Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé, hier, l’arrivée de Sébastien Ploton au sein de l’équipe européenne de gestion crédit à Paris en tant que gérant high yield senior. L’intéressé est rattaché à Vincent Marioni, directeur Europe des investissements crédit et plus particulièrement en charge de la gestion de la stratégie Allianz Euro High Yield Defensive.Sébastien Ploton, qui compte 11 ans d’expérience dans l’industrie financière, a débuté sa carrière en tant qu’assistant trader actions chez Crédit Agricole CIB, puis rejoint une première fois Allianz Global Investors deux ans plus tard, en 2007, comme analyste quantitatif. En 2010, il devient gérant de portefeuille crédit high yield. Depuis 2015, il était gérant chez Amundi, couvrant le marché européen du high yield.« Au travers de ce recrutement, AllianzGI poursuit le renforcement de ses équipes de gestion et de recherche crédit amorcé il y a quelques années », indique la société de gestion dans un communiqué. De fait, placée sous la responsabilité de Vincent Marioni, l’équipe comprend désormais 9 gérants – 3 dédiés au high yield, 4 à l’investment grade et 2 aux obligations convertibles. Cette équipe gère près de 7 milliards d’euros d’actifs à fin 2017 et s’appuient sur une équipe de recherche pilotée par David Manoux qui compte 5 analystes high yield et 6 analystes investment grade.
La société de gestion indépendante Amilton Asset Management (Amilton AM) a annoncé, ce mardi 23 janvier, l’arrivée en son sein de Beata Kaminska au poste de directeur du développement. L’intéressée, qui compte plus de 20 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs, prend ainsi en charge l’organisation des équipes commerciales ainsi que la mise en œuvre des orientations stratégiques et du plan de croissance de la société de gestion. Beata Kaminska occupait depuis 2015 le poste de responsable de la distribution France, Benelux et Suisse chez Tikehau Investment Management après avoir travaillé chez Amundi en qualité de responsable de la distribution France.Au cours des derniers mois, Amilton AM a également renforcé son département commercial avec le recrutement de deux nouveaux responsables commerciaux. Il s’agit d’Albin Molines, qui était précédemment responsable du développement chez Salamandre AM et responsable commercial chez Hixance360 AM, et de Maxime Averso, qui était précédemment responsable commercial et partenariat chez Edmond de Rothschild Asset Management.En outre, afin d’accroître sa visibilité auprès des professionnels du secteur et de ses investisseurs, Amilton AM a également procédé à la création du département Marketing et Communication placé sous la responsabilité de Constantin Paoli qui a rejoint Amilton AM en septembre 2017. Constantin Paoli occupait précédemment le poste de « Product Marketing Manager » en charge des fonds actions chez Oddo BHF Asset Management qu’il avait rejoint en 2014 après avoir été « Product Specialist » chez Natixis Invesment Managers. Ce nouveau département a été renforcé avec l’arrivée en janvier 2018 d’Aude Mourant en qualité de chargée de communication et digital. Elle occupait précédemment le poste d’assistante communication corporate chez AXA Group Solutions. Enfin, Florent Meurtin, précédemment gérant privé chez Oddo BHF Private Wealth Management, en charge de la clientèle patrimoniale pendant plus de 10 ans, a dernièrement rejoint les équipes du département de gestion privée d’Amilton AM.Par ailleurs, Didier Lorre, jusque-là directeur commercial chez Amilton AM, a quitté la société de gestion. L’information, dévoilée par H24 Finance, a été confirmée à NewsManagers par un porte-parole d’Amilton AM. Ce départ est intervenu d’un commun accord avec la direction, a précisé ce même porte-parole. Didier Lorre avait intégré Amilton AM en 2012 suite au rachat de Swan Capital.
