Comme elle l’avait annoncé l’an dernier, l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a décidé de faire de la formation et de la recherche une de ses priorités de développement des années à venir. C’est pourquoi elle a constitué une Commission permanente pour établir la politique de l’association sur ces sujets et conduire les actions qu’elle jugera utiles pour ses membres. La Commission « Formation et Recherche » est placée sous la présidence d’Étienne Stofer, directeur de la CRPN, avec pour vice-président Olivier Rousseau, membre du directoire du FRR, plus particulièrement en charge des questions de recherche, précise un communiqué.La Commission a entrepris une première action concernant la formation des membres des conseils d’administration des Caisses de Retraite des professions libérales, des indépendants et de certaines professions de salariés. Le récent décret portant sur les investissements de ces caisses, requiert une formation de leurs administrateurs, leur donnant une connaissance financière pour le bon exercice de leur fonction. Ceci amène les caisses à rechercher des formations adaptées. La population visée est estimée à environ cinq cents personnes, les formations devant être dispensées pour chaque caisse.Dans ce contexte, la Commission « Formation et Recherche » a élaboré un programme pour ces formations comportant plusieurs modules : organisation et analyse actuarielle des régimes ; gestion d’actifs, taux, actions et diversifiée ; mise en œuvre des investissements et contrôles. Ce programme vise à satisfaire strictement les spécifications du décret en prenant en compte les meilleures pratiques des professionnels de l’investissement institutionnel que regroupe l’Af2i.Afin d’aider les Caisses de Retraite à mettre en place des formations de qualité conformes à l’objectif ainsi défini, la Commission « Formation et Recherche » de l’Af2i réunira un comité d’experts qui analysera les offres du marché et donnera, sous l’autorité de la Commission « Formation et Recherche », un label de conformité aux formations et aux formateurs satisfaisant ses critères. Les Caisses de Retraite pourront ainsi décider, en fonction de leurs propres objectifs et contraintes, de choisir leur prestataire en meilleure connaissance de cause.L’Af2i a lancé une consultation auprès des prestataires qui pourraient offrir de telles formations et vise une première génération de label d’ici l’été, afin que les Caisses de Retraite puissent mettre en œuvre leurs premières formations dès la rentrée 2018. L’Af2i s’assurera de la bonne exécution de ces formations et ajustera le descriptif de programme en fonction des expériences des Caisses de Retraite. «L’excellence des pratiques d’investissement repose notamment sur le capital humain, fait de la meilleure maîtrise possible des investissements par les professionnels et par tous ceux qui prennent part aux décisions de gestion financière. Notre objectif est de contribuer à une meilleure connaissance des questions d’investissement financier, élément capital pour la bonne performance des institutions financières, en particulier pour leurs ayants droit», commente Jean-François Boulier, Président de l’Af2i, cité dans le communiqué.
Axa a annoncé ce 25 avril que sa filiale américaine d’assurance vie et de gestion de fortune, Axa Equitable Holdings, avait finalisé «avec succès» les transactions de réorganisation préalables à son introduction en Bourse («pre-IPO»), comprenant notamment le remboursement de tous les prêts internes accordés par le groupe Axa ainsi que l’acquisition des participations dans Alliance Bernstein détenues auparavant par Axa S.A. et d’autres entités du groupe. En conséquence, Axa S.A. a reçu 3,2 milliards de dollars qui contribueront au financement de l’acquisition du groupe XL, annoncée le 5 mars 2018, précise un communiqué.
