Le groupe écossais Standard Life Aberdeen a perdu jusqu'à 9% en Bourse ce matin et reculait encore de plus de 4% à la mi-journée, après l’annonce de la perte prochaine du mandat de gestion de 109 milliards de livres (122,7 milliards d’euros) que lui confie jusqu'à présent Lloyds Banking Group. La banque britannique cite des enjeux de concurrence pour justifier l’arrêt du contrat qui la lie à Aderdeen, qui a fusionné l’an dernier avec l’assureur Standard Life. Aberdeen en avait hérité en rachetant la branche de gestion d’actifs de Scottish Widows, la filiale d’assurance vie de Lloyds Banking Group et concurrente directe de Standard Life.
Petit Palais, grande fête. Présente sur les trois métiers que sont la gestion d’actifs, la gestion privée et le family office, Amplegest a dignement soufflé ses dix bougies au musée des beaux-arts de la ville de Paris. Nul convive ayant foulé le tapis rouge enneigé de l’avenue Winston Churchill n’était venu s’y « casser la voix ». Parmi eux, Patrick Bruel n’a pas même entonné ce qui aurait pourtant pu être l’hymne de la soirée : « on s’était dit rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, mêmes pommes ». Tous ont déambulé entre buffet et œuvres de Van Gogh, Jongkind ou Van Dongen (au sein de l’exposition « Les Hollandais à Paris, 1789-1914 »). Alain Souchon, qui, lui, aura éternellement dix ans, n’était sans doute pas disponible. Et si tu m’crois pas…
Frais. Ils ont été 8.038 OPCVM commercialisés en 2015 à être passés sous les fourches caudines de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Globalement et en comparaison, les fonds français sont moins coûteux que les fonds de droit étranger : les produits dits « mixtes » sont tarifés 1,58 % en France, contre 1,62 %, les fonds actions 1,80 % contre 1,68 %, les OPCVM obligataires 0,69 % contre 1,10 % pour son équivalent étranger, et 0,10 % du côté d’un fonds monétaire français contre 0,20 %. Parmi les quelque 8.000 fonds étudiés, 148 ont été « épinglés » pour prélever des frais significativement plus élevés que leurs concurrents. Parmi ces OPCVM, 70 % présentent un encours inférieur à 20 millions d’euros, « ce qui ne leur permet donc vraisemblablement pas de profiter d’économies d’échelle », nuance l’AMF. Enfin, l’Autorité pointe « le rôle des commissions de mouvement dans le niveau des frais ». Et soulève que « quasiment tous les fonds français affichant des frais nettement supérieurs à leurs concurrents prélevaient ces commissions ». A bon entendeur...
Les investisseurs ont renoué avec les dettes bancaires AT1, mais doivent désormais faire attention au risque croissant de non-exercice des remboursements anticipés.
Croisé. La pratique est encore rare dans le secteur de l’assurance. La foncière AGLM Immo, commune à l’ensemble des entités du groupe AG2R La Mondiale, vient d’acquérir auprès d’un organisme de protection sociale un immeuble de bureaux situé à Neuilly-sur-Seine. En parallèle, cet organisme lui a acheté le « Sixt’In » situé à Paris. Positionnée sur la création de valeur, la foncière captive d’AG2R tente par ces deux opérations croisées un nouveau mode de sourcing. Il s’agit ici de procéder à l’acquisition d’un actif obsolète qui provient du patrimoine d’un institutionnel peu enclin à porter d’importants travaux. Lequel propriétaire reçoit en contrepartie un actif « core » détenu par AG2R La Mondiale ayant déjà fait l’objet de lourds travaux de repositionnement.
L’année commence mal pour les 500 personnalités les plus riches de la planète, répertoriées par l’agence Bloomberg. Leur fortune agrégée de 5.235 milliards de dollars au premier jour de 2018 avait fondu virtuellement de 89 milliards le 12 février, après pourtant un départ en fanfare. Correction technique sur les marchés financiers pour les plus optimistes, « bear market » pour les plus suspicieux, il n’empêche que quelques-uns ont vu leur fortune personnelle se réduire, toujours virtuellement, de plus d’un milliard.
Plus et moins. L’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) a relevé sa prévision de croissance de la demande mondiale de brut pour 2018 à 1,59 million de barils/jour (bpj), soit 60.000 bpj de plus que dans sa précédente prévision. La raison : la bonne tenue de la conjoncture économique de par le monde. La progression de la demande devrait être compensée par l’offre des pays non membres de l’Opep à 1,4 million bpj (+250.000 bpj). Le cartel indique que le marché ne retrouvera pas son équilibre avant la fin de l’année. De son côté, le ministère russe de l’Energie a fait savoir qu’un délai de deux à cinq mois pourrait s’avérer nécessaire pour mettre fin aux mesures de réduction de la production convenue entre l’Opep et la Russie. Mis en œuvre début 2017, l’accord avait pour objectif de supprimer l’excédent d’offre du marché mondial et d’obtenir une hausse des cours. Cet accord a été prolongé jusque fin 2018 et les responsables russes considèrent que l’objectif a été atteint aux deux tiers.
… d’euros : c’est la prévision du déficit commercial de la France (3 % du PIB) pour 2018 d’Euler Hermes. Pour 2017, le déficit commercial s’est creusé de 14 milliards à 62,6 milliards d’euros. La poursuite de la dégradation du solde des échanges repose sur deux facteurs : la croissance française entraînera une hausse des importations et le prix du pétrole sera plus élevé.
Baisse. Ce n’est pas grand-chose, de l’ordre de l’épaisseur du trait. En reculant de 0,1 point de pourcentage en décembre dernier, le taux de chômage de la zone OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) est passé en dessous de son niveau d’avant la crise financière (datée d’avril 2008). Le nombre total de demandeurs d’emploi reste cependant au-dessus de son niveau d’avant-crise, de quelque 2,2 millions d’individus à 34,8 millions. Le taux de chômage baisse dans la plupart des économies développées, au Canada (5,8 %), aux Etats-Unis (4,1 %) ou au Japon (2,8 %). En zone euro, il se situe à 8,7 %.
Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse mercredi sur le marché new-yorkais Nymex. Le contrat mars sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 2,38%, à 60,60 dollars le baril. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 2,61% à 64,36 dollars. Les cours ont profité d’une part de la progression moins forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis. L’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA) a en effet annoncé mercredi que les stocks avaient augmenté la semaine dernière de 1,84 million de barils, contre une hausse attendue de 2,8 millions. D’autre part, le ministre saoudien de l’Energie Khalid al Falih a déclaré que l’Opep préférerait voir le marché manquer légèrement d’approvisionnements plutôt que mettre fin trop rapidement à l’accord sur une réduction de l’offre, censé expirer fin 2018.
Comme écrit dans L’Agefi il y a 10 jours, le Conseil de l’Union européenne (qui réunit les ambassadeurs auprès de l’UE) a approuvé aujourd’hui un report de règles en matière de distribution d’assurances. La directive (UE) 2016/97 vise à renforcer la protection des consommateurs à l'égard des produits d’assurance. Il était prévu qu’elle s’applique à partir du 23 février 2018. «Toutefois, sur la base d’une proposition de la Commission, il a été convenu de reporter les dates limites de transposition et d’application, respectivement, au 1er juillet 2018 et au 1er octobre 2018. Ce délai supplémentaire permettra au secteur de l’assurance de mieux se préparer à la directive et aux changements requis pour se conformer aux dispositions la mettant en œuvre», écrit le Conseil dans son communiqué.
Julius Baer a restructuré son équipe de sélection de fonds et l'a centralisée à Zurich, rapporte le site spécialisé Citywire Selector. Sous la responsabilité de Patrick Roefs, qui dirige l'équipe, plusieurs changements ont été réalisés depuis début 2017.
Degroof Petercam AM a nommé Benoît Ruelle au poste de responsable de la sélection de fonds externes, selon le site Investment Europe. Il était gérant-analyste de portefeuille senior chez Degroof Petercam AM depuis décembre 2011.
Comme écrit dans L’Agefi il y a 10 jours, le Conseil de l’Union européenne (qui réunit les ambassadeurs auprès de l’UE) a approuvé aujourd’hui un report de règles en matière de distribution d’assurances. La directive (UE) 2016/97 vise à renforcer la protection des consommateurs à l'égard des produits d’assurance. Il était prévu qu’elle s’applique à partir du 23 février 2018 et les États membres ont jusqu'à cette date pour en transposer les dispositions dans leurs législations et réglementations nationales. «Toutefois, sur la base d’une proposition de la Commission, il a été convenu de reporter les dates limites de transposition et d’application, respectivement, au 1er juillet 2018 et au 1er octobre 2018. Ce délai supplémentaire permettra au secteur de l’assurance de mieux se préparer à la directive et aux changements requis pour se conformer aux dispositions la mettant en œuvre. Les États membres disposeront de plus de temps pour transposer les dispositions de la directive», écrit le Conseil dans son communiqué.
Le fonds souverain de la Norvège a appelé ce 13 février les entreprises dans lesquelles il est investi à lutter contre la corruption et à intégrer toutes les mesures appropriées dans leur stratégie. «Nous demandons à ce que toutes les entreprises dans lesquelles nous sommes investis aient en place des mesures anticorruption efficaces», a indiqué le patron du fonds, Yngve Slyngstad, cité dans un communiqué.Dans un document publié ce 13 février, le fonds préconise notamment que les conseils d’administration de chaque entreprise s’assurent de l’existence de politiques anticorruption et que celles-ci soient clairement communiquées aux employés. Les entreprises sont également invitées à mettre en place des formations adaptées ainsi qu’un mécanisme pour les lanceurs d’alerte garantissant au besoin «un cheminement distinct et confidentiel dans les cas où passer par un supérieur direct n’est pas approprié ou si le lanceur d’alerte souhaite rester anonyme».Le fonds norvégien a également publié le 13 février son quatrième rapport sur l’investissement responsable. Le fonds s’est désengagé de 11 entreprises en 2017, dont dix trop impliquées dans le charbon. Ce qui porte à 133 le nombre de sociétés inscrites sur sa liste noire à la fin de l’année, parmi lesquelles Boeing, Airbus, Wal-Mart, Rio Tinto ou encore Philip Morris.
The Second Swedish National Pension Fund (AP2) reported a total return on investment of 9.1 percent for the full twelve months, excluding expenses. Assets under management rose to SEK 345.9 billion. The net result was SEK 28.8 billion. The Fund’s performance in 2017 means that it once again has exceeded the long term targeted return in both the long and short term.“The average annual real return for the last five and ten years amounts to 9.0 and 5.0 per cent respectively. This exceeds our long-term goal and shows that over time we have the ability to create value for Sweden’s pensioners, even in periods characterised by a turbulent world around us with financial crises.”, comments CEO, Eva Halvarsson. Our costs remain low even though in 2017 we experienced an increased cost in the supply chain. The way we deal with this is to manage more and more internally and continue to develop our activities in a cost-effective way. This means that in the cost evaluations, we continue to be highly competitive and keep our distance to most other actors in the industry.”An important step in integrating sustainability as part of the investment decisions is that AP2 has continued to implement ESG (Environmental, Social and Governance) in the global equities asset class in its internal quantitative management. It is approximately 29 per cent of the total portfolio and amounted to SEK 99 billion at year-end. During 2017, it designed two new so-called multi-factor indices where, ESG is the most important factor for the weighting in the indices.
In January, funds on sale in Sweden posted net inflows of SEK8.8bn (EUR887m), the most recent statistics from the Swedish fund association Fondbolagens Förening show. Inflows were driven by equity funds, which attracted SEK12bn (EUR1.2bn). Diversified funds, for their part, attracted SEK2bn (EUR200m).However, money market funds saw outflows of SEK3.3bn (EUR333m), and bond funds EUR1.5bn (EUR151m).In January, assets in Swedish funds increased by SEK56bn (EUR5.6bn), to a new record of SEK4.074trn (EUR411bn). Of this total, about 59% are managed in equity funds.
In 2017, Fideuram – Intesa Sanpaolo Private Banking, the private bank from Intesa Sanpaolo, posted net subscriptions of EUR12.4bn, after EUR8.5bn in 2016 (+47%). Inflows to asset management totalled EUR11.8bn. Funds attracted EUR7.3bn, though they had seen outflows of only EUR1.5bn in 2016. Consolidated net profits totalled a record EUR871m, up 11%.
The Norwegian sovereign fund on 13 February called on companies in which it invests to fight corruption and integrate all appropriate measures into their strategy. “We are asking for all businesses we invest in to take effective anti-currption measures,” the head of the fund, Yngve Slyngstad, says in a statement.In a document released on 13 February, the fund recommends that the boards of directors from each company ensure that effective anti-corruption measure exist, and that they are communicated clearly to employees. Companies are also clearly invited to put appropriate training in place, as well as a mechanism to issue alerts, to ensure “separate and confidential routing in cases where going via a direct superior is not appropriate, or if the issuer of the alert wishes to remain anonymous.”The Norwegian fund has also on 13 February released its fourth report on socially responsible invetsment. The fund pulled out off 11 businesses in 2017, 10 of which were excessively involved in coal, bringing the number of companies on the blacklist as of the end of the year to 133, including Boeing, Airbus, Wal-Mart, Rio Tinto and Philip Morris.
There are some concerns, in light of the market turbulence, that too many investors have purchased protection against falling equity markets in the next three months, BofA Merrill Lynch finds in its most recent Fund Manager Survey, conducted between 2 and 8 February, and covering a sample of 196 participants, with total asstes of USD575bn. Mangers have also reduced their equity exposure, and inflated their cash allocation to 4.7%, compared with 4.4% in January.“At a time when the survey for the month reveals that investors are holding more cash and reducing their equity allocations, neither of these two elements tips the balance to buy the fall,” says Michael Hartnett, head strategist at BofA Merrill Lynch. However, “allocation to European equities is at its lowest level in nearly one year,” says Manish Kabra, head of quantitative strategy for European equities. “Despite stronger confidence in European corporate profits, US and emerging market profit cycles currently appear more favourable to investors,” he adds.Exposure to equities has fallen to a net 43%, compared with an overweight of 55% previously, the steepest fall in one month in the past two years. Bond allocation is at a low, with an underweight of 69%. For 45% of investors, the top extreme risk is a bond crash triggered by inflation, followed by errors on the part of the Fed or the European Central Bank in management of monetary poicy (18%). The majority of investors (70%) feel that the global economy is now at the end of a cycle. This is the highest level since 2008.