La plateforme ETF d’Amundi continue de croître deux fois plus vite que le reste du marché européen. Amundi ETF a annoncé ce 23 janvier des encours sous gestion de 38 milliards d’euros contre plus de 25 milliards d’euros fin 2016, grâce à des flux records qui ont dépassé les 10 milliards d’euros après des entrées nettes de plus de 4 milliards d’euros en 2016. «L’augmentation des encours représente un doublement de la collecte en comparaison à celle de 2016, et repose sur le succès des stratégies d’investissement mises en place et une forte innovation produits», souligne un communiqué.Amundi ETF a notamment attiré des flux sur des stratégies coeur, entre autres sa gamme d’obligations à taux variable qui a capté près de 3 milliards d’euros en 2017. Amundi a en outre capté plus de 30% des flux européens sur les ETF multifactoriels et plus du tiers des flux européens sur des expositions actions émergentes. La gamme actions émergentes d’Amundi ETF affiche 7,8 milliards d’euros d’encours sous gestion, Amundi ETF MSCI Emerging Markets Ucits ETF atteignant près de 5 milliards d’euros d’encours.Afin de consolider sa position, Amundi indique qu’il va «continuer de placer l’innovation produits au coeur de sa philosophie», particulièrement dans l’univers obligataire, de manière à aider les investisseurs à faire face aux conditions de marchés plus contrastées en 2018. Amundi ETF revendique ainsi avoir été le premier à explorer l’univers des expositions actions Market Neutral l’an dernier avec le lancement d’Amundi ETF ISTOXX Europe Multi-Factor Market Neutral UCITS ETF. Amundi ETF veut en outre accélérer sa pénétration du marché des investisseurs particuliers, sans toutefois livrer de chiffres. Il assure ainsi que si les investisseurs institutionnels continuent d’utiliser les ETF pour leurs stratégies d’allocation tactique ou stratégique, la demande des particuliers pour les ETF augmente elle aussi. Les investisseurs particuliers sont attirés par une structure de coûts compétitive et une grande transparence, dans un contexte marqué par la mise en place de la directive MiFID II. Amundi ETF privilégie des solutions packagées à base d’ETF pour les réseaux de distribution et plateformes, en capitalisant sur les relations que le groupe entretient avec les distributeurs, et sur sa capacité à accompagner ses partenaires dans le développement d’outils dédiés (ex : efforts de formation, outils d’allocation, etc).
La plateforme Saagie a annoncé ce 23 janvier un tour de financement de 5 millions d’euros avec notamment l’arrivée d’un nouvel entrant, C. Entrepreneurs, le fonds de capital-risque géré par Cathay Innovation. Financé par BNP Paribas Cardif, « C.Entrepreneurs » a pour objectif de soutenir les start-up du monde entier qui développent des technologies et des services redéfinissant le monde de l’assurance et de la banque. La Caisse d’Epargne Normandie rejoint également l’aventure Saagie et ce tour de table aux côtés de ses investisseurs historiques CapHorn Invest, BNP Paribas Développement et le groupe Matmut qui augmentent leur participation au capital.Des renforts et business angels se joignent également à ce tour de table. Eric Boustouller, actuel CEO de SoLocal Group et ancien Corporate Vice President de Microsoft Europe de l’Ouest, ainsi que Bertrand Cariou, Senior Director Solutions & Partner Marketing chez Trifacta participent à ce tour de financement et deviennent advisors du comité de direction de Saagie. Le premier conseillera Saagie sur la partie business et internationale tandis que Bertrand Cariou apportera ses compétences et expériences du marketing, de la stratégie et du développement produit. Ils rejoignent Hervé Couturier, précédemment vice-président exécutif chargé de la recherche et du développement de Business Objects, responsable de la R&D de SAP puis Amadeus, il conseille les évolutions stratégiques de l’offre Saagie.Avec ce nouveau tour de table, Saagie, qui avait levé 4,2 millions d’euros fin 2016, veut renforcer son offre produit et s’envoler vers l’international. « Ce tour de table n’est que le premier étage de la fusée Saagie et nous permet d’accélérer davantage. Nous sommes la seule plateforme Big Data complète, ouverte et pré-intégrant le meilleur des briques technologiques du marché. Nous allons accentuer nos développements pour que l’offre Saagie - déjà disponible en Cloud et sous forme d’appliance - soit également disponible « on-premise » et sur les plateformes Amazon, Azure et Google», explique Arnaud Muller, CEO et fondateur de Saagie. «Après avoir validé notre offre technologique outre-Atlantique en ouvrant un bureau à San Francisco, nous projetons d’en ouvrir un second à New York ainsi que deux nouvelles filiales européennes. Nous prévoyons de tripler nos revenus, de quadrupler notre nombre de clients et continuerons pour cela à recruter activement des profils de qualité », complète Jérôme Trédan, directeur général de Saagie.
