Malgré une hausse de la liquidité excédentaire moins forte que prévu à 139 milliards d’euros, l’Eonia a oscillé dans un intervalle serré compris entre 1pb et 4,3pb depuis le 12 juin, après une moyenne d’environ 25pb en avril et mai. Le marché prévoit même un taux Eonia négatif cette semaine.
Le Parti communiste chinois ne pratiquera en matière de corruption aucune exception concernant les fonctionnaires, quel que soit leur niveau ou leur influence supposée, indique le journal en manchette, en estimant que la corruption constitue l’une des plus importantes menaces pour le maintien de la stabilité politique du pays.
La Chine entend conserver au second semestre une politique relativement accommodante en matière d’injection de liquidité en raison des pressions à la baisse sur la croissance, rapporte le China Securities Journal sans préciser ses sources. Il ajoute qu’une baisse des taux d’intérêt est possible si les statistiques économiques se révèlent médiocres d’ici à la fin de l’année.
Le taux d’inflation annuel en zone euro est ressorti à 0,5% en juin, au même niveau qu’en mai, a fait savoir lundi l’office européen des statistiques, Eurostat. Le chiffre est conforme au consensus des économistes. Le taux d’inflation reste ainsi inférieur à 1% pour le neuvième mois d’affilée. L’inflation de base, hors énergie, produits alimentaires, alcools et tabac, a progressé à 0,8% en juin, après 0,7% en mai.
La dette publique de la France a augmenté de 45,5 milliards d’euros au premier trimestre pour atteindre 1.985,9 milliards à fin mars, soit 93,6% du PIB, selon les statistiques publiées hier par l’Insee. Le ratio de dette sur PIB a progressé de 1,8 point par rapport à fin 2013.
L’encours des prêts immobiliers a chuté de 5% à 844 milliards d’euros au mois de mai en France malgré des taux d’intérêts historiquement bas, selon les statistiques publiées hier par la BCE, sur la base de chiffres recueillis par la Banque de France. Le marché des prêts immobiliers revient ainsi à son plus bas niveau depuis octobre 2012. Les professionnels du secteur accusent la loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) d'être à l’origine du recul des ventes.
La croissance économique en Italie devrait être légèrement supérieure à zéro en 2014, reflétant la détérioration des perspectives d’activité depuis le début de l’année, a annoncé hier soir l’Institut national de la statistique (Istat) dans son rapport mensuel. Ce niveau est bien inférieur à l’objectif officiel de +0,8%, sur lequel le gouvernement de Matteo Renzi a bâti son budget avant la contraction surprise du PIB au premier trimestre. La production industrielle devrait être étale au deuxième trimestre et la croissance du PIB, qui avait reculé de 0,1% entre janvier et mars, se situer entre -0,1% et +0,3%. L’institut a également mis en garde contre le risque de déflation résultant de la faible dynamique des prix. Les prix à la consommation, basés sur l’indice des prix à la consommation harmonisés de l’Union européenne, ont progressé à un rythme annualisé de 0,2% en juin, son taux le plus bas depuis près de 5 ans.
Le gestionnaire d’actifs britannique versera jusqu'à 200 millions de dollars pour racheter son homologue américain, spécialiste de la gestion small et midcaps pour les institutionnels. Le prix comprend un investissement initial de 130 millions de dollars, un paiement différé de chiffre d’affaires lié de près de 45 millions et une dernière tranche de 25 millions dans cinq ans. Geneva gère 6,3 milliards de dollars et permettra à Henderson de tripler ses encours aux Etats-Unis à plus de 18 milliards.
La filiale assurance et de gestion d’actifs d’ING a rétréci la fourchette de prix de son introduction sur la Bourse d’Amsterdam à 19,50-20,50 euros par action, soit vers le milieu de sa fourchette d’origine (18,50-22 euros), a annoncé hier une source proche du dossier citée par Reuters. L’assureur place 70 millions d’actions ordinaires existantes et la nouvelle fourchette valorise l’IPO à 1,44 milliard d’euros au plus.
Pékin a annoncé hier une modification du calcul du ratio de prêts sur dépôts des banques, qui devrait permettre à ces dernières de financer davantage l'économie pour soutenir la croissance du pays. A partir du 1er juillet, les banques pourront inclure dans les dépôts les certificats émis auprès d’entreprises ou de particuliers. A l’inverse, elles pourront exclure du total des prêts les concours consentis à des PME et au secteur rural et qui sont adossés à des obligations. Le ratio de prêts sur dépôts en Chine est limité à 75%.
Le codirecteur des investissements Alain Pitous a quitté Amundi AM le 30 juin. Il est remplacé par Loïc Bécue, jusqu’ici responsable groupe de la gestion diversifiée et des solutions d’épargne.
L’entreprise américaine de gestion d’actifs accueille un nouveau directeur de la distribution en la personne de Philippe Goettmann. Il sera en charge de la gestion des partenariats pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco.
