Chamboulement. Outre le retour à de moins bonnes fortunes pour la plupart des portefeuilles dans les différents mandats au cours du mois de juin, aucune gestion marquée ne s’est imposée. Résultat, gérants quants et purs stock pickers «cohabitent» en haut et en bas des classements. Avec, selon l’univers d’investissement considéré, un indice de référence qui figure parmi les premiers. Cela étant, les marchés d’actions de la zone euro s’affichent en recul, avec un indice Eurostoxx NR qui perd 0,93 %, tandis que le Stoxx 600 NR baisse de 0,52 %. A l’inverse, les marchés internationaux, via l’indice Stoxx 1800 NR, ont progressé de 1,39 %. Dans le détail, sur la zone euro, l’indice a réalisé la quatrième meilleure performance parmi dix-sept concurrents. En tête, le portefeuille d’Aberdeen AM est le seul à progresser. Derrière lui, deux «quants» suivent : Theam (-0,31 %) et Candriam (-0,34 %). En bas de tableau, le value AllianceBernstein perd 2,43 %, derrièreVivienne Investissement (-1,86 %) et Allianz GI (-1,77 %). En Europe, la situation est différente : quatre quants figurent parmi les cinq premiers dont, en tête, Invesco AM (+1,03 %). EdRAM avec sa gestion fondamentale est parvenu à réaliser la deuxième meilleure performance (+0,65 %) devant Theam (+0,27 %). En quatrième position, le portefeuille d’Ossiam est le dernier à afficher un gain (+0,23 %). L’indice de référence, pour sa part, occupe le milieu du classement, à la douzième place, parmi les vingt et un portefeuilles recensés. De son côté, le bas de tableau est homogène : on y retrouve les portefeuilles de Petercam (-1,49 %), Exane AM (-1,62 %) et CM-CIC (-1,89 %) dont les gérants sont des adeptes du stock picking. Au sein du mandat Global Equities, la situation est différente puisque tous les portefeuilles s’affichent dans le vert. En tête, Tobam (+1,92 %) dont la gestion repose sur la diversification des investissements, devance AllianceBernstein typée value (+1,45 %) et Petercam (1,45 %). L’indice de référence occupe, pour sa part, la cinquième place au sein du mandat qui compte onze portefeuilles. Quant aux deux derniers dans le classement, ils sont pilotés par des gérants stock pickers : Roche-Brune (+0,45 %) et EdRAM (+0,43 %). Enfin, au sein du mandat ISR Europe, Tobam est en tête devant Theam (+1,73 % et +0,28 %), tandis qu’en bas de tableau Swiss Life AM et Allianz GI perdent 1,71 % et -2,04 %. Cela étant, en considérant les critères ESG pris dans leur globalité, le portefeuille d’Allianz GI affiche la meilleure note ISR en juin, à égalité avec Ecofi Investments. Tobam est légèrement en dessous de la moyenne…
La société Nexity a annoncé jeudi 3 juillet qu’elle avait cédé à Laurent Diot, ancien directeur financier de la société, 80% du capital de Nexity REIM. Le solde sera conservé par Nexity. A cette occasion, elle prend le nom de Harvestate Asset Management.Spécialisée dans le montage de tours de table et l’asset management d’opérations d’investissements immobiliers à valeur ajoutée, Nexity REIM a vocation à élargir son champ d’intervention à des activités réglementées en devenant une société de gestion de portefeuille. De fait, la société compte se doter d’une gamme enrichie de services, notamment en matière de gestion de fonds et de véhicules d’investissement, à ses clients professionnels, investisseurs institutionnels français et étrangers, indique un communiqué. Harvestate AM continuera d’assurer l’asset management des investissements déjà réalisés par Nexity et pourra développer certaines thématiques, dont la première consiste à transformer des bureaux en logements. A ce titre, la société a déjà sécurisé un pipeline de premiers actifs et travaille à la création d’un premier véhicule.