L’investisseur immobilier GreenOak a clôturé la levée de son deuxième fonds européen, GreenOak Europe Fund II, pour un montant total de 656 millions d’euros, dépassant ainsi son objectif de 500 millions d’euros, indique un communiqué. Le Fonds GreenOak Europe Fund II (“Fonds II”), libellé en euros, est entièrement discrétionnaire et se concentre sur les pays d’Europe de l’Ouest, notamment en Espagne, en Italie, en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal et en Irlande. La levée a été effectuée auprès d’investisseurs institutionnels d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient, représentant de larges fonds de pension d’entreprises ou souverains, des fondations, et des family offices. En plus des 656 millions d’euros au sein de ce Fonds, GreenOak a investi ou engagé 185 millions d’euros en co-investissement et dispose de 70 millions d’euros supplémentaires à déployer ainsi. Au total, une enveloppe de 911 millions d’euros ou 1,1 milliard de dollars. Le Fonds II a ainsi la capacité d’acquérir ou de développer des biens immobiliers pour un montant total de 2,6 milliards d’euros, avec un effet de levier allant jusqu'à 65% et cible les actifs logistiques, de bureaux, résidentiels, de commerce, et hôteliers, ainsi que des terrains avec potentiel de développement. À ce jour, le Fonds II et ses co-investisseurs ont investi plus de 567 millions d’euros en fonds propres via plus de 20 transactions en Espagne, en Italie, en France et aux Pays-Bas, atteignant ainsi un montant d’investissement total de plus de 1,8 milliard d’euros. La majeure partie du portefeuille du Fonds II est issue de transactions off-market, et investie en dessous des prix de marché et du coût de remplacement des actifs au sein de « villes-carrefours » (« gateway cities ») telles Madrid, Milan, Barcelone, Paris ou dans les principaux nœuds logistiques d’Europe. L’exposition logistique du Fonds II reflète la conviction de longue date de GreenOak envers cette classe d’actifs en Europe, ayant investi à ce jour dans environ deux millions de mètres carrés pour un montant d’investissement total de 1,3 milliard d’euros. " GreenOak Europe Fund I " avait levé 321 millions d’euros et avait été investi entre mai 2015 et juillet 2016 en Espagne et en Italie. Il a restitué 75% de son capital appelé en ayant utilisé un levier de 50%.
Nicolas Walewski, le patron fondateur de la société de gestion Alken spécialisée sur les actions européennes, a décidé de s’attaquer à une autre classe d’actifs, l’obligataire, avec le recrutement d’Anthony Vallee, un spécialiste des convertibles chez J.P. Morgan depuis plusieurs années, rapporte le site spécialisé Citywire. Anthony Vallee , qui a quitté J.P. Morgan en février dernier après 12 années, rejoint Alken en qualité d’associé et responsable de l’obligataire à compter du 4 mai prochain.Anthony Vallee devrait être à la tête d’une équipe d’investissement de quatre personnes au total. Les premiers fonds obligataires devraient être lancés dans les prochains mois.
Aviva Investors a nommé Charles Jewkes en tant que responsable des institutions financières mondiales, rapporte Investment Europe. Basé à Londres, il sera rattaché à TK Voskamp, responsable mondial de la distribution wholesale. Charles Jewkes arrive en provenance de Fulcrum Asset Management, où il était directeur, spécialiste des institutions financières mondiales.
Syz Asset Management a élargi la gamme de fonds de Michael Clements avec un nouveau fonds Continental European Income, a appris Citywire Selector. L’intéressé, qui est responsable des actions européennes au sein du groupe suisse, supervise déjà trois fonds couvrant le marché des actions européennes.
Le géant des ETF Vanguard a annoncé un renforcement de son équipe de distribution basée à Zurich avec le recrutement de deux nouveaux collaborateurs, Christophe Collet et Ramon Vogt. Le premier, qui travaillait précédemment chez BlackRock, prendra en charge la distribution des ETF sur le marché suisse. Il est rattaché à Andreas Zingg, qui dirige l’activité ETF pour Vanguard Europe. Le second, précédemment chez Credit Suisse, aura la responsabilité, en qualité de conseiller senior, du développement des relations avec la clientèle sur le marché suisse. Il est rattaché à Jacques Etienne Doerr, le patron de la Suisse pour Vanguard.
UBS a annoncé ce 25 avril la nomination de Claudia Gasser en qualité de directrice régionale pour la Suisse centrale. Elle dirigeait déjà depuis le début de l’année les activités de gestion de fortune en Suisse centrale. Elle prend la succession de Susanne Thellung, qui depuis février dernier, a pris en charge la gestion des clients entreprises et institutionnels pour la Suisse.
Heiko Opfer, responsable jusqu’ici de l’allocation quantitative chez Deka Investment, a rejoint la société de gestion Apo Asset Management où il devrait enrichir l’offre de fonds, rapporte le site spécialisé Citywire. L’intéressé, qui avait rejoint Deka en 2004, devrait intégrer la société de gestion basée à Düsseldorf le 15 mai prochain. Il travaillera aux côtés de Claus Sendelbach et Hanno Kühn, également responsable des investissements (CIO) chez ApoBank. Apo Asset Management offre actuellement des fonds spécialisés dans le secteur de la santé, des fonds de fonds, fonds multi-classes d’actifs, des stratégies quantitatives ainsi que des fonds obligataires.
Warburg Pincus prévoit d’ouvrir un nouveau bureau en Allemagne quatre ans après avoir fermé le dernier, selon des sources proches du dossier citées par Financial News. Le nouveau bureau à Berlin devrait ouvrir d’ici début 2019. Warburg n’a plus de présence en Allemagne depuis la fermeture de son bureau à Francfort en 2014, selon la publication sœur de FN, Private Equity News. René Obermann et Max Fowinkel, actuellement basés à Londres, piloteront le projet allemand. Les deux sont Allemands et sont spécialisés dans les investissements en technologie, médias et télécommunications.
Les activités de gestion d’actifs du groupe Deutsche Bank se sont soldées au premier trimestre par des sorties nettes de 8 milliards d’euros, a annoncé ce matin le groupe allemand qui précise que la division Asset Management comprend des activités qui ne sont pas intégrés dans sa filiale dédiée DWS, dont les résultats seront présentés séparément. L'évolution des flux au premier trimestre est due pour l’essentiel à des sorties nettes d’actifs faiblement margés réalisées par deux clients, un client américain qui a décidé de rapatrier des investissements aux Etats-Unis dans le cadre de la réforme fiscale et un client assureur européen. Les actifs sous gestion se sont ainsi contractés de 3% au premier trimestre, en raison également des impacts négatifs marchés et devises. Le communiqué de ce matin ne précise cependant pas à combien se montent désormais les actifs gérés...Les revenus de la gestion d’actifs ont de leur côté diminué de 10% par rapport au premier trimestre 2017 pour s'établir à 545 millions d’euros. Une évolution en partie liée aux mouvements de devises, à une perte liée à la cession d’une activité de private equity durant le trimestre et la non-récurrence de revenus enregistrés l’an dernier émanant de la vente d’activités non stratégiques, explique Deutsche Bank. Mais après ajustements de ces éléments, les revenus affichent malgré tout un recul de 3% d’une année sur l’autre. Au niveau du groupe, les résultats sont également orientés à la baisse. Le bénéfice trimestriel avant impôts ressort à 432 millions d’euros contre 878 millions d’euros au premier trimestre 2017 et le bénéfice net s’inscrit à 120 millions d’euros contre 575 millions d’euros un an plus tôt. Les revenus reculent de 5% à 7 milliards d’euros.
Le gestionnaire de fortune Van Lanschot Kempen, qui opère sous les marques Van Lanschot, Evi et Kempen, a enregistré au premier trimestre une collecte nette de 0,4 milliard d’euros, selon un communiqué publié ce 25 avril. L’impact négatif des marchés a toutefois entraîné une réduction des actifs de la clientèle de 1 milliard d’euros à 82,7 milliards d’euros. Les actifs sous gestion ont également diminué à 68,3 milliards d’euros, indique le communiqué qui ajoute que le mandat fiduciaire remporté en Asset Management auprès d’Arcadis sera intégré dans le courant de l'été.
Natixis va ouvrir de nouveaux bureaux à Madrid le 30 avril prochain afin de regrouper ses différentes activités en Espagne sous un même toit, dans le centre de Madrid (Serrano 90). Le nouveau quartier général de Natixis, un immeuble rénové de 3.000 mètres carrés, regroupera plus d’une centaine de collaborateurs, distribués dans les activités de banque d’investissement et d’entreprises, la filiale de fusions-acquisitions Natixis Partners Espana ainsi que Natixis Investment Managers et Natixis Lease. La filiale Pramex du groupe BPCE s’installera également dans les nouveaux locaux."La création d’une implantation unique pour Natixis à Madrid constitue une étape importante pour positionner Natixis par rapport à nos clients et fait suite au changement de la dénomination de l’activité d’asset management au niveau mondial, en Natixis Investment Managers. Nous continuons de renforcer notre équipe dans la péninsule ibérique, et notre installation dans ce nouvel espace nous permet de tirer parti de toutes les ressources et capacités de Natixis et de travailler en étroite collaboration pour offrir le meilleur service à nos clients», commente Sophie del Campo, responsable de Natixis Investment Managers pour la péninsule ibérique, l’Amérique latine et les Etats-Unis offshore.
Omnes Capital a annoncé avoir piloté une levée de fonds de 3,5 millions d’euros pour le compte de la start-up Tilkee. Outre Omnes Capital, Evolem Start et Crédit Agricole Création ont participé à ce nouveau tour de table, ainsi que ses investisseurs historiques Axeleo Capital et Kreaxi. Basée à Lyon, Tilkee, spécialisée dans les solutions légales de tracking de documents, compte aujourd’hui 24 collaborateurs. Son MRR (chiffre d’affaires récurrent mensuel) approchait les 100.000 euros en fin d’année 2017, avec un chiffre d’affaires en hausse de 88 % sur l’année après une belle accélération de 300 % en 2016.Grâce à cette levée de fonds, Tilkee va pouvoir accélérer sur deux axes de croissance : d’une part son développement sur l’Europe de l’Ouest en se concentrant sur ces marchés principaux - télécoms, énergie, banques/assurance, transport/logistique, ESN et RH - et d’autre part, l’enrichissement de son périmètre fonctionnel en adressant d’autres enjeux d’importance, la réduction des délais de règlement par exemple. L’équipe continue de s’étoffer avec le recrutement prévu d’une dizaine de collaborateurs à très court terme en France et la constitution d’une équipe de quatre commerciaux en Allemagne.
Bank of the West Wealth Management a annoncé ce 25 avril l’ouverture de son premier centre de banque privée à New York, au 787 7th Avenue, dans les bureaux de BNP Paribas USA. L’idée est de vendre des produits et services de gestion de patrimoine sur-mesure à des familles, des chefs d’entreprise et des particuliers fortunés à New York et dans la région. «Notre approche globale en matière de wealth management, qui s’appuie sur les vastes compétences du groupe, est très bien adaptée à nos clients expatriés», déclare Pierre Ramadier, Vice-Président exécutif senior et responsable du Groupe Bank of the West Wealth Management. «Nous sommes convaincus que nous avons un fort potentiel de croissance à New York qui est l’un des plus grands marchés de gestion de fortune dans le monde», ajoute-t-il, cité dans un communiqué. Le nouveau centre, au cœur de Manhattan, mettra à disposition de ses clients toutes les compétences de Bank of the West en matière d’investissement. Il proposera également des services traditionnels de gestion de patrimoine tels que le brokerage, le conseil, la gestion de portefeuille, les services philanthropiques ou la planification financière et successorale. « L’ouverture de ce premier centre à New York confirme notre engagement en faveur de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du networking international. Nous pourrons ainsi accompagner nos clients dans leur développement à la fois dans la Silicon Valley et à New York. Cela facilitera également l’accès pour nos clients européens et asiatiques », précise Sofia Merlo, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management.Bank of the West Wealth Management fait partie de BNP Paribas Wealth Management, la banque privée à l'échelle mondiale, présente dans trois régions (Europe, Asie et Etats-Unis) et qui emploie plus de 6.800 personnes. A fin décembre 2017, la banque gérait 364 milliards d’euros d’actifs, dont un peu plus de 13 milliards aux Etats-Unis.
Columbia Threadneedle Investments lance le Threadneedle (Lux) Euro Dynamic Real Return Fund, un fonds multi classes d’actifs géré par Maya Bhandari. L’objectif de ce nouveau produit Ucits est de dégager un rendement comparable à celui des actions de 4 % au-dessus de l’inflation européenne sur trois à cinq ans, avec moins des deux-tiers de la volatilité. Le fonds peut investir sur une diversité de classes d’actifs dont les actions, les obligations, les matières premières, les Reits, les liquidités ainsi que des fonds et investissements alternatifs de Threadneedle.Toby Nangle, le co-responsable de l’allocation d’actifs mondiale et responsable du multi-asset dans la région EMEA, est gérant adjoint du nouveau fonds.Enregistré au Luxembourg, le fonds sera distribué en France et dans différents autres pays d’Europe (Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède et Suisse) une fois les agréments respectifs obtenus.
La voiturette de golf a depuis longtemps trouvé sa place aux côtés des Lincoln dans la liste des véhicules officiels des présidents américains. Pour sa visite aux Etats-Unis, Emmanuel Macron a donc eu droit lui aussi à sa promenade motorisée dans les allées de Mount Vernon, la résidence de George Washington, aux côtés de Donald Trump. Si l’actuel locataire de la Maison Blanche a choisi cette ancienne demeure coloniale, c’est qu’elle constitue un lieu historique pour l’amitié franco-américaine, en ayant notamment accueilli La Fayette. Attention cependant aux cailloux semés sur la route, entre la guerre en Syrie, la Corée du Nord et l’accord sur le nucléaire iranien.
Cinq sur cinq. C’est le constat de relative stabilité, par rapport à 2016, pour les premiers gestionnaires de ce septième classement Fund Brand 50 des principales marques de la gestion d’actifs. Publié par le cabinet MackayWilliams, il est établi à partir d’entretiens menés tout au long de l’année auprès de mille sélectionneurs de fonds couvrant, pour des investisseurs tiers sur les dix principaux marchés en Europe, quelque 3.200 milliards d’euros d’actifs. Bien que son score total ait diminué pour la deuxième année consécutive, BlackRock est resté confortablement installé en 2017 devant ses rivaux les plus proches : JPMorgan et Fidelity.
… C’est la croissance des encours des fonds d’investissement verts en 2017. Ils dépassent désormais les 32 milliards d’euros et se partagent en 176 fonds disponibles sur le marché, indique Novethic. La France (32 % de part de marché) et la Suisse dominent le marché européen des fonds thématiques environnementaux. Les fonds « eau » sont en tête des encours avec 11,3 milliards d’euros.
Transparence, forward guidance, prévisibilité extrême, les banques centrales des grandes économies ne savent plus créer de surprise, constate avec une pointe de regret une étude de Bloomberg Economics auprès des banques centrales du G20. Si vous voulez des frissons et des stupeurs, il faut se tourner vers les économies émergentes. On en viendrait à regretter l’opacité d’antan quand, pour un oui ou pour un non, la Bundesbank, par exemple, pouvait bouger son taux directeur sans crier gare.
La société de gestion, l’une des premières à avoir repassé la Manche, investit sur des prêts à la consommation et aux TPE via des plates-formes digitales.
Une première. En février, les prix dans le secteur résidentiel ont baissé à Londres de 1 % en glissement annuel. Une contraction d’autant plus singulière que, dans le reste du pays, ils progressent allègrement, de 4 % à plus de 7 % selon les régions, et de 4,4 % en moyenne au Royaume-Uni. Bien sûr, en niveau de prix, Londres ne se compare pas aux autres marchés. La ville a même connu une pointe de + 20 % en 2014. Mais il faut remonter presque dix ans en arrière pour retrouver une baisse des prix des appartements londoniens. Voir le Brexit dans ce relevé statistique n’aurait rien d’une incongruité.
Anne Richards, directrice générale de M&G, estime que la séparation d’avec Prudential Plc va lui permettre de se recentrer l’Europe et sur ses clients.
Tamis. Le département du Trésor américain a communiqué mi-avril son rapport au Congrès sur les changes*. Aucun pays n’est accusé de manipulation de son taux de change. Le document passe au crible les douze plus importants partenaires commerciaux des Etats-Unis, représentant 70 % des échanges de biens du pays. La Suisse, classée pourtant quinzième, entre dans le spectre d’analyse du Trésor. Les critères d’évaluation sont nombreux, mais trois sont retenus pour le classement : 1) un excédent commercial avec les Etats-Unis supérieur à 20 milliards de dollars ; 2) un excédent courant supérieur à 3 % du PIB du pays concerné ; 3) une intervention unilatérale sur le marché des changes supérieure à 2 % du PIB au cours des douze derniers mois. La Chine fait la course en tête pour le solde commercial avec un excédent de 375 milliards de dollars. Quant à l’Allemagne, elle est loin devant pour le critère du compte courant avec un excédent de 8,1 % (devancée par Taiwan avec un solde de 14,6 %). Le critère d’intervention sur le marché des changes est dépassé par l’Inde (2,2 %) et la Confédération helvétique (6,6 %). D’autres critères sont regardés, notamment les réserves de changes qui ont connu une croissance exponentielle ces vingt dernières années. Elles ont progressé de plus de 700 milliards de dollars pour atteindre 11.400 milliards fin 2017. L’essentiel est concentré en Asie : 3.000 milliards de dollars en Chine et 2.900 milliards en Asie hors Chine. Le Trésor souligne que le taux de change effectif du yuan s’est apprécié de 30 % depuis 2000.