Une année blanche. Le premier semestre 2017 avait débuté sur les chapeaux de roues, la deuxième partie de l’année s’est manifestement moins bien passée. La société de gestion, qui avait franchi le cap des 60 milliards d’euros vers la fin du premier semestre, termine l’année avec un encours d’environ 56 milliards d’euros, stable par rapport à fin décembre 2016. Tout au plus la société de gestion a-t-elle enregistré une collecte nette de 423 millions d’euros, a indiqué le 23 janvier Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement de Carmignac. Didier Saint-Georges a aussi expliqué, à l’occasion d’une conférence de presse, que Carmignac avait été pénalisé par l’appréciation de l’euro. C’est ainsi que le fonds Carmignac Patrimoine, dont les encours s'élèvent à environ 22,2 milliards d’euros, affiche une performance d'à peine 1%. On pouvait attendre mieux mais l’effet marchés a été complètement effacé par un impact devises négatif. En outre, le portefeuille a été affecté par l’investissement dans Altice. David Older, responsable de l'équipe «Actions» chez Carmignac, a parlé d’"erreur» et reconnu que le ralentissement de la croissance du groupe en France à l’origine de l’avertissement sur résultats de novembre avait constitué «une grosse surprise». La position a été soldée fin 2017. Son impact sur Carmignac Patrimoine a été négatif de quelque 140 points de base sur l’ensemble du portefeuille. Les investisseurs ont en tout cas sanctionné la performance trop modeste du fonds phare de Carmignac par des sorties nettes qui ont représenté environ 7% des encours, a précisé Didier Saint-Georges.Mais les investisseurs ont aussi été séduits par le fonds obligataire Carmignac Sécurité, dont la performance n’est pas non plus flamboyante (+0,04%) mais qui a enregistré des entrées nettes d’environ 2 milliards d’euros. Les actifs sous gestion du fonds s'élèvent fin 2017 à près de 13,4 milliards d’euros. On observe en outre les bonnes performances du fonds de small caps Carmignac Euro-Entrepreneurs qui a réalisé un gain de près de 24%, et du fonds diversifié Carmignac Euro-Patrimoine qui gagne près de 15%. Les stratégies émergentes se sont également bien comportées, avec des performances de 18,84% pour Carmignac Emergents et de 17,91% pour Carmignac Portfolio Emerging Discovery.Côté perspectives, Carmignac prône la prudence. Le «conte de fées» d’une croissance forte et d’une inflation faible à l'échelle mondiale ne peut pas durer et il faut s’attendre à une remontée de la volatilité, avec une accélération, modérée, de la hausse des prix et une remontée des rendements obligataires. Frédéric Leroux , responsable de l'équipe «cross asset» chez Carmignac, a aussi indiqué qu’il ne fallait pas exclure une déception du côté de la croissance américaine. La réforme fiscale de l’administration Trump aura un impact limité, en tout cas dans l’immédiat, l’investissement des entreprises tend à ralentir et la consommation des ménages pourrait pâtir d’une remontée du taux d'épargne. Autrement dit, la prévision d’une croissance de 2,6% outre-Atlantique est peut-être un peu optimiste. «Si la croissance aux Etats-Unis est de 2% ou un peu moins, la croissance mondiale n’atteindra pas 4%», comme le prévoit désormais le Fonds monétaire international (FMI).Dans la zone euro, la contribution de la consommation et de l’investissement à l’expansion du PIB réel recule depuis maintenant cinq trimestres, ce qui accroît la dépendance de la région à la croissance mondiale, relève Frédéric Leroux. Or «l’euro s’est fortement apprécié et pourrait continuer de le faire, au point que cela pourrait devenir un important handicap» pour les exportateurs européens.Autre élément déterminant pour 2018, la normalisation des politiques monétaires des grandes banques centrales ne sera quant à elle pas forcément un handicap pour les actions, estime Carmignac, car la corrélation entre taux d’intérêt et cours des sociétés cotées n’est négative que lorsque le rendement à dix ans américain passe la barre des 4%. Ce qui devrait donc favoriser, entre autres, les entreprises conjuguant une forte croissance et un endettement faible, selon David Older, responsable de l'équipe Actions chez Carmignac. Deux caractéristiques qui se retrouvent notamment dans le secteur des hautes technologies qui, «en dépit de ses performances boursières des deux dernières années, reste bon marché».
