Henderson Park, plateforme d’investissement immobilier européenne créée par Nick Weber, s’est engagée à acheter auprès de GIC, le fonds souverain de Singapour, l’emblématique hôtel Westin Paris-Vendôme, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires auprès des autorités de la concurrence. GIC pourra exercer une option de vente auprès d’Henderson Park dès lors que le vendeur aura accompli les obligations lui incombant en vertu de la législation française du travail, à savoir l’information et la consultation des institutions représentatives du personnel de l’hôtel Westin Paris-Vendôme, précise un communiqué. Henderson Park a déjà racheté le Méridien Etoile en novembre 2016. Le Westin Paris-Vendôme est un hôtel situé dans le 1er arrondissement de Paris, à quelques pas de la Place Vendôme et de la rue du Faubourg Saint-Honoré et donnant sur le Musée du Louvre, ainsi que sur le jardin des Tuileries et la Seine. L’hôtel développe une surface brute de 28.000 mètres carrés et comprend 428 chambres, ainsi que trois restaurants, plusieurs bars, de grands espaces de conférence dont trois salons historiques, un centre de fitness et un spa. Il comprend également treize boutiques situées au rez-de-chaussée sur la rue de Rivoli et la rue Castiglione.
L’Eiopa, l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, a publié ce 13 décembre le résultat de son test de résistance 2017 destiné aux fonds de pension. Ont participé 195 fonds de pension issus de 20 pays, qui représentaient 39% de l’ensemble des actifs. Le régulateur a cherché à mesurer la capacité de ces acteurs à faire face à un «double risque», celui de la baisse des taux d’intérêt sans risque cumulé à celui d’une chute du prix des actifs détenus. Le test a mis en évidence une sous-capitalisation cumulée des fonds de pension qui serait supérieure à 700 milliards d’euros. Le risque de contagion au système financier est important pour l’Eiopa: pour un quart des participants, la valeur du soutien de leurs maisons-mères sur leurs bilans dépasse 42% de la valeur de marché de celles-ci. La part passe à 66% sous le scénario le plus défavorable. L’Eiopa dit par ailleurs regretter que tous les fonds de pension n’aient pas participé à l’exercice. «L’objectif de couverture de 50% n’a pas été atteint dans plusieurs Etats-membres en raison de l’incapacité des autorités nationales à imposer la participation à l’exercice. Une telle insuffisance dans la supervision est un risque supplémentaire parce que les autorités compétentes ne pourront pas accéder aux vulnérabilités dans des conditions de marché défavorables», déplore l’Eiopa. L’Eiopa n’a pas communiqué de résultats individuels.
Le fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) WisdomTree a annoncé, ce 12 décembre, le lancement de trois nouveaux ETF de sa gamme Boost offrant aux investisseurs une exposition aux obligations d’Etat britanniques (UK Gilts), allemandes (German Bunds) et américaines (US Treasuries). Il s’agit des fonds Boost Gilts 10Y 1x Short Daily ETP, Boost Bund 30Y 3x Short Daily ETP et, enfin, Boost US Treasuries 30Y 3x Short Daily ETP. Ces fonds sont cotés sur les Bourses de Londres, de Milan et de Francfort.
Après l’Espagne, le Luxembourg. Le gestionnaire d’actifs espagnol Cobas Asset Management prépare activement le lancement au Luxembourg de Cobas Concentrados, la version concentrée du fonds Cobas Seleccion qui a été récemment enregistrée auprès du régulateur espagnol, la CNMV (voir NewsManagers du 8 décembre 2017), a indiqué à NewsManagers, Veronica Vieira, responsable du développement de la société en France et au Benelux . Le nouveau véhicule prendra la forme d’un fonds d’investissement alternatif au format FIS (fonds d’investissement spécialisé).Le fonds devrait être disponible dans le courant du mois de janvier. La stratégie, qui devrait comprendre une vingtaine de valeurs, répond notamment à la demande des family offices qui recherchent de la concentration dans les portefeuilles. Les actifs sous gestion de la stratégie Cobas Seleccion dépassent la barre du milliard d’euros.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais NN Investment Partners (NN IP) a annoncé, ce 13 décembre, la nomination d’Eric Verret au poste de responsable des « Corporate Loans » afin de renforcer son équipe dédiée au crédit alternatif (« Alternative Credit »). Dans le cadre de ses fonctions, la nouvelle recrue sera responsable des stratégies d’investissement de crédit corporat et sera rattachée à Gabriella Kindert, responsable du pôle de crédit alternatif chez NN IP.Titulaire d’un MBA de l’INSEAD et diplômé de l’Université de Laval au Canada, Eric Verret a occupé plusieurs postes à responsabilités au sein de GE Capital pendant 13 ans. Dernièrement, il a dirigé à Londres une équipe dédiée à la structuration des prêts.En parallèle, NN IP a décidé de renforcer le comité d’investissement en charge du crédit alternatif avec la nomination de deux membres externes indépendants. Il s’agit d’Uwe Seedorf et Hein Brand. Ils complètent ainsi un comité d’investissement constitué de Han Rijken, Patrick den Besten et Gabriella Kindert. Uwe Seedorf, qui compte 28 ans d’expérience, était jusque-là directeur des risques chez GE Capital après y avoir occupé plusieurs postes de direction depuis son arrivée en 2001. Avant cela, il a travaillé chez Dresdner Bank, où il s’est spécialisé dans le financement de projets structurés.Hein Brand, quant à lui, a passé plus de 30 ans à des postes à responsabilité dans le domaine de la gestion du risque crédit, en particulier chez ING et Shell. De 2009 à 2016, il a notamment été directeur général d’ING Real Estate.
LaSalle a annoncé mardi un partenariat avec JMG portant sur le développement de trois actifs en blanc en Ile-de-France et en région lyonnaise, qui seront livrés entre 2018 et 2020, rapporte L’Agefi. «Il y a une vraie demande, qui n'était pas forcément présente il y a dix ans, ce qui réduit notre risque locatif», explique Karim Habra, directeur général Europe de LaSalle. «Les taux de vacance sur la logistique n’ont jamais été aussi bas en Europe», à 6,5%, ajoute-t-il. En amont, les investisseurs sont à l’affût, ce qui a déjà mis sous pression les taux de rendement, qui «restent toutefois bien au-dessus de ceux des bureaux» à 5% pour des actifs de haute qualité. «Nos clients veulent investir dans la logistique, pas seulement pour ses taux de rendements mais aussi pour ses perspectives de croissance des loyers», précise Karim Habra. «La logistique fait partie de nos priorités», ajoute-t-il, «nous avons une réflexion paneuropéenne, et nous regardons aujourd’hui des portefeuilles à cette échelle». L’essor du e-commerce pèse certes sur les centres commerciaux, mais il alimente également la demande pour l’immobilier logistique. D’après Cushman & Wakefield, les volumes de colis croîtront de 69% d’ici à 2021, nécessitant une augmentation de plus de 50% des surfaces logistiques à Paris sur la période.
Rien ne va plus chez Ethos. Françoise Bruderer, membre du conseil de fondation d’Ethos, et Monika Roth, qui siégeait au conseil d’administration d’Ethos Services, ont démissionné il y a quelques jours. Toutes deux se sont exprimées avec virulence ces derniers jours dans les médias en mettant en cause la gouvernance d’Ethos qui se présente sur son site Internet comme «la Fondation pour l’investissement responsable et l’actionnariat actif».Dans un communiqué, la Fondation Ethos s’étonne de ces propos, tant sur la forme que sur le fond, en particulier des reproches liés à des conflits d’intérêt. En effet, elle se dit particulièrement sensible aux règles de bonne gouvernance. La Fondation rappelle que, depuis de nombreuses années, une réglementation et des mesures transparentes sur son fonctionnement ont été mises en place, y compris sur la gestion des conflits d’intérêts."Il a été décidé de repourvoir dans les meilleurs délais les places laissées vacantes au sein des conseils. Cette démarche va s’inscrire dans le plan global de succession mis en place pour assurer la pérennité de la Fondation à la suite du départ progressif des fondateurs» indique la fondation dans son communiqué.Le conseil de fondation d’Ethos et le conseil d’administration d’Ethos Services avaient déjà décidé, à l’unanimité, de mener une procédure d’évaluation permettant d’assurer les successions au sein des conseils. Cette démarche relève de la bonne pratique en matière de gouvernement d’entreprise et est réalisée avec l’aide d’un consultant externe, explique la société. Elle va être accélérée dès le début de l’année prochaine. Il est bien entendu que la question du conflit d’intérêt soulevé continuera à être traitée par les deux vice-présidents.Hanspeter Uster, vice-président du conseil de fondation d’Ethos, et Philippe Doffey, vice-président du conseil d’administration d’Ethos Services, soulignent : « Les Conseils d’Ethos confirment leur entière confiance et leur soutien au président ».
Pictet Asset Management vient de recruter Paul Southgate, un ancien associé d’Eisenstat Capital Partners, a appris le site spécialisé Citywire. Paul Southgate rejoint l'équipe de Pictet spécialisée dans les stratégies de total return sur les actions, après avoir passé neuf ans chez Eisenstat en qualité de spécialiste long/short. L'équipe de Pictet gère quelque 8,3 milliards de dollars.Pictet aura ainsi recruté cette année deux gérants spécialisés qui sont venus renforcer l'équipe total return. En juillet dernier, le groupe suisse avait en effet embauché Doc Horn, un ex-gérant de hedge fund qui travaillait chez UBS, qui a pris la direction de l'équipe dédiée aux stratégies long/short.
Créée début 2017, SwissBorg, qui prévoit de lancer une plateforme de gestion de patrimoine basée sur la blockchain vient de lever l'équivalent de 12 millions de francs en cryptomonnaies (bitcoins, ethers et litecoins), rapporte L’Agefi suisse. La collecte par vente de jetons (tokens) sur la blockchain Ethereum (dont la technologie est utilisée par la majorité des ICOs) a débuté jeudi dernier et va se poursuivre jusqu’à mi-janvier, avec un objectif à 50 millions. Les jetons acquis durant l’ICO permettront à leurs détenteurs de choisir la direction dans laquelle le réseau sera développé, via un système de référendum notamment. «Pour chaque décision, la communauté est consultée», précise Anthony Lesoismier, cofondateur et CSO. Les jetons seront également cotés dès le début de l’année et échangeables sur une plateforme, avec laquelle SwissBorg négocie en ce moment. «Le jour où nous avons lancé notre ICO était un des pires moments pour le faire, en raison, notamment, de la forte congestion que le réseau bitcoin a connue dernièrement», explique-t-il. «De plus, l’attention des gens qui pourraient investir dans notre projet se concentre, actuellement, sur les cryptodevises. La flambée du prix du bitcoin les pousse à ne pas les vendre pour le moment.»
La société de gestion multi-boutiques australienne Fidante Partners, filiale de Challenger Group, vient de recruter Joachim Klement au poste de responsable de la recherche en investissement, selon le profil LinkedIn de l’intéressé. Basé à Londres et en poste depuis début novembre, il est responsable de toutes les activités de recherche de la société sur les investissements alternatifs et les sociétés d’investissement cotées. Joachim Klement arrive en provenance de Credit Suisse à Londres où il était « managing director » en charge de la recherche thématique au sein de Credit Suisse International Wealth Management. Avant cela, il a officié en qualité d’associé et directeur des investissements chez Wellershoff & Partners. Au cours de sa carrière, il est également passé chez UBS Wealth Management.
CC+, un grand hedge fund spécialisé dans le café et le cacao, a décidé de fermer définitivement ses portes, rapporte le quotidien Les Echos. Ce fonds, qui appartient à la société d’investissement londonienne Armajaro créée par le financier britannique Anthony Ward, a perdu de l’argent en 2016 pour la première fois depuis sa création, selon Bloomberg. Le hedge fund a donc décidé de rendre leurs avoirs à ses investisseurs et de fermer ce mois-ci. Les gains sont actuellement beaucoup plus difficiles à engranger pour ces hedge funds de matières premières de niche. En cause, le trading algorithmique qui bouleverse les méthodes traditionnelles de paris sur les marchés.
Le gestionnaire d’actifs britannique Old Mutual Wealth a annoncé, ce 13 décembre, la nomination de Jeremy Mugridge en qualité de responsable des propositions marketing (« head of proposition marketing ») pour sa plateforme au Royaume-Uni. Il sera directement rattaché à Michelle Andrews, directrice marketing chez Old Mutual Wealth. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Jeremy Mugridge sera chargé de faire la promotion des propositions commerciales de la plateforme britannique auprès des clients et des conseillers en matière de pensions, d’investissements et de protection.Jeremy Mugridge remplace Tom Hawkins, présent au sein d’Old Mutual Wealth depuis 17 ans, qui est devenu responsable de l’équipe de consultants d’Old Mutual Wealth. A ce titre, il sera rattaché à Tony Harris, responsable de la plateforme de distribution.Jeremy Mugridge arrive en provenance d’Aegon où il était responsable de plusieurs projets liés au numérique et aux conseils en investissements. Avant cela, il a été directeur marketing au sein de la fintech Instinct Studios. Au cours de sa carrière, il était déjà passé chez Old Mutual Wealth, y travaillant de 2007 à 2012 à des postes commerciaux et marketing.
Invesco a annoncé, mercredi 13 décembre, l’arrivée de Teresa Pisanti en qualité de conseillère juridique senior (« Senior Legal Counsel ») au sein de ses équipes en Italie. Basée à Milan, l’intéressée a pour mission d’assister les équipes européennes, et en premier lieu l’équipe italienne, sur tous les sujets liés à l’environnement réglementaire italien. Avant de rejoindre Invesco, Teresa Pisanti a occupé plusieurs postes à responsabilités dans le domaine juridique dans des cabinets d’avocats ou des sociétés de gestion. Précédemment, elle était ainsi avocate-associée au sein du cabinet King & Wood Mallesons. Avant cela, elle a travaillé chez Consultinvest Investimenti, Kairos Partners ou encore Franlin Templeton Investments.
Le gestionnaire d’actifs allemand Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a nommé Michele Gaffo en qualité de responsable du secteur assurantiel à l’échelle mondiale, rapporte le site InvestmentEurope. Basé à Francfort, l’intéressé prendra officiellement ses fonctions le 1er février 2018. Michele Gaffo, qui compte plus de 20 ans d’expérience, arrive en provenance du groupe italien PosteVita Insurance, où il officie actuellement en tant que directeur des investissements. Avant cela, il a été directeur des investissements d’Allianz Italie et responsable mondial de la gestion actifs-passifs au sein du groupe Allianz.
Ashmore est la seule grande société de gestion qui doit encore décider si elle va facturer à ses clients la recherche externe lors de l’entrée en vigueur de MIF 2, rapporte le Financial Times. Le journal a contacté plusieurs sociétés de gestion ces derniers mois pour déterminer ce qu’elles vont faire. La grande majorité, dont BlackRock, Schroders et Franklin Templeton, ont décidé d’absorber le coût de la recherche eux-mêmes. Ashmore, qui se spécialise dans les marchés émergents, n’a pas souhaité faire de commentaire. Lyxor a indiqué mercredi qu’il absorberait le coût de la recherche pour les fonds qu’il gère directement. Candriam a aussi annoncé qu’il prendrait en charge le coût de la recherche.
Le spécialiste de la gestion alternative HFR a annoncé ce 13 décembre le lancement de deux nouveaux indices, le HFR Blockchain Composite Index et le HFR Cryptocurrency Index, les premiers indices destinés à capturer la performance des hedge funds investissant dans la technologie blockchain et les crypto-monnaies.Le HFR Blockchain Composite Index comprend des fonds qui investissent directement dans la technologie blockchain, dans les crypto-monnaies ou dans d’autres nouvelles innovations liées à la blockchain. L’autre indice dédié aux crypto-monnaies, en fait un sous-indice du Blockchain Composite, comprend tous les fonds qui investissent et négocient directement les monnaies virtuelles, générant de la performance par le biais d’un portefeuille géré activement d’actifs de crypto-monnaies, dont le bitcoin, l’ethereum, le Litecoin, le ripple et d’autres monnaies virtuelles ainsi que les levées de fonds libellées en crypto-monnaies (ICO).
Peu de changements majeurs dans le dernier classement à fin juin des 100 premiers gestionnaires spécialisés dans l’immobilier réalisé par le site IPE Real Assets. Les sept premiers du classement sont les mêmes, la seule différence étant le mouvement entre les troisième et quatrième places, au détriment de Blackstone qui se retrouve derrière TH Real Estate. Après la crise financière de 2008, le secteur pourrait être confronté assez rapidement à un nouveau test, celui de la remontée des taux d’intérêt. Une remontée très progressive mais qui marque très probablement la fin de l’environnement de taux bas.Ces dernières années en tout cas, le secteur a bénéficié d’un afflux massif de capitaux, les investisseurs étant à la recherche de rendement et de diversification. Le premier du classement par exemple, Brookfield Asset Management, qui occupe la tête de liste depuis cinq ans sans interruption, affiche des encours de 153,2 milliards d’euros à fin mars 2017 contre seulement 78 milliards d’euros en 2013. La deuxième place revient à PGIM, avec 109,9 milliards d’euros à fin juin 2017, qui, avec Brookfield AM, sont les deux seules sociétés à présenter des encours supérieurs à 100 milliards d’euros.Parmi les premiers acteurs français présents dans ce classement figurent AXA IM – Real Assets, qui pointe à la onzième place avec des encours de 67,4 milliards de dollars, loin devant BNP Paribas Real Estate Investment, qui occupe la 39ème place avec 24,06 milliards d’euros, juste devant Amundi Real Estate (23,36 milliards d’euros). Un autre acteur français significatif, La Française se classe en 55ème position avec un encours de 15,07 milliards d’euros.
Dividende. La division de gestion d’actifs de Deutsche Bank poursuit son chemin vers une cotation prévue au printemps prochain. La banque souhaite en céder une part minoritaire, pourquoi pas, selon plusieurs sources, 25 % pour 2 milliards d’euros. Pour faire les yeux doux au marché, Deutsche AM, qui prendra d’ici là le nom de sa marque allemande de détail, DWS, a fait miroiter un taux de distribution de 65 % à 75 % à moyen terme de son bénéfice. Sur fond d’un taux de collecte nette de 3 % à 5 % de ses encours (711 milliards d’euros à fin septembre) et d’un coefficient d’exploitation inférieur à 65 %, contre 68 % sur les neuf premiers mois de 2017. Cela passera, sous la baguette de son patron Nicolas Moreau (photo), par un audit de ses implantations, l’internationalisation de technologies ou l’optimisation des relations fournisseurs.
Bons vœux. Pas de souci à venir pour l’activité économique des pays développés. Les indicateurs composites avancés (ICA) de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) continuent de signaler une croissance stable dans les pays membres de la zone prise dans son ensemble (100,13 pour une moyenne de long terme de 100). Les ICA sont conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité par rapport à sa tendance avec six à neuf mois d’avance. Cette croissance appelée à se poursuivre est signalée aux Etats-Unis, au Japon, au Canada, et tout particulièrement dans la zone euro (100,63), notamment en France, relève l’OCDE. Les économies de la zone euro avaient rejoint leur moyenne de long terme il y a tout juste un an, en décembre 2016. Une accélération (« inflexion positive ») est même attendue en Allemagne (101,1) et en Italie (100,7). Une exception confirme la règle en Europe : le Royaume-Uni où « les perspectives de croissance continuent de se détériorer et les signes d’infléchissement sont de plus en plus nombreux ». Quelles que soient les zones retenues, les indicateurs avancés de l’OCDE sont au vert, zone euro, Asie, Nafta (Association de libre-échange d’Amérique du Nord), les quatre principaux pays européens et aussi les principales économies émergentes. Ces dernières enregistrent des « inflexions positives » dans le secteur industriel dans le cas de la Chine et une consolidation globale pour le Brésil. Les indicateurs de la Russie et de l’Inde annoncent aussi une poursuite de la croissance, l’indicateur de la Russie atteignant 100,9.
Selon le dernier relevé des compteurs de l’AMF (rapport sur la gestion responsable dans la gestion collective), à mi-novembre, 119 fonds se prévalaient d’être estampillés du label public ISR. Ce qui représente 22 milliards d’actifs gérés, soit bon an mal an 5 % à 10 % des encours des véhicules socialement responsables.
L’IOR a péché, mais l’Institution pour les œuvres religieuses ne veut pas connaître les flammes de l’enfer. Le Vatican (photo) s’est doté d’une autorité financière pour faire le ménage dans sa banque gangrénée par des affaires de blanchiment jusqu’en 2012. Le ménage semble correct, indique un rapport du Conseil de l’Europe. Mais le fait qu’aucune affaire n’ait été portée devant les tribunaux laisse comme un goût d’inachevé et de doute. On ne change pas des habitudes millénaires d’entre-soi.
C’est la diminution sur un an du nombre de défaillances d’entreprises en France à fin septembre 2017. Les données de la Banque de France montrent que le secteur immobilier enregistre la plus forte amélioration : -14 % aussi bien pour le secteur de la construction que pour celui des activités immobilières.
A pas de géants. Avec 78,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin 2016, le marché des OPCI (organismes de placement collectif en immobilier), qui vient de souffler ses 10 bougies, connaît un véritable succès. Selon l’étude 2017 réalisée par l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) à la demande de l’AFG* et de l’Aspim**, l’actif brut du marché des OPCI au 31 décembre 2016 est supérieur à 78 milliards d’euros. Soit plus du double de celui enregistré à fin 2013, date de la dernière étude. Ces véhicules connaissent à la fois l’appétit des institutionnels en raison d’une structure juridique et fiscale attractive et celui des particuliers qui y accèdent, notamment, par le biais de l’assurance-vie. Après des débuts poussifs, en trois ans seulement, sur le seul segment des OPCI destinés aux personnes physiques, les souscriptions nettes ont été multipliées par 14 à 4,1 milliards d’euros en 2016. Pour pousser la comparaison avec d’autres fonds immobiliers, en 2016, ces flux entrants sont sept fois supérieurs à ceux des SIIC (591 millions d’euros). Encore indétrônables aux yeux des Français, les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) engrangent 5,6 milliards d’euros sur la même année.