BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) vient de lancer un fonds indiciel coté dénommé BNP Paribas Easy ESG Eurozone Biodiversity Leaders PAB. Cet ETF investira dans des entreprises ayant un impact potentielsur la biodiversité plus faible que leurs pairs. Il sera coté sur Euronext Paris et la Bourse allemande Xetra à partir du 29 septembre 2022. Le produit est aligné avec leParis-Aligned Benchmark (PAB) et dispose de la classification Article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ce fonds indiciel réplique l’indice Euronext ESG Eurozone Biodiversity Leaders PAB. Celui-ci comprend une soixantaine de valeurs européennes, sélectionnées en fonction de leur impact potentiel sur la biodiversité. Ce dernier est calculé par Iceberg Data Lab à travers la métrique «Corporate Biodiversity Footprint score». Les entreprises du portefeuille sont issues de l’indice Euronext Eurozone 300. Elles sont sélectionnées selon l’approche «Best-in-class», qui en retient 30% de chaque secteur d’activité. BNP Paribas AM gérait 500 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
Clearwater Analytics un fournisseur de solutions SaaS de comptabilité, de reporting et d’analyse des investissements, a annoncé jeudi avoir conclu un accord qui conduira à l’acquisition de Jump Technology pour 75 millions d’euros. Jump est une société française qui a développé une plate-forme de «front to back» à destination des gérants d’actifs. Elle compte parmi ses clients Rothschild & Co. Asset Management, Groupama, Groupe Vyv, Apicil ou encore Moneta Asset Management. Son chiffre d’affaires a atteint 12,1 millions d’euros en 2021. La transaction devrait être conclue dans les deux prochains mois. «Cette acquisition permet à Clearwater de suivre sa voie pour devenir une société multi-produits, nous donne une envergure immédiate en Europe et élargit notre offre pour couvrir l’ensemble du cycle de vie des investissements», a déclaré Sandeep Sahai, PDG de Clearwater Analytics.
Le gérant britannique M&G a annoncé ce 29 septembre la nomination d’Andrea Rossi, ancien directeur général d’Axa IM, comme prochain Chief Executive et Executive Director. Il prendra ses fonctions le 10 octobre 2022, succédant à John Foley qui, en avril 2022, avait dévoilé son intention de prendre sa retraite après sept ans dans ses fonctions. Ce dernier restera chez M&G à titre consultatif jusqu’au 31 décembre 2022 afin d’assurer une transition ordonnée, explique un communiqué. M&G gérait environ 370 milliards de livres fin 2021. Lors d’une conférence presse, Edward Braham, président de M&G a précisé que la nomination d’Andrea Rossi a été soutenue à l’unanimité par le conseil d’administration. Il a mis en avant le fait que sous sa direction, les actifs sous gestion d’Axa Investment Managers ont augmenté de 55 % pour atteindre 800 milliards d’euros et les actifs sous gestion des clients externes ont plus que doublé. «Andrea apporte de l’énergie, de la concentration, de l’ambition et, surtout, il a beaucoup d’expérience dans la croissance d’entreprises et l’obtention de résultats. Ce sont des qualités importantes pour la prochaine phase de croissance de M&G », a expliqué Edward Braham. Pour sa part, Andrea Rossi a constaté qu’il n’y avait pas de découpage de M&G. Le regroupement sous un même toit d’un asset owner et un gérant d’actifs présente des avantages pour les deux parties. « Cette combinaison puissante permet à M&G d’innover avec son client interne pour lancer des produits qui sont à la pointe du marché et accessible à tous. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles j’étais initialement intéressé par ce poste », a-t-il souligné lors de cette conférence. La division de gestion de fortune, créée il y a près d’un an, est également importante pour M&G, selon Andrea Rossi. « Cette division a rassemblé tous les éléments de base pour répondre aux besoins des clients et des conseillers, ainsi qu’atteindre une position privilégiée sur le marché britannique », a-t-il ajouté. Edward Braham a également remercié John Foley pour le travail accompli pendant toute la période de scission de M&G de Prudential, ainsi que l’introduction à la Bourse de Londres. «Andrea Rossi semble être un excellent candidat pour M&G, mais il sera difficile de réitérer le succès qu’il a connu chez Axa dans l’environnement actuel, a commenté dans la journéeDerren Nathan, responsable de la recherche action chez Hargreaves Lansdown. M&G a été l’une des victimes du chaos qui a régné cette semaine sur les marchés obligataires, alors que son portefeuille fermé Heritage (130 milliards de livres d’encours, ndlr) de rentes patrimoniales est l’un des principaux moteurs de la rentabilité du groupe. Les actions ont chuté de plus de 15% cette semaine et le nouveau capitaine aura fort à faire pour stabiliser le navire et les nerfs des investisseurs.» Andrea Rossi a été directeur général d’Axa Investment Managers et membre du comité exécutif du groupe Axa pendant six ans jusqu’en 2019. Il a également occupé des postes à responsabilité dans les activités d’assurance d’Axa en Europe et dans le monde. Andrea Rossi était jusqu'à présent conseiller principal auprès du Boston Consulting Group. Il quittera ce poste après sa nomination chez M&G. Il est également le cofondateur de REsustain, une société axée sur la réduction de l’intensité carbonique de l’immobilier commercial, où il restera en tant que directeur non exécutif.
