Credit Suisse ne gérera plus d’actifs dans ses activités de banque privée dans la Fédération de Russie, rapporte L’Agefi suisse. L’ensemble des comptes des clients fortunés de la grande banque dépendant de la juridiction russe vont être fermés et leurs avoirs transférés en Suisse. Sollicité hier par AWP, le siège londonien du numéro deux bancaire helvétique a confirmé l’information parue sur la version russe du site internet de Forbes, selon laquelle elle compte mettre fin à ses activités dites «onshore booking», c’est-à-dire les opérations de gestion de fortune opérées sur sol russe.Une source proche de la banque, citée par Forbes, a affirmé que «la décision a été prise fin mai, et depuis juillet, les gestionnaires en informent leurs clients». Si ces derniers veulent le rester, ils vont devoir transférer leurs actifs sous gestion en Suisse. La mesure concerne exclusivement la gestion de fortune, pas les activités de conseil et autres services prodigués aux clients résidant en Russie. «Nous mettons un terme uniquement à nos activités onshore, pas à l’ensemble de la banque privée en Russie», a assuré un porte-parole de Credit Suisse. Le porte-parole a également indiqué que la décision de la banque de «revoir son offre de banque privée» en Russie est dictée «par des considérations d’efficacité opérationnelle», au vu du nombre minime de clients touchés, sans toutefois fournir de plus amples détails.
L’ERAFP (Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique) a publié pour la première fois dans son rapport annuel une mesure de l’alignement de son portefeuille d’actions avec la structure de production d’énergie définie dans les scénarios « 2°C » de l’Agence internationale de l’énergie à l’horizon 2030 et 2050. Cet exercice confirme que l’ERAFP est déjà aligné avec la part des énergies fossiles de l’objectif « 2°C » en 2030. À partir de ce premier bilan, le défi à relever pour l’ERAFP dans la période à venir sera de parfaire sa stratégie d’investisseur zéro carbone, souligne l'établissement dans un communiqué.
On connaît la méfiance des investisseurs institutionnels à l’encontre des hedge funds. Pourtant, le fonds souverain de Singapour, Temasek, a décidé d’investir 3 milliards de dollars dans un hedge fund, Avanda Global Muti-Asset Master Fund, géré par Avanda Investment Management, selon le rapport annuel 2016 publié par le fonds souverain. Cette société a été lancée l’an dernier par des anciens cadres de l’autre fonds souverain de Singapour, GIC. Parmi ces anciens cadres figure notamment Ng Kok Song, ex-responsable des investissements (CIO) du fonds souverain.
Le gestionnaire d’actifs écossais Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM) a annoncé, ce 11 juillet, sa décision de prolonger de deux jours la suspension de toutes transactions sur ses fonds immobiliers Aberdeen UK Property Fund et Aberdeen UK Property Feeder Unit Trust. Ce prolongement « va fournir du temps supplémentaire aux investisseurs pour examiner leurs options dans ces circonstances exceptionnelles et s’assurer que tous les clients sont traités équitablement ». Les fonds restent ainsi fermés à toutes nouvelles souscriptions et à tous rachats jusqu’au 13 juillet après-midi.Aberdeen AM avait initialement gelé ses fonds immobiliers le 6 juillet, avant de prolonger cette suspension jusqu’au 11 juillet. En parallèle, la valorisation des actifs des fonds avait été réduite de 17% la semaine dernière.
La société de gestion suisse Unigestion n’a pas renoncé à ses projets d’expansion à Londres malgré le Brexit. Unigestion a annoncé le 11 juillet son déménagement dans de nouveaux locaux situés à Stratford Place. Depuis le début de 2016, l'équipe londonienne d’Unigestion a vu ses effectifs passer de 25 à 40 personnes, le Royaume-Uni étant désormais le premier marché hors Suisse de la société. «Nous avions l’objectif de doubler notre effectif à Londres à 40 personnes cette année, indépendamment du résultat du référendum britannique. Londres restera un centre financier clé, pour Unigestion et pour l’ensemble du secteur de la gestion d’actifs internationale», déclare Fiona Frick, directrice générale d’Unigestion.
Stewart Cowley, ancien responsable de l’obligataire chez Old Mutual Global Investors (OMGI), a rejoint le gestionnaire d’actifs britannique Neptune en tant que consultant au sein de son équipe obligataire, rapporte Citywire Selector. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions chez Neptune, Stewart Cowley, qui prendra ses fonctions en septembre, conseillera Robin Geffen, fondateur et directeur général, et James Dowey, directeur des investissements, sur la composante obligataire du fonds Balanced. L’intéressé a quitté OMGI au mois de juin 2015, société qu’il avait intégré en 2009 et au sein de laquelle il assurait la gestion du fonds Old Mutual Global Strategic Bond. Au cours de sa carrière, il a successivement dirigé les équipes obligataires d’Invesco, de Hill Samuel Asset Management et de Newton Investment Management.
Après neuf mois d’absence pour raisons de santé, Sarah Emly a retrouvé son poste de gérante de fonds chez J.P. Morgan Asset Management, rapporte Investment Week. Pendant son absence, les fonds dont elle avait la charge avaient été repris par John Baker et William Meadon. Dans le cadre de ses responsabilités, Sarah Emly va gérer plusieurs fonds, dont le trust d’investissement JP Morgan Income & Growth (62 millions de livres d’encours). Elle va co-gérer les fonds JP Morgan Elect Managed Income et JP Morgan Income & Capital avec John Baker et le trust d’investissement JP Morgan Claverhouse avec William Meadon. Enfin, elle va être co-gérante pour les fonds JPM UK Equity Blue Chip et JPM UK Equity & Bond Income aux côtés de James Illsley.
Les introductions en Bourse européennes ne devraient pas dépasser les 25 milliards d’euros d’ici la fin de l’année 2016, soit moins de la moitié des 57,4 milliards levés en 2015, selon la dernière édition de l'étude «IPO Watch» de PwC. Cette baisse fait suite au vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne. Une reprise de l’activité est toutefois attendue au cours du second semestre 2016 si la conjoncture s’améliore.Au cours du seul premier semestre, les introductions en Bourse ont atteint un montant total de 14,4 milliards d’euros, soit moins de la moitié des fonds levés au cours des deux derniers records de 2014 et 2015. L’activité a toutefois triplé entre le premier et le deuxième trimestre 2016, même si le référendum britannique a pesé sur les volumes dans toutes les places boursières européennes. Au total, 95 IPO européennes ont permis de lever 10,9 milliards d’euros au cours du trimestre écoulé (contre 50 IPO et 3,5 milliards d’euros au premier trimestre 2016).L’activité des introductions a été générée pour l’essentiel par les Bourses d’Europe continentale : plus de 70% des fonds levés au deuxième trimestre 2016 l’ont été sur OMX, Euronext et la Bourse espagnole. Ces places ont profité de plusieurs privatisations et spin-offs, qui ont boosté leurs volumes, notamment l’introduction de Dong Energy à Copenhague d’un montant de 2,3 milliards d’euros, soit l’introduction la plus importante dans le monde en 2016. On peut citer également les introductions de a.s.r. (1 milliard d’euros) et de Philips Lighting (863 millions d’euros) à Amsterdam.Après un premier trimestre inactif (une seule introduction), la Bourse de Paris a accueilli 7 introductions au cours de second trimestre 2016, d’un montant total de 683 millions d’euros. On est pourtant loin des niveaux d’activité de l’année dernière : 10 introductions pour un montant total de près de 2 milliards d’euros.Londres a été fortement affectée par le climat d’incertitude entourant le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Aussi, sa part dans le volume d’activité des introductions européennes a chuté à 11%, son plus bas niveau depuis 2009. Avec 21 introductions d’un montant total de 1,2 milliard d’euros (0,9 milliard de livres sterling), la place londonienne a enregistré une baisse de 75% par rapport au deuxième trimestre de 2015 et de 49% par rapport au niveau, déjà bas, du premier trimestre de 2016. L’AIM s’est toutefois révélé plus actif que le marché principal en volume et en valeur : 14 introductions ont ainsi levé 748 millions d’euros (583 millions de livres sterling) sur le marché junior londonien au cours du deuxième trimestre contre 7 seulement sur le marché principal, pour un montant total de 432 millions d’euros.
