BNP Paribas Securities Services (BP2S), la filiale de BNP Paribas dédiée aux métiers titres (conservation de titres, administration de fonds et services liés comme le prêt emprunt de titres ou la gestion de collatéral, le reporting sophistiqué), a annoncé aujourd’hui l’acquisition, pour 36 millions de dollars, de la majeure partie des activités de back office (incluant la gestion des fonds et la comptabilité des fonds), de middle office, ainsi que les fonctions de conservation d’actifs aux Etats-Unis de Janus Henderson. La structure sert 130 milliards de dollars d’actifs, contre 10.000 milliards chez BP2S.
Gonflement. Céder 10 milliards d’euros d’actifs non stratégiques à horizon 2020... EDF continue de dérouler sa feuille de route. Le groupe public vient d’annoncer la cession à Tikehau Investment Management d’un portefeuille d’environ 200 actifs de bureaux et d’activités répartis dans toute la France. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Le gestionnaire logera ses actifs au sein d’un de ses OPCI dédiés : Tikehau Real Estate III. Autre cession d’envergure, celle de Cœur Défense. L’immeuble de bureau du quartier de la Défense passe des mains de Lone Star à celles d’Amundi Immobilier, Crédit Agricole Assurances et Primonial Reim. Cet actif aurait été vendu 1,8 milliard d’euros par le fonds nord-américain, qui lui-même l’avait acquis 1,3 milliard, trois ans plus tôt. Cette ancienne propriété de la banque Lehman Brothers ainsi que le portefeuille d’EDF vont venir gonfler le marché de l’investissement qui, à fin septembre, accusait un retard par rapport à la même période 2016 (14 milliards contre 20 milliards).
Cette année, trêve des confiseurs nouvelle mouture. Sous le sapin, les créateurs de la société IfeelGoods, propriétaire du site macartecadeau.com, ont imaginé y glisser une carte cadeau « bitcoin ». L’heureux récipiendaire pourra non pas régler ses achats auprès des 80 enseignes que le site référencie, mais détiendra en propre cette cybermonnaie. Achetée (hors frais) 50 euros, cette carte cadeau offerte en format physique ou digital devra être convertie sur le site bitit. Cette plate-forme française se chargera, trois jours après la demande, de procéder à la conversion. Conservées dans un wallet, les sous-unités de bitcoin continueront à vivre leur vie au rythme d’une volatilité insolente ou permettront de régler ses achats sur certains sites marchands (Expédia, Showroomprive.com...), voire d’être purement et simplement converties. Le 6 novembre, 1 bitcoin s’échangeait 6.265, euros contre 5.255 euros le 31 octobre. Merci Père Noël.
… milliards de dollars, c’est le total des actifs gérés par les 500 plus grandes sociétés de gestion au monde, selon Willis Towers Watson. Seul l’encours de la gestion britannique poursuit son recul. La gestion active reste majoritaire face à une gestion passive qui représentait 21,6 % de l’encours fin 2016, mais qui ne cesse de progresser (plus 5 points en 5 ans).
« Dovish ». Le changement dans la continuité. Jerome Powell (photo) a été nommé par le président Donald Trump à la présidence du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, avec effet en février 2018. Juriste de formation, ancien membre du Trésor, Jerome Powell, d’obédience républicaine, a intégré le Conseil des gouverneurs de la Fed en 2012 sous la présidence Obama. Les stratégistes de marché lui prêtent un biais « dovish » et le décrivent comme un fervent partisan de la politique monétaire non conventionnelle et accommodante. Il n’aurait jamais voté contre une décision du conseil (FOMC). Il est aussi connu pour ses prises de position favorables à un assouplissement des règles prudentielles comme la règle Volcker, le ratio de levier ou les plans de résolution bancaire. Par ailleurs, à l’occasion de la réunion du FOMC du 31 octobre et du 1er novembre, la Réserve fédérale a légèrement modifié son « wording », qualifiant l’activité économique aux Etats-Unis de « solide », contre « modérée » auparavant. Ce changement est suffisant pour que les analystes tablent sur une troisième hausse du taux cible des Fed funds (1 %-1,25 %) en décembre prochain.