Oddo BHF Asset Management (Oddo BHF AM) a annoncé, hier, le lancement en date du 12 janvier 2018 de son dixième fonds daté, baptisé fonds Oddo BHF Haut Rendement 2025. Ce véhicule est principalement investi dans des obligations spéculatives à haut rendement d’émetteurs européens arrivant à maturité avant le 1er juillet 2026. Le taux actuariel brut du portefeuille au lancement est de 4,5%, indique la société de gestion. La période de souscription est ouverte jusqu’au 31 janvier 2019. « Au regard du faible niveau des taux d’intérêt, les investisseurs se tournent de plus en plus vers les obligations spéculatives à haut rendement », observe Alain Krief, gérant du fonds et responsable de la gestion obligataire chez Oddo BHF AM. De fait, le prédécesseur de ce nouveau fonds daté, à savoir Oddo Haut Rendement 2023, lancé en 2016 et dont la commercialisation s’est achevée le 12 janvier 2018, enregistre un encours de plus d’un milliard d’euros.Concrètement, le fonds Oddo BHF Haut Rendement 2025 investit dans des obligations d’émetteurs majoritairement européens, dont la notation est comprise entre BB+ et CCC+, avec un maximum de 10% sur les titres CCC+. A ce jour, le portefeuille est exposé à plus de 70% sur des obligations notées B et les maturités des titres sont notamment comprises entre 2021 et 2025. L’allocation géographique des titres est essentiellement européenne avec une diversification sur des émetteurs américains. « Les gérants, avec l’appui d’une équipe de huit analystes, sélectionnent les titres selon un processus d’investissement rigoureux et une analyse crédit fondamentale approfondie », indique Oddo BHF AM.Oddo BHF AM a lancé son premier fonds daté en 2009 sur une durée de quatre ans. Aujourd’hui, la société gère plus de 1,8 milliards d’euros à fin 2017 dans cette classe d’actifs.
Fidelity International a annoncé ce 23 janvier la nomination de Hugh Prendergast au poste de directeur Produits Monde. Dans ce rôle nouvellement créé, Hugh Prendergast supervisera et dirigera les équipes produits de Fidelity dans le monde entier et veillera au développement de la stratégie produit globale. Il assurera cette fonction sous la responsabilité de Bart Grenier, directeur Monde de la gestion d’actifs de Fidelity International.Hugh Prendergast a passé les 16 dernières années chez Pioneer Investments. Il était récemment directeur de la Stratégie Produits et Marketing et a dirigé les fonctions de développement et de commercialisation des produits pour l’Europe, l’Amérique latine, l’offshore américain et l’Asie. Hugh Prendergast rejoindra Fidelity le 19 février prochain.«Les besoins de nos clients deviennent de plus en plus complexes et il est essentiel de continuer à innover en matière de produits et de solutions pour répondre à ces besoins. Hugh jouera un rôle clé dans la poursuite de l’ambition de Fidelity d’offrir les meilleures solutions de placement afin d’attirer et de fidéliser les clients. Nous sommes ravis de l’accueillir au sein de Fidelity International », commente Bart Grenier, directeur Monde de la gestion d’actifs chez Fidelity International.
Les actifs conservés et administrés par State Street s’inscrivaient fin décembre au niveau record de 33.100 milliards de dollars, en progression de 15% par rapport à fin décembre 2016, selon les chiffres publiés ce 23 janvier. La bonne tenue des marchés explique en partie cette évolution également favorisée par de nouveaux mandats au quatrième trimestre pour un montant d’environ 445 milliards de dollars. Les mandats en attente d’installation totalisaient quelque 350 milliards de dollars au terme du quatrième trimestre.Les actifs sous gestion s’inscrivaient de leur côté au niveau record de 2.800 milliards de dollars, en progression de 13% d’une année sur l’autre. Là aussi, la bonne tenue des marchés est à l’origine de cette évolution, ainsi qu’une collecte nette de 6 milliards de dollars.Les revenus du quatrième trimestre ressortent à 2,86 milliards de dollars, contre 2,53 milliards de dollars un an plus tôt. , la marge opérationnelle avant impôts s’inscrivant à 25,7% contre 23,5% un an plus tôt.
Giorgio Riccucci a quitté Credit Suisse en Italie pour rejoindre Lombard Odier en tant que managing director dans le bureau ouvert à Milan en 2016, rapporte Bluerating, citant MF. Il était jusqu’à présent managing directeur de Credit Suisse. Il a aussi été administrateur délégué d’UBS Italia. Ce poste était aussi convoité par Andrea Cingoli, l’ancien administrateur délégué de Banca Esperia.
