…C’est le patrimoine financier brut des Français au premier trimestre 2018 mesurée en valeur de marché, répertorié par la Banque de France. Il est composé pour l’essentiel de 3.230 milliards de produits de taux (71 % du total) et de 1.681 milliards de fonds propres (stable). Il recule de 7,7 milliards par rapport à la fin de 2017 avec pourtant des flux positifs de 18 milliards. C’est le poste technique « Réévaluation et autres changements de volume » qui grève l’ensemble de 25,6 milliards. En glissement annuel, les flux se maintiennent au-dessus de 100 milliards.
C’est la conséquence attendue du Brexit. Des établissements bancaires installés à Londres vont quitter le pays pour trouver refuge sur le « Vieux Continent ». Plus de 25 d’entre eux ont déposé des demandes de licence en Allemagne, a indiqué Felix Hufeld, le patron de la Bafin, l’organisme qui surveille les marchés financiers outre-Rhin. A ceux qui n’auraient pas encore effectué la démarche, la BaFin a indiqué, dans sa grande mansuétude, qu’elle pourrait, dans le cas d’un Brexit dur, mettre en œuvre des mesures d’urgence afin de minimiser les conséquences d’une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Si les Bourses américaines virevoltent et les indices battent des records de durée de vie à la hausse, le phénomène ne concerne pas uniquement les sociétés cotées. Les profits des entreprises américaines relevés par les comptes nationaux du deuxième trimestre et publiés par le BEA (Bureau of economic analysis) atteignent des sommets. Les chiffres sont certes publiés en rythme annualisé, mais tout de même : 2.250 milliards de dollars de profits après amortissements et ajustement des stocks (+ 8 %) ; 2.200 milliards de bénéfices avant impôts et 1.222 milliards de dividendes nets. Une chose est sûre, America First commence par les entreprises. L’investissement et la productivité aux Etats-Unis s’en porteront ils mieux ?
Bruxelles veut utiliser le système d’« équivalence » pour encadrer l’accès des institutions financières britanniques à l’UE après le Brexit. Une position qui ne réjouit pas la City.
choix. Le gouvernement italien fera « le choix historique » de privilégier ses citoyens aux dépens des préconisations des agences de notation, a expliqué Luigi Di Maio, vice-président du Conseil et par ailleurs dirigeant du Mouvement Cinq étoiles (M5S). « Pas question d’écouter les agences de notation et de rassurer les marchés financiers… Nous devons faire passer les Italiens en premier. Il faut lancer le revenu universel en 2019 pour 5 millions d’Italiens pauvres ». Ces propos ont été tenus le 2 septembre, au lendemain du maintien de la note BBB par Fitch Ratings qui a placé le pays en « perspective négative ». Moody’s qui a placé l’Italie sous revue en mai (Baa2) rendra son verdict fin octobre. La dette publique italienne est de 2.300 milliards d’euros (la troisième au monde) et représente 132 % du PIB (chiffres Eurostat). Le taux d’intérêt du 10 ans italien (BTP) se situe à 3,20 % (3 septembre) dégageant un spread de 280 points de base avec le Bund allemand. De son côté, le ministre de l’Economie, Giovanni Tria a indiqué que le pays respectera ses engagements européens en matière budgétaire (un déficit budgétaire de 3 % du PIB). Le déficit 2018 a déjà été revu de 1,9 % à 2,3 % du PIB. L’Italie dégage un excédent primaire avant intérêts de la dette depuis 2010 (proche de 2 % pour 2018). Le projet de loi de finances doit être présenté le 27 septembre et le document budgétaire sera transmis à la Commission européenne le 15 octobre. Par ailleurs, les banques italiennes respirent un peu mieux grâce aux GACS, le système de garantie des titrisations des créances douteuses (non performing loans), mis en place par l’Etat avec l’aval de Bruxelles. Selon l’agence DBRS, 46,9 milliards d’euros de créances douteuses sont sortis des bilans des banques et 11,5 milliards ont été titrisés. Le programme GACS arrive à échéance fin septembre. Rome a demandé sont prolongement pour six mois à la Commission.
le pourcentage des 651 campagnes lancées par les fonds activistes sur l’année écoulée (juillet 2017-juin 2018) qui ont concerné des capitalisations boursières supérieures à 1 milliard de dollars. Sur ces 200 campagnes, 68 ont visé des groupes de plus de 10 milliards, selon une étude de JPMorgan, qui cite en exemple la participation de Trian Fund Management dans Procter & Gamble. En plus de cibler des entreprises plus grandes, ces fonds se déploient davantage sur des entreprises non américaines, notamment en Europe où 13% des campagnes ont porté sur des capitalisations de 5 à 10 milliards.