La Caisse de pension de l’Etat de Vaud (CPEV), 6,6 milliards d’euros d’encours sous gestion, s’intéresse à divers projets d’infrastructures en Suisse en vue de leur financement, comme l’indique son rapport annuel. La CPEV explique que les montants, la rentabilité et le risque liés à ces différents projets paraissent adaptés à sa structure. La CPEV a ciblé un investissement qui représenterait 2% de son allocation d’actifs. Par ailleurs, trois véhicules collectifs ont été créés en juin 2013 afin de pouvoir accueillir les investissements en private equity. Le transfert de ces derniers dans cette nouvelle plateforme permettra notamment de réduire les coûts de gestion. Le portefeuille dans les entreprises non cotées est composé de 75 placements collectifs confiés à 32 gestionnaires différents. Une très grande diversification est ainsi recherchée, en particulier au niveau géographique. Le portefeuille de la CPEV au 31/12/2013
NN Group, filiale assurance et de gestion d’actifs d’ING, a rétréci la fourchette de prix de son introduction en Bourse d’Amsterdam à 19,50-20,50 euros par action, soit vers le milieu de sa fourchette d’origine (18,50-22 euros), a annoncé une source proche du dossier citée par Reuters. L’assureur place 70 millions d’actions ordinaires existantes et la nouvelle fourchette valorise l’IPO à 1,44 milliard d’euros au plus.
Pékin a annoncé lundi une modification du calcul du ratio de prêts sur dépôts des banques, qui devrait permettre à ces dernières de financer davantage l'économie pour soutenir la croissance du pays. A partir du 1er juillet, les banques pourront inclure dans les dépôts les certificats émis auprès d’entreprises ou de particuliers. A l’inverse, elles pourront exclure du total des prêts les concours consentis à des PME et au secteur rural et qui sont adossés à des obligations. Le ratio de prêts sur dépôts en Chine est limité à 75%.
«Notre fonds s’intéresse aux petites et très petites entreprises, celles qui créeront les emplois de demain en Afrique », explique Olivier Lafourcade, président du conseil d’administration de I&P Developpement.
La société de gestion indépendante Carlton Sélection vient de recruter Frédéric Hamm en tant que gérant de portefeuille. Ancien membre de l’Afate, Frédéric Hamm a occupé de septembre 2008 à janvier 2014 la responsabilité de directeur général délégué au sein d’Iris Finance, assurant la gestion des OPCVM actions internationales et de deux fonds sectoriels environnement / santé. Il a également été en charge de la gestion sous mandats (profil dynamique et équilibré) et de la couverture futures sur indices et sur devises. Auparavant chez Agilis Gestion, de janvier 2005 à août 2008, il a occupé la fonction de gérant en charge du trading sur produits dérivés, de la sélection d’actions sur l’ensemble des places occidentales et des obligations corporate. Frédéric Hamm, 35 ans, est diplômé du DESS Gestion des Produits et Marchés Financiers de Clermont-Ferrand et d’une Maitrise de Sciences Economiques et de Gestion mention Monnaie et Finance de l’Université Louis Pasteur Strasbourg I. Carlton Sélection a été créée en 2011 par Daniel Gérino, actuaire et président-fondateur d’Intersélection, société de conseil en investissement dédiée aux investisseurs professionnels, créé en 1996. La société propose une gamme de fonds ouverts et dédiés couvrant l’ensemble des classes d’actifs. A l’écoute des opportunités de marchés, l’équipe de gestion de Carlton Sélection met en oeuvre une gestion réactive et non benchmarkée. Carlton Sélection s’adresse aux investisseurs institutionnels, corporates, family offices et conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Au 31 décembre 2013, les encours sous gestion de Carlton Sélection s’élèvaient à 133 millions d’euros. Ils se rapprochent désormais de la barre des 150 millions d’euros. La société envisage de recruter à bref délai un (ou une) responsable commercial.
Larry Fink, patron de BlackRock, souhaite accroître la présence à l’international de son institution qui gère quelque 4.300 milliards de dollars. «Nous avons entamé notre expansion internationale il y a 20 ans et poursuivrons sur cette voie. Nous sommes présents dans 31 pays et 41% de nos revenus sont réalisés hors des Etats-Unis. Nous espérons franchir la barre des 50% ces cinq prochaines années», indique Larry Fink dans un entretien au quotidien suisse Le Temps. Dans cette perspective, BlackRock veut renforcer sa présence en Suisse.Larry Fink relève que l’ancrage de BlackRock auprès des acteurs locaux contribue à son développement. «La croissance de nos fonds en Europe est la plus forte au monde, avec une progression de 15% l’année dernière, alors que d’autres sociétés de gestion souffrent d’un déclin de leurs revenus», souligne-t-il.
