BNP Paribas Real Estate vient de nommer Patrick Delcol, directeur général de BNP Paribas Real Estate pour l’Europe Centrale et de l’Est à compter du 1er octobre 2013. Il aura sous sa responsabilité les lignes de métier Transaction, Conseil, Expertise et Property Management, ainsi que le développement de l’organisation en ECE. Le groupe souhaite bénéficier d’une présence de premier plan, comparable à celle qu’il occupe déjà sur les principaux marchés immobiliers d’Europe.Basé en Pologne depuis près de 18 ans, Patrick Delcol a été nommé en 2002 directeur Général chez Centrum Development and Investment (ex-DTC Real Estate), poste qu’il a occupé pendant six ans. Il a ensuite rejoint ING Real Estate en tant que Directeur du développement et Membre du Comité, avant de devenir Responsable pays (Pologne) chez DTZ.
La Française et Ofi AM ont annoncé jeudi 3 octobre la fusion de leur activité d’incubation portée par NExT AM et NewAlpha AM. Le nouvel ensemble compte 49 investissements réalisés, 1,3 milliard d’euros d’engagements cumulés en seed money, 26 partenariats actifs et un total de 6,2 milliards d’euros d’actifs gérés par 260 collaborateurs chez les gérants partenaires. NewAlpha AM est désormais détenu à hauteur de 40% par La Française via sa filiale NExT AM, à 25% par Ofi AM via NewAlpha Advisers et 35% par les créateurs de NewAlpha AM au sein de l’entité NewAlpha Partners. NewAlpha AM deviendra le gestionnaire pour compte de tiers du nouvel ensemble et reprendra la gestion du fonds NExT Invest. La nouvelle entité, dont le nom de marque n’est pas encore décidé, veut devenir leader européen de l’incubation en gestion d’actifs, «et dans les deux ou trois premiers au niveau mondial», a déclaré le président du directoire de New Alpha AM, Antoine Rolland. NewAlpha AM, qui bénéficie d’un statut de société de gestion, sera le point d’entrée centralisé des porteurs de projets. L’équipe sera en charge du sourcing, de l’analyse et des investissements. De son côté NExT AM, outre la promotion des sociétés incubées au travers de son Label d’innovation et de qualité, mettra au service des acteurs du secteur sa capacité à les accompagner dans les opérations de croissance et de restructuration dans le cadre de la consolidation en cours des métiers de la gestion d’actifs. Le nouvel ensemble associe l’approche de NewAlpha AM spécialisée dans l’univers de la gestion alternative à l’international à l’expérience de NExT AM, qui soutient les sociétés d’origines françaises actives dans la gestion d’actifs «long only». Il affiche une stratégie de développement ambitieuse dans ces deux univers d’investissement au travers de sa capacité de sourcing à l’international qui sera notamment mise à profit dans la gestion long only. Le nouvel ensemble offrira aux investisseurs un accès à l’incubation sous plusieurs formats : fonds de fonds Emerging Managers, fonds d’incubation partage de revenus contre seed money, fonds d’incubation mixant partage de revenus et participation au capital, ainsi que des fonds de private equity. Une plateforme de services proposera aux gérants qui le souhaitent l’hébergement, des systèmes d’information, les back et middle office, ou encore la promotion commerciale. Quinze personnes travailleront sur le projet.
A l’occasion de l’inauguration officielle des nouveaux locaux de BlackRock sur la Bahnhofstrasse à Zurich, Martin Gut, country head pour la Suisse, a indiqué que le gestionnaire américain pourrait bientôt employer sensiblement plus de 100 personnes à Zurich et Genève, contre 80 actuellement, rapporte finews.Ce sera de la croissance organique après que BlackRock ait acheté la multigestion de Swiss Re et l’activité ETF de Credit Suisse, ce qui a permis d’augmenter l’encours à près de 120 milliards de dollars.Par ailleurs, a annoncé Martin Gut, BlackRock est sur le point de créer une société de gestion et d’administration de fonds de droit suisse. Les pourparlers avec la Finma sont prometteurs, a précisé le manager.
Filiale à 100 % de Frankfurter Bankgesellschaft (Suisse), le zurichois LB(Swiss) Investment AG annonce le 3 octobre avoir ajouté au 1er octobre un nouveau pôle à ses activités, la représentation en Suisse des fonds étrangers. Cela vient compléter les activités de création et gestion de fonds ainsi que de conformité et de gestion du risque.En tant que centre de compétence, LB(Swiss) Investment offre à ses clients potentiels son expertise de la législation helvétique en matière de fonds, ce qui permet de développer une stratégie commerciale. De plus, le business model est conçu de manière à exclure les conflits d’intérêt, notamment en évitant toute situation de concurrence entre la société et ses clients, a souligné Marcel Weiss, directeur général.
Banque Raiffeisen a annoncé mercredi 2 octobre une hausse de 1 % des avoirs sous gestion au premier semestre 2013 par rapport au 31 décembre 2012. La progression est de 2,7% par rapport au 30 juin 2012. Au niveau des revenus, la progression du résultat sur intérêts s’établit à 5,2%, en ligne avec la croissance des volumes. Les commissions quant à elles sont en augmentation et reflètent surtout le recours croissant des clients à des solutions de placement alternatives. Les coûts d’exploitation sont en hausse en raison de l’augmentation du nombre d’employés et des frais liés à la mise en production de la nouvelle plateforme informatique, indique un communiqué.
La Deutsche Börse devrait bientôt annoncer l’admission à la négociation sur le segment XTF de sa plate-forme électronique Xetra de deux nouveaux ETF de droit luxembourgeois lancés par ComStage, filiale de la Commerzbank. Ces fonds ont été créés le 30 septembre. L’un, le ComStage ETF FTSE China A50 UCITS ETF réplique un indice en dollars d’actions de sociétés de Chine continentale développé par FTSE ; l’autre, le ComStage ETF MSCI World with EM Exposure net UCITS ETF, suit un indice des 300 sociétés du MSCI les plus exposées aux pays émergents.CaractéristiquesDénomination: ComStage ETF FTSE China A50 UCITS ETFCode Isin: LU0947415054Taux de frais sur encours: 0,50 %Dénomination: ComStage ETF MSCI World with EM Exposure net UCITS ETFCode Isin: LU0947416961Taux de frais sur encours: 0,40 %
Le new-yorkais Direxion a lance le 3 octobre deux ETF à effet de levier répliquant en triple la performance à la hausse ou à la baisse de l’indice Junior Gold Miners de Market Vectors.Le Direxion Daily Junior Gold Miners Index Bull 3X Shares (code mnémonique : JNUG) vise le triple de la performance journalière de cet indice tandis que le Direxion Daily Junior Gold Miners Index Bear 3X Shares (JDST) en est le pendant inverse.Ces deux fonds sont chargés à 0,95 %.
La société d’investissement indépendante Ardian (ex-AXA Private Equity) a annoncé jeudi 3 octobre le closing de son fonds LBO Fund V. Avec 2,41 milliards d’euros, la taille de ce nouveau fonds est supérieure de 51% au fonds IV. Au nouveau fonds LBO V d’Ardian s’ajoutent également 400 millions d’euros d’engagements de co-investissement, indique un communiqué. 24% du nouveau fonds ont d’ores et déjà été engagés dans six transactions mid market en Europe ; incluant quatre investissements (Riemser, une société allemande spécialisée dans les produits pharmaceutiques ; Fives, un groupe d’ingénierie français ; Lima Corporate, une société italienne spécialisée dans le design, la production et la vente de prothèses orthopédiques ; et Trescal, un leader français du marché de la calibration en Europe) ainsi qu’un build-up pour Fives.Plus de la moitié des engagements proviennent d’actionnaires déjà présents dans la quatrième génération et le fonds accueille de nouveaux investisseurs d’Amérique du Nord, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.
La société de gestion du Fonds de Consolidation et de Développement des Entreprises (FCDE) a annoncé jeudi 3 octobre la nomination de Charlotte Lepetit en qualité de secrétaire général. Auparavant, elle était senior manager chez KPMG Audit au sein du département des services d’investissement. A ce titre, elle est intervenue en audit et conseil auprès de nombreux acteurs du secteur de la gestion d’actifs et du private equity.Charlotte Lepetit s’est spécialisée dans la structuration des fonctions de contrôle interne, conformité et gestion des risques et dans l’accompagnement des prestataires de services d’investissement face aux changements (nouvelles réglementations, politiques, gouvernance,..), indique un communiqué.
M&G Investments a annoncé le 3 octobre lre recrutement de Claudia Calich qui rejoint l'équipe spécialisée sur l’obligataire Retail Fixed Interest qui gère plus de 36 milliards d’euros d’actifs (à fin juin 2013).Claudia Calich, qui prendra ses fonctions le 18 octobre, est rattachée au responsable de l'équipe, Jim Leaviss. Au cours des dix dernières années, Claudia Calich a surtout travaillé chez Invesco à New York où elle était dernièrement responsable de la dette émergente et gestionnaire de portefeuille senior.
Le britannique Lloyds serait sur proche de conclure la vente de Scottish Widows Investment Partnership (Swip), selon Fund Web qui relaie des rumeurs rapportées par le Daily Mail et alors que l'éventualité d’une telle opération revient régulièrement au premier plan depuis plusieurs mois.Parmi les candidats figurent Aberdeen Asset Management, Macquarie et Natixis. Les candidats seraient toutefois réticents sur le prix demandé (400 à 500 millions de livres).
Old Mutual Global Investors vient de promouvoir Stewart Cowley au poste nouvellement créé de directeur des investissements, fixed income et macro. Il était jusqu’ici responsable de la gestion obligataire, des fonctions reprises par Christine Johnson, qui travaillait depuis 2010 aux côtés de Stewart Cowley.Dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, Stewart Cowley va pouvoir se consacrer entièrement à la gestion de ses mandats institutionnels, du fonds Old Mutual Global Strategic Bond de 927 millions de livres, du fonds Old Global Strategic Bond de 200 millions de dollars, du fonds Old Mutual Global Bond de 42 millions de dollars et du fonds Old Mutual Managed de 102 millions de livres. Il pourra aussi se concentrer sur le développement d’un nouveau fonds macro qu’il gérera avec Hinesh Patel.En plus de diriger l’équipe obligataire qui représente un encours de 2,2 milliards de livres, Christine Johnson va continuer à gérer le fonds Old Mutual Corporate Bond de 422 millions de livres et le fonds Monthly Income Bond de 40 millions de livres. Elle sera appuyée par Tim Barker, responsable de la recherche crédit, Lloyd Harris, analyste crédit senior, et Bastian Wagner, assistant de gestion.Dans le même temps, OMGI annonce avoir recruté récemment deux personnes pour renforcer ses capacités dans le haut rendement. Ainsi, Deepa Abraham a rejoint la société en août en tant qu’analyste crédit senior, pour travailler aux côtés de Bastian Wagner. Simon Prior va aussi rejoindre l’équipe en tant qu’analyste crédit le 14 octobre en provenance du groupe Old Mutual. D’autres recrutements sous prévus dans le domaine des obligations mondiales.
Finews qui cite Reuters indique que Credit Suisse serait sur les rangs pour acquérir les activités de banque privée de la Société Générale en Asie. Dix banques ont présenté des offres, dont au moins un établissement américain, le Credit Suisse, Standard Chartered, DBS et HSBC.Cet actif serait estimé à 600 millions de dollars pour 13 milliards d’encours.
L’entité de gestion alternative UBS O’Connor (groupe UBS), dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 5,2 milliards de dollars, envisage d’ouvrir aux investisseurs son premier hedge fund asiatique d’ici à la fin de l’année, selon l’agence Bloomberg.Le fonds, qui a démarré au mois d’août avec des capitaux internes, est géré par John Bradshaw et David Perrett à partir de New York.
Le 6 novembre, Richard Wilson, senior manager, global client propositions chez HSBC Global Asset Management depuis janvier 2013, deviendra responsable du marketing de Jupiter Asset Management.Avant de rejoindre HSBC GAM, l’intéressé a notamment été Director of Marketing & Distribution Services chez Henderson Global Investors (HGI) entre avril 2009 et octobre 2012 et Marketing Director chez New Star Asset Management entre janvier 2003 et avril 2009.
D’après Institutional Investors’ alpha, relayant le blog DealBlog du New York Times, trois gérants supplémentaires ont quitté le gestionnaire alternatif SAC Capital Advisors, qui se trouve confronté à une procédure pour délit d’initiés. Ces trois spécialistes, basés à Londres, sont Alidod Shirinbekov, Woei Chan et Paul Crouch.
Amundi veut porter ses encours dans l’investissement socialement responsable de 66 milliards d’euros à fin juin 2013 à 100 milliards d’euros d’ici à 2 ans, a annoncé jeudi Yves Perrier, le directeur général de la société de gestion du groupe Crédit Agricole, au cours d’une conférence de presse. Au 30 juin, Amundi gérait un total de 750 milliards d’euros d’encours.Pour développer ses encours ISR, la société de gestion compte sur deux leviers. Le premier est la transformation de fonds traditionnels en fonds ISR, comme cela a déjà été le cas notamment dans le monétaire (qui représente d’ailleurs 37,76 % des encours ISR). Pierre Schereck, le directeur épargne entreprise et ISR d’Amundi, indique par exemple qu’en épargne salariale, 10 milliards d’euros sur 20 milliards d’euros ne sont pas encore ISR et pourraient le devenir. L’autre levier est celui de la collecte. Même si Yves Perrier juge que la demande en matière d’ISR est « marginale », notamment auprès des particuliers. D’ailleurs, les trois quarts des encours ISR d’Amundi sont gérés pour le compte d’investissements institutionnels.Au cours de cette conférence, Yves Perrier est aussi revenu sur le choix de faire certifier sa démarche ISR par l’Afnor Certification, et de délaisser les labels Novethic. « Il y avait des désaccords sur la démarche de Novethic, qui comporte plus d’exclusions que la notre », explique-t-il. « Le point de friction est le taux de sélectivité », a confirmé Anne-Catherine Husson Traore, directrice générale de Novethic. Yves Perrier a par ailleurs appelé des ses vœux la création d’un label ISR européen, plutôt que franco-français.La démarche ISR d’Amundi s’appuie sur l’analyse environnementale, sociale et de gouvernance de 4.600 émetteurs. Cela permet de composer des portefeuilles grâce à une approche best-in-class universelle. La recherche extra-financière est également mise à disposition de l’ensemble des gérants, qui ne sont toutefois pas obligés de l’utiliser.
Natixis AM (NAM) a annoncé jeudi 3 octobre sur son site qu’au terme d’un appel d’offres, cinq commissaires aux comptes se sont vu confier, chacun, une partie des OPCVM gérés par la société de gestion. «Les modalités de désignation des commissaires aux comptes des OPCVM ont été revues afin d’établir, avec ceux-ci, une relation durable s’inscrivant dans un processus efficace, clair et transparent», indique un communiqué. NAM justifie cette méthode en raison du nombre important d’OPCVM gérés. Avec l’objectif de parvenir rapidement à la cible de répartition des mandats entre les cinq cabinets retenus, indique un communiqué, des changements de commissaires aux comptes sont intervenus sur les FCP (de type ouvert) dont les noms figurent en pièce jointe. Ces modifications sont intervenus le 1er octobre 2013 dernier.
Grâce à la bonne tenue des marchés américains et internationaux, le taux de couverture moyen des engagements des fonds de pension d’entreprise américains a progressé au mois de septembre de 2,9 points de pourcentage pour s'établir à 91%, renouant ainsi avec un niveau jamais vu depuis juin 2011, selon BNY Mellon Investment Strategy & Solutions Group (ISSG). «Cette remontée à plus de 90% est importante pour de très nombreux programmes de retraite d’entreprise qui sont de ce fait davantage susceptibles de mettre en œuvre des stratégies pouvant diminuer l’exposition à la volatilité de marché», selon Jeffrey B. Saef, managing director chez BNY Melon Investment Management et responsable d’ISSG. Durant le mois sous revue, les actifs des fonds ont augmenté de 3,1% . Les engagements ont diminué de 0,2% , le taux d’actualisation augmentant de 3 points de base à 4,81% pour les entreprises notées Aa.
SAC Capital Advisors cherche un acquéreur pour une société de réassurance basée aux Bermudes que la société de hedge funds a lancée en 2012, selon le Wall Street Journal qui cite des personnes proches du dossier. SAC a débuté son activité l’an dernier avec 500 millions de dollars de capitaux de la part de la société de capital risque de son fondateur Steven A. Cohen et d’autres investisseurs. Mais, peu après, SAC a été inculpé pour des soupçons de délit d’initié.
Chiow Wei Lee a démissionné de ses fonctions de chief investment officer chez Tokio Marine Asset Management International (TMAI), rapporte Citywire Global. Ses fonctions sont reprises par l’actuel CEO, Kenji Kodama.Lee quittera ses fonctions le 13 novembre prochain. Les actifs sous gestion de TMAI s'élèvent à quelque 3,5 milliards de dollars.
Le superviseur suisse a annoncé vendredi qu’il enquêtait sur des manipulations présumées du marché des changes de la part de plusieurs intitutions financières. Une enquête menée «en étroite coopération avec les autorités d’autres pays car de multiples banques dans le monde sont potentiellement impliquées», indique un communiqué de la Finma.
Pierre-Etienne Durand, 37 ans, a rejoint le Groupe Edmond de Rothschild le 1er octobre 2013 en tant que directeur de la stratégie et de l’organisation groupe. Il est rattaché à Christophe de Backer, le directeur général, qui vient d’annoncer un nouveau plan stratégique à horizon 2016. Pierre-Etienne Durand fait sa carrière dans le conseil et était associé de Bain depuis 2012, spécialisé dans la gestion d’actifs et la banque privée.
Le géant du courtage en denrées agricoles a indiqué que la pire sécheresse depuis plus d’un demi-siècle subie l’an passé aux Etats-Unis avait continué à pénaliser son activité au premier semestre, au titre duquel son résultat net des activités poursuivies a reculé de 13% à 258 millions de dollars.
L’Agence France Trésor a placé pour 7,46 milliards d’euros d’OAT arrivant à maturité en mai 2023 et en 2029, une dernière maturité qui n’avait plus été proposée depuis deux ans. 5,10 milliards d’euros ont été placés à 10 ans, à un taux moyen de 2,37% contre 2,57% lors de l'émission comparable de septembre dernier. Le placement à 16 ans a porté sur 2,36 milliards d’euros, à un taux moyen de 3,02%.
La gestion d’actifs est un point fort de la finance française, et c’est tant mieux car son rôle est capital dans le financement de l’économie dont le gouvernement prétend faire une priorité. Mais à coups d’arbitrages brutaux ou sournois, qu’il s’agisse des transactions financières ou des «pigeons», l’exécutif s’évertue à saper sa prospérité contre toute raison. C’est ainsi que Bercy entend modifier, dans une totale opacité, la fiscalité applicable aux OPCVM, surtout les FCPR, tournés vers le capital investissement. Cette fois, ce sont les investisseurs étrangers qui sont visés, par le biais d’une taxe de 30% sur les plus-values. Bercy affirme agir par souci de cohérence, et assure que des abattements seront consentis en fonction de la durée de détention. Mais comment ne pas relever sa volonté de dissimulation ? Cette mesure a été prise sans concertation et est de surcroît présentée en des termes incompréhensibles dans le budget même pour des fiscalistes chevronnés! Quant à la réaction des étrangers, sachant que la rémunération naturelle des capital-investisseurs est la plus-value, elle ne fait guère de doute: la France perdra de sa propre initiative, par une sorte de génie de l’autodestruction, une nouvelle bataille dans la guerre de la compétitivité face aux autres places européennes. «Notre prochain fonds ne sera sans doute pas un FCPR mais un ‘limited partnership’ luxembourgeois», soupire un grand acteur de la Place. Comme le lui reprocher ?
A fin 2015, Amundi espère hisser ses encours en gestion ISR à 100 milliards d’euros, contre 66,2 milliards fin juin, via la conversion de fonds et la conquête de mandats. Amundi s’est détourné du label Novethic, jugé trop sélectif, au profit de la certification Afnor.