Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire s’est dit favorable lundi à l’instauration de quotas dans les entreprises pour faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes. Il souhaite le dépôt d’une proposition de loi idoine à la mi-mars. Trouvant «infiniment regrettable» qu’une seule femme dirige une entreprise du CAC 40 et déplorant que les comités de direction ne comptent que 17% de femmes, Bruno Le Maire a estimé devant la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale qu'«il faut maintenant être capable de passer la vitesse supérieure, et donc de rentrer dans une logique plus ambitieuse qui passe par des quotas».
La Banque de France a annoncé lundi un durcissement de sa politique d’investissement vis-à-vis des entreprises liées au charbon, qui devrait entraîner une exclusion définitive de ce secteur en 2024. Depuis 2018, la Banque de France met en œuvre une démarche d’investissement responsable sur ses investissements propres (22 milliards d’euros). Dans ce cadre, elle excluait déjà les sociétés extractrices de charbon ou productrices d'énergie à base de charbon dont plus de 20% du chiffre d’affaires est lié au charbon thermique. En ce qui concerne le secteur du pétrole et gaz, la Banque de France va par ailleurs engager «une sortie des hydrocarbures non conventionnels dès 2021», est-il ajouté. L’institution prévoit par ailleurs d’adopter pour 2024 une exclusion de toutes les entreprises dont le pétrole représente plus de 10% du chiffre d’affaires ou 50% pour le gaz.
Karine Chauvin, la directrice France de FundGlobam quitte le secteur de la gestion d’actifs pour celui de l’immobilier, a-t-elle annoncé sur le réseau LinkedIn. Elle rejoint le jeune cabinet Homelyoo comme chasseuse d’immobilier. Karine Chauvin est une ancienne commerciale dans les médias (chez B.I. Magazine, éditeur d’Asset Management Magazine), et l'événementiel, notamment à l’Agefi, où elle a créé l’"Asset Tech», devenu «AMTech Day». Elle avait pris la tête de la succursale parisienne de FundGlobam en mai 2019 comme country manager.
Swiss Life Asset Managers France a annoncé ce 18 janvier l’obtention du Label ISR Immobilier pour sa SCPI Pierre Capitale. Le véhicule, créé en 2017, investit dans l’immobilier d’entreprise, principalement de bureaux et de services à la personne (santé, hôtels, résidences seniors). Son patrimoine est diversifié géographiquement avec une répartition équilibrée entre la France et l’Europe, notamment l’Allemagne. Il dispose actuellement de 95 millions d’euros de capitalisation et de huit immeubles.
Baillie Gifford a nommé trois nouveaux «partners» afin de remplacer Charles Plowden et Bill Pacula qui quitteront la société le 30 avril. La société de gestion écossaise comptera ainsi désormais 47 associés. Le trio qui vient d’être nommé et prendra ses fonctions le 1er mai 2021 se compose de Catherine Flockhart, Dave Bujnowski et Colin Lennox. Catherine Flockhart dirige la partie clients de la stratégie Positive Change. Elle avait rejoint Baillie Gifford en 2012 en tant que stagiaire. Dave Bujnowski est le gérant des fonds Baillie Gifford US Equity Growth et Baillie Gifford American. Il a intégré le gestionnaire écossais en 2018 et travaille depuis New York. Colin Lennox dirige l’activité infrastructures et support IT. Il travaille au sein de la société depuis 28 ans. Du côté des départs, Charles Plowden travaillait au sein de Baillie Gifford depuis 38 ans sur la partie investissements. Bill Pacula a de son côté joué un rôle clé dans le développement de l’activité nord-américaine de la société, qu’il a rejointe en 2001. Baillie Gifford se distingue par sa structure qui est un « partenariat indépendant avec une responsabilité sans limite pour les associés », avait expliqué Tomas Coutts, associé de Baillie Gifford, à NewsManagers fin 2018. La société indépendante gère 287 milliards de livres (30 septembre 2020).
Une forte reprise des actifs des marchés émergents, en particulier des actions, a contribué à augmenter les actifs sous gestion de Ashmore de 9% au cours du dernier trimestre 2020, a déclaré le groupe vendredi. Le groupe d’investissement axé sur les marchés émergents, coté en bourse au Royaume-Uni, a déclaré que ses actifs sous gestion ont augmenté de 7,5 milliards de dollars entre septembre et décembre, avec une performance d’investissement positive de 8,1 milliards de dollars compensant des sorties nettes de 600 millions de dollars. L’actif sous gestion total à la fin de 2020 était estimé à 93 milliards de dollars.
GAM a annoncé lundi matin qu’il s’attend à enregistrer une perte nette d’environ 380 millions de francs suisses sur l’ensemble de l’année 2020, en raison d’une dépréciation de 377,7 millions. La perte est supérieure à celle de 3,5 millions de francs enregistrée en 2019. «Les charges de dépréciation sont principalement liées à l’ancien goodwill créé par l’acquisition de GAM par Julius Baer en 2005 et UBS en 1999 (373,7 millions de CHF) et n’ont pas d’impact sur les fonds propres corporels du groupe, sa trésorerie ou toute fonction liée à la clientèle ou opérationnelle», précise la société de gestion suisse. Le groupe s’attend également à enregistrer une perte sous-jacente avant impôts d’environ 15 millions de francs suisses, contre un bénéfice sous-jacent de 10,5 millions de francs suisses pour l’ensemble de l’année 2019. GAM renoue avec la collecte Par ailleurs, GAM annonce avoir enregistré son premier trimestre de collecte positive depuis début 2018. La société a drainé 300 millions de francs suisses au quatrième trimestre. En revanche, l’activité «private labelling» a vu sortir 3,4 milliards de francs en raison de l’internalisation de ce service par un client. Les actifs sous gestion du groupe s'élevaient à 122,0 milliards de francs suisses au 31 décembre 2020, dont 35,9 milliards de francs suisses pour la gestion d’actifs et 86,1 milliards de francs suisses pour l’activité «private labelling», contre 120,4 milliards de francs suisses au 30 septembre 2020, dont 33,9 milliards de francs suisses pour la gestion d’actifs et 86,5 milliards de francs suisses pour «private labelling». GAM annoncera ses résultats pour l’année 2020 le 18 février 2021.
Wells Fargo, qui pourrait vendre prochainement son activité de gestion d’actifs,a publié des actifs sous gestion de 603 milliards d’euros à fin 2020, en hausse par rapport aux 509 milliards affichés fin 2019 mais en très léger retrait par rapport aux 607 milliards de la fin du troisième trimestre 2020. Le total des actifs gérés pour le compte de ses clients atteignent 2.005 milliards de dollars d’actifs en y ajoutant l’activité de gestion de fortune, en hausse par rapport aux 1.886 milliards de fin 2019 et aux 1.855 milliards de la fin du troisième trimestre 2020. «Bien que notre performance financière se soit améliorée et que nous ayons gagné 3 milliards de dollars au 4e trimestre, nos résultats continuent d’être impactés par l’environnement opérationnel sans précédent et par la nécessité de mettre nos problèmes passés derrière nous», a commenté le directeur général Charlie Scharf, dans un communiqué. Le groupe a été l’objet d’un scandale lié à des comptes factices de clients découverts en 2016, où des conseillers clientèles avaient créé 3,5 millions de comptes factices afin d’atteindre de bons objectifs commerciaux. Il a dû régler une amende de 3 milliards de dollars en février, déjà provisionnée en 2019.
Le groupe financier américain State Street a recrutéBenjie Fraser au poste de responsable de la clientèle institutionnelle en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Benjie Fraser supervisait auparavant l’activité retraites de JP Morgan à l’international. Il travaillera en collaboration avec Babloo Sarin et Rob Baillie, respectivement responsables pour les clientèles institutionnelles d’Asie-Pacifique et d’Amérique du Nord pour s’assurer que leurs stratégies soient alignées à l’international. A fin septembre 2020, State Street administrait 36.600 milliards de dollars et gérait 3.100 milliards de dollars d’encours.
La fédération française de rugby (FFR) a apporté son soutien, samedi, au projet d’accord entre les Six nations, tournoi majeur du rugby en Europe,et le fonds d’investissement CVC Capital Partners qui souhaite racheter une partie des droits commerciaux de la compétition. Concrètement, CVC prévoit d’acquérir 14,3% du capital de New Co, une filiale de Six Nations Rugby Limited, branche commerciale du tournoi des Six Nations. Cette succursale serait chargée de la vente des droits de diffusion du tournoi des Six Nations ainsi que des tournées d’automne. Les fédérations des cinq autres nations participantes doivent encore donner leur accord au projet.
La société de gestion américaine Lexington Partners, spécialisée sur le private equity et les investissements alternatifs, a annoncé l’ouverture d’un bureau à São Paulo au Brésil. Il s’agit du deuxième bureau ouvert par Lexington en Amérique latine après celui de Santiago au Chili, établi en 2016 et qui tient lieu de quartier général régional à la firme. L’ouverture de cette antenne brésilienne s’explique notamment par le fait que les investisseurs brésiliens augmentent leur allocation au private equity international d’après Jose Sosa del Valle, associé et responsable pour l’Amérique latine de Lexington. Lexington gère 52 milliards de dollars d’encours.
Michael Hasenstab, le gérant qui pilote le fonds Templeton Bond, a essuyé la plus forte décollecte des fonds obligataires américains en 2020, rapporte le Financial Times. Il a perdu de l’argent après avoir prédit que les prix des obligations allaient chuter – un pari désastreux. L’exode des clients a conduit à une réduction des actifs du fonds à moins de 15 milliards de dollars, loin du pic de 70 milliards au sommet de son succès en 2014. Le fonds a subi 10,5 milliards de rachats nets à fin décembre, selon Morningstar. Il a perdu 4,2 % sur 12 mois et sa performance se limite à 1,6 % sur les cinq dernières années.
Jupiter Asset Management a signé un accord de distribution avec la banque italienne en ligne FinecoBank. Cela permettra aux clients de Fineco en Italie mais aussi au Royaume-Uni d’accéder à l’ensemble des stratégies d’investissement de la société de gestion britannique. L’accord constitue une étape supplémentaire pour le développement de Jupiter en Italie. Le gestionnaire britannique détient une filiale italienne depuis 2016, composée de six personnes.
La société de gestion italienne Azimut va lancer le premier fonds italien investi dans des cryptomonnaies, actifs digitaux et actions de fintech ou sociétés spécialistes de la blockchain. Ce fonds sera dénommé Digital Asset Opportunities RAIF. Ce lancement a été annoncé lors de la convention annuelle du groupe Azimut qui a réuni virtuellement 2.200 personnes pendant trois jours. Au chapitre «digital asset management», le gestionnaire italien va aussi émettre le token Azimut en partenariat avec la banque suisse Sygnum. Il s’agira, selon lui, «de la première titrisation digitale d’un asset manager en Europe». Enfin, il va lancer l’application d’investissement «Beewise» pour couvrir la clientèle «super retail» ou «low affluent». Par ailleurs, Azimut a aussi annoncé le lancement d’ELTIF Peninsula Tactical Opportunities, un fonds de private equity paneuropéen dédié à la clientèle privée et institutionnelle en Italie et qui sera conseillé par Peninsula. Dans le même style, la société de gestion va sortir ELTIF PIR ALI Crowd, un fonds de capital-risque. Au rang des autres nouveautés, Azimut va démarrer une activité de gestion de patrimoine et de conseil à partir du Luxembourg. Cela s’accompagnera du lancement d’une nouvelle offre produits regroupant les expertises de l’équipe Global. L’offre sera déployée sur les marchés mondiaux dans lesquels la société italienne est présente. Au cours de cette convention, Azimut a aussi indiqué que son bénéfice 2020 s’élèverait entre 375 et 415 millions d’euros. Et pour 2021, il cible 350 millions d’euros.
Le family office singapourien Taurus Wealth va ouvrir un bureau à Zurich, a-t-il annoncé cette semaine. Il va y placer à sa tête Andre Tomasini, qui était dernièrement directeur de la gestion de fortune pour Israël et les pays de la Communauté des États indépendants chez UBS. La firme va également ouvrir un bureau à Londres et à Dubaï, a-t-elle précisé. Taurus Wealth supervise actuellement 3 milliards de dollars d’actifs.
L’association AGIPI, spécialisée dans l’épargne, la retraite, l’assurance emprunteur, la prévoyance et la santé, a annoncé que son unité de compte (UC) Agipi Monde Durable est devenue l’une des premières UC carbone compensée du marché français. Créée en septembre 2007, l’UC Agipi Monde Durable est gérée par BNP Paribas Asset Management. Le fonds investit selon une approche ISR (Investissement Socialement Responsable) labellisée, dans des actions internationales. Dans le cadre de sa gestion, BNP Paribas Asset Management compense l’empreinte carbone du fonds en finançant le projet de reforestation « Kasigau Corridor REDD + » au sud-ouest du Kenya, géré par la compagnie WildLife Works. Ce projet a pour objectif de protéger plus de 250.000 hectares de forêts kényanes très menacées en sécurisant l’ensemble du couloir de migration entre les parcs nationaux de Tsavo Est et de Tsavo West. La compensation carbone est effectuée grâce à l’utilisation de « Verified Emission Reduction » (« VER », ou certificats de réduction des émissions vérifiés). La société de gestion évalue périodiquement l’empreinte carbone des sociétés sélectionnées dans le fonds et détermine le nombre de VER nécessaires pour compenser l’empreinte carbone du fonds. Agipi précise que la compensation de l’empreinte de l’UC Agipi Monde Durable peut-être considérée comme partielle dans la mesure où la société de gestion ne prend pas en compte le scope 3 (qui concerne les émissions indirectes dues à l’usage des produits vendus) dans le cadre du calcul des émissions de carbone et où en cas de hausse du coût de la compensation, le montant maximal de 0,2% pourrait être atteint avant de compenser l’intégralité de l’empreinte carbone du portefeuille. Enfin, la compensation carbone sera plafonnée annuellement à 0,2% de l’actif net du fonds.
Pour répondre aux évolutions du marché de l’investissement résidentiel, Ikory vient de créer Ikory Asset Management. Filiale indépendante des autres activités du groupe, Ikory Asset Management se consacrera aux activités d’investissement et d’asset management pour le compte de tiers en se concentrant sur l’immobilier résidentiel. Elle agira pour le compte d’investisseurs institutionnels français et internationaux ainsi que de family offices. Emmanuel Cordié, présent au sein d’Ikory depuis sa création, animera notamment le pôle d’asset management et assurera les fonctions de directeur général de la nouvelle structure. Ikory Asset Management compte huit collaborateurs et dispose à ce jour d’actifs sous gestion représentant environ 350 millions d’euros.
D’après l’agence Bloomberg, Ark Investment, une société fondée par Cathie Wood en 2014, a connu une année «stratosphérique» en 2020, grâce à son produit phare ARK Innovation ETF qui cumule un encours de près de 22 milliards de dollars et compte le constructeur automobile Tesla comme plus importante position.Le cours de l’action Tesla a explosé de 650% l’an dernier permettant à cet ETF d’atteindre une performance de 152,8% et attirant une importante collecte. Ark compte 6 ETF qui ont une gestion active, tous gérés par Cathie Wood elle-même. La firme new-yorkaise a fait son entrée dans le Top 10 mondial des fournisseurs d’ETF cette année par la taille des encours avec plus de 35 milliards de dollars gérés, même si elle reste très loin des leaders BlackRock et Vanguard. Elle prévoit de lancer ARK Space Exploration ETF, selon un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission. La gestion active de ce nouvel ETF s’attachera principalement à investir dans les entreprises américaines et internationales engagées dans l’exploration et l’innovation spatiales.
Le président élu américain Joe Biden a choisi samedi Wendy Sherman, une des principales négociatrices de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015, pour occuper le poste de secrétaire d’Etat adjointe. Une autre vétéran de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, ancienne ambassadrice à l’Otan, a été désignée sous-secrétaire d’Etat chargée des affaires politiques, ce qui fera d’elle la «numéro trois» du département d’Etat. La courte majorité dont disposent désormais les démocrates au Sénat devrait faciliter la confirmation de Wendy Sherman, en dépit de l’opposition de nombreux élus, notamment républicains, à l’accord sur le nucléaire iranien, dont le président sortant Donald Trump a retiré les Etats-Unis.
La Grande-Bretagne a annoncé son intention d’accueillir en juin, dans un village de Cornouailles, la première réunion du G7 depuis près de deux ans. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, souhaite utiliser la présidence du G7 pour forger un consensus sur la nécessité de la reprise de l'économie mondiale après la pandémie de coronavirus. La Grande-Bretagne a été durement touchée par la crise sanitaire et compte le bilan le plus lourd d’Europe avec plus de 88.000 décès. L’an dernier, le sommet du G7, qui devait être accueilli par le président américain, Donald Trump, avait été annulé à cause de la pandémie. Les dirigeants de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, des Etats-Unis, du Japon et du Canada ne se sont pas rencontrés depuis le sommet organisé à Biarritz en 2019.
Washington était totalement bouclée samedi et les capitales des 50 Etats se préparaient à des manifestations pro-Trump ce week-end,en érigeant des barrières autour des bâtiments publics et en déployant des renforts militaires pour tenter d'éviter des violences similaires à celles du Capitole le 6 janvier. Le FBI a prévenu tous les services de police de se préparer à la présence de manifestants potentiellement armés convaincus par les accusations de fraude massive répétées sans preuves par Donald Trump depuis la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle du 4 novembre.
Vendredi soir, l’euro cédait 0,61% face au dollar, à 1,2081 dollar pour un euro, redescendant à son niveau du début de la semaine par rapport au billet vert. Les cambistes craignent que la lenteur des campagnes de vaccination par rapport aux États-Unis ou au Royaume-Uni conduise les pays européens à garder des mesures de confinement plus longtemps. Par ailleurs, l’Italie, principale bénéficiaire du plan de relance européen, se trouve de nouveau dans la tourmente au lendemain de la décision de Matteo Renzi de sortir son parti de la coalition gouvernementale. Le dollar montait face à l’euro au lendemain des annonces du futur président Joe Biden sur son plan de relance et d’une déclaration du président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell.
Benjamin de Rothschild est décédé d’une crise cardiaque intervenue à son domicile de Pregny en Suisse, dans l’après-midi du vendredi 15 janvier 2021, a annoncé samedi le groupe Edmond de Rothschild dans un communiqué. « Les premières pensées des collaborateurs du groupe vont à son épouse Ariane de Rothschild et à ses enfants, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et de ses proches à qui ils adressent leurs condoléances les plus sincères », indique le groupe bancaire. Benjamin de Rothschild était âgé de 57 ans. Avec sa femme Ariane, il a eu 4 filles âgées de 18 à 24 ans. Né en 1963, Benjamin de Rothschild avait pris la direction de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild après la mort de son père, Edmond de Rothschild en 1997, dont il était le fils unique (sa mère étant Nadine de Rothschild). Benjamin de Rothschild, avec sa famille, se plaçait au 22èrang des fortunes françaises en 2020 avec une fortune estimée à 4,3 milliards d’euros contre 5 milliards un an auparavant. Sa femme Ariane de Rothschild a rejoint la banque familiale en 2008, pour en prendre la direction opérationnelle en 2015. Elle devrait désormais prendre en plus la présidence de la société faîtière, Edmond de Rothschild Holding SA, à la place de son mari défunt. La direction générale du groupe Edmond de Rothschild est assurée par Vincent Taupin depuis Paris. Benjamin de Rothschild est le descendant de la branche dite de Paris de la famille Rothschild. Son cousin Alexandre de Rothschild, fils de David de Rothschild, dirige de son côté les activités de la branche familiale britannique, propriétaire de la banque Rothschild & Cie. Après plusieurs années de bagarre judiciaire sur l’emploi du nom Rothschild, les deux branches familiales se sont réconciliées en 2018. Créé en 1953, le groupe Edmond de Rothschild compte aujourd’hui 173 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion (160 milliards d’euros), 2 600 collaborateurs et 32 implantations dans le monde. Il était sorti de la Bourse en 2019 sous l’impulsion d’Ariane de Rothschild.
William Blair Investment Management vient de nommer Lih-Ann Tan au poste de directrice de la distribution institutionnelle et wholesale pour l’Asie. Basée à Singapour, elle est rattachée à Tom Ross, le directeur de la distribution internationale. Lih-Ann Tan arrive de NN Investment Partners où elle était directrice du développement commercial institutionnel en Asie hors-Jpon. Elle a également travaillé chez Lion Global Investors Limited et DBS Asset Management (aujourd’hui Nikko Asset Management).
En mars dernier, Brummer & Partners liquidait le hedge fund Bodenholm, qui à son plus haut gérait 13 milliards de couronnes suédoises, soit plus d’un milliard d’euros. Le gérant de Bodenholm, Per Johansson, refait surface avec un nouveau fonds, selon Realtid, qui cite Dagens Industri et Bloomberg. Il s’est associé avec d’anciens collègues de Bodenholm comme Erik Orving (PDG de la société) et Oskar Andersson, l’ancien responsable de l’analyse. La nouvelle société devrait compter entre six et sept employés. Joakim Wargcou, qui a travaillé pour Robur et Bodenholm, devrait aussi faire partie de la nouvelle aventure. La liquidation de Bodenholm est intervenue après que Erik Orving et Per Johansson ont décidé de quitter l’entreprise. D’autres personnes clés avaient également décidé de partir.
La banque belge Nagelmackers va abandonner la bataille dans la banque retail et se recentrer sur la banque privée et la gestion de fortune, a déclaré son directeur du private banking Yves Van Laecke dans les colonnes de L’Echo. La société, détenue par l’Etat chinois via Anbang Belgium Holding, et qui va prochainement fêter ses 275 ans, veut notamment se développer sur la niche de la transmission, plutôt que de se battre sur les prix. Elle va ainsi par exemple mettre sur pied un programme intitulé NextGen, spécialement conçu pour les membres des générations X, Y et Z, qui vont prochainement être confrontées à des soucis de transmission de patrimoine.
La bonne dynamique de la collecte de ce début d’année s’est poursuivie sur l’ensemble des classes de fonds, à l’exception des fonds monétaires, selon les données du« Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Sur la semaine du 7 au 13 janvier, les investisseurs se sont préparés à traverser une potentielle période d’inflation, en misant sur le secteur de l'énergie, le style de gestion actions value, ou encore dans les obligations indexées. Les fonds actions ont été les plus plébiscités, avec 26,8 milliards de dollars de collecte nette, répartie à 70% dans les fonds indiciels cotés («ETF», exchange-traded funds) et à 30% dans les fonds gérés activement. Les souscriptions ont été particulièrement vives sur les fonds actions émergentes qui, avec 7 milliards de dollars, ont connu une de leurs meilleures semaines. Les fonds actions Europe et Japon ont reçu des flux quasi similaire, de respectivement 2,2 et 2,0 milliards de dollars. A l’inverse, les fonds en actions américaines ont perdu 3,6 milliards de dollars d’argent frais. Cette décollecte a été largement alimentée par les fonds de grandes capitalisations (-8,6 milliards de dollars) et les fonds croissance (-4,9 milliards). Sur le principal marché mondial, les investisseurs se sont plutôt préparés à un épisode d’inflation, puisqu’ils ont favorisé les fonds orientés sur les titres de l'énergie (+3,6 milliards de dollars), des financières (+2,1 milliards) et le style value (+1,3 milliard). Les fonds obligataires ont reçu 13,7 milliards de dollars, venus majoritairement des obligations investment grade (+7 milliards). La collecte fut également très dynamique sur des segments étroits du marché du crédit, comme les obligations municipales américaines (+2,5 milliards), les mortgage-back securities, ou «MBS» (2 milliards), et la dette émergente (+2,3 milliards). Elle a été aussi forte sur les obligations du Trésor indexées à l’inflation, avec +1,8 milliard, le troisième plus important flux sur cette classe d’actifs. Les fonds monétaires ont, pour leur part, rendu 9,3 milliards de dollars, tandis que les fonds or ont collecté 0,4 milliard.
Le gérant immobilier suisse Property One Investors AG vient de lancer son premier fonds de dette immobilière privée, relaye Allnews. Le véhicule, dénommé ONE Real Estate Debt Fund, est accessible aux investisseurs qualifiés suisses. Il est classé «autres fonds de placements alternatifs» selon la LPCC (loi suisse sur les placements collectifs de capitaux). Il dispose d’un portefeuille initial de 80 millions de francs suisses de prêts courants diversifiés et de qualité élevée.