Confrontés à de faibles taux d’intérêt et à des actifs à risque relativement surévalués, les grands investisseurs institutionnels mondiaux cherchent à se protéger contre le risque de ralentissement en maintenant le niveau de leurs liquidités et en augmentant, au cas par cas, leur allocation aux stratégies de gestion active, selon une nouvelle étude réalisée par BlackRock (1). Tandis que 65 % des clients ne prévoient aucune évolution majeure de de leur poche de liquidités cette année, l’étude montre chez les investisseurs institutionnels un certain intérêt pour la gestion active, qui devrait s’exprimer à travers un éventail varié de classes d’actifs alternatives, dont les actifs illiquides et les hedge funds, ou encore les actions.L’étude révèle que les actifs illiquides ou réels, toujours favoris des grands investisseurs institutionnels, devraient être les grands gagnants en termes de flux. 60 % des investisseurs institutionnels prévoient d’augmenter leur allocation aux infrastructures et aux énergies renouvelables. L’immobilier et le private equity ne seront pas en reste avec respectivement (42 % et 43% des investisseurs institutionnels interrogés comptant accroître leur allocation à ces classes d’actifs. « Les clients ont l’intention de se repositionner sur les marchés privés et d’adopter d’autres stratégies de gestion très actives, signe qu’ils sont conscients de la persistance des risques mondiaux et qu’ils apprécient l’expertise des gestionnaires de portefeuille. Malgré une croissance mondiale synchronisée, la plupart des segments visés par les investisseurs institutionnels devraient produire, d’une manière générale, des rendements bien en-deçà de leurs objectifs », explique Edwin Conway, responsable mondial de la clientèle institutionnelle chez BlackRock. « Il peut sembler paradoxal de maintenir les liquidités à leur niveau actuel et d’augmenter les placements auprès des gérants actifs. Cette double stratégie permet néanmoins à la plupart de nos clients de gérer le risque et de négocier des marchés potentiellement volatils ».Les hedge funds semblent regagner les faveurs des investisseurs qui anticipent en 2018 une hausse des flux qu’ils étaient cependant résolus à réduire en 2017. Un cinquième des investisseurs interrogés (20 %) prévoient d’augmenter leurs investissements dans les hedge funds. Malgré les prévisions de recul global des investissements dans les actions, près d’un quart des institutionnels (24 %) comptent se repositionner sur la gestion active par rapport à la gestion indicielle, contre 16 % prévoyant de faire le contraire.Dans la chasse mondiale au rendement, les autres formes de financement, comme le crédit privé, restent attrayantes, plus de la moitié des investisseurs interrogés (58 %) prévoyant d’augmenter leur allocation à ce segment. Plus largement, dans le crédit, les marchés émergents ont aussi la faveur des investisseurs, avec plus d’un tiers (37 %) des clients interrogés prévoyant de renforcer leur exposition à ce segment. Un recul des placements « core » et « core-plus » (28 %) est globalement attendu, une tendance conforme aux résultats de l’étude d’une année sur l’autre.(1) L’étude Rebalancing Survey 2018 de BlackRock a été réalisée auprès de 224 clients institutionnels du monde entier représentant quelques 7 400 milliards de dollars d’actifs.
Deutsche Bank Wealth Management, la filiale de gestion de fortune de Deutsche Bank, a nommé Gonzalo Jimenez-Fontes del Rey au poste de directeur régional pour l’Andalousie et l’Estrémadure, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé, qui compte plus de 20 ans d’expérience, a effectué l’essentiel de sa carrière chez Bankinter, Morgan Stanley et AB Asesores. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Gonzalo Jimenez-Fontes del Rey sera chargé de la stratégie et du développement de l’activité de Deutsche Bank Wealth Management dans les deux régions. Il sera directement rattaché à Luis Antoñanzas, responsable de Deutsche Bank Wealth Management en Espagne et au Portugal.
Contrecoup de la politique de taux négatifs de la Banque nationale suisse (BNS) et de l’augmentation de l’espérance de vie, UBS a décidé de réduire fortement son taux technique, soit le taux de rendement que la caisse de pension espère réaliser à long terme, rapporte le quotidien le Temps. Critère important de la prévoyance, ce taux doit assurer que les réserves de l’institut de prévoyance suffisent pour payer les rentes futures. Le taux technique va ainsi passer de 3% à 1,5% à partir de 2019. Cette diminution de moitié se répercute notamment sur le taux de conversion, soit le taux auquel l’avoir de vieillesse est converti en une rente annuelle. Ce taux de 1,5% serait l’un des plus bas du marché, selon les experts. A la suite de la baisse du taux technique, le taux de conversion passera de 5,44% à 4,42%. Autrement dit, un assuré prenant sa retraite à 65 verra donc la rente diminuer de 18,75%, avec le changement de modèle. Pour réduire le choc, la banque va injecter 720 millions de francs dans sa caisse de pension sur trois ans à partir de 2020, relève le quotidien suisse.
Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont enregistré une collecte nette positive de 12,4 milliards d’euros en 2017, après trois années difficiles, selon les données publiées mardi par la Caisse des dépôts (CDC). La collecte dans la moyenne d’avant 2012-2013, deux années où elle avait été soutenue par le relèvement de 50% en deux temps du plafond du Livret A. Pour ce dernier, les dépôts ont dépassé les retraits de 10,24 milliards en 2017, malgré une contre-performance en décembre (-360 millions d’euros). La collecte du LDDS a été pour sa part positive de 2,16 milliards sur l’année et de 740 millions sur décembre. L’encours total des deux livrets, avec les intérêts capitalisés, s'élevait à 376 milliards d’euros à fin décembre, dont 271,7 milliards pour le Livret A et 104,3 milliards pour le LDDS. En tenant compte des intérêts capitalisés, l’encours des deux produits affiche une hausse de 4% sur l’année.
Marvin Goodfriend, le candidat désigné par Donald Trump pour un poste de gouverneur de la Réserve fédérale (Fed), a dû marquer son soutien au double mandat de la Fed sur le plein emploi et la stabilité des prix, lors de son audition de confirmation mardi au Sénat, après que des élus démocrates lui ont rappelé d’anciennes déclarations dans lesquelles il souhaitait que la banque centrale se concentre davantage sur le versant de l’inflation. Lors de cette audition devant la commission bancaire du Sénat, les parlementaires démocrates ont soumis l'économiste à un feu nourri de questions sur des propos tenus en 2012, dans lesquels il invitait la Fed à relever «rapidement ses taux», en avertissant que l’inflation pourrait flamber dangereusement si la banque centrale laissait le taux de chômage filer sous le seuil des 7%. «Je le soutiens pleinement», a-t-il dit à propos du double mandat de la Fed sur le plein emploi et la stabilité des prix, regrettant de l’avoir qualifié «d’incohérent» par le passé.
L’Espagne a enregistré un carnet d’ordres jamais atteint pour une émission de dette depuis 2014. Les obligations à 10 ans ont suscité une demande supérieure à 43 milliards d’euros, pour un montant programmé de 10 milliards d’euros. Les titres rémunéreront à 46 points de base (pb) au-dessus du taux mid-swap, alors que l’offre de prix initiale a démarré à un spread de 50 pb, indique une source de marché citée par Bloomberg. Un an plus tôt, une émission similaire était sortie à MS+77 pb. Le redressement progressif de l'économie du pays, la baisse de la tension en Catalogne et la hausse de la note de crédit de l’Espagne par Fitch (à A-) ont contribué à attirer les investisseurs. Les banques organisatrices du placement sont Barclays, BBVA, Citigroup, HSBC, NatWest Markets et Santander.
Les cours du pétrole ont terminé en hausse mardi sur le marché new-yorkais Nymex, portés par les perspectives économiques publiées par le Fonds monétaire international (FMI) et par le sentiment que l’Opep et ses alliés continueront bien d’encadrer leur production au moins jusqu'à la fin de l’année. Le contrat de mars sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 90 cents, soit 1,42%, à 64,47 dollars le baril, tandis que la même échéance sur le Brent de Mer du Nord a pris 93 cents (1,35%) à 69,96 dollars le baril.
Le Fonds de Compensation Commun (Luxembourg, 15,7 milliards d’euros d’encours) confirme sa volonté d’investir dans les obligations vertes et de se lancer dans l’impact investing à travers une poche actions dédiée aux entreprises visant un impact social ou environnemental. Ces nouveaux investissements, qui devraient avoir lieu au cours du premier semestre 2018, devraient aboutir à une nouvelle sélection de gérants, révèle MandateWire. Le fonds avait déjà annoncé sa volonté d’investir dans ce type d’actifs l'été dernier, alors que le président du comité d’investissement, Marc Fries, soulignait que cette décision reflétait la direction actuelle du marché. Par ailleurs, si cinq des des sept appels d’offres récemment lancés par le fonds dans le cadre de sa nouvelle allocation ont abouti à la reconduction du mandat des gérants en place, deux gérants ont cependant perdu leur mandat. Ainsi, HSBC Asset Management a remplacé BNP Paribas Investment Partners sur un mandat d’obligations européennes, tandis que le mandat de Franklin Templeton Investment sur des obligations monde a été réattribué à AXA Investment Managers.
SEB vient de lancer un hedge fund obligataire “relative value”, appelé SEB Eureka Fixed Income Relative Value, rapporte le site danois AMWatch. “Nous allons dégager un rendement compris entre 4 et 8 % avec une volatilité cible de 4 à 8 %”, indique le directeur des investissements du fonds, Bo Michael Andersen. SEB estime que le fonds, basé au Luxembourg, va lever 5 à 6 milliards de couronnes danoises. Environ 3 milliards devraient être recueillis dans les deux à trois années qui viennent. Le fonds ayant un univers d’investissement scandinave, il devrait séduire d’abord les clients nordiques. Mais le fonds pourrait être vendu aussi dans d’autres pays. Il est géré par Bo Michael Andersen et Tore Davidsen.
Le fonds de pension américain Pennsylvania Public School Employees’ Retirement System est l’un des premiers investisseurs à rejoindre le fonds d’infrastructures de Blackstone. Le fonds de pension, dont les actifs sous gestion s'élèvent à un peu plus de 54 milliards de dollars, a décidé d’investir jusqu'à 500 millions de dollars dans le Blackstone Infrastructure Partners, un fonds ouvert lancé l’an dernier et dont les encours pourraient monter jusqu'à 40 milliards de dollars, rapporte le site spécialisé IPE. Le fonds souverain d’Arabie saoudite, le Public Investment Fund (PIF) s'était en effet pour sa part engagé pour un montant jusqu'à concurrence de 20 milliards de dollars.Selon une note du fonds de pension américain, Blackstone envisagerait de lever 7,5 milliards de dollars durant une campagne initiale qui s'étalerait sur neuf mois. Toujours selon le fonds de pension, le fonds devrait investir 70% de ses actifs en Amérique du Nord, notamment dans les transports, l'énergie, l’eau et les déchets, ainsi que le secteur des communications. Blackstone s’est refusé à tout commentaire sur ces informations.
Steve Cohen, le milliardaire des hedge funds, a doublé l’espace de travail de son bureau de Londres, alors qu’il prépare son retour très attendu dans l’univers des hedge funds, rapporte Financial News. L’intéressé, qui gérait précédemment SAC Capital, a loué environ 560 mètres carrés supplémentaires à St James’s Square, selon trois sources proches du dossier. C’est l’indication la plus claire que Steve Cohen a l’intention de recruter davantage de collaborateurs au Royaume-Uni que prévu.
Michael Wong et Adam Grimsley ont quitté BlackRock pour lancer un hedge fund sur les cryptomonnaies, rapporte Financial News. Les deux professionnels des obligations se sont associés à Nic Niedermowwe, détenteur d’un PhD en mathématiques d’Oxford, pour monter Prime Factor Capital. Ils espèrent lever 10 millions de livres d’encours.
Le gestionnaire allemand DJE Investment, basé à Munich, lance une stratégie actions avec l’objectif de dégager des bénéfices dans toutes les situations. Le fonds DJE Equity Market Neutral Europe doit autant que faire se peut dégager des bénéfices, même dans les marchés baissiers. Le fonds sélectionnera au maximum 50 valeurs de grandes entreprises européennes de qualité qui seront équipondérées au sein du portefeuille. Pour éviter les fluctuations de cours sur les marchés, le portefeuille sera couvert avec des dérivés sur indices et sur devises. La stratégie est disponible via un ticket minimum de 3 millions d’euros. Le fonds devrait être également accessible aux particuliers ultérieurement.
Le prestataire de services financiers Degroof Petercam a renforcé sa force de frappe sur le marché allemand avec le recrutement de Patrick Hanser qui, depuis le début de l’année, est membre de l'équipe allemande en charge de la distribution auprès des investisseurs institutionnels qui compte ainsi quatre collaborateurs. Un porte-parole de la société belge a confirmé cette information au site spécialisé Das Investment. Dans un premier temps, Patrick Hanser aura le statut de responsable des ventes junior.Patrick Hanser travaillait précédemment au sein de l’implantation à Francfort de la société de gestion française Métropole Gestion. En octobre dernier, Métropole Gestion a toutefois décidé de fermer son antenne de Francfort et de poursuivre ses activités de distribution sur le marché allemand à partir de Paris.
Le gestionnaire d’actifs Eastspring Investments, spécialisé sur l’Asie, a nommé Colin Graham en qualité de directeur des investissements en charge des solutions multi classes d’actifs, rapporte InvestmentEurope. Basé à Singapour, l’intéressé sera rattaché à Virginie Maisonneuve, directrice des investissements pour la société de gestion. Colin Graham, qui compte plus de 25 ans d’expérience, arrive en provenance de BNP Paribas Investment Partners à Londres où il occupait un poste similaire. Avant cela, il a été « managing director » et co-responsables des stratégies multi classes d’actifs chez BlackRock.
Lombard Odier et le Fonds mondial ont annoncé, ce 22 janvier, un partenariat au sein duquel les deux entités vont développer conjointement «des solutions novatrices permettant d’aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs financiers tout en contribuant à l’édifice social». Les deux sociétés parlent dans un communiqué de partenariat stratégique visant à repenser les approches traditionnelles de l’investissement et de la philanthropie. L’objectif est de faciliter la contribution des investisseurs à la lutte contre plusieurs problèmes sanitaires majeurs. Le partenariat avec Lombard Odier s’attachera à trouver des solutions facilitant la contribution du secteur privé au travail essentiel réalisé par le Fonds mondial tout en répondant aux exigences financières des investisseurs. Il s’intéressera, par exemple, à des structures permettant un partage des gains réalisés sur les investissements. L’idée est également de soutenir plus largement les Objectifs de développement durable des Nations-Unies, en particulier les cinq premiers, visant à éliminer l’extrême pauvreté et la faim, permettre à tous de vivre en bonne santé, assurer l’accès à une éducation de qualité et parvenir à l’égalité entre les sexes. Le Fonds mondial est le fruit d’un partenariat et investit près de 4 milliards de dollars par an pour soutenir des programmes dirigés par des experts locaux dans plus de 100 pays. Il a permis de sauver 22 millions de vies depuis 2002, affirme le communiqué.
Lazard Fund Managers a annoncé ce 22 janvier le renforcement de son équipe de distribution en Suisse avec le recrutement de Carlo Petrachi, avec effet immédiat, au poste de chargé de clientèle à Zurich, en charge du développement de la clientèle dans la région. Il est rattaché à Philippe Bey, responsable de la distribution pour la Suisse.Carlo Petrachi travaillait précédemment chez J. Safra Sarasin à Zurich où il était directeur pour la distribution externe dans les régions germanophone et italophone de la Suisse.
Le gestionnaire d’actifs suisse GAM a repris en interne son fonds actions indiennes, dont la gestion était jusque-là assurée par New Horizon, une société indienne spécialisée dans les actions et basée à Mumbai, a appris Citywire Selector. De fait, dans une note adressée aux investisseurs, New Horizon a annoncé son intention d’arrêter la gestion du fonds GAM Star India Equity, un véhicule lancé en février 2015. La gestion du fonds incombe désormais à Tim Love, directeur d’investissement chez GAM qui supervise déjà deux fonds actions émergentes, et à Joaquim Nogueira, gérant de portefeuille.
Ludovic Djebali, ancien de Source, rejoint State Street Global Advisors (SSGA) dont il devient responsable de l’activité ETF en France (SPDR ETF), rapporte Les Echos. Il remplace ainsi Olivier Paquier, fraîchement recruté par J.P. Morgan Asset Management. Ludovic Djebali, 41 ans, était précédemment « managing director » et responsable de la France, de la Belgique et du Luxembourg au sein du fournisseur Source, société qu’il avait quittée en toute discrétion au cours de l’été 2016. Il avait rejoint Source en 2009 après avoir officié chez Lyxor Asset Management de 2006 et 2009. SPDR ETF pèse 680 milliards de dollars d’actifs sous gestion au niveau mondial dont 27 milliards en Europe et 21 milliards en Asie-Pacifique.