Perial Asset Management gérait 6,3 milliards d’euros d’actifs à fin août 2022 dont plus d’un milliard correspond à des actifs localisés hors de France, dans la zone euro, annonce la société dans un communiqué. «Le passage de ce cap symbolique illustre la volonté de la société de renforcer sa présence européenne, initiée en 2017 avec l’acquisition d’un premier portefeuille de bureaux en Allemagne», commente-t-elle. A fin 2021, Perial AM gérait 5,3 milliards d’euros, dont 4,7 milliards d’euros étaient détenus au travers de ses SCPI (société civile de placement immobilier). « Notre politique d’investissement est désormais résolument tournée vers l’Europe, où les opportunités d’acquisitions sont plus nombreuses que sur le marché français, tendu et compétitif. Les pays de la zone euro sont des marchés solides, profonds et sans risque de change » précise Loic Hervé, directeur général délégué de Perial AM. Une équipe dédiée à l’Europe, composée d’une dizaine de personnes, gère depuis Paris plus de 60 immeubles situés hors de France, en Europe de l’ouest. Pour assurer un relai de terrain, un partenariat a été tissé avec des partenaires locaux. « Si notre coeur de métier reste le bureau, nous diversifions nos acquisitions à d’autres secteurs comme la santé, où l’hospitalité au sens large », ajoute Eric Cosserat, président directeur général de Perial AM.
Les fluctuations brutales observées sur les marchés britanniques ont fourni une «occasion unique» de négocier des devises et des obligations, ont déclaré mercredi à Reuters des fonds spéculatifs et des traders.La livre sterling et les gilts britanniques ont été secoués après que la Banque d’Angleterre soit intervenue pour endiguer la déroute des marchés obligataires déclenchée par le mini-budget de vendredi. La BoE a déclaré qu’elle achèterait 65 milliards de livres (71 milliards de dollars) d’obligations britanniques si nécessaire d’ici le 14 octobre pour stabiliser les marchés. Les investisseurs qui utilisent les signaux économiques pour négocier des obligations d'État et des devises affirment que mercredi était un jour où il fallait miser gros ou rentrer chez soi. John Floyd, cambiste depuis 30 ans et gérant de son propre fonds spéculatif, Floyd Capital Management, a déclaré qu’une politique du gouvernement britannique visant à accroître la dette du pays et une banque centrale désireuse de relever les taux mais qui finit par acheter des obligations ont créé une tempête parfaite. Floyd a refusé de dévoiler les montants des fonds qu’il gère. «L’environnement macroéconomique et géopolitique offre certaines des plus grandes opportunités de profit dans l’espace des devises depuis la fin de Bretton Woods au début des années 1970", a déclaré Floyd, en référence à la conférence mondiale des États-Unis qui a établi une série de directives pour le système financier international.