MiddleNext, l’association professionnelle française indépendante exclusivement représentative des valeurs moyennes cotées, a nommé Guillaume Robin, P-DG de Thermador Groupe, à sa présidence. Il succède à Pascal Imbert qui occupait cette fonction depuis quatre ans. Par ailleurs, sept administrateurs ont vu leur fonction renouvelée : Eric Cohen, Pascal Imbert, Daniel Jacquemond, Pierre-Franck Moley, Pierre Novarina, Philippe Santi et Agnès Tixier. Quatre nouveaux administrateurs ont également été nommés : David Buffelard, Dominique Ceolin, Guillaume Robin et Grégory Sanson.MiddleNext préside le Smaller Issuers Committee d’European Issuers, première association européenne qui promeut les intérêts des sociétés cotées en Bourse. Cette dernière regroupe 15 pays et représente plus de 9.200 sociétés cotées pour une capitalisation boursière d’environ 8.500 milliards d’euros.
Le fonds d’investissement immobilier espagnol Merlin Properties a fixé vendredi à 1,25 milliard d’euros le prix indicatif de son projet d’introduction en Bourse, qui a lieu aujourd’hui. C’est moins que le 1,5 milliard envisagé initialement par la société, mais cette entrée reste la plus grosse IPO depuis juillet 2011 à la Bourse de Madrid. C’est aussi l’opération la plus importante pour une société européenne d’investissement immobilier cotée (SIIC) depuis le belge Retail Estates en 1998, selon Bloomberg. Credit Suisse Group, Deutsche Bank et UBS sont parmi les banques mandatées.
Nick Davis, gérant actions européennes chez Threadneedle, va prochainement quitter la société de gestion et transmettre la gestion des fonds dont il avait la charge à Paul Doyle et Dan Ison, révèle Investment Week. L’intéressé assure actuellement la gestion de trois portefeuilles européens: le Pan European Equity Dividend (45 millions de livres d’encours), le Threadneedl European (ex UK) Growth (123 millions de livres d’actifs) et le Threadneedle European Funds (603 millions de livres). Suite à ce départ annoncé, le gérant Paul Doyle reprendra la gestion des plus grands fonds européens tandis que Dan Ison sera chargé de la gestion du fonds Pan European Equity Dividend.
Sabine Roux de Bezieux a été nommé membre du conseil de surveillance de Turenne Investissement. La responsable a démarré sa carrière dans la banque d’affaires du CCF avant de rejoindre le groupe Arthur Andersen, au sein duquel elle restera treize ans, basée à Londres et à Paris. Elle y exercera, en France comme à l’international, plusieurs métiers du conseil (audit et conseil financier, conseil en management) avant de monter la direction du développement et du marketing pour l’ensemble de métiers du groupe.Depuis 2002, elle conseille des groupes B2B dans leurs stratégies de développement. Sabine Roux de Bézieux, ESSEC, DESCF, est déjà administrateur indépendant de deux entreprises cotées, ABC arbitrage et ANF immobilier.Turenne Investissement a vocation à accompagner – en tant qu’investisseur de référence ou co-investisseur – des PME et ETI en forte croissance, essentiellement non cotées, sur des opérations de type capital-développement et transmission (OBO), dans les secteurs suivants : la distribution spécialisée, l’industrie innovante, les services et la santé.
La société de gestion alternative américaine Stafford Capital Partners a annoncé, le 25 juin, l’acquisition de l’activité de fonds de fonds du groupe australien Macquarie. L’opération porte sur trois activités – l’infrastructure secondaire, le capital-risque et le capital investissement et les fonds «clean-tech» – qui représentent environ 700 millions de dollars d’actifs. Cette transaction permet ainsi à Stafford de porter ses fonds sous gestion à 3,3 milliards de dollars contre 2,6 milliards de dollars précédemment.
Le gestionnaire d’actifs Northern Trust Asset Management a annoncé, le 26 juin, la nomination de Benze Lam au poste nouvellement créé de responsable de la région Grande Chine («Greater China»). A ce titre, l’intéressé dirigera une équipe d’experts commerciaux assurant les relations avec les clients de Northern Trust AM en Chine continentale, à Hong Kong, Macau et Taïwan. Il jouera également un rôle majeur dans la stratégie de développement de l’activité de gestion d’actifs à travers toute l’Asie-Pacifique. Il sera d’ailleurs rattaché à Bo Kratz, responsable de l’Asie-Pacifique chez Northern Trust. Benze Lam compte plus de treize ans d’expérience auprès des investisseurs institutionnels dans la zone Asie-Pacifique. Précédemment, il était responsable commercial pour la Chine «offshore» chez UBS Global Asset Management, en charge en particulier des fonds souverains et des investisseurs institutionnels qualifiés chinois. Avant cela, il avait occupé différentes fonctions chez FIL Investment Management (Fidelity), State Street ou encore Morgan Stanley.
La boutique de gestion italienne Zenit SGR a renforcé son équipe multi-classes d’actifs en recrutant Paolo Vicentini, rapporte Citywire Global. Le gérant a rejoint la société de gestion, basée à Milan, pour co-gérer le fonds Global Opportunities aux côtés de Marco Simion. Paolo Vicentini a débