuf sociétés ont été sélectionnées en fonction de leur durée de présence locale, de leurs encours sous gestion, et de leur apport à l'écosystème financier local.
Dominic Nys, ex-responsable du développement internationalde Mainfirst et d’Ethenea, a rejoint Oddo BHF Asset Management, a annoncé l’intéressé sur son profil LinkedIn. Il occupera le poste de responsable des ventes au Benelux (Luxembourg, Belgique, Pays-Bas) et continuera d'être basé à Luxembourg. Dominique Nys avait récemment quitté Fenthum, la société de distribution de fonds luxembourgeoisefondée par Mainfirst et Ethenea dont il était l’un des responsables.
Une nouvelle organisation au sein de Danske Bank a conduit à la nomination d’un nouveau patron pour Danske Asset Management pour la deuxième fois cette année, rapporte le site danois AMWatch. Le directeur des investissements Christian Heiberg est nommé responsable, succédant à Atilla Olesen.
Le superviseur des marchés financiers croate, Hanfa, a donné son feu vert pour la cotation du premier ETF sur la bourse de Zagreb. Il s’agit de l’ETF InterCapital Roof Ucits géré par InterCapital Asset Management. La structurese compose de deux compartiments, l’ETF InterCapital Crobex 10tr Ucits, qui réplique le principal indice sur les actions croates Crobex, et l’ETF InterCapital SBI Top Ucits, qui réplique l’indice slovène SBI. La cotation de cet ETF est une nouvelle étape dans une industrie des fonds qui se développe rapidement en Croatie. En mai, lerégulateur croate avait en effetautorisé la commercialisation du premier fonds de cryptomonnaies sur le marché local.
Après sa levée de fonds de 8,7 millions d’euros le mois dernier, Yomoni a annoncé ce vendredi 9 octobre le lancement de son PER, Yomoni Retraite. Dans la lignée des autres produits de la fintech, l’offre d’investissement est majoritairement tournée vers l’indiciel et surtout ne propose pas de fonds en euros, une première sur le marché. Concrètement, Yomoni propose un panachage d’ETF au travers quatre fonds : Yomoni Monde (diversifié), Yomoni Allocation (actions), ainsi que iShare Global Bonds de BlackRock et Schelcher Prince Obligations Court Terme.
Yves Perrier, le directeur général d’Amundi, l’a rappelé jeudi au cours du Global Invest Forum organisé par L’Agefi à Paris. Les interrogations suscitées par la liquidité des marchés demeurent le principal risque. «Vous pouvez avoir de l’illiquidité sous certaines conditions, même dans certaines classes d’actifs dites liquides. Le danger, c’est que le marché est dominé par les politiques monétaires des banques centrales. Cela donne l’impression qu’il y a beaucoup de liquidité alors qu’elle est très limitée quand vous souhaitez vendre. La liquidité est l’objectif premier chez Amundi. Ça l’était en mars, avant et pendant la crise, et ça l’est toujours en octobre. Dans nos fonds monétaires, nous avons 20 à 25% de cash et dans nos fonds de long-terme, au minimum 10 à 15% de cash. La façon dont le risque de liquidité est géré par le marché aujourd’hui doit évoluer », a indiqué Yves Perrier. Richard Bruyère, managing partner d’Indefi, a souligné par ailleurs un irrespectdevenu fréquent des sociétés de gestion vis-à-vis des règles de liquidité inscrites dans la réglementation des fonds Ucits dans un tacle aux récentes affaires ayant défrayé la chronique (H2O AM, GAM, Woodford, etc). Richard Grottheim, directeur général du fonds de pension suédois AP7, s’inquiète un peu d’une possible crise du crédit bien qu’AP7 soit presque intégralement investi en actions. «Les livres d’école suggèrent que nous devrions actuellement observer l’inflation mais l’inflation n’est pas là car les marchés sont fragiles. Le marché actions bat des records mais les incertitudes persistent. Il faut questionner le réel effet des politiques monétaires sur l’économie», a-t-il déclaré. Quant à Fraser Smart, il ne craint pas une crise du crédit. En revanche, le directeur général de British Airways Pensions constate dans l’univers des fonds de pension britanniques «une clameur pour tout ce qui pourrait donner un rendement supérieur au taux d’intérêt sans risque». «C’est un signal d’alarme pour moi car cela signifie que les investisseurs vont commencer à acheter à n’importe quel prix pour avoir du rendement supplémentaire, à en perdre toute mesure», a conclu Fraser Smart.
Plus d’un investisseur sur trois (36%) était investi dans les 26 fonds les plus populaires commercialisés sur le territoire espagnol fin mars, rapporte Europa Press. Le constat se base sur les dernières statistiques publiées parla CNMV, l’autoritédes marchés financiers en Espagne. Ces 26 fonds ne représentaient pourtant que 1,5% de l’offre totale des fonds d’investissement en Espagne à la fin du premier trimestre 2020(1.697 fonds fin mars 2020). Ils rassemblaient 4,25 millions de participants,dont 3,43 millions pour les 16 fonds les plus populaires dénombrantplus de 100.000 participants (environ 4% d’investisseurs en moins sur un an). Les 10 autres fonds espagnols, qui recensent entre 75.000 et 100.000 participants, totalisaient 817.000 investisseurs (+126% sur un an glissant).
La Banque Postale Asset Management a obtenu 19 labels ISR pour 16 fonds ouverts*. Cela porte à 89 le nombre de fonds ayant obtenu le label ISR au sein de la société de gestion, représentant 36 milliards d’euros d’encours à fin août 2020. La Banque Postale Asset Management atteint 89% de son objectif de bascule des fonds ouverts éligibles au label ISR. En avril 2018, le groupe La Banque Postale annonçait l’engagement de LBPAM à devenir le premier gérant généraliste français ayant 100 % de sa gamme de fonds en investissements socialement responsables en 2020. Cette nouvelle vague de labellisation fait la part belle aux FCPE et aux fonds diversifiés. Elle inclut aussi les fonds LBPAM ISR Actions Croissance Chine et LBPAM ISR Multi Actions Emergents. Par ailleurs, LBPAM annonce que son équipe de gestion de dette infrastructure a mis en place différentes initiatives et outils de mesure de performance afin de renforcer sa démarche ESG et son positionnement stratégique sur les enjeux climatiques et de transition énergétique.Enfin, LBPAM indique avoir publié, pour la 4ème année consécutive et sous un nouveau format, son Rapport Loi Transition Energétique réaffirmant ses engagements et sa vision en matière d’investissement socialement responsable. * Liste des fonds labellisés : DECISIEL ISR ACTIONS DECISIEL ISR ACTIONS 70 DECISIEL ISR MONETAIRE LBPAM ISR DIVERSIFIE PLUS LBPAM ISR ACTIONS 80 LBPAM ISR ACTIONS DIVERSIFIE LBPAM ISR ACTIONS EMERGENTS (instit.) LBPAM ISR ACTIONS EUROPE MONDE LBPAM ISR ACTIONS MONDE LBPAM ISR PRO ALTO (instit.) SOREA ISR DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE SOREA ISR MONETAIRE TONI ACTIONS ISR 100 VIVACCIO ISR ACTIONS LBPAM ISR ACTIONS CROISSANCE CHINE LBPAM ISR MULTI ACTIONS EMERGENTS
Aberdeen Standard Investments a nommé Alex Hoctor-Duncan responsable mondial, rapporte Investment Week. L’intéressé a rejoint la société en septembre 2018 en tant que directeur des ventes mondiales. Avant cela, il a travaillé chez BlackRock. Alex Hoctor-Duncan va reprendre les responsabilités de Campbell Fleming, qui a quitté la société fin septembre.
Hugues d’Annoux et Morten Kielland viennent de créer le multi-family office Key Family Partners à Genève. Morten H. Kielland est le fondateur de Key Asset Management, une société de gestion alternative londonienne vendue à la banque suédoise SEB en 2008. Il a ensuite été président de Scandinavian Investment Holdings jusqu’en 2012. Co-fondateur et administrateur du First Geneva Global High Yield Fund, il est également administrateur de la Nordic Corporate Bank à Oslo. Le Comte Hugues d’Annoux a de son côté travaillé pendant plus de 20 ans dans le domaine financier en Amérique latine, en Europe et aux Etats-Unis. En 1995, il s’installe à Genève pour gérer les investissements de sa famille dans l’industrie, l’immobilier et la finance, avec un accent particulier sur le private equity. Key Family Partners est conçu comme un club d’investissement privé exclusif. Il fournit à des familles fortunées «une structure professionnelle offrant des solutions de pointe en termes d’allocation d’actifs, d’investissement, de gestion de risques, de reporting, de services administratifs, de conseils en matière d’éducation, philanthropie, gouvernance familiale et planification successorale», détaille un communiqué. Le family office se distingue en offrant aux familles participantes de devenir actionnaires, au même titre que les collaborateurs qui bénéficient d’un accès au capital. Cela crée un alignement des intérêts entre toutes les parties prenantes. Les clients deviennent ainsi des partenaires à part entière et ont un intérêt mutuel au succès de « leur » family office. « Contrairement aux sociétés de gestion classiques, Key Family Partners n’est gérée que dans l’intérêt des familles qui en sont membres. Cela crée une dynamique très positive, propice aux échanges d’idées et au partage des meilleures solutions », estime Hugues d’Annoux. En matière d’investissement, Key Family Partners se fonde sur le Modèle de Yale, adoptée par les plus grands fonds de dotation des universités américaines et qui fait la part belle aux investissements alternatifs et illiquides tels que le private equity, l’immobilier et les hedge funds. Le conseil d’administration de Key Family Partners sera président par Thierry de Loriol, et sera composé de Declan Mc Adams, Malek Adjadj, Cynthia Muller et Stéphane d’Abo.
La banque américaine Morgan Stanley a annoncé jeudi qu’elle allait acquérir la société de gestion Eaton Vance pour un montant de 7 milliards de dollars. En s’arrogeant les 500 milliards de dollars d’encours d’Eaton Vance, Morgan Stanley va porter ses encours à 1.200 milliards de dollars dans la gestion d’actifs, via sa société Morgan Stanley Investment Management. Le chiffre d’affaires des deux entités s’élèvera à plus de 5 milliards de dollars. En ajoutant l’activité de gestion de fortune, les encours de Morgan Stanley atteindront 4.400 milliards de dollars. MSIM et Eaton Vance sont «fortement complémentaires, avec peu de doublons dans l’investissement et la distribution», assure un communiqué. Eaton Vance est une société qui dispose de plusieurs boutiques de gestion spécialisées, dont Eaton Vance Management, Parametric, Atlanta Capital, Calvert et Hexavest. Certains d’entre elles sont le fruit d’une stratégie d’acquisitions. «L’ajout des capacités d’investissement et de distribution de haute qualité d’Eaton Vance à l’activité de gestion d’actifs de Morgan Stanley renforcera encore la compétitivité de Morgan Stanley au sein de l’industrie”, a commenté pour NewsManagers Stephen Tu, VP-Sr Credit Officer chez Moody’s Investors Service. «Eaton Vance apporte à Morgan Stanley un certain nombre de capacités d’investissement différenciées et à grande échelle dans des segments qui offrent d’importantes possibilités de croissance organique des encours pour son activité de gestion d’actifs. Il est important de souligner que nombre de ces capacités visent à apporter de la valeur aux clients au-delà de la surperformance active ou de la fourniture d’un beta pur à faible coût, comme les facteurs ESG, les portefeuilles personnalisés et les solutions fiscales». Cette fusion doit permettre à Morgan Stanley de réaliser des économies de coûts de 150 millions de dollars - soit 4 % des dépenses de MSIM et d’Eaton Vance, précise encore le communiqué Selon les termes de l’accord de fusion, les actionnaires d’Eaton Vance recevront 28,25 dollars par action en espèces et 0,5833 action ordinaire Morgan Stanley, ce qui représente un montant total d’environ 56,50 dollars par action. Il y a quelques jours, début octobre, Morgan Stanley bouclait le rachat du courtier en ligne E*Trade annoncé au mois de février dernier, pour un montant de 13 milliards de dollars. L’opération lui avait déjà permis d’augmenter ses encoure de 780 milliards de dollars et de s’ouvrir au marché des investisseurs particuliers. Cette nouvelle acquisition n’est pas une surprise totale, Morgan Stanley ayant annoncé en début d’année qu’elle continuerait à rechercher des acquisitions afin de renforcer son activité de gestion d’actifs.
L’association allemande des gérants d’actifs BVI a annoncé avoir proposé à la Commission européenne la création d’un nouveau type de fonds, à impact écologique et social. Ce véhicule, que la BVI nomme European Impact Fund (EIF), serait conforme à la directive UCITS IV, et investirait dans des projets écologiques et sociaux de long terme. Il pourrait également fournir des capitaux en cas d’urgence à des PME de l’Union. Selon la proposition de la BVI, les EIF seraient tenus d’investir exclusivement dans des actions et des obligations d’entreprises non-financières de l’UE, et au minimum 50% dans des obligations européennes à impact, pour financer les projets écologiques et sociaux. Egalement, 20% des encours devraient être investis dans des PME de l’Union. Pour l’association, ce format permettrait de répondre plus rapidement à la crise économique engendrée par le Covid, que d’attendre le déploiement des budgets de relance de la Commission. «Ce nouveau véhicule pourrait mobiliser des milliards d’euros d’investissements pour le secteur privé de l’UE. La demande des investisseurs pour des investissements respectueux des critères ESG est importante, et les encours des EIF pourraient être plus rapidement disponibles que les fonds publiques provenant de l’Union», a expliqué Thomas Richter, le directeur général de la BVI.
Malakoff Humanis Gestion d’Actifs a annoncé ce 8 octobre le lancement d’un Fonds Commun de Placement Entreprise (FCPE) thématique immobilier. Dénommé Epsens Immobilier, ce FCPE est proposé dans le cadre de la gestion pilotée du PER Collectif d’Epsens et du PER Obligatoire de Malakoff Humanis. Le véhicule sera investi dans la pierre et des foncières. Il est constitué à 50% au moins d’actifs immobiliers, soit au sein d’OPCI (Organisme de placement collectif en immobilier), soit en obligations et/ou actions du secteur foncier. Son allocation peut par ailleurs être complétée par des produits d’actions et de taux d’autres secteurs.
Le gestionnaire international d’actifs immobiliers Savills Investment Management (Savills IM) vient de nommer Amy Shah à la tête de la direction des ressources humaines au niveau mondial. Elle est rattachée à Alex Jeffrey, le directeur général de Savills IM. Amy Shah arrive de Standard Life Aberdeen plc, où elle a travaillé pendant douze ans. Elle y était dernièrement responsable des ressources humaines pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Elle a également travaillé chez Service Innovation Group UK et pour le NHS Foundation Trust de l’UCLH (University College London Hospital).
Pictet Asset Management a annoncé ce 8 octobre le lancement du fonds Pictet TR-Atlas Titan, un fonds long/short en actions mondiales. Il s’agit d’une déclinaison du fonds Pictet TR-Atlas, avec un niveau de risque et un objectif de rendement plus élevés. Le fonds vise un rendement compris entre 5% et 10% (après déduction des frais et commissions), avec une volatilité d’environ 5%. La stratégie consiste à tirer profit de titres surévalués ou sous-évalués sur les marchés développés et émergents, par l’association d’une analyse top‑down et d’une sélection bottom‑up de titres liquides, basée sur l’analyse fondamentale. L’exposition géographique et sectorielle du portefeuille sera construite en fonction d’indicateurs conjoncturels et des conditions de liquidité sur les marchés. L'équipe de gestion, basée à Genève, est dirigée par Matthieu Fleck. Elle se compose également d’Adrien de Susanne d’Epinay, de Yassine Fki et de Philip Wilson. Le véhicule est conforme à la directive UCITS IV. Il est autorisé à la distribution dans les pays suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Singapour et Suède.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 8 octobre le recrutement de trois nouveaux collaborateurs, en provenance de Lombard Odier IM (LOIM), pour l'équipes actions asiatiques à Hong Kong. Il s’agit de Zhikai Chen, qui prend la responsabilité de l'équipe, et les gérants Jinwen Ouyang et Roxy Wong. Zhikai Chen est rattaché à Guy Davies, directeur mondial des investissements en actions fondamentales. Il remplace Arthur Kwong, qui quittera l’entreprise pour saisir d’autres opportunités en dehors de l’entreprise. Les trois gérants collaborent ensemble sur les stratégies Asia Ex-Japan chez Lombard Odier depuis 6/7 ans. Auparavant, Zhikai Chen a notamment travaillé pour l’Autorité monétaire de Singapour et chez Putnam Investment Management. Jinwen Ouyang fut pour sa part analyste chez Value Partners (Asie), et chez Société Générale (États-Unis), et a débuté sa carrière au Credit Suisse en 2006. Roxy Wong fut responsable de la recherche sur le secteur de la technologie asiatique chez Mirae Asset Group (2011-2014), analyste senior chez RCM (membre d’Allianz Global Investors), où il couvrait le secteur technologique en Asie hors Japon (2008-2011), et analyste sur les technologies asiatiques de Bear Stearns (2000-2008). Il a commencé sa carrière chez Motorola en 1993 avant de travailler chez Intel en 1996.
Nouveau regroupement dans la sphère des cabinets de gestion de patrimoine. Deux ans après son rapprochement en 2018 avec Bruno de Guillebon, fondateur de La Boétie Patrimoine, Althos Patrimoine a annoncé ce 8 octobre son rapprochement avec Patrimoine Premier. L’opération conclue le 1er octobre permettra à la société créée par Bertrand Tourmente d’atteindre les 300 millions d’euros d’encours conseillés. Ce rapprochement a été motivée entre autres par «le souhait des deux cabinets d’unir leurs forces dans un environnement marqué par un durcissement des contraintes réglementaires et des marchés financiers de plus en plus complexes et volatiles», indique un communiqué. Dirigé par Catherine Bel et Yves Rougeaux, Patrimoine Premier compte une équipe de cinq personnes qui portera à une vingtaine le nombre de collaborateurs au sein du nouvel ensemble. Ce dernier doit également etoffer son équipe d’ingénierie patrimoniale avec l’arrivée de deux nouveaux ingénieurs patrimoniaux.
La crise du Covid-19 est loin d’être terminée pour la gestion d’actifs mais elle n’a rien changé fondamentalement à ce qu’était le secteur avant la pandémie. L’allocation d’actifs des institutionnels est restée stable, l’appétit pour les actifs réels perdure et les questions de digitalisation sont plus que jamais centrales, estime Richard Bruyère, managing partner d’Indefi, qui intervenait ce jeudi 8 octobre sur un panel du Global Invest Forum organisé par l’Agefi à Paris. Pour Yves Perrier, le directeur général d’Amundi également présent sur ce panel, les autres challenges persistants sont connus : la liquidité et l’environnement de taux bas, qui va continuer d’accroître la pression sur les frais de gestion et les marges des sociétés de gestion. Ce qui change en revanche, hors le télétravail devenu une norme en raison de la pandémie, c’est le rôle de l’industrie de la gestion d’actifs dans son approche de l’investissement durable. Selon Richard Bruyère, la crise du Covid-19 a accentué le focus des gérants d’actifs sur les questions de durabilité.C’est, dit-il, le moment ou jamais pour ceux qui n’ont pas encore travaillé sur ces questions. «Pour les sociétés de gestion qui étaient déjà présentes dans ce domaine, leur avantage compétitif va augmenter en s’intéressant à de nouvelles thématiques comme l’impact, la biodiversité, ou le social qui a longtemps été négligé. Le focus va forcément s’accroître en raison de la demande client, de l’innovation produits et la régulation à venir», prévient-il. Prendre la bonne mesure Faut-il dès lors considérer gérants et fonds de pension, si tancés par nombre d’organisations non gouvernementales, comme les sauveurs, ou du moins les garants de la planète? Richard Grottheim, directeur général du fonds de pension suédois AP7 et panéliste, est convaincu que sociétés de gestion et fonds de pension «peuventsauver le monde» de par leurs investissements mais qu’ils n’y arriveront certainement pas seuls. Et surtout pas sans standards communs à l’échelle européenne à minima. «Il est important pour les investisseurs d’avoir des modèles à suivre qui nous permettront de changer les entreprises dans lesquelles nous investissons», indique-t-il, mettant en avant la problématique de la mesure de l’impact. «Notre empreinte carbone a certes baissé mais cela n’a eu aucun impact sur le reste du monde», dit Richard Grottheim, qui regrette les longues tergiversations des politiques au sujet des décisions à prendre sur le sujet du changement climatique et du carbone quand le presque arrêt de l’économie mondiale en raison du Covid-19 s’est décidé en deux semaines seulement. Pour Fraser Smart, directeur général de British Airways Pensions qui s’est lui aussi exprimé lors du GIF, « la durabilité sera un challenge fondamental et difficile, en particulier pour les petits gérants d’actifs et institutionnels.» «Nous pouvons faire la différence à travers les encours que nous gérons. Mais nous devenons quelque peu un enjeu politique. Le gouvernement britannique est enclin à forcer les fonds à utiliser leur capital dans un but particulier», soutient-il. Ce dernier confie qu’il est quotidiennement contacté par des organisations lui proposant une nouvelle méthodologie de mesure ou de gestion de la durabilité. Le directeur général de British Airways Pensions s’inquiète au fond d’une possible recrudescence de mesures et standards ESG/ISR qui, au final, déboucherait sur une action collective minimale des investisseurs en matière de durabilité. Tout comme Richard Grottheim, il plaide pour des standards communs sur ce sujet. Pas de cadre réglementaire, pas de transition Yves Perrier aussi veut des standards concrets. Le directeur général d’Amundi estime qu’il y a beaucoup de confusion autour de l’ESG, de la question verte plus généralement. «Il faut clairement identifier l’objectif, qui est de s’aligner sur l’Accord de Paris. L’élément crucial pour cela demeure la transition énergétique. Cela implique deux choses: changer l’offre énergétique et devenir des consommateurs d’énergie plus efficients. Cependant, la responsabilité de définir le cadre autour de l’offre qui permettra la transition énergétique incombe aux gouvernements, pas au secteur financier ni aux entreprises. Nous ne pouvons qu’accompagner la transition énergétique mais nous ne pouvons pas nous substituer aux gouvernements sur le cadre réglementaire. Or, les politiques européens ne sont pas capables aujourd’hui de définir le cadre de l’offre énergétique nécessaire pour la transition parce qu’ils ne sont pas sur la même ligne», développe-t-il. Yves Perrier fait ici référence à la bataille «idéologique» des Etats sur la présence du nucléaire ou non dans la taxonomie verte, qui ne permet pas d’avancer sur le sujet de la transition énergétique. Le directeur général d’Amundi constate en outre que les financements ne manquent pas dans ce domaine en Europe contrairement aux projets. «Si nous n’atteignons pas l’objectif de la transition énergétique, nous n’atteindrons pas davantage les autres», juge-t-il, ajoutant que celle-ci ne saurait être gérée sans parallèlement renforcer la cohésion sociale dans les Etats.