Le grand jour approche pour BNP Paribas Securities Services. Le 1er octobre, la filiale de la banque française spécialisée dans les métiers du post-marché sera absorbée par sa maison mère, BNP Paribas SA, et cessera donc d’exister en tant qu’entité juridique distincte. Elle continuera à former l’un des trois piliers de la banque de financement et d’investissement (CIB), au même titre que les activités de financement (global banking) et de marchés (global markets). «Cela va nous permettre de faire pleinement bénéficier nos clients de notre modèle de banque intégrée en leur proposant une expérience optimisée, avec des solutions plus simples et plus fluides», explique Patrick Colle, responsable du métier Securities Services, dans un entretien à L’Agefi Hebdo (à lire en intégralité ici). «Par exemple, l’offre en exécution pourra s’enchaîner avec nos offres post-marché, d’autant plus que la banque a achevé le rachat des activités prime brokerage et exécution électronique des actions de Deutsche Bank et le rachat d’Exane à 100% l’an dernier», poursuit le dirigeant. Les grands clients n’auront plus qu’à signer un seul contrat juridique, contre plusieurs aujourd’hui. Cinquième rang mondial du secteur Cette évolution s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2025 du groupe BNP Paribas. «Nous visons une croissance régulière, raisonnableet surtout disciplinée, sans donner d’objectifs chiffrés», se borne à indiquer Patrick Colle. Le métier titres, qui revendique le cinquième rang mondial du secteur derrière les grands américains avec 11.200 milliards d’euros d’actifs sous conservation au 30 juin et 2.300 milliards d’actifs administrés, trouve du positif et du négatif dans l’environnement de marché actuel. D’un côté, la correction des prix des actifsampute les encours; de l’autre, «la hausse des taux représente un facteur favorable pour nos métiers», reconnaît le dirigeant. Sa clientèle diversifiée joue aussi en sa faveur cette année, le poids des intermédiaires financiers dans les revenus (35%) étant historiquement plus élevé chez BNP Paribas Securities Services que chez ses concurrents, davantage tournés vers les gérants et investisseurs. La hausse des transactions, dont la banque assure le règlement-livraison, a contribué à la progression de 16% sur un an des revenus de la division au deuxième trimestre, à 664 millions d’euros.
La société de gestion immobilière Foncière Magellan lance Immofim 2022, son nouvel OPPCI (Organisme Professionnel de Placement Collectif Immobilier). «Immofim 2022 a vocation à accompagner les entreprises dans leurs implantations immobilières en région. Plus largement, il portera des projets immobiliers à la fois innovants et durables, qui s’inscrivent au service du développement économique des territoires», explique dans un communiqué Régis Négrail, directeur des réseaux grands comptes chez Foncière Magellan. L’OPPCI investira dans des actifs core et core +/value-added (parcs d’activités et immeubles de bureaux en VEFA ou existants) en régions. Il est destiné aux investisseurs professionnels à partir de 100.000 euros et vise un TRI de 6% par an (net de frais de gestion). S’appuyant sur une stratégie mixte qui combine distribution de revenus et création de valeur, il est ouvert à la souscription jusqu’au 30 juin 2024, avec possibilité d’être clôturé par anticipation en cas d’atteinte de l’objectif cible, à savoir une taille cible du fonds de 200 millions d’euros.
Hilbert Investment Solutions annonce le lancement de son premier Plan d’épargne retraite (PER) bancaire. Baptisé «Hilbert PER Protect 90», la société spécialisée dans les produits structurées compte reposer ses investissements principalement sur des ETF. Le produit se démarque notamment par son niveau de garantie en capital établi à 90% des contributions et rendu notamment possible viala souscription d’un contrat d’assurance auprès de Gret Lakes Insurance SE, une société du groupe Munich Re. Entrée imposée, sortie flexible Accessible à partir d’un versement initial de 10.000 euros, la solution propose aux épargnants quatre voies de sortie distinctes. Naturellement, le propriétaire du contrat a le choix de récupérer totalement ou partiellement la somme de son épargne sous forme de capital. Il peut également choisir une sortie en rente ou jongler entre rente et capital. En revanche, il peut aussi demander la prorogation de la souscription. «Nous avons par ailleurs choisi de ne pas fixer de durée de prorogation, en partant du principe d’une part que le PER n’implique pas forcément une sortie à l’âge de la retraite, et d’autre part que certains souscripteurs optent pour cette solution parfois quelques années seulement avant de quitter la vie active», précise Steve Lamarque, directeur général de Hilbert Investment Solutions. Flirter avec les CGP La société a également l’ambition derenforcer ses liens avec ses intermédiaires, notamment les conseillers en gestion de patrimoine. Créateur de la plateforme Infinity, Hilbert IS annonce pour l’occasion une nouvelle version de l’outil. «Elle offre aux conseillers en gestion de patrimoine la possibilité de placer et de piloter leur épargne à travers une gestion de portefeuille entièrement digitalisée, de la conception au suivi en passant par le passage d’ordre», argumente le groupe dans un communiqué.
NextStage AM a annoncé ce 28 septembre le lancement d’un nouveau fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI). DénomméFCPI NextStage Découvertes 2022-2023, le véhicule va accompagner la croissance de PME innovantes cotées et non cotées tout en permettant de bénéficier d’une réduction d’impôts sur le revenu à hauteur de 22,5% du montant souscrit via le dispositif « réduction sur le revenu loi Madelin ». Ce véhicule constituera un portefeuille diversifié d’au moins 20 PME cotées et non cotées françaises en forte croissance, jugées au business model éprouvé et générant entre 5 et 30 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le FCPI investira principalement sur les trois grandes disruptions économiques identifiées par NextStage AM : le digital, la santé intelligente, et l’innovation environnementale. La solution d’investissement aura une durée de vie de huit ans prorogeable deux fois un an. La gestion a été confiée à Florent Saint Léger et son équipe de trois personnes. La souscription est ouverte jusqu’au 31 décembre 2023.
Le ciel s’obscurcit pour Jupiter, alors que son futur nouveau directeur général, Matthew Beesley, doit prendre ses fonctions le 3 octobre. Fitch a annoncé mercredi avoir dégradé ses perspectives sur la note de défaut d’émetteur à long terme de la société de gestion de stable à négative. Sa note de défaut a été fixée à BBB et sa dette subordonnée à BBB-. L’agence de notation estime que le modèle de Jupiter est de plus en plus sensible aux rachats subis par ses fonds et aux ajustements de sa valorisation par le marché. Elle juge que la situation va rester sous pression dans l’environnement de marché actuel difficile, ce qui pourrait «affaiblir ses métriques financières». Jupiter a connu des sorties nettes ces quatre dernières années, et le premier semestre 2022 n’a pas dérogé à cette tradition. Sur les six premiers mois de cette année, la décollecte nette atteint 3,6 milliards de livres et les encours de Jupiter AM ont diminué de 19,3% à 48,8 milliards de livres à fin juin 2022. «Son orientation vers la clientèle de particuliers et sa petite taille augmentent sa vulnérabilité aux sorties nettes par rapport à ses concurrents», s’inquiète Fitch. «Cependant, l’endettement relativement faible de Jupiter est un atout pour la notation». La société est en effet endettée à hauteur de seulement 50 millions de livres. Autre note positive, les nouvelles stratégies lancées par Jupiter ont enregistré des entrées nettes au cours des quatre dernières années. Dégradation de la rentabilité La rentabilité de Jupiter reste solide mais elle se dégrade depuis quelques années, avec une marge d’Ebitda moyenne sur quatre ans d’environ 39 %, selon Fitch. Ce déclin est en partie dû à l’activité à faible marge de Merian, société acquise par Jupiter en2020, ainsi qu'à la pression générale sur les frais observée dans l’ensemble du secteur. En outre, l’attrition de la marge est probablement liée à la proportion croissante de mandats institutionnels dans le mix d’actifs sous gestion. Au premier semestre 2022, la marge d’Ebitda de Jupiter s’est contractée à 22 % (contre 33 % en 2021) en raison de la baisse significative des frais de gestion liée à la diminution des actifs sous gestion. «Jupiter a une part importante de coûts variables, ce qui peut protéger les marges et la direction a annoncé une restructuration qui réduira considérablement la base de coûts afin de soutenir la rentabilité. Cependant, le maintien d’un niveau de rentabilité sain dépendra également de la croissance des actifs sous gestion qui alimentera les frais de gestion», résume Fitch. Selon la presse britannique, le nouveau patron de Jupiter pourrait supprimer 80 emplois au sein de la société. La capacité de Jupiter et de son nouveau directeur général à renouer avec la collecte nette dans les douze mois qui viennent est clé pour la société de gestion.
Thorsten Meyer Larsen, le directeur de l’ESG chez BankInvest, vient d’être remplacé seulement cinq moins après sa nomination, selon AMWatch. Jakob Møller Petersen a été nommé à ce poste. Thorsten Meyer Larsen arrivait de la banque centrale danoise Danmarks Nationalbank, où il a travaillé pendant plus de 10 ans, dernièrement comme directeur de la gestion des réserves. Il est entré en 2012 comme conseiller avant d’être nommé au rang de directeur des relations investisseur et du risque en 2016. Il a ensuite été promu au poste de directeur des opérations de la politique monétaire et de la dette gouvernementale en 2019. Jakob Møller Petersen est actuellement directeur du risque d’investissement et de la sélection chez BankInvest, un poste qu’il a occupé depuis 2013. Il est arrivé en 2011 comme directeur du risque. Auparavant, il était gérant chez Uttrup Financial Advisors ainsi que Danske Capital. Il a étalement été assistant gérant chez Gregersen & Partners Asset Management. BankInvest gère 133 milliards de couronnes danois (17,9 milliards d’euros) d’encours.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Index vient d’annoncer ce 28 septembre le lancement d’un nouvel indice dénommé iBoxx EUR Corporates Net Zero 2050 Paris-Aligned ESG index. Ce benchmark obligataire choisit des obligations d’entreprises «Investment Grade» de l’indice parent iBoxx EUR Corporates Index, avec pour contrainte qu’elles soient alignées sur le scénario de réchauffement climatique de 1,5°C selon l’Accord de Paris. L’indice intégré aussi des éléments d’ESG tout en prenant en compte des risques de transition ainsi que des opportunités apportées par le changement climatique, en suivant les recommandations de la Task Force on Climate related Financial Disclosures (TCFD).
Le tierce partie marketeur Alfi Partners et son client, la société de gestion britannique Jupiter, ont annoncé ce 28 septembre le recrutement de Louis Desforges au poste de directeur du développement retail pour la France. Basé à Paris, au sein d’Alfi Partners, et sous la responsabilité de Warren Tonkinson, le directeur de la distribution chez Jupiter, Louis Desforges sera chargé de développer les activités de Jupiter AM dédiées aux CGP, courtiers et agents généraux d’assurances et à leurs clients. Il arrive de la Financière de l’Arc, dont il dirigeait le développement depuis trois ans. Par le passé, il a occupé des postes commerciaux chez Franklin Templeton, Axa IM, et Mandarine Gestion. Alfi Partners promeut les fonds de Jupiter auprès des investisseurs institutionnels, gérant de fortunes et multigérants en France depuis 2009. Les deux entités ont noué un partenariat sur le segment retail en 2019.
Goldman Sachs AM vient de lever quelques 9,7 milliards de dollars pour un fonds de capital-investissement, son plus gros depuis 2007. Dénommé West Street Capital Partners VIII, le fonds va investir des tickets moyens de 300 millions de dollars pour prendre le contrôle de sociétés dont la capitalisation est comprise entre 750 millions et 2 milliards de dollars, dans les secteurs des services financiers et des services aux entreprises, de la santé, des technologies, de la transition climatique et des biens de consommation. Il a déjà investi dans l’entreprise pharmaceutique européenne Norgine, le producteur de pavés japonais Nippo Corp, et l’entreprise de recherche clinique Parexel.
Credit Suisse a lancé cette semaine son premier indice de performance des single family offices. Dénommé Credit Suisse Single Family Office Index, ce nouveau benchmark va suivre la performance financière de plus de 300 structures basées en Asie, en Europe et au Moyen-Orient. Elles seront réparties en trois catégories : petite taille (moins de 100 millions de dollars d’actifs gérés), taille moyenne (entre 100 et 500 millions) et grande taille (plus de 500 millions). L’indice va progressivement incorporer des single family offices d’autres régions dans les années à venir. Parmi les principales données de cet indice, Credit Suisse remarque que les grands single family offices ont surperformé leurs pairs entre 2020 et fin juillet 2022, avec une croissance des encours de 15,8%, contre 8,4% pour les structures de taille moyenne, et 1,7% pour les petites. Côté allocation d’actifs, le portefeuille agrégé est composé de 47% d’actions, de 29% d’obligations, de 17% d’alternatif et 7% de solutions multi-actifs. Les grandes maisons sont toutefois davantage investies en actions (62%).
Le gérant de fortune indépendant genevois The Forum Finance Group SA a annoncé ce 28 septembre la nomination d’Hippolyte de Weck au poste de directeur général. Il remplace Etienne Gounod, qui devient président du conseil d’administration. Hippolyte de Weck a rejoint Forum Finance en tant qu’associé-gérant en 2011. Avant cela, il a travaillé pendant 17 ans au sein du groupe UBS, occupant différents postes dans les domaines des émissions obligataires, de la gestion du risque et de la gestion de fortune privée à Francfort, Zurich et Genève.
Le nouvel Alpha Female Report de Citywire révèle que sur les 562 fonds lancés entre mai 2021 et mai 2022, seulement 10 % ont été confiés à... une femme. La photographie globale montre que le nombre de gérantes de portefeuille est passé de 11,8 % à 12 % au cours des douze derniers mois. Depuis 2016, la hausse n’a été que de 1,7 point de pourcentage. L’Espagne et l’Italie sont les deux seuls pays européens à compter plus de 20 % de gérantes. Le Royaume-Uni se situe dans la moyenne (12 %), suivi de près par les Etats-Unis (11 %), tandis que l’Allemagne reste à la traîne avec 6 %.
La banque publique poursuit le déploiement de son fonds « Lac d’Argent » et vise deux prises de participation d’ici à la fin de l’année 2022. Les noms devraient émerger avant la fin de 2022. Bpifrance, avec son fonds «patriotique» Lac1, a commencé à acheter des titres sur le marché pour bâtir deux nouvelles participations minoritaires significatives dans de grandes entreprises françaises cotées, selon son directeur général Nicolas Dufourcq. La banque avance pour l’instant en toute discrétion et n’a pas encore franchi de seuil, mais espère y parvenir d’ici la fin de l’année. Le fonds, également connu sous le nom de «Lac d’Argent», dispose d’une capacité de 5,2 milliards d’euros, constituée des apports de grands investisseurs institutionnels tels le fonds souverain émirati Mubadala accompagné d’une grande partie des assureurs français et d’une ligne de crédit. Il a déjà investi 2,3 milliards d’euros dans cinq grandes sociétés, ce qui le place presque à mi-chemin de son déploiement. Lac1 a pour but d’offrir un ancrage français à ces entreprises à portée internationale en tant qu’investisseur de long terme. Depuis 2020, il a investi 900 millions d’euros chez le fabricant de verres de vue EssilorLuxottica, 700 millions au capital du chimiste Arkema, 300 millions pour le spécialiste de l’ingénierie Spie, Bpifrance entre au capital de Seb et aura un siège au conseil et 150 millions dans Exclusive Networks, actif dans les logiciels de cybersécurité.
State Street a finalisé son plan de succession. Le groupe financier américain vient d’annoncer la nomination de Yie-Hsin Hung au rang de présidente et directrice générale de State Street Global Advisors (SSGA), l’activité de gestion d’actifs du géant State Street, à partir de décembre 2022. Elle remplacera Cyrus Taraporevala, qui a annoncé en janvier son départ pour faire valoir ses droits à la retraite. Elle sera rattachée à Ron O’Hanley, président et directeur général de l'établissement spécialisé en conservation et administration de fonds, représentant plus de 38.000 milliards de dollars d’actifs. Elle rejoindra également le comité exécutif du groupe financier. Yie-Hsin Hung arrive de New York Life Investment Management (NYLIM), dont elle était directrice générale depuis 2015. Sous sa direction, NYLIM a quadruplé ses encours sous gestion (700 milliards de dollars au 31 décembre 2021), ce qui a attiré State Street. « [Yie-Hsin Hung] a réussi à obtenir de solides résultats en développant les capacités d’investissement de NYLIM, en pénétrant de nouveaux marchés et en renforçant les infrastructures technologiques et de données de l’entreprise. Elle apporte également un véritable engagement en matière de culture d’inclusion, de collaboration et d’innovation des produits», a expliqué Ron O’Hanley dans un communiqué. Elle était par ailleurs membre de la direction de l’exécutive de New York Life Insurance Company et de New York Life Investments. Cette société s’est faite remarquer en Europe avec le rachat de Candriam en 2013. La nouvelle PDG aura la lourde tâche de succéder à une figure de la gestion d’actifs américaine. Les propos de Cyrus Taraporevala étaient en effet régulièrement attendus par les investisseurs, avec sa lettre annuelle publiée en janvier, à l’instar de celle du patron de BlackRock, Larry Fink. Il y faisait fréquemment la promotion de positions pro-ESG. Il a également réussi à faire progresser les encours sous gestion de 50% entre sa prise de fonction et l’annonce de son départ. Les encours ont toutefois reculé de plus de 600 milliards depuis le début de la guerre en Ukraine, pour atteindre 3.480 milliards de dollars au dernier relevé (30 juin 2022). Yie-Hsin Hung étaient entrée chez NYLIM en 2010 comme directrice des investissements alternatifs, avant d’être promue directrice des investissements institutionnels en 2012. En 2014, elle a été nommée co-présidente. Auparavant, elle a été conseillère au sein du comité de gestion chez Bridgewater Associates. Elle a également occupé le poste de managing director chez Morgan Stanley et Dean Witter Reynolds. Pour sa part, Cyrus Taraporevala prendra le poste de conseiller au premier trimestre 2023 afin d’assurer une transition souple. Il gérait SSGA depuis 2017 en tant que président et directeur général, un an après son arrivé en 2016 comme directeur mondial de la clientèle institutionnelle.
Comme l’avait révélé NewsManagers, Sébastien Barbe va rejoindre Montpensier Finance. Il prendra la direction générale de la boutique de gestion française le 3 octobre 2022. Il deviendra aussi actionnaire, sachant que le capital conservera la même structure : il restera détenu à 75 % par le management et à 25 % par Amundi. Ce dernier, plus grand gestionnaire d’actifs en Europe, était entré au capital de Montpensier en 2020. Montpensier Finance avait nommé un directeur général délégué en 2019, en la personne de Lorenzo Gazzoletti. Cet ancien d’Oddo BHF Asset Management travaille toujours dans l’entreprise et continue à suivre le développement international, particulièrement en Italie, et certains grands investisseurs stratégiques, précise une porte-parole de la boutique. Ses fonctions restent identiques, souligne-t-elle. Montpensier Finance reste présidée par Guillaume Dard, âgé de 64 ans, qui avait repris la société en 2004 et qui en est actionnaire majoritaire. Elle gère actuellement plus de 3,5 milliards d’euros d’encours réparties sur trois classes d’actifs: actions européennes et thématiques internationales, obligations convertibles et multi-asset. Agé de 50 ans, Sébastien Barbe vient du Crédit Mutuel Arkéa dont il était membre du comité exécutif et directeur du pôle assurances, gestion et immobilier. Depuis 2017, il était aussi président des directoires de Fédéral Finance et Fédéral Finance Gestion. Il avait rejoint le groupe breton en juillet 2011, à la faveur du rachat par ce dernier de Schelcher Prince Gestion, une boutique spécialisée dans la gestion obligataire. Il y était devenu directeur général, après avoir travaillé pendant plusieurs années chez Rothschild & Cie Gestion comme gérant obligataire et responsable de la gestion obligataire et convertibles. En arrivant chez Montpensier, un nouveau chapitre s’ouvre pour lui - et probablement aussi pour la société.
Marie-Anne Barbat-Layani,secrétaire générale à Bercydepuis 2019, aurait été proposée par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire au président de la République pour la présidence de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a dévoilé la Lettre A. Joint par L’Agefi, Bercy n’a fait aucun commentaire. Marie-Anne Barbat-Layani, énarque, était auparavant directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF) et de l’Association française des banques. Directrice adjointe du cabinet du Premier ministre de 2010 à 2012, elle a aussi travaillé au Crédit Agricole de 2007 à 2010 comme directrice générale adjointe de la Fédération nationale du groupe. Marie-Anne Barbat-Layaniremplacerait Robert Ophèle, qui a achevé son mandat de 5 ans non renouvelable à la tête de l’AMFle 31 juillet.
Spécialisé dans le capital-risque, Antler a annoncé mardi le lancement d’un nouveau fonds de 30 millions d’euros dédié aux jeunes pousses du secteur technologique en France. La société, fondée en 2017, espère réaliser 25 investissements d’ici la fin de l’année 2023, avec l’objectif de porter ce chiffre à 90 investissements au cours des quatre prochaines années. Trois fois par an, Antler accueillera durant quatre mois un groupe de 80 entrepreneurs à Paris. Ces futurs entrepreneurs rencontreront des cofondateurs afin de développer leur projet de start-up. Antler investira dans celles jugées les plus prometteuses d’entre elles et les présentera à un réseau mondial d’investisseurs afin de les aider à sécuriser leurs financements futurs. L’implantation parisienne d’Antler est sa neuvième en Europe. Antler indique qu’au-delà de l’investissement traditionnel, il participe au financement jusqu’en series C. À ce jour, il revendique avoir donné naissance à plus de 500 start-up avec l’objectif d’en accompagner plus de 6.000 d’ici 2030.
António Horta-Osório, l’ancien président de Credit Suisse, a rejoint Cerberus Capital Management en tant que conseiller senior en Europe, a appris The Wall Street Journal. Son rôle sera d’aider la société américaine de capital investissement à réaliser des opérations dans le secteur financier en Europe, selon des sources proches du dossier. Depuis son départ de Credit Suisse, António Horta-Osório multiplie les postes de conseil.
Ark Investment Management, la société de gestion de Cathie Wood, vient de lancer son premier fonds dans le non-coté, le Ark Venture Fund. Ce fonds géré activement sera investi dans des entreprises cotées et non cotées qui se focalisent sur les innovations permises par la tech et, de manière sélective, dans d’autres fonds de capital-risque. Le fonds sera accessible aux investisseurs américains à partir de seulement 500 dollars et via l’application Titan. Le taux de frais sur encours est estimé à 4,22 %, dont 2,75 % de frais de gestion.
La société de gestion allemande DWS continue à faire le ménage chez ses hauts dirigeants. Quelques mois après la nomination de Stefan Hoops en tant que nouveau directeur général, la filiale de Deutsche Bank a réorganisé plusieurs activités de gestion. La firme de Francfort a ainsi promu Björn Jesch, directeur général de l’activité suisse, au rang de directeur mondial des investissements. Il hérite de la réunion de la direction des investissement, des gestions multi-actifs et solutions, et du centre de recherche. Cette équipe fusionnée sera chargée d’identifier les thèmes d’investissement tactiques et stratégiques dans toutes les classes d’actifs liquides et illiquides. Il conserve en parallèle son poste de dirigeant du bureau suisse. La société de gestion allemande a également regroupé les divisions de gestion active en actions et en obligations au sein de l’unité opérationnelle dénommée «Active». Vincenzo Vedda, jusqu’ici directeur de la couverture des clients en EMEA hors Allemagne ainsi que directeur de l’activité wholesale, sera chargé de la direction de cette unité en tant que responsable des activités Active Equity et Fixed Income Active. DWS a aussi fusionné les activités de solutions d’investissements systématiques et de trading pour créer une nouvelle unité dénommée « Systematic Solution and Implementation Platform ». Fiona Basset, actuellement responsable mondiale des solutions d’investissements systématiques, dirigera cette nouvelle division. Du coté du département de la couverture clients, Vincent Vedda sera remplacé par Alexia Giugni, responsable de pays pour l’Italie, et Gero Schomann, actuellement responsable de la couverture des clients en Allemagne et en Autriche. Alexia Giugni prendra la tête de la division de la couverture client dans la région EMEA hors Allemagne et Autriche. Gero Schomann, pour sa part, a été promu en tant que directeur mondial de la couverture de la clientèle wholesale. Tous les deux continueront d’exercer leurs responsabilités existantes. DWS gérait 833 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
L’émetteur de fonds indiciels WisdomTree vient de lancer un nouvel ETF qui vise à investir dans le secteur de l’automobile ainsi que de la mobilité future. Dénommé WisdomTree Global Automotive Innovators Ucits ETF (WCAR), ce fonds est coté depuis le 27 septembre sur Börse Xetra et Borsa Italiana. Il sera coté sur la Bourse londonienne London Stock Exchange à partir du 28 septembre. Le total des frais sur encours s’élève à 0,45%. Ce fonds est disponible en Autriche, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède. Cet ETF répliquera l’indice WisdomTree Berylls LeanVal Global Automotive Innovators NTR, qui couvre l’écosystème automobile et de la mobilité. Il vise également à identifier des entreprises innovantes dans ce secteur. Cela inclut des segments comme les équipementiers, les fournisseurs, les concessionnaires automobiles, les prestataires de services de mobilité et les fournisseurs d’infrastructures. WisdomTree s’est associé avec Berylls Strategy Advisors et LeanVal Research afin de créer cet indice. Berylls opère sur les tendances qui façonnent l’avenir du secteur de l’automobile et de la mobilité. LeanVal est un groupe de la recherche numérique dans le secteur de la gestion d’actifs.