S’il y a un endroit où la guerre commerciale Etats-Unis-Chine devient visible, c’est bien dans les ports chinois où les containers s’empilent façon assemblage de pièces de lego. La complainte des agriculteurs américains trouve un écho chez les exportateurs chinois qui voient se fermer les portes du marché américain. Les premiers se retrouvent avec une partie de leurs récoltes de soja ou de mais sur les bras, les autres voient leurs marchandises s’entasser dans les ports. On connaissait les politiques gagnant-gagnant, on avait oublié les perdant-perdant.
Attractivité. Malgré les incertitudes du Brexit, certains grands investisseurs, notamment asiatiques, n’hésitent pas se positionner sur le marché immobilier britannique. La banque américaine Goldman Sachs a en effet annoncé la vente (sell and leaseback) au fonds de pension sud-coréen, National Pension Service (NPS), pour 1,165 milliard de livres de « Plumtree Court ». L’immeuble du centre de Londres abritera le siège européen de la banque qu’il louera à son nouveau propriétaire. L’accord prévoit que Goldman Sachs soit locataire pendant 25 ans, avec une option de prolongation du bail au-delà de cette durée. La banque d’affaires ne doit occuper cet immeuble en construction qu’à partir de mi-2019. Il abritera le siège de ses activités européennes jusqu’à présent réparties sur trois sites à Londres. Il s’agit de la plus importante transaction de bureau dans la capitale depuis le début de l’année.
Même si le sujet est connu, le classement de la France dans l’Union européenne en matière de chômage surprend toujours. Dans les derniers de la classe avec 9,2 % de la population active sans emploi. Parmi les cancres, l’Italie (10,4 %), l’Espagne (15,1 %) et la Grèce (19,5 %) font pire. La France se situe loin des moyennes de la zone euro (8,2 %) et de l’UE (6,8 %) et encore plus loin des grandes économies comme l’Allemagne (3,4 %) et le Royaume-Uni (4 %). Si on se fie au cas des Pays-Bas - un nombre impressionnant de pensionnés diminuant d’autant la population active -, on est tout de même en droit de se poser quelques questions sur les statistiques du chômage.
Pile poil, en août le taux d’inflation dans la zone est estimé par Eurostat à 2 % sur un an, soit l’objectif « proche de 2 % » de la Banque centrale européenne (BCE). Les grandes composantes de l’IPCH, l’indice harmonisé des prix à la consommation, présentent en revanche de fortes disparités. Le poste alimentation, boissons alcoolisées et tabac (19,5 % du total) augmente de 2,5 %, celui des biens industriels (26,5 %) progresse de 0,3 % et le plus important en taille, les services (45 %) voit ses prix croître de 1,3 %. C’est l’énergie qui propulse l’indice global avec un taux annuel de hausse de 9,2 %. La composante de l’énergie provenant de l’extérieur, ce poste est celui sur lequel les politiques monétaires des banques centrales n’ont pas d’influence.
Le fonds de pension australien Local Government Super (LGS), en charge de la gestion des employés de l’administration de l’Etat du New South Wales, vient d’attribuer un mandat de gestion ESG (environnement, social, gouvernance) à Pimco, a-t-il annoncé fin août. Dans le cadre de ce mandat, Pimco assurera la gestion d’environ 440 millions de dollars australiens d’obligations gouvernementales et de crédit mondial. LGS gère plus de 11 milliards de dollars australiens d’actifs pour le compte d’environ 90.000 salariés.
Seven Capital a annoncé l’arrivée de Bruno Syrmen en qualité de partner, responsable des investissements (CIO) de Seven Capital, en charge des fonds alternatifs. Il dirige également le département recherche et IT.Bruno Syrmen, mathématicien et informaticien de formation, a débuté sa carrière en 1986 dans le développement de logiciels temps réels pour l’Aéronavale. En 1988, il devient expert en gestion alternative quantitative et optionnelle et développe les premiers logiciels de pricing des options chez Meeschaert Rousselle. De 1987 à 1997, il dirige le trading européen des options sur taux d’intérêt de la Banque Indosuez avant de prendre jusqu’en 2000 la direction du trading matières premières du Crédit Agricole. Ensuite, jusqu’en 2005, il est responsable monde du trading d’options sur produits pétroliers chez Barclays Capital à Londres. En 2006, il décide de monter un hedge fund orienté matières premières qu’il revend en 2016.
L’entreprise d’investissement Compagnie Financière Jacques Cœur (CFJC) a nommé Charles-Etienne de Cidrac au sein de son conseil de surveillance. Charles-Etienne de Cidrac est actuellement directeur au sein du groupe Axa en charge de l’assurance santé depuis 2010. L’intéressé avait rejoint le groupe Axa en 1999. Il a d’abord travaillé chez Axa IM où il a occupé plusieurs postes de direction à Paris, Londres puis Francfort en 2003 comme directeur commercial institutionnel. De retour en France, il devient directeur des Assurances Collectives Internationales d’Axa France et secrétaire général de Maxis jusqu’en 2010. Avant d’évoluer dans l’assurance, Charles-Etienne de Cidrac a travaillé successivement dans les marchés de produits dérivés et la gestion de capitaux, puis deux ans, entre 1997 et 1999, comme responsable du marketing institutionnel de Société Générale Asset Management.
La Financière Tiepolo vient de recruter Alexis Reigneron en tant qu’ingénieur patrimonial. Depuis août 2012, l’intéressé était ingénieur patrimonial au sein du groupe Primonial à Paris. Avant cela, il était banquier privé assistant au sein de la Banque Privée 1818.A La Financière Tiepolo, Alexis Reigneron est rattaché à l’équipe de gestion privée, en charge des études patrimoniales pour les clients et prospects et du suivi des sujets patrimoniaux, juridiques et fiscaux. Forte de 24 collaborateurs, La Financière Tiepolo gère, à ce jour, 1,4 milliard d’euros pour environ 2.000 familles.
Mes-placements.fr annonce ajouter à son contrat d’assurance-vie multisupports mes-placements Liberté (Spirica, filiale à 100% du Crédit Agricole Assurances), deux possibilités de gestion pilotée, l’une gérée par Amiral Gestion, société de gestion spécialisés dans la sélection de valeurs et l’autre par Active Asset Allocation (AAA), une société technologique spécialisée dans la gestion quantitative, au travers de 5 mandats exclusifs. Selon un communiqué, ces offres de gestion pilotée se différencient de celles présentes sur le marché, dans la mesure où le client peut cumuler au sein d’un même contrat gestion pilotée et gestion libre.
Silvia Bocchiotti, directrice advisory multi-asset et responsable de la sélection des fonds tiers chez Amundi, a quitté la société, a appris Citywire. Silvia Bocchiotti était devenu directrice de l’advisory retail et responsable de la sélection des fonds tiers en 2016. L'équipe de la sélection de fonds est désormais dirigée par John O’Toole, responsable des solutions de fonds multi-asset, et Paul Weber, responsable de la sélection de fonds. Le duo occupait ces fonctions précédemment chez Pioneer, avant la fusion avec Amundi.Diplômée de l’IEP de Paris et titulaire d’un diplôme d’avocat (Université catholique du Venezuela), Silvia Bocchiotti a plus de vingt ans d’expérience dans la finance. Elle a commencé sa carrière en 1995 en tant que trader chez Crédit Agricole Indosuez Wealth Management, avant d’y être nommée responsable de la multigestion en 2002. Trois ans plus tard, elle devient gérante senior de fonds de fonds chez Crédit Agricole AM (devenu Amundi) et responsable de l’advisory pour LCL. Avant de rejoindre Amundi en mai 2016, elle était depuis 2007 directrice des investissements de LCL Banque Privée.
Société Générale Securities Services a annoncé ce 4 septembre avoir remporté un mandat auprès de La Maison de Gestion, une filiale d’UBS en France, qui a retenu l’offre CrossWise de SGSS pour en ensemble de 51 fonds. La nouvelle solution CrossWise, lancée en avril dernier, rassemble les services existants Front, Dealing, Middle et Back office en une seule solution modulaire.La Maison de Gestion est issue du rapprochement en 2017 des filiales de gestion d’ UBS en France (UBS Asset Management France) et de Banque Leonardo France (Ocea Gestion).
Agami Family Office, cofondé par François Simon et Laurent de Swarte, vient d’annoncer le recrutement de Marion de La Motte Rouge en tant que family officer afin de faire face à l’accroissement de l’activité au cours des derniers mois.Après une formation en Doit Notarial et en Droit Privé, Marion de La Motte Rouge obtient un Master 2 en Droit et Gestion du Patrimoine Privé. Elle est recrutée par un family office où elle accompagnera opérationnellement pendant 8 ans une clientèle de familles fortunées à l’international. Agée de 32 ans, elle intègre en septembre 2018 Agami Family Office pour se consacrer au suivi des clients privés.
La firme américaine de capital-investissement KKR a annoncé, ce 4 septembre, la nomination avec effet immédiat de Kazuyuki Kido en qualité de « managing director», basé à Tokyo au Japon. L’intéressé compte près de 30 ans d’expérience dans les secteurs de l’investissement et de la gestion, dont environ 20 années passées chez Nikko Securities – désormais connu sous le nom de SMBC Nikko Securities – et Nikko Principal Investments. Au sein de Nikko Principal Investments, il a géré environ 4 milliards de dollars américains. Durant cette période, il a siégé au conseil d’administration de Tower Records Japan, Seibu Railway, Prince Hotels, StylingLife Holdings et BellSystem24 Holdings.Avant de rejoindre KKR, Kazuyuki Kido travaillait chez Simplex Holdings, un groupe japonais de services financiers où il dirigeait le département en charge des opérations de la société. A ce titre, il est intervenu sur des opérations à effet de levier et des rachats secondaires, souligne KKR dans un communiqué.
Plusieurs conglomérats financiers ont promu des responsables de la gestion d’actifs à la tête de l’ensemble du groupe, observe le Financial Times fund management, qui cite les exemples de State Street à Boston, Macquarie à Sydney, en passant par Investec à Londres et Johannesburg… Pour certains, cela a trait à la façon dont ces dirigeants ont contribué à bâtir la société. D’autres estiment que cela est davantage lié à leurs compétences en matière de gestion des risques et des ressources humaines. Un autre facteur est le fait que la gestion d’actifs est devenu un domaine clé de la finance. Pour Martin Gilbert, co-directeur général de Standard Life Aberdeen, la gestion d’actifs était le parent pauvre de la finance lorsqu’il a commencé dans ce secteur. « Maintenant, c’est une activité internationale énorme ».
Les fonds de pension des pays émergents «prennent du poids sur la scène internationale», selon le classement annuel du cabinet Willis Towers Watson des plus gros fonds de pension, rapporte Financial News. Les actifs des fonds de pension chinois ont ainsi fait un bond de 21,9% par an en moyenne entre 2012 et 2017, tandis que les encours des fonds de pension indiens et sud-coréens affichent des croissances de respectivement 18,1% et 7,8% par an. A titre de comparaison, les actifs des fonds de pension suisses et allemands ont enregistré des gains de respectivement 4,2% et 4,6% par an sur la même période alors que les encours des fonds de pension britanniques augmentaient de 7,5% par an.Les 300 fonds de pension répertoriés par Willis Towers ont enregistré l’an dernier une progression moyenne de 15,1% grâce aux bonnes performances enregistrées sur les marchés financiers. Durant l’année écoulée, la part des encours détenus par les fonds de pension Asie-Pacifique est passée de 41,4% à 44,3% tandis que celle des fonds européens revenait à 24,1% contre 25,3% précédemment. La part des encours des fonds de pension américains s’est également réduite, à 24% contre 25,7%.
Le gestionnaire d’actifs américain Capital Group vient de recruter trois cadres senior à des postes nouvellement créés afin de muscler ses capacités de distribution en Asie-Pacifique, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Jeik Sohn est ainsi nommé « managing director » en charge des intermédiaires financiers pour l’Asie tandis que Kit Toh est nommée « managing director » en charge des intermédiaires financiers pour l’Asie du Sud Est. Enfin, Emerald Yau est nommée en qualité de directeur d’investissement.Jeik Sohn, qui est basé à Hong Kong, a précédemment travaillé chez M&G Investments pendant neuf ans, dernièrement en qualité de directeur d’investissement. Basée à Singapour, Kit Toh arrive en provenance de J.P. Morgan Asset Management où elle occupait un poste de conseiller à la clientèle à New York et à Singapour. Avant cela, elle avait travaillé au sein du service client de Morgan Stanley Investment Management. Enfin, Emerald Yau a précédemment officié chez BlackRock pendant 8 ans, dernièrement en tant que stratégiste produits sur les actions asiatiques. Elle est également basée à Hong Kong.
WisdomTree a annoncé ce 4 septembre le lancement de nouvelles parts couvertes pour les fonds WisdomTree AT1 CoCo Bond Ucits ETF et WisdomTree Enhanced Commodity Ucits ETF sur les Bourses britannique (LSE), allemande (Deutsche Börse Xetra), et italienne (Borsa Italiana)."Le CoCo Bond ETF offre une exposition très large et diversifiée aux CoCos et l’indice couvre 95% de l’univers liquide des obligations CoCo AT1 des pays développés libellées en euro, livre et dollar. Pour les investisseurs qui souhaitent diminuer le risque de change dans leurs portefeuilles, le fonds propose désormais des parts couvertes en euro, en livre et en dollars sur la stratégie diversifiée sous-jacente», commente Rafi Aviav, responsable du développement produits en Europe chez WisdomTree.