Partners Group a presque atteint son objectif de placement de 10 milliards de dollars par an d’ici 2020, a indiqué le co-directeur général (co-CEO) André Frei, rapporte L’Agefi suisse. «Nous avions annoncé il y a quelques années que nous voulions atteindre avant 2020 une capacité d’investissement annuelle de 10 milliards de dollars par an. Nous n’avons pas encore totalement réalisé cet objectif», a précisé le co-CEO dans un entretien à AWP. A long terme, le groupe veut dépasser ce montant.En 2015, Partners Group a enregistré des placements pour un montant total de 9,7 milliards de dollars. La société basée à Zug a constaté «d’importants afflux» de liquidités et table cette année sur 7 à 9 milliards d’euros. «Chaque année, environ la moitié de l’argent nouveau provient d’investisseurs établis et l’autre partie de nouveaux investisseurs», a précisé M. Frei, ajoutant que le groupe comptait actuellement 800 clients et en visait environ un millier.
Le gestionnaire d’actifs américain Pimco a nommé Frank Chen en qualité de vice-président senior et d’analyste crédit en charge de l’immobilier, rapporte Reuters. Basé à Hong Kong, l’intéressé sera responsable de la recherche crédit pour le secteur de l’immobilier en Chine et dans le reste de l’Asie, hors Japon. Frank Chen arrive en provenance de CBRE China où il était responsable de la recherche pour la région de la Grande Chine.
Le patron de Leonteq, Jan Schoch, envisage de lancer une plateforme de services pour les clients haut de gamme (UHNW) et les family offices, rapporte le site spécialisé finews. Ce nouveau service, dénommé Flynt, devrait voir le jour à l’automne mais son concepteur n’a pas souhaité donner plus détails sur les modalités de fonctionnement de cette plateforme. En attendant, une équipe de plus de 35 personnes travaille sur le projet.
Selon Fondsprofesionell, Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a recruté un remplaçant pour le poste laissé vacant par Dorothée Wetzel, l’ancienne responsable de la plateforme des produits actifs pour l’Europe et l’Asie du groupe, suite à son départ. Il s’agit de Michael Koschatzki qui occupait jusqu'à présent la fonction de Head of Product Platform Engineering. Il conserve cette fonction en plus de ses nouvelles attributions, précise Fondsprofessionell.
L’opérateur boursier allemand Deutsche Börse a indiqué, le 11 juillet, qu’il abaissait à 60%, contre 75% précédemment, le seuil d’approbation par ses actionnaires de sa fusion avec le britannique London Stock Exchange (LSE), pour augmenter les chances de l’opération de réussir. L’offre aux actionnaires de Deutsche Börse court maintenant jusqu’au 26 juillet. Ils devaient initialement apporter leurs titres d’ici mardi minuit, mais le seuil minimal d’approbation, fixé par Deutsche Börse, à 75%, risquait de ne pas être atteint à temps. A la fin de la semaine dernière, seuls environ 25% du capital avaient été apportés.Deutsche Börse avait expliqué dimanche soir envisager un abaissement du seuil afin de permettre à certains fonds actionnaires, les fonds indiciels, de participer à l’opération. Ils ne sont techniquement en mesure d’apporter leurs titres qu’une fois que le seuil a été atteint. Avec l’abaissement du seuil, «nous évacuons un obstacle technique», indique dans un communiqué le directeur financier de Deutsche Börse, Gregor Pottmeyer. Mais cette initiative «a des raisons purement techniques», a-t-il précisé, «nous sommes persuadés que nous atteindrons la barre de 75% dans le courant du processus».On peut toutefois ajouter que la perspective de sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni est venue compliquer la donne pour cette opération présentée à l’origine comme une «fusion entre égaux». Les réticences sont fortes du côté allemand à voir la Bourse de Francfort dirigée depuis un pays qui ne sera plus membre de l’UE. Cela dit, les actionnaires de LSE ont déjà approuvé le principe de la fusion à une écrasante majorité la semaine dernière.
Allianz Global Investors (AllianzGI) vient de nommer Frederik Fischer et Simon Frank au sein de son équipe de multi gestion pour remplacer un trio de gérants qui a récemment quitté la société de gestion pour rejoindre MainFirst, a appris Citywire Deutschland. Frederik Fischer et Simon Frank vont ainsi rejoindre une équipe dirigée par Manuela Thies, qui supervise environ 20 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a confirmé à Citywire un porte-parole de la société.Simon Frank a rejoint AllianzGI en novembre 2015 en provenance du family office FOCAM où il éait membre de l’équipe multi-asset. Jusque-là, il travaillait au sein de l’équipe en charge de la recherche et de la sélection de gérants chez AllianzGI. Pour sa part, depuis le début de l’année 2016, Frederik Fischer assurait la gestion du fonds Allianz Dynamic Commodities.Il y a quelques jours, AllianzGI avait enregistré les départs de Björn Esser, Timo Teuber et Christian Schütz, partis tous trois rejoindre l’équipe multi-asset de MainFirst dirigée par Frank Schwarz et Adrian Daniel (lire NewsManagers du 5 juillet 2016).
Les juges de la Cour permanente d’arbitrage (CPA) à La Haye, ont rejeté mardi les revendications de Pékin sur la mer de Chine méridionale, donnant raison aux Philippines. «La Chine n’a pas de base légale pour revendiquer des droits historiques sur les zones de la mer comprises à l’intérieur des ‘neuf traits’», a jugé la CPA, en faisant allusion à une carte de 1947 de la mer de Chine méridionale. La zone concernée par l’arbitrage couvre 3,5 millions de kilomètres carrés de mer où la Chine développe depuis quelques années sa présence en poldérisant des récifs et en construisant dessus des installations navales et aériennes. Pékin déploie aussi des patrouilleurs qui refoulent les bateaux de pêche philippins.
Les investissements directs étrangers ont augmenté de 9,7% en Chine en juin, à 98,21 milliards de yuans (13,22 milliards d’euros), selon des données publiées mardi par le ministère du Commerce. En mai, ils s'étaient établis à 56,77 milliards de yuans, en repli de 1% par rapport au même mois de 2015. Sur les six premiers mois de 2016, les IDE progressent de 5,1% par rapport à la même période de l’an dernier, à 441,76 milliards de yuans, soit 59,47 milliards d’euros.
L’Allemagne a fixé pour la première fois un coupon à zéro pour l'émission d’obligations nouvelles à 10 ans prévue mercredi, a annoncé aujourd’hui un porte-parole de l’agence allemande de financement, la Finanzagentur. L’adjudication de mercredi portera au total sur 5 milliards d’euros de titres.
L'économie irlandaise a enregistré en 2015 une croissance de 26,3%, et non de 7,8% comme initialement estimé, du fait d’une révision en forte hausse des actifs financiers intégrés dans les comptes publics, a annoncé mardi l’Office central de la statistique (CSO). La révision s’explique principalement par la reclassification de bilans entiers d’entreprises dans le cas de fusions qui ont entraîné un transfert de domiciliation dans le pays, a expliqué le CSO. Dans ces fusions dites «d’inversion fiscale», les entreprises se font domicilier en Irlande pour bénéficier des taux d’imposition avantageux du pays tout en maintenant généralement leurs opérations et leur direction dans leur juridiction d’origine.
Le Royaume-Uni va tomber en récession dans l’année à venir et sa croissance sera amputée d’au moins 0,5 point de pourcentage chaque année sur les cinq prochaines années en raison du Brexit, a déclaré BlackRock mardi. «La récession est désormais notre scénario de base», a dit Richard Turnill, responsable de l’investissement au sein du premier gestionnaire de fonds au monde. La livre sterling devrait continuer de se déprécier face au dollar, sans tomber jusqu'à la parité, car la Banque d’Angleterre va ramener ses taux d’intérêt à zéro et va augmenter son programme de rachats d’actifs, prédit BlackRock.
Les ministres des Finances de l’Union européenne ont validé aujourd’hui la procédure de sanction pour déficit excessif à l’encontre de l’Espagne et du Portugal. La Commission a désormais 20 jours pour proposer ses sanctions qui devront être par la suite validées par le Conseil. Le déficit portugais est ressorti à 4,4% du PIB en 2015, contre un objectif de 2,5% à cette date. En 2015, l’Espagne a enregistré un déficit de 5,1% du PIB, contre un objectif de 4,2%.
Les taux d’intérêt aux Etats-Unis sont actuellement trop bas par rapport aux progrès réalisés par l'économie américaine, a déclaré lundi la présidente de l’antenne de la Réserve fédérale à Kansas City. «Maintenir les taux à un niveau trop bas peut créer des risques», a estimé Esther George lors d’une conférence dans le Missouri. Elle s’est prononcée en faveur d’un relèvement progressif des taux aux Etats-Unis. La Fed a relevé ses taux pour la première fois en près de 10 ans en décembre dernier mais elle n’y a plus touché depuis.
Wall Street a terminé en hausse la première séance de la semaine avec un indice S&P 500 à un nouveau record, tirant toujours parti d’un vaillant marché de l’emploi tel que l’a révélé la statistique parue vendredi dernier. Le S&P 500 a gagné 7,26 points (0,34%) à 2.137,16 points, battant le précédent record de clôture qui remontait à mai 2015. L’indice se traite à un PER de près de 16,7, au-dessus de la médiane de 10 ans de 14,7, selon des données StarMine.
«L’assouplissement quantitatif se poursuit (...) Il existe des instruments permettant de le renforcer et de lui donner une durée plus longue si nécessaire», a déclaré lundi à des parlementaires Yannis Stournaras le gouverneur de la banque centrale de Grèce, qui siège à ce titre au Conseil des gouverneurs de la BCE. Yannis Stournaras ne voit pas de nouvelle crise bancaire en Europe qui aurait pour source l’Italie, jugeant que les banques italiennes auront largement le temps de régler la question de leurs créances douteuses et de procéder à leur recapitalisation le cas échéant.
Les discussions sur le projet de budget pour 2017 devront étudier la possibilité d’effectuer des prélèvements dans les fonds souverains du pays, a déclaré lundi à des parlementaires le ministre des Finances Rodrigo Valdes. Une telle mesure pourrait être nécessaire face à la hausse du déficit budgétaire, alors que que les revenus tirés des investissements diminuent. Le déficit budgétaire devrait atteindre 3,2% du PIB cette année, contre 2,2% l’année dernière. Le Chili dispose de deux fonds souverains, valorisés au total à 26,7 milliards de dollars.
La Commission européenne (CE) a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la zone euro et de la Grande-Bretagne à la suite du référendum du 23 juin qui a consacré la victoire des partisans d’une sortie du Royaume-Unis de l’Union européenne. Ces estimations avancées ont été dévoilées lundi par le commissaire aux Affaires économiques Pierre Moscovici. La zone euro verrait sa croissance réduite de 0,2% à 0,5% d’ici à 2017, et celle de la Grande-Bretagne serait abaissée de 1% à 2,5%. L’exécutif européen projetait jusqu'à présent une croissance de 1,6% en 2016 dans la zone euro et de 1,8% en 2017. Pour la Grande-Bretagne, elle anticipait 1,8% et 1,9% respectivement. La Banque centrale européenne a estimé pour sa part que le vote en faveur du Brexit risquait de retrancher 0,3% à 0,5% cumulé à la croissance de la zone euro dans les trois prochaines années.
Les ETF se démarquent avec une dynamique de collecte supérieure à celle de la gestion traditionnelle dans de nombreuses classes d'actifs, selon le Boston Consulting Group.
La distribution de fonds française va-t-elle succomber aux charmes des ETF (fonds indiciels cotés), comme ce fut le cas aux Etats-Unis et maintenant au Royaume-Uni ? Plus de 64% des distributeurs et sélectionneurs de fonds disent vouloir davantage les utiliser cette année par rapport à 2015*. Les ETF gagnent en légitimité face à une gestion active peinant dans son ensemble à battre son benchmark malgré des frais de gestion importants, voire accusée parfois de closet tracking (« indexation cachée » ou encore gestion passive).
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique a publié pour la première fois, dans son rapport annuel 2015, une mesure de l’alignement de son portefeuille d’actions avec la structure de production d’énergie définie dans les scénarios « 2°C » de l’Agence internationale de l’énergie à l’horizon 2030 et 2050. «Cet exercice confirme que l’Erafp est déjà aligné avec la part des énergies fossiles de l’objectif ‘2°C’ (ndlr: maintenir le réchauffement climatique au-dessous de +2 °C par rapport à l’ère préindustrielle) en 2030», souligne un communiqué du fonds de pension des fonctionnaires.
Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé lundi qu’il démissionnerait mercredi et que Theresa May, l’actuelle ministre de l’Intérieur, lui succéderait le jour même. Le retrait de la candidature d’Andrea Leadsom, seule rivale de Theresa May, pour le poste de chef du Parti conservateur, et partant pour celui de chef du gouvernement, a accéléré lundi le processus de désignation du successeur de David Cameron. Sitôt le résultat du référendum du 23 juin connu, celui-ci, qui avait fait campagne en faveur du maintien dans l’Union européenne, avait annoncé son intention de démissionner.