Rien ne semble pouvoir entamer la confiance du gouvernement britannique sur l’issue des négociations autour du Brexit avec la Commission européenne. Le secrétaire au commerce Liam Fox (photo) se veut rassurant et déclare « ne pas craindre » une sortie de l’UE sans un accord sur le commerce. Ce qui n’empêche pas Londres de préparer l’embauche d’une cinquantaine de diplomates pour renforcer « l’influence bilatérale » avec les pays membres de l’UE.
Les ministres des Finances de la zone euro vont choisir un remplaçant à Jeroen Dijsselbloem. Des noms circulent. Le choix final dépend de multiples facteurs.
Au boulot ! Un peu partout en Europe, l’embellie de la conjoncture économique parvient à créer des emplois et, au bout du compte, à réduire le taux de chômage. Certes, dans les pays les plus touchés, la situation demeure critique. L’amélioration constatée en Espagne – quelque 2 millions d’emplois créés depuis le paroxysme de la crise en 2013 – ne fait que ramener le taux de chômage de 27 % il y a quatre ans à 16,5 % aujourd’hui. En Grèce, le taux de chômage se situe bien au-delà de 20 % et continue de toucher plus de 40 % des jeunes. En matière d’emploi, le record vient d’Allemagne. Le chômage (version mesure nationale) représente 5,6 % de la population active (octobre 2017) et touche désormais son point le plus bas depuis le début des années 1990 et la réunification du pays. Dans son acception BIT (Organisation internationale du travail), le taux de chômage outre-Rhin est même de 3,6 % (septembre 2017). Le taux d’emploi continue d’augmenter à 67,1 %, précise Rainer Sartoris, économiste à HSBC. Selon l’Office fédéral du travail, le nombre de postes vacants est au plus haut, à 780.000 (+88.000 en un an). En glissement sur un an, le chômage a diminué de 161.000 demandeurs d’emploi et concerne 2,48 millions de travailleurs allemands. « Les indicateurs avancés continuent de souligner une forte création d’emplois à venir, ajoute l’économiste de HSBC, ce qui devrait soutenir la consommation domestique… Des hausses de salaires combinées à des baisses d’impôts substantielles au début de 2018 devraient assurer une croissance économique solide en Allemagne l’année prochaine » et au-delà en Europe.
C’est le taux de base de la Banque d’Angleterre (BoE) relevé le 2 novembre en raison d’une inflation importée trop élevée. Auparavant, il était de 0,25 %. C’est la première hausse du taux directeur depuis dix ans. Les incertitudes pesant sur la conjoncture économique et la mauvaise tournure que prennent les négociations du Brexit pourraient empêcher d’autres hausses dans les mois à venir.
L’Etat veut développer les infrastructures en énergies renouvelables, fort bien. Les investisseurs attirés auront toutefois intérêt y regarder de près s’ils veulent rester en accord avec leurs bonnes intentions environnementales. Contrairement aux apparences, l’électricité produite avec le vent ou le soleil n’est ni infinie ni gratuite, elle fait appel à des technologies complexes qui ont massivement besoin de métaux, de béton et d’énergies fossiles pour être fabriquées. Déployées à grande échelle, elles nécessitent 10 fois plus de matériaux que pour une centrale nucléaire ou thermique. De plus, « l’empreinte carbone est équivalente pour produire 1 kWh éolien et 1 kWh nucléaire, le solaire est 10 à 20 fois pire pour l’environnement… », rappelle le chercheur Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project. Pas plus de « free lunch » en production d’énergie que sur les marchés financiers…
Le spécialiste de la transformation d’actifs urbains obsolètes va créer en 2018 un véhicule de 300 millions d’euros combinant rendement et création de valeur.
Le groupe a annoncé la fusion de ses deux entités de gestion d’actifs en Allemagne, Frankfurt-Trust Investment-Gesellschaft et Oddo BHF AM. C’est sous cette dernière marque que sera désormais exercée l’activité. «La fusion est conditionnée à l’approbation de la BaFin et à la consultation des comités d’entreprise, et devrait prendre effet au premier semestre 2018», indique un communiqué. Oddo BHF AM affiche 61 milliards d’euros d’actifs gérés en France et en Allemagne.
Dans le cadre de l’Union de l'énergie, la Commission européenne a proposé hier de nouveaux objectifs en matière d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour l’ensemble de la flotte de voitures particulières (VP) et de camionnettes neuves (VUL) de l’UE. «Les émissions moyennes de CO2 devront être, en 2030, inférieures de 30% à celles de 2021», indique Bruxelles dans un communiqué. Des objectifs intermédiaires ont également été fixés pour 2025. Prenant acte des doléances des constructeurs, Bruxelles prévoit de consacrer 800 millions d’euros comme contribution au financement d’un réseau de bornes de recharge des véhicules électriques et 200 millions supplémentaires pour soutenir le développement de batteries.
Dans une tribune publiée sur son blog, Olivier Rozenfeld, président du groupe Fidroit, analyse les futures évolutions du métier de CGP estimant que des innovations tardives devraient avoir lieu dans les années à venir.
Selon nos informations, la société de gestion Montaigne Capital vient de recruter Benjamin Poyet-Vicard au poste d’ingénieur patrimonial. Il est arrivé officiellement au sein de la société parisienne le mardi 31 octobre. Outre les problématiques patrimoniales il participera au processus de sélection des fonds externes.
L’accord-cadre, objet de la consultation, a pour objet la gestion pour le compte de la CAVAMAC d’une partie des réserves des régimes obligatoires de sécurité sociale dont elle est en charge, placées en actions zones euros. Le montant global envisagé pour l’ensemble des mandats est d’environ 200 millions d’euros. Ce montant pourra évoluer en augmentation ou en diminution au cours du mandat. La consultation a donc pour objet de sélectionner quatre sociétés de gestion (dont deux seront titulaires d’un mandat dit stand-by), qui assureront la mise en place et la gestion de deux organismes de placement collectif de droit français sous la forme de Fonds d’Investissement à Vocation Générale dédiés à la CAVAMAC et destinées quasi exclusivement à cette caisse. Le contrat est un accord-cadre donnant lieu à l'émission de bons de commande, sans minimum ni maximum. Compte tenu de l’importance du montant global donné en gestion, de la capacité des acteurs du marché à gérer des montants conséquents et d’une volonté de diversification des risques, cet accord est conclu avec plusieurs opérateurs économiques (accord-cadre pluri-attributaires).
Le groupe a annoncé la fusion de ses deux entités de gestion d’actifs en Allemagne, Frankfurt-Trust Investment-Gesellschaft et Oddo BHF AM. C’est sous cette dernière marque que sera désormais exercée l’activité. «La fusion est conditionnée à l’approbation de la BaFin et à la consultation des comités d’entreprise, et devrait prendre effet au premier semestre 2018», indique un communiqué. Oddo BHF AM affiche 61 milliards d’euros d’actifs gérés en France et en Allemagne.
Dans ses activités de placements avec les clients tiers, Swiss Life Asset Managers, la société de gestion de l’assureur Swiss Life, a enregistré une collecte nette de 7 milliards de francs durant les neuf premiers mois de 2017 contre 5,9 milliards de francs un an plus tôt, portant les actifs gérés pour le compte de tiers à 60,8 milliards de francs au 30 septembre 2017 contre 49,6 milliards de francs à fin 2016, a indiqué le groupe suisse ce 8 novembre. Durant les trois premiers trimestres 2017, Swiss Life Asset Managers a généré un total de 455 millions de francs de revenus issus de frais et commissions (exercice précédent : 422 millions de francs), soit une progression de 8% en monnaie locale.En France, l’assureur suisse a enregistré une hausse des primes de 13% en monnaie locale, à 3,7 milliards de francs (exercice précédent : 3,3 milliards de francs). Cette croissance est due à la forte progression en Vie. Les revenus issus de frais et commissions ont gagné 23% en monnaie locale, pour atteindre 216 millions de francs (exercice précédent : 175 millions de francs). La croissance de la part en unités de compte en Vie et les commissions plus élevées issues des activités de la banque privée sont à l’origine de cette hausse très satisfaisante. Sur les neuf premiers mois de 2017, le groupe Swiss Life a réalisé des revenus issus de frais et commissions de 1035 millions de francs au total (exercice précédent : 974 millions de francs). Cette croissance de 7% en monnaie locale est due à des contributions plus élevées provenant de produits et services tiers et propres à l’entreprise (+12%), de Swiss Life Asset Managers (+8%) et des canaux de conseil propres à Swiss Life (+4%). Sur les trois premiers trimestres, les recettes de primes du groupe ont progressé de 3% en monnaie locale, à 13,8 milliards de francs (exercice précédent : 13,4 milliards de francs). « Au troisième trimestre 2017, nous avons pu poursuivre notre évolution positive du premier semestre », déclare Patrick Frost, Group CEO de Swiss Life, cité dans un communiqué. « Avec la croissance des revenus issus de frais et commissions, nous avons fait de nouveaux progrès dans un domaine stratégiquement important. Malgré une focalisation toujours stricte sur la rentabilité, nous avons en outre réussi à augmenter les recettes de primes. Au vu des résultats des trois premiers trimestres 2017, nous sommes toujours optimistes quant à notre capacité à atteindre nos objectifs financiers pour 2017. »
Le gestionnaire d’actifs Partners Group a annoncé ce 7 novembre avoir investi pour le compte de ses clients dans la société Laser Clinics Australia (LCA), spécialisée dans les traitements cosmétiques. Il participe à la première tranche de financement pour permettre l’acquisition de LCA par la société d’investissement KKR, précise un communiqué. Laser Clinics a été fondé en 2008 avec l’ouverture d’une première clinique à Sydney. Actuellement, le prestataire de traitements esthétiques non invasifs domine le marché australien avec plus de 80 cliniques dans le pays. Le modèle est basé sur une franchise.
Le gouvernement devrait officialiser dans les prochains jours le choix d’Eric Lombard comme prochain directeur général de la Caisse des Dépôts en remplacement de Pierre-René Lemas, rapporte Le Figaro qui cite des sources concordantes. Selon le quotidien, l’annonce n’attendrait plus que l’avis de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Et pour cause. Gilles Le Gendre, député La République En Marche élu en juillet président de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts, a par le passé exercé son activité de conseil notamment auprès de Generali France, dont Eric Lombard a été le patron de 2013 à mai 2017. La Haute Autorité, saisie il y a quelques jours, devra dire si ce passé commun crée ou non un problème pour la cohabitation future du tandem Lombard-Le Gendre. Eric Lombard devra également obtenir le feu vert des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.Eric Lombard, 59 ans, a fait l’essentiel de sa carrière chez BNP Paribas, d’abord comme banquier puis comme assureur en tant que patron de Cardif puis de Generali France.
PFA, le plus grand fonds de pension commercial du Danemark, ainsi que PensionDanmark, PKA, AP Pension et MP Pension, devraient reprendre 10,9% de la banque danoise Nykredit Realkredit à la coopérative Forenet Kredit, qui en détient 90%, pour 7,5 milliards de couronnes danoises (1 milliard d’euros), rapporte L’Agefi. Les investisseurs ont également déposé des offres pour le rachat de deux petites participations d’autres propriétaires, ce qui porte le montant total à 11,6 milliards de couronnes danoises, pour une participation combinée de 16,9%. Le premier prêteur immobilier du pays scandinave, basé à Copenhague, a déclaré mardi que, sous réserve que le deal soit approuvé, son introduction en Bourse n’est plus nécessaire.
Contraints par les ratios d’emprise sur les sociétés de gestion ou les fonds d’investissements, les investisseurs institutionnels sont de plus en plus nombreux à apprécier les fonds de place qui leur permettent d’investir de manière indirecte dans les talents de demain. C’est le message envoyé par plusieurs d’entre eux lors d’une conférence organisée lundi soir à Paris par 2i Sélection, un fonds de fonds géré par Amilton Asset Management, qui investit dans les sociétés de gestion entrepreneuriales. «Je ne peux pas investir directement des petits tickets dans des petites sociétés de gestion quand chez moi, à 50 millions d’euros le ticket d’entrée moyen, et sur la base d’un ratio d’emprise de 10% , il faut un fonds de 500 millions d’euros d’encours minimum. Le problème ce n’est pas d’amener des capitaux avec nos gros sabots. Mais c’est de sortir ensuite et laisser mortes sur le bord de la route les petites sociétés de gestion. C’est un problème d’accompagnement. Et 2i Sélection fait très bien cela pour nous», a ainsi expliqué Eric Bequet, responsable de la gestion d’actifs assurances de BNP Paribas Cardif qui fait partie des huit institutionnels qui ont participé à la levée de fonds de 2i Sélection. Pour l’assureur, il est compliqué de justifier des lignes qui vont représenter 0,01% des encours seulement. «Quand elle voit ces lignes, l’inspection générale nous demande de les nettoyer car elles n’ont pas de justification au sens économique pur au regard de la taille de nos encours. Du coup, on agglomère avec un fonds dédié qui va faire la diversification et la sélection des gestions, mais le faire en direct ça n’a pas de sens». L’assureur peut par contre intervenir sur des sociétés de gestion un peu plus matures avec des encours significatifs qui se retrouvent comme supports sur des unités de comptes au niveau des banques privées ou des CGPI. «Là on voit beaucoup de sociétés en accélération qui sont demandées par nos clients. Dans ce cas là, je vais demander d’avoir des sociétés de gestion avec un seuil minimum et avoir des délégations pour un agrément jusqu'à 100 millions d’euros. En dessous de 100 millions d’euros on va devoir passer en dérogation. Mais on est quand même à minimum à 100 millions d’euros. On a donc des seuils internes en plus des seuils réglementaires», explique-t-il. Le groupe a toutefois participé à de nombreux programmes de la place qui ont permis de faire émerger des nouvelles sociétés de gestion. Pour Maxence Hecquard, adjoint au directeur des investissements de SMA BTP qui «ne délègue pas beaucoup sa gestion ", avec 2i Sélection, «notre participation est très intéressée. Il s’agit de maintenir Paris comme un écosystème financier d’excellence. On considère que tout ce qui peut favoriser cela est important pour nous. Mais nous n’avons pas le temps de faire nous même le travail de recherche et de sélection. On est satisfait dans une perspective de veille technologique de passer par un acteur comme 2i Sélection».Le constat est le même chez Groupe Pasteur Mutualité. «Il s’agit de trouver des talents, des sociétés en devenir, de nouvelles techniques de gestion ou d’approche de marché. C’est ce qui m’intéresse par rapport aux autres sociétés plus grandes qui diffèrent peu entre elles», explique Jean-Pierre Cave, trésorier général du Groupe Pasteur Mutualité. Les petites sociétés de gestion représentent 25% à 30% de son allocation sur les actions. Mais il choisit des entreprises qui ont au minimum 3 ans d’expérience et qui sont «très différenciantes les unes des autres""L’intérêt pour nous est celui de soutenir un secteur économique. Lorsqu’il s’agit de soutenir le développement des PME françaises sous forme d’actions tout le monde trouve cela naturel. Soutenir des PME de la gestion d’actifs c’est pareil», a aussi ajouté Eric Bequet, chez BNP Paribas Cardif. «En outre, quand je dois acheter des produits financiers, c’est bien d’avoir de la diversité et d’avoir des idées qui seront la gestion de demain. On peut y trouver des idées pour notre gestion tactique de portefeuille».Jean-Claude Guimiot, co-gérant du fonds 2i Sélection avec Franck Missera, a par ailleurs profité de la soirée pour annoncer une nouvelle levée de fonds en cours. Elle pourrait porter les actifs levés par 2i Sélection à 200 millions d’euros. Pour rappel, le fonds investit dans les fonds de sociétés de gestion entrepreneuriales qui ont moins de 2 milliards d’euros d’encours. Le portefeuille sélectionné ne doit pas dépasser les 100 millions d’euros et 2i Sélection sort systématiquement lorsqu’il dépasse 200 millions d’euros. Il a investi par exemple dans des fonds de Pleiade, Trusteam, Gestion 21 ou encore Constance & Associés. Il est actuellement soutenu par huit grands investisseurs institutionnels.