Amundi a annoncé vendredi une collecte nette trimestrielle record de 32,5 milliards d’euros au 31 mars, portée par les produits de trésorerie. Combinée à un effet marché de positif de 12,5 milliards d’euros, la collecte a propulsé les encours d’Amundi à 1.128 milliards (+14,2% sur un an). Hors coûts d’intégration de l’italien Pioneer, acheté l’an dernier à UniCredit, le premier gestionnaire d’actifs européen enregistre une hausse de 13,2% de son résultat net, à 147 millions d’euros. Les revenus nets ont augmenté de 9,3%, à 432 millions, dont 23 millions de commissions de surperformance (+29,9%). Le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 2,2 points, à 51,5%. L’acquisition de Pioneer portera les encours d’Amundi au-delà de 1.300 milliards.
L’ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi a été réélu dimanche soir la direction du Parti démocrate (PD), cinq mois après sa démission de la présidence du Conseil, dans un scrutin ouvert à tous les soutiens du parti. Matteo Renzi, qui est âgé de 42 ans, a démissionné après son cinglant échec au référendum constitutionnel de décembre qu’il avait souhaité pour faire entériner son ambitieux projet de réforme politique. Il a été remplacé par l’ancien ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni mais il a très vite fait comprendre qu’il voulait revenir sur le devant de la scène.
UBS a versé 445 millions de dollars (408,25 millions d’euros) pour régler un litige portant sur la vente de créances immobilières titrisées (MBS) à des organismes de crédit mutualistes américains (credit unions), a indiqué hier la National Credit Union Administration (NCUA). Ce régulateur précise que le versement solde le litige qui l’opposait à Central and Western Corporate sur la vente de 1,15 milliard de dollars de MBS en 2006 et 2007. UBS avait déjà versé 79,3 millions de dollars l’année dernière auprès de la NCUA. La banque ne reconnaît aucune infraction, indique la NCUA.
Républicains et démocrates se sont entendus dimanche soir sur un texte qui permettra d'éviter cette semaine le «shutdown», c’est-à-dire la cessation du financement des agences fédérales aux Etats-Unis. Il s’agit du premier accord bipartisan depuis l’investiture de Donald Trump. La Chambre des représentants et le Sénat doivent encore approuver dans les prochains jours cet accord, d’un montant d’environ 1.000 milliards de dollars. Les membres du Congrès ont refusé de financer le mur que Donald Trump veut construire à la frontière mexicaine et l’administration Trump a levé sa menace de cesser de financer l’Obamacare, que la présidence a promis d’abroger. Les démocrates ont en outre obtenu l’injection de 295 millions de dollars dans le système de santé de Porto Rico, au bord de la faillite. Le directeur du budget de la Maison blanche Mick Mulvaney a annoncé hier soir que Donald Trump allait signer jeudi ou vendredi le projet.
La justice fédérale américaine a convoqué les banques UBS, BNP Paribas et Royal Bank of Scotland dans le cadre d’une enquête au pénal sur de possibles manipulations du marché des obligations du Trésor, a rapporté hier l’agence Bloomberg, en citant des sources proches du dossier.
Conséquence du rebond des Bourses après le premier tour des présidentielles, les gestions consacrent de nouveau la moitié de leur portefeuille aux actions.
Brexit, concurrence des ETF, consolidation: Anne Richards, directrice générale de M&G, évoque l'actualité du gérant qui vient de fêter ses 10 ans en France.
La Française, dont les encours s'élevaient à près de 60 milliards d'euros au terme de l'exercice 2016, développe une activité d'asset management qui fait désormais partie, avec la banque et l'assurance, des "trois centres de compétence métier" du Crédit Mutuel Nord Europe, a indiqué le groupe à l'occasion de la publication de ses résultats annuels.
Depuis la fusion de la banque Degroof avec la société de gestion Petercam en 2015, l’établissement totalise 50 milliards d’euros d’encours sous gestion. Plus de la moitié de ce montant appartient à la clientèle privée de la banque, tandis que le reste provient de clients institutionnels. Avec une philosophie proche de ses clients entrepreneurs et une image de marque de banque européenne indépendante, la banque Degroof Petercam est entrain d’adapter son offre de produits complexes à la mise en place de MIFID 2 et mise sur le marché français pour se développer.
La MACSF délaisse depuis deux ans l’immobilier de bureaux pour privilégier un immobilier alternatif, et plus particulièrement les résidences services seniors. Une stratégie qui fait sens avec le passif long terme de la mutuelle d'assurance, mais qui répond également à des enjeux sociaux et de sécurisation des investissements.
La société de gestion indépendante Comgest a fusionné le 21 avril sa SICAV domiciliée en France Comgest Japan dans le fonds Ucits domicilié à Dublin Comgest Growth Japan. Le fonds issu de la fusion conserve le nom de Comgest Growth Japan. Il garde aussi la même équipe de gestion et les mêmes objectifs d’investissement, qui sont d’investir dans des sociétés de croissance et de qualité basées ou opérant au Japon. Le nouveau fonds affiche des encours de 284 millions d’euros au 25 avril. Il offre aussi des classes de parts libellées en dollar, livre et euro, couvertes ou non du risque de change. « La fusion de nos deux fonds Japon est conforme à notre approche stratégique qui vise à renforcer l’offre internationale de Comgest », commente Arnaud Cosserat, CEO et CIO de Comgest.
Le pionnier de la gestion indicielle Jack Bogle a un conseil de court terme pour les nombreuses sociétés de gestion qui perdent des clients en faveur de Vanguard, la société qu’il a fondée : ne faites rien, rapporte le Wall Street Journal. Cette stratégie « est bien plus susceptible de préserver les profits des gérants que la réduction des tarifs ou qu’un marketing plus agressif ou que de sauter dans le train de la gestion passive traditionnelle à bas coût », a déclaré le fondateur de Vanguard Group lors d’une conférence Morningstar jeudi. Sur le long terme, les sociétés de gestion concentrées sur la gestion active seront forcées de changer fondamentalement la structure de leur activité pour attirer l’argent des clients.
A l’issue du premier trimestre 2017, Lazard Asset Management (Lazard AM) a annoncé que ses actifs sous gestion ont atteint 215,17 milliards de dollars à fin mars 2017, en hausse de 9% par rapport à fin décembre 2016 et en progression de 13% par rapport à fin mars 2016. Au cours des trois premiers mois de l’année, la société de gestion a enregistré une collecte nette de 3,3 milliards de dollars. Elle a également bénéficié d’effets de marché et de change positifs de près de 14 milliards de dollars.A fin mars 2017, le pôle de gestion d’actifs du groupe Lazard a dégagé des revenus opérationnels de 278 millions de dollars, en croissance de 16% sur un an. A elles seules, les commissions de gestion ont représenté 271 millions de dollars à la fin du premier trimestre 2017, en progression de 3% par rapport au trimestre précédent et en hausse de 14% par rapport au premier trimestre 2016.En prenant l’ensemble de ses activités, le groupe Lazard a dégagé un bénéfice net ajusté de 110 millions de dollars au premier trimestre 2017, soit un bond en avant de 65% en l’espace d’un an. Ses revenus opérationnels s’établissent à 624 millions de dollars, en croissance de 23% sur un an.
A la veille de l’assemblée générale de Credit Suisse, l’association Actares, qui milite pour une économie responsable, a dénoncé les bonus que comptent s’octroyer les dirigeants de la grande banque. L’association de défense des intérêts des actionnaires évoque dans une lettre ouverte les parts variables «récompensant» des pertes, les procédures judiciaires multiples, les amendes et les scandales. L’association recommande en conséquence le rejet du rapport de rémunération, le déni de la décharge au conseil d’administration et à la direction et, last but not least, la non-réélection d’Urs Rohner à la tête de l’organe de surveillance.La direction entend s’attribuer quelque 17 millions de francs suisses au titre de 2016 (tenant compte de la réduction consentie de 40% déjà annoncée par la direction) alors qu’elle a déboursé 3,7 milliards de francs en amendes ou règlements financiers et constitué pour 3,8 milliards de provisions pour risques juridiques l’an dernier, auxquels sont encore venus s’ajouter récemment 300 millions de francs, rappelle l’association.
Une assemblée générale difficile pour les dirigeants de GAM. Les actionnaires du gestionnaire d’actifs ont rejeté le rapport de rémunérations 2016 et la proposition de salaire variable 2017 de la direction. Dans ce climat de défiance envers le conseil d’administration, le fonds activiste RBR n’a toutefois pas réussi à imposer sa candidate à la présidence, assumée désormais par Hugh Scott-Barrett. Les questions liées à la rémunération du conseil d’administration et de la direction générale ont manifestement suscité un certain mécontentement, concrétisé en assemblée par une série de votes sanction. Une majorité d’actionnaires (54,2%) a ainsi rejeté le rapport des rémunérations 2016, la proportion de voix favorables ressortant à seulement 17,6% avec une abstention de 28,2%. L’assemblée générale a également écarté la proposition de salaire variable de la direction pour 2017, qui prévoyait une somme maximale de 16 millions de francs suisses. Le rejet est assez net, avec une proportion de 67% de «non». Les avis favorables ont atteint 7% à peine.Le nouveau président Hugh Scott-Barrett a réagi immédiatement après ce vote. Il a assuré qu’un réajustement serait apporté rapidement, sans toutefois préciser le délai. Les actionnaires devraient ainsi pouvoir se prononcer une nouvelle fois sur cette question dans le courant de l’année. La proposition de rémunération fixe du comité exécutif, plafonnée à 8 millions, a été approuvée à plus de 80%. Les indemnisations prévues pour le conseil d’administration ont également trouvé grâce aux yeux de l’assemblée, à hauteur de 56% des votants. Les membres et le président devraient toucher un montant maximal de 2,25 millions de francs. Le comité exécutif a perçu en 2016 un total de 18,05 millions de francs, options sur les actions à long terme comprises. Le salaire du CEO s’est élevé à 6,15 millions de francs, contre 5 millions de francs l’année précédente. Le président démissionnaire Johannes de Gier a empoché une indemnité globale de 1,33 million de francs.Le rapport et les comptes annuels ont reçu le feu vert de l’assemblée. La décharge a été accordée au conseil d’administration et à la direction du gestionnaire d’actifs suisse. Pour mémoire, GAM a dégagé un bénéfice net en baisse de 3% à 134,3 millions de francs avec des sorties nettes de 6,4 milliards de francs suisses. Ces résultats médiocres avaient alimenté les critiques qui ont visé l'équipe dirigeante avant la tenue de l’assemblée. Le fonds RBR et son fondateur Rudolf Bohli s'étaient montrés particulièrement actifs sur ce front et souhaitait modifier la composition du conseil d’administration. Afin d’infléchir la stratégie de GAM, RBR voulait notamment ravir la présidence à l’occasion du départ du titulaire du poste Johannes de Gier. Kasia Robinski, qui briguait la succession de Johannes de Gier, n’a pas trouvé grâce aux yeux d’une majorité. La candidature a recueilli 46% de votes favorables contre 51%. Candidat du conseil, Hugh Scott-Barrett a été élu dans un fauteuil, recueillant 87% des suffrages.
Invesco, qui vient d’annoncer le rachat de Source, a subi des rachats nets de 5,3 milliards de dollars sur le premier trimestre 2017, après des souscriptions nettes de 1,1 milliard de dollars au dernier trimestre 2016.La collecte a été pénalisée par la gestion monétaire institutionnelle, qui a vu sortir 8,1 milliards de dollars. Sur la gestion long terme, en revanche, Invesco a enregistré des souscriptions nettes de 1,8 milliard de dollars, tandis qu’Invesco PowerShares QQQ a levé 1 milliard de dollars.Néanmoins, Invesco a vu ses encours sur le trimestre augmenter de 2,6 % à 829,8 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel est ressorti à 258,6 millions de dollars, en repli de 12,1 % sur trois mois et de 5,8 % sur un an.
AllianceBernstein a fait état d’une décollecte institutionnelle de 1,9 milliard de dollars au titre du premier trimestre alors que le quatrième trimestre 2016 s’était soldé par des entrées nettes de 1,8 milliard de dollars. La collecte brute a chuté de 63% d’un trimestre sur l’autre à 2,5 milliards de dollars. Dans le segment retail, la collecte nette du premier trimestre a légèrement augmenté par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 1,6 milliard de dollars contre 1,5 milliard de dollars. La collecte brute a progressé de plus de 30% à 13,5 milliards de dollars. Dans les activités de gestion de fortune, le trimestre se solde par une collecte nette de 0,1 milliard de dollars après des sorties nettes de 0,4 milliard de dollars au quatrième trimestre 2016. La collecte brute s’est inscrite en hausse de 30% d’un trimestre sur l’autre à 3 milliards de dollars.Au total, le premier trimestre affiche des sorties nettes de 0,2 milliard de dollars après une décollecte de 0,1 milliard de dollars au quatrième trimestre 2016. Les actifs sous gestion s’inscrivaient à 497,9 milliards de dollars à fin mars 2017, en hausse de 17,7 milliards de dollars ou 3,7% par rapport à fin décembre 2016 et de 18,9 milliards de dollars ou 4% par rapport au 31 mars 2016.Les revenus du premier trimestre ont reculé de 2,7% par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 764,9 millions de dollars en données GAAP et le résultat d’exploitation a dans le même temps chuté d’un peu plus de 25% à 166,3 millions de dollars.
La banque privée allemande Berenberg vient de recruter Matthias Born et Peter Kraus, deux gérants renommés d’Allianz Global Investors, pour sa division Wealth and Asset Management. Ils prendront leur fonction le 1er octobre. Matthias Born est nommé directeur des investissements pour les actions de Berenberg. Il était depuis 2009 co-responsable de l’équipe des actions européenne de croissance chez AGI, qu’il avait rejoint en 2001. Peter Kraus, pour sa part, va reprendre l’équipe de petites et moyennes capitalisations de Berenberg Wealth and Asset Management. Chez AGI, il s’occupait de la gestion de différents fonds de petites et moyennes capitalisations européennes.
Allianz Global Investors annonce ce matin la réorganisation de deux de ses équipes de gestion d’actions européennes en vue d’élargir leur capacité, de recentrer leur domaine de spécialisation et de renforcer l’expertise existante. Ces modifications concernent les équipes European Growth et European Mid- & Small-Cap. Thorsten Winkelmann, qui était co-responsable depuis 2009 de l’équipe European Growth établie de longue date, en devient ainsi l’unique responsable. L’équipe sera composée de cinq gérants de portefeuille, chacun bénéficiant d’une expérience moyenne de plus de dix ans. Matthias Born, qui assurait jusqu’à présent la codirection de l’équipe, a décidé de poursuivre sa carrière en dehors d’AllianzGI. Jörg de Vries-Hippen, CIO actions européennes, précise : « Nous nous sommes toujours appuyés sur une approche collégiale et avons systématiquement renforcé et développé nos capacités au fil des ans. Ainsi, malgré tous nos regrets de voir Matthias nous quitter, l’équipe reste toujours aussi robuste et plus que jamais entre de très bonnes mains. » L’équipe European Mid- & Small-Cap se renforce par ailleurs avec l’arrivée de Miguel Pohl, d’Annina Pulkkinen et de Jonas Liegl, qui ont tous acquis une expérience de la classe d’actifs pour le compte de clients du secteur de l’assurance. En conséquence, l’équipe Mid & Small-Cap, dirigée conjointement par Heinrich Ey et Frank Hansen en qualité de co-CIO depuis plus d’un an, compte désormais neuf gérants, Peter Kraus, gérant de portefeuille au sein de l’équipe, ayant choisi de quitter le groupe. Ce dernier ainsi que Matthias Born ont rejoint Berenberg (lire par ailleurs).
Le gestionnaire d’actifs immobiliers PGIM Real Estate a levé plus de 1 milliard de dollar pour son fonds PRECap VI (Pramerica Real Estate Capital VI), un fonds de dette immobilière européenne. La société de gestion a levé plus de 80% du capital de ce fonds durant les neuf mois qui ont suivi le référendum britannique sur l’Union européenne, précise PGIM Real Estate. Cette levée de fonds a été réalisée auprès des fonds de pension publics et privés, des fonds souverains et des compagnies d’assurance provenant du continent américain, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie-Pacifique.
Un fonds monétaire créé par Alibaba, une société chinoise de technologies, en tant que dépôt pour les restes de liquidités des dépenses en ligne est devenu le plus gros fonds monétaire avec 165,6 milliards de dollars d’encours, rapporte le Financial Times. Lancé il y a quatre ans, le fonds appelé Yu’e Bao a dépassé le fonds monétaire US de JPMorgan qui gère 150 milliards de dollars. La filiale de paiements d’Alibaba, Ant Financial, s’est lancé dans la gestion de fonds lorsqu’elle a remarqué que les liquidités des dépôts de ses clients augmentaient.
La division de la gestion de fortune internationale du groupe suisse UBS a enregistré au premier trimestre 2017 une collecte nette de 20,5 milliards de francs suisses si bien que les actifs investis affichent une progression sur un an de 13% à 2.178 milliards de francs. Le bénéfice avant impôts de la division s’inscrit en hausse de 19% à 1,05 milliard de francs. Les actifs sous gestion totaux ont progressé de 4% à 2.934 milliards de francs. Grâce à la gestion de fortune internationale mais également à une forte baisse des frais de restructuration, le bénéfice net du groupe a fait un bond de 80% sur un an à 1,27 milliard de francs. Toutes les divisions et les régions ont contribué à l’amélioration de la performance, souligne le groupe dans un communiqué publié ce matin.Dans le détail, la division de gestion de fortune dévolue au continent américain (WM Americas), qui affiche des entrées nettes de 1,9 milliard de dollars, a amélioré son bénéfice avant impôts ajusté de 43% à 301 millions de francs. Celle pour le reste du monde (WM), qui enregistre des entrées nettes de 18,6 milliards de francs, affiche un bénéfice avant impôts ajusté de 17% à 639 millions de francs. La division gestion d’actifs, dont les encours ressortent à 697 milliards de francs, a enregistré des entrées nettes de 19,7 milliards de francs. Son bénéfice avant impôts a progressé de 12% à 123 millions de francs.
Neuberger Berman a signé un partenariat avec Banca Generali, rapporte Investment Europe. En vertu de cet accord, les conseillers financiers de Banca Generali auront accès à l’intégralité de la gamme de fonds Ucits de Neuberger Berman autorisée à la distribution en Italie. Neuberger Berman propose déjà ses produits par le biais des solutions d’investissement de Banca Generali, BG Stile Libero et BG Solution.Cet accord permet à la société de gestion d’accéder au réseau de conseillers financiers et banquiers privés de la banque italienne, qui représente 1.800 conseillers et environ 50 milliards d’euros d’encours.
Les encours gérés par Amundi atteignent 1 128 milliards d’euros au 31 mars 2017. Selon le communiqué de résultats de la filiale du Crédit Agricole SA, paru ce 28 avril, le groupe a enregistré une collecte nette de +32,5 milliards d’euros au premier trimestre 2017, contre +13,8 milliards pour la même période de l’an dernier. Il a aussi bénéficié d’un effet positif de marché de +12, 5 milliards d’euros. L’activité est portée par une dynamique commerciale « soutenue et équilibrée » sur les deux segments de clientèle, retail et institutionnels. A noter que les encours et la collecte incluent les actifs conseillés et commercialisés, et comprennent 100% des encours gérés et de la collecte des co-entreprises asiatiques (pour Wafa au Maroc, les encours sont repris pour leur quote-part). Au 1er trimestre 2017, la collecte nette est majoritairement constituée de produits de trésorerie, les actifs moyen-long terme représentant + 10,6 milliards d’euros. Cette collecte nette a été enregistrée sur toutes les classes d’actifs traditionnelles, en gestion active comme passive. Pour Amundi, « l’attractivité commerciale des nouvelles expertises de gestion se confirme, avec une collecte nette soutenue, notamment pour l’immobilier (+ 1,1 milliards d’euros) et les ETF (+ 4,2 milliards d’euros) qui sont des relais de croissance ». A noter que pour les actifs réels, alternatifs et structurés, la collecte nette a été négative en raison de la fin d’un mandat de gestion d’ABS pour le compte de la BCE (6,9 milliards d’euros), celle-ci ayant réinternalisé cette gestion; hors cet effet, la collecte nette sur cette classe d’actifs est positive. D’un point de vue géographique, la collecte nette a été portée par toutes les régions, avec un poids plus important ce trimestre de la France, compte tenu des produits de trésorerie. L’international représente 36% de la collecte totale du 1er trimestre 2017, avec un montant de + 11,7 milliards d’euros, en croissance de + 26% par rapport au 1er trimestre 2016 . Sur un an, les encours sous gestion à l’international augmentent ainsi de 32%, représentant 29% du total d’Amundi, et 44% des encours hors assureurs Crédit Agricole et Société Générale. Le résultat net part du Groupe est en hausse de +13 ,2 % par rapport au 1er trimestre 2016, hors 3,5 millions d’euros (nets d’impôts) de coûts liés à l’intégration prochaine de Pioneer Investments. Ce résultat est tiré par une croissance des revenus (432 millions d’euros) de +9,3 % (+7,2 % hors effet périmètre), en lien avec la croissance des encours sur 12 mois. Le coefficient d’exploitation est en amélioration de 2,2 points, à 51,5%. Par ailleurs, la finalisation de l’acquisition de Pioneer Investments est toujours attendue vers la fin du premier semestre, «le calendrier d’obtention des autorisations nécessaires se déroulant comme prévu».
André Renaudin, directeur général d’AG2R La Mondiale, a marqué sa volonté de réduire la collecte d’assurance-vie en euros ce 27 avril, à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe de protection sociale. La collecte nette en fonds euros a encore représenté 1,1 milliard d’euros en 2016 mais l’objectif est de la baisser de 300 millions à 800 millions d’euros en 2017. André Renaudin rappelle que la collecte en fonds euros contribue à diluer la rentabilité des fonds déjà investis dans un contexte de taux très bas.Cela dit, la collecte en unités de compte, que l’assureur souhaite favoriser comme l’ensemble de la profession, marque le pas. L’an dernier, elle a diminué de 8% à un peu plus de 800 millions d’euros. Une évolution qui s’expliquerait par la liaison avec l’assurance en euros, le groupe commercialisant principalement des contrats multisupports. La branche assurance-vie dans son ensemble a tout de même contribué à hauteur de 333 millions d’euros au résultat avant impôts d’AG2R. Le groupe de protection sociale a ainsi dégagé l’an dernier un résultat net en hausse de 6,4% à 319 millions d’euros alors que le chiffre d’affaires a reculé de 2,3% à 10,07 milliards d’euros.
Une fois n’est pas coutume, deux grandes sociétés de gestion françaises ont dominé la collecte en Italie en mars, selon les derniers chiffres d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. BNP Paribas affiche des souscriptions nettes de 3,7 milliards d’euros et se place en tête des sociétés ayant affiché les entrées nettes les plus importantes. La forte collecte de BNP Paribas s’explique par «un gros mandat institutionnel non captif sur lequel nous travaillons depuis environ un an et demi», indique à Reuters Italie Elisa Ori, responsable de l’activité commerciale pour la clientèle en Italie du groupe français.Amundi, de son côté, recueille 1,6 milliard d’euros. La troisième place revient à l’italien Intesa Sanpaolo (+1,3 milliard d’euros). Côté décollecte, c’est Pioneer, qui a été racheté par Amundi, qui s’illustre, avec des rachats de 1,2 milliard d’euros. Viennent ensuite Generali (875 millions) et Banco BPM (-454,2 millions). Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en mars 5,1 milliards d’euros de souscriptions nettes, selon Assogestioni,. Depuis le début de l’année, la collecte se monte à 14,9 milliards d’euros. La collecte en mars a été tirée par les fonds obligataires (+1,9 milliard d’euros) et les fonds diversifiés (+1,6 milliard d’euros). Les fonds actions ont enregistré des souscriptions nettes de 727 millions d’euros. En prenant en compte les fonds fermés et la gestion sous mandat, la collecte en mars se monte à plus de 10 milliards d’euros. Seuls fonds les fonds monétaires (-633 millions d’euros) et les hedge funds (-72 millions) sont dans le rouge.A fin mars, les encours des fonds ouverts ressortaient à 976 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 968 milliards d’euros de fin février. En ajoutant les fonds fermés et les mandats, les encours atteignent 1.962 milliards d’euros.
« Nous ferons de la gestion d’actifs une source de profit substantielle », a déclaré Philippe Donnet, CEO du groupe Generali, dont l’assemblée générale s’est déroulée hier à Trieste, rapporte Bluerating. Le dirigeant a donné rendez-vous le 11 mai lorsque le conseil d’administration approuvera les comptes du premier trimestre et présentera la nouvelle stratégie de Generali basée sur le développement de l’activité de gestion d’actifs.
Source change de main. Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a en effet annoncé, ce 27 avril à l’occasion de ses résultats annuels (voir par ailleurs sur Newsmanagers), l’acquisition du fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) basé en Europe, dont le fonds d’investissement Warburg Pincus était l’actionnaire majoritaire depuis près de trois ans environ. Ce dernier avait annoncé fin 2016 son intention de vendre sa participation, sachant que les autres actionnaires (et fondateurs de Source) sont des établissements financiers américains (Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley) et un japonais (Nomura). A fin mars 2017, Source affichait environ 18 milliards de dollars d’actifs gérés en direct et environ 7 milliards de dollars d’actifs gérés en externe. Cette dernière activité correspond ) des accords avec des sociétés de gestion comme Pimco, Rothschild ou Goldman Sachs pour créer des ETF sous double marque, distribués par Source. « Cette acquisition permet d’ajouter des talents et un éventail étendu de fonds élargissant ainsi les capacités et expertises d’Invesco en gestion active, gestion passive et solutions alternatives », indique la société américaine dans un communiqué. La veille Bloomberg avait évoqué un prix de rachat de 500 millions de dollars, non confirmé. On sait seulement que la transaction sera financée par des liquidités disponibles et « devrait être finalisée durant le troisième trimestre 2017 sous réserve d’approbations réglementaires », a précisé Invesco dans un communiqué. L’opération doit permettre à Invesco, qui opère dans les ETF avec la marque PowerShares (48 milliards de dollars d’encours à fin mars sur un total de 835 milliards), d’élargir ses « capacités globales en matière d’investissement factoriel qui s’ajouteront à la vaste gamme de solutions d’investissement offerte dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique et à travers le monde », souligne la société.
La forte progression des Bourses américaines a incité le fonds de pension américain CalSTRS à prendre ses bénéfices et à réduire son exposition aux actions américaines pour investir sur l’Europe et l’Asie, rapporte l’agence Reuters. Christopher Ailman, responsable des investissements de CalSTRS estime que la progression de l'économie américaine devrait se maintenir dans une fourchette de seulement 1% à 2% et guère au-delà même si une accélération autour de 3% en moyenne devrait être au rendez-vous dans les prochaines années. L’exposition aux actions américaines, qui était de 65% dernièrement, devrait revenir à environ 55%, avec une part de 45% pour le reste du monde. La part des actions dans le portefeuille devrait ainsi se maintenir dans une fourchette de 50% à 55%.