Dans un entretien accordé au journal Les Echos, Thomas Balk, président de Fidelity Worldwide Investment, réaffirme la présence de son groupe en France. Bien que la création du passeport européen pourrait permettre à Fidelity Worldwide Investment de tout gérer depuis Londres, « nous allons garder une équipe de gérants en France […] où nous venons de fêter nos vingt ans et sommes l’un des plus gros gérants d’origine étrangère avec plus de 7 milliards d’euros d’encours », déclare Thomas Balk alors que l’encours global de son groupe s’élève aujourd’hui à 275 milliards de dollars. Fidelity Worldwide Investment détient « entre 11 et 12 milliards d’euros dans les entreprises françaises, à travers les différents fonds gérés par le groupe » précise son président. Par ailleurs, Thomas Balk réfute fermement l’idée suggérée par le régulateur américain selon laquelle Fidelity représenterait un risque systémique. « Contrairement aux banques, nous ne gérons pas notre propre argent, mais celui de millions de clients, sachant que le plus gros d’entre eux ne pèse pas plus de 2,5 % de l’encours total », explique-t-il. Enfin, Thomas Balk appelle à la vigilance sur les marchés considérant que « la hausse des Bourses et des obligations, qu’on observe depuis quelques années grâce à l’action des banques centrales, est peut-être allée trop loin ». Il s’inquiète tout particulièrement de la situation économique de la France où selon lui, « les perspectives ne sont pas très réjouissantes ». « Certes, le pays ne fera pas faillite, mais, si les taux étaient beaucoup plus élevés, la situation financière serait très tendue. Il faut arrêter de vivre sur un nuage », estime Thomas Balk.
Morgan Stanley a lancé une version à faible volatilité de son fonds multi-classes d’actifs géré par Cyril Moulle-Berteaux dont l’encours s’élève à 6,5 milliards de dollars, rapporte Citywire.Morgan Stanley Diversified Alpha Plus Low Volatility fund sera le frère du fonds existant Diversified Alpha Plus fund mais il ciblera un rendement positif dans toutes les conditions de marchés avec une volatilité plus faible que celle de son fonds « sous-jacent ». Ce nouveau fonds sera investi en actions, obligations, ETF, dérivés, devises et produits structurés. Au cours des trois dernières années, le fonds Diversified Alpha Plus a enregistré une performance de 24,5% contre 7,6% pour la moyenne d’un panier de fonds comparables. Ce nouveau fonds à faible volatilité aura un taux de frais sur encours de 1,95% contre 2,05% pour la version originale dont il est dérivé.
A l’issue d’un appel d’offres, Rothschild & Cie Gestion a choisi Caceis pour être le dépositaire et l’administrateur de fonds en Belgique, en France et au Luxembourg, de sa gamme de fonds d’investissement alternatifs, selon un communiqué publié le 3 juillet par Caceis. Le mandat comprend également la compensation des dérivés listés, une prestation de services sur le périmètre Fatca et le reporting réglementaire. Selon Denis Faller, Associé, Rothschild & Cie Gestion, «le lancement d’un appel d’offres répondait à notre volonté de rationaliser ces activités en sélectionnant un prestataire unique, capable de proposer des solutions adaptées à l’ensemble de nos besoins, sur tous les marchés et les classes d’actifs concernés. L’offre de Caceis, acteur reconnu en Europe pour ses services aux fonds alternatifs, a retenu notre attention.»
Le fonds de Tim Draper, Draper Fisher Jurvetson fund, s’est adjugé l’enchère de 29 656 bitcoins qu’avaient mis en vente les autorités américaines, en s’associant à Vaurum, une société spécialisée dans le bitcoin, dont il détient une partie du capital, selon Les Echos. Les bitcoins mis en vente avaient été confisqués par la justice américaine quand elle avait fermé Silk Road, le supermarché en ligne des drogues. Cette acquisition de bitcoin, à un cours non rendu public, est estimée autour de 20 millions de dollars.
UBS Deutschland AG, filiale du groupe UBS AG, a annoncé la fermeture de son antenne de Brême à la fin 2014. Les clients fortunés d’UBS de la région seront désormais pris en charge par l’implantation de Hambourg.UBS a également annoncé la fermeture de son implantation à Nuremberg. A compter du 1er janvier 2015, UBS Deutschland accompagnera sa clientèle fortunée à partir de ses antennes à Berlin, Bielefeld, Düsseldorf, Franfort, Hambourg, Cologne, Munich et Stuttgart.
Nouveau départ chez Hermes Fund Managers. Le gestionnaire d’actifs britannique vient en effet d’enregistrer le départ de John Mould, son directeur des opérations (« chief operating officer »), qui quitte l’entreprise après y avoir passé cinq années, rapporte Financial News. John Mould est remplacé temporairement par Stephen Allen, actuel directeur des opérations pour les investissements chez Hermes. La société de gestion est donc à la recherche d’un nouveau directeur des opérations.John Mould a précédemment travaillé en tant que COO chez New Statr Asset Management, acquis par Henderson en avril 2009. Avant ce, il était « executive director » et « vice president » chez Morgan Stanley.
L’intérêt pour les «obligations vertes» se généralise, constate L’Agefi. Pour la première émission de Lloyds Banking Group, lancée hier, la demande selon l’établissement britannique représentait 150% du montant de l’opération, fixé à 250 millions de livres sterling. Il s’agit d’une dette senior non garantie, d’une maturité de 4,5 ans. La demande, dont une partie importante provient du monde de l’investissement socialement responsable (ISR) et des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a permis à l'émetteur de resserrer la marge à 110 points de base au-dessus des emprunts d’Etat. L’obligation sert un coupon annuel de 2,75%.
Le responsable des actions britanniques d’Invesco Perpetual, Mark Barnett, vient de nommer Robin West, jusque-là gérant de fonds «small cap» britannique chez Aviva Investors, au poste de gérant de fonds actions «small cap» britannique, révèle Fundweb. L’intéressé, qui doit prendre son poste la semaine prochaine, a travaillé précédemment chez Invesco Asset Management de 1995 à 2002 en tant que gérant de fonds dédiés aux petites entreprises britanniques.En parallèle, Invesco Perpetual a recruté en nouvel analyste en la personne de Tim Marshall, qui arrive en provenance de Redburn. Il officiera, à partir du 4 août, en qualité de «senior investment analyst» pour les actions britanniques sous la responsabilité de Mark Barnett. Il aura ainsi la responsabilité des analyses d’investissements au sien de l’équipe en charge des actions « large cap» britanniques.
Liontrust Asset Management, qui a publié le 3 juillet les chiffres du premier trimestre de son exercice décalé, a annoncé avoir collecté 190 millions de livres entre le 1er avril et le 30 juin contre 302 millions de livres sur la même période de 2013. L’essentiel de ces flux entrants proviennent d’investisseurs particuliers auprès desquels Liontrust Asset Management a collecté 100 millions de livres entre le 1er avril et le 30 juin, selon le communiqué qui précise également que la société de gestion a collecté 64 millions de livres auprès des investisseurs institutionnels. Au 30 juin 2014, Liontrust Asset Management affichait un montant d’actifs sous gestion de 3,8 milliards de livres contre 3,6 milliards de livres au 31 mars.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } The BNY Mellon group on 2 July announced that it is in exclusive negotiations with Deutsche Asset & Wealth Management (DeAWM) to supply it with outsourced administration services for real estate funds representing assets of about USD47.6bn under administration. Under the proposed agreement, DeAWM will outsource its real estate funds, fund accounting and asset management, and financial and client reporting services to BNY Mellon. The agreement stipulates that 80% of members of the team dedicated to international real estate funds will be transferred to BNY Mellon, and will join the Alternative Investment Services division. After the transaction, “BNY Mellon will become one of the largest real estate fund administrators on the market,” the group says in a statement. The two partners expect an agreement to be signed by the end of the year, pending permission from regulatory authorities and labour representative bodies.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Mirabaud Asset Management on 3 July announced the appointment of Joachim Suter as head of the Swiss market, from 1 July. The arrival of Suter represents a major new step in the development strategy implemented by Mirabaud Asset Management since 2011. Suter will aim to meet the needs of institutional invesotrs in German-speaking Switzerland, assisted by Patrick Stauffer, head of financial intermediary clients in the region. Suter began his career, during his studies, at Credit Suisse and Credit Suisse First Boston in Zurich, before moving into development and management of custom and non-standard solutions for various asset classes for institutional investors at UBS. He joined PIMCO in 2005 as head fo development for institutional clients, and then joined Macquarie Infrastructure and Real Assets in 2008, where he will cover the German-speaking regions of Europe, Italy and Luxembourg. In 2012, he participated in the financing of various projects, before joining Altius Associates the following year, where he was responsible for investment solutions. According to Bertrand Bricheux, head of sales and marketing at Mirabaud Asset Management, “the arrival of … Suter allows Mirabaud Asset Management to strengthen its presence on its domestic market, and to meet strong demand coming from institutional and private clients for its products and dedicated investment solutions. Although our expansion is continuing successfully in Europe, the recruitment of … Suter demonstrates our commitment to long-term investors, who have put their confidence in us for many long years.” The arrival of Suter comes after the appointment of several big names at Mirabaud Asset Management, including Mattias Egger (previously of DWS), Dan Tubbs (previously of BlackRock), Any Narula (previously of Ax Framlington), Nicolas Crémieux (previously of Dexia AM), Andrew Lake (previously of Aviva Investors), Fatima Luis (previously of F&C) and Kirill Pyshkin (previously of Aviva Investors), and more recently Isabelle Richard (previously of Candriam), and David Basola (previously of Syz).
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } The Vontobel group plans to develop its wealth management activities in Asia. This mission will be entrusted to Alex Fung, the new CEO of Wealth Management for Asia, with the assistance of seven team members, according to a statement released on 3 July. The bank means to show the importance it assigns to the regional market in this area. Fung wll be responsible for private clients in Asia, and will also serve as CEO of Vontobel Wealth Management in Hong Kong, replacing Jing Zhang Brogle, a statement says. Fung had previously been repsonsible of private banking in Hong Kong, Northern Asia and China at CEO at Société Générale. Fung will be based in Hong Kong and will report directly to Georg Schubiger, director of the private banking division at Vontobel. Brogle, who has led the wealth management unit in Hong Kong for the past few years, will take on new responsibilities outside Vontobel, although he will continue to be associated with the business, a statement says.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } UBS Deutschland AG, an affiliate of the UBS AG group, has announced that it is closing its Bremen office at the end of 2014. High net worth clients of UBS in the region will now be handled by the Hamburg office. UBS has also announced the closure of its Nuremberg office. From 1 January 2015, UBS Deutschland will assist its high net worth clients from offices in Berlin, Bielefeld, Düsseldorf, Frankfurt, Hamburg, Cologne, Munich and Stuttgart.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Legal authorities in several European countries are focusing on the banking group HSBC, whose Swiss affiliate they suspect of instituting an industry of tax evasion by fits and starts using front companies in offshore tax havens, AFP reports. The shared suspicion arising form the use of files provided by the IT specialist Hervé Falciani, formerly an employee of the Swiss bank HSBC Private Bank in Geneva, is that, according to one Belgian source, the bank offered to create trusts for its clients or offshore companies in tax havens such as the British Virgin Islands or Panama, to be used apparently “exclusively as fronts” for those holding assets. Although no investigations have yet been announced as part of the French investigation, finance judges in Paris are convinced, according to one source familiar with the investigation, that the Swiss affiliate of the British bank “benefited from the proceeds of acts of tax fraud” and “organized the opacification of financial flows .. and the laundering of initially illicit funds so as to allow thousands of clients holiding very considerable assets” to avoid taxes. The bank “made accounts in the names of offshore companies available to clients, and advised them that they could conceal their assets,” the source continued. According to a French legal opinion, out of 60,000 clients at HSBC Private Bank, “there were 20,000 trusts or front companies.” When asked about the accuracy of these facts and figures, the banking group responded that it is taking “compliance with the law very seriously, in all the countries where it operates,” and says that it “actively supports the efforts being undertaken by governments and regulators to detect illegal activities and institute appropriate actions.” The scale of the presumed tax fraud remains highly uncertain. As part of an agreement in June to form a joint investigation team including the French, the Belgians revealed that “on 16/05/2013, taxes and supplements due” totalled EUR361m, “while the amounts paid” totalled EUR15m.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } The Nexity company on Thursday, 3 July announced that it had sold 80% of capital in the Nexity REIM company to Laurent Diot, former CFO of the company. The remainder will be retained by Nexity. The company now becomes known as Harvestate Asset Management. Nexity REIM, specialised in the creation of consortia and the management of added value real estate investment operations, aims to extend its field of activity to include regulated activitis, and to become a portfolio management company. For this purpose, the firm plans to create an extended range of services, especially for fund management and investment vehicles, professional clients, and French and foreign institutional investors, a statement says. Harvestate AM will continue to provide asset management for investments already made by Nexity, and may develop some themes, the first of which is to transform offices into housing. To this end, the firm has already secured a pipeline of initial assets, and is working to create a first vehicle.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Rothschild & Cie Gestion, whose assets under management total about EUR24bn, on 3 July announced the acquisition of the French private management activities of Somangest, representing about EUR200m in assets. Somangest, an entrepreneurial asset management firm founded in 1991, was one of the pioneers of independent private asset management in France. The operation allows the private bank at Rothschild & Cie Gestion to extend its client base and to add to its teams. Patrice Pailloux, chairman and CEO of Somangest, welcomes the operation, “which makes it possible to offer our clients continuity in the quality of the management of their wealth, while giving them access to additional ranges developed by Rothschild & Cie Gestion, relying on recognized experts in the structuring of wealth and family office services, for example.” Alain Massiera, managing partner and head of private banking at Rothschild & Cie Gestion, claims that “this operation falls fully within the mid- to long-term strategy of the group, whose desire is to reinforce its activity in private management. In the past few years, we have consolidated our management range and optimized our organization: we have now decided to reasonably increase our sales staff, which perfectly illustrates this operation.”
Dans un environnement marqué par des taux d’intérêt historiquement bas, la quête de rendement est devenue une impérieuse nécessité pour les assureurs européens. L’enjeu est en effet loin d’être neutre alors que «les portefeuilles des assureurs sont composés essentiellement d’obligations d’Etat et d’obligations d’entreprises», note Aymeric Poizot, managing director en charge des relations investisseurs EMEA chez Fitch Ratings, à l’occasion d’une conférence organisée à Paris par l’agence de notation sur le thème des «investissements alternatifs des assureurs».Dans un tel contexte, les assureurs se lancent donc à la quête de meilleurs rendements, adoptant une politique de gestion d’actifs plus agressifs en essayant de trouver d’autres classes d’actifs plus attractives, quitte à réduire la liquidité de leurs investissements. «Les assureurs investissent dans des actifs plus risqués, notamment en augmentant la part des classes d’actifs les plus risqués comme les actions, l’immobilier ou les investissements alternatifs, relève Stephan Kalb, senior director chez Fitch. Ils peuvent également accroître la duration des actifs, ce qui leur offre de meilleurs rendements. Enfin, ils peuvent se tourner vers des actifs moins liquides.» Pourtant, l’agence note que l’exposition des assureurs aux actions et à l’immobilier n’a cessé de diminuer au cours des dernières années. La part des actions dans leur portefeuille est ainsi passée de 20 % en moyenne en 2007 à 4 % en 2013. Même constat pour l’immobilier dont la part dans leurs investissements totaux est passée de 5% en 2002 à 3% en 2012. A contrario, les risques dans les portefeuilles obligataires ont fortement augmenté, la proportion d’obligations notées BBB ou en dessous de cette notation a progressé de 12 % à 15 % avant la crise à près de 30 % actuellement. Surtout, l’agence de notation observe un appétit croissant des compagnies d’assurance pour les investissements alternatifs. «L’allocation d’actifs des assurances vers ces investissements représente 1% à 2% de leurs actifs totaux, nuance Stephan Kalb. Toutefois, nous nous attendons à ce que la part des investissements alternatifs dans les portefeuilles d’assurance augmente progressivement au fil des années.» Certains observateurs estiment d’ailleurs que, à l’avenir, ces classes d’actifs pourraient représenter 5% à 6% de leurs investissements, rappelle Fitch. De fait, les analystes de Fitch observent déjà un changement notable dans l’allocation d’actifs des assureurs. Ainsi, «cette classe d’actifs augmente en termes absolus, avance Monica Klingberg Insoll, managing director, credit market research chez Fitch Ratings. Entre 2003 et 2011, les investissements alternatifs des assureurs ont progressé de 19 %, passant de 350 milliards d’euros à près de 420 milliards d’euros.»Ces investissements ne sont toutefois pas accessibles à tous les acteurs. Ils nécessitent en effet de se doter de ressources propres en interne, avec des équipes dédiées notamment pour l’analyse des opportunités d’investissement. Des ressources que peu de petites compagnies peuvent s’offrir. Surtout, la question est de savoir si l’offre est au diapason de l’appétit des assureurs. Or, «les compagnies aimeraient investir dans les infrastructures mais ces investisseurs ne sont pas sûrs de trouver de matière, observe Olivier Delfour, managing director chez Fitch. Et comme il faut s’équiper en ressources, les décisions ne sont pas faciles à prendre. Mais nous pensons que les choses vont s’améliorer.» Et pour cause: l’appétit est bel et bien là. «La moitié des assureurs regarde les investissements dans l’immobilier et la dette infrastructure», conclut Monica Klingberg Insoll.
L’action BioAlliance Pharma flambe vendredi matin à la Bourse de Paris, le marché saluant la décision de l’agence américaine du médicament (FDA) d’autoriser l’enregistrement accéléré du Beleodaq pour le traitement d’un cancer rare, un médicament élaboré par la société danoise Topotarget avec laquelle la biotech française a récemment fusionné.
Dans sa traditionnelle cartographie des risques, le régulateur avertit sur les conséquences du relèvement des taux d’intérêt à long terme ou de hausse des primes de risque plus rapide qu’anticipé. Le mouvement pourrait fragiliser les acteurs endettés ou ayant des actifs dont les prix , ne reflétant pas leurs données fondamentales, pourraient être brutalement corrigés. Par ailleurs, les tensions financières alimentées par un manque de coordination dans la consolidation budgétaire, la sortie progressive des politiques monétaires non conventionnelles ou les ajustements requis par la mise en place du mécanisme unique de supervision des banques peuvent toujours faire craindre une crise systémique, selon l’AMF. En outre, pour la première fois, l’Autorité des marchés s’est penchée sur les risques associés aux monnaies virtuelles, soulignant le risque de bulle, de volatilité extrême, mais aussi l’absence de tout cadre légal protecteur, et des risques de contrepartie élevés.
Le groupe automobile a annoncé jeudi qu’il allait investir un milliard de dollars (730 milliards d’euros) dans une usine au Mexique, devenant ainsi le dernier constructeur à vouloir profiter d’un marché en plein expansion. L’usine, qui sera construite près de San Luis Potosi, dans le centre du Mexique, commencera l’assemblage de modèles non encore spécifiés en 2019. Elle emploiera dans un premier temps 1.500 personnes avec un objectif de production de 150.000 véhicules par an, a fait savoir le constructeur allemand dans un communiqué.
Les ministres des Finances de la zone euro discuteront lundi des moyens d’accroître la place de la monnaie européenne dans le commerce international, après l’amende record infligée à BNP Paribas aux Etats-Unis, a déclaré hier Michel Sapin, ajoutant que d’autres banques pourraient subir le même sort. «BNP est la première mais pas la seule qui risque de rentrer dans une mécanique comme celle-ci, et tout particulièrement, des banques d’autres pays européens pourraient être concernées», a indiqué le ministre de l’Economie.
La croissance de l'économie irlandaise a atteint 2,7% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents. Ce rebond s’explique en premier lieu par la hausse de 1,8% des exportations, alors que la consommation intérieure est en recul de 0,1%. Après révision des statististiques du quatrième trimestre 2013, l’Irlande affiche en outre une croissance de 0,2% et non plus une contraction de 0,3% sur l’ensemble de l’année écoulée.
Dans son rapport annuel sur l'économie française publié jeudi, le Fond monétaire international (FMI) prévoit que le déficit public sera ramené à 4% du produit intérieur brut cette année et à 3,4% l’an prochain, alors que le gouvernement vise 3,8% fin 2014 avant d’atteindre la limite européenne de 3% fin 2015, comme il s’est engagé à le faire. Si Paris table toujours sur une croissance économique de 1% cette année et de 1,7% l’an prochain, les experts de l’institution estiment qu’elle n’atteindra que 0,7% cette année et 1,4% en 2015. «Les risques principaux sont que les projets initiaux soit dilués dans les budgets annuels successifs et que la réduction des transferts aux collectivités locales soit compensée par des coupes insoutenables dans les investissements, par une hausse des prélèvements ou une augmentation de la dette», explique Edward Gardner, chef de la mission du FMI pour la France.
La chancelière allemande a souhaité jeudi que les Etats-Unis et l’Union européenne accélèrent leurs discussions sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) qui vise à créer un marché de 800 millions de personnes.«Je suis totalement favorable à cet accord et je veux vraiment l’appliquer», a-t-elle affirmé à Berlin lors d’une réunion d’hommes d’affaires proches de son parti (CDU). Elle a dénoncé les «faux arguments» avancés par les détracteurs de ce projet de traité qui suscite une hostilité grandissante en Allemagne. Le plaidoyer de la chancelière a été repris lors de cette réunion par le commissaire européen au Commerce, Karel de Gucht, selon lequel le TTIP permettra de créer croissance et emploi en Europe. Egalement présente, l’ancienne représentante américaine pour le Commerce extérieur, Susan Schwab, a souligné le coût que représenterait pour les Européens un rejet de l’accord.
Les députés du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, ont adopté jeudi à une écrasante majorité le projet de loi instaurant un salaire minimum horaire de 8,50 euros brut. Le texte doit encore être approuvé par la chambre haute, le Bundesrat, pour avoir force de loi, mais cette étape ne devrait être qu’une formalité. Quelque 3,7 millions d’Allemands pourraient bénéficier du salaire minimum.
Le gestionnaire d’actifs Deutsche Asset & Wealth Management (DeAWM) va rebaptiser d’ici à la fin du mois d’août ses produits d’investissements sous le label «Deutsche» afin de les aligner avec sa marque commerciale internationale, révèle le site financier. Les produits DWS distribués en Allemagne ne sont cependant pas concernés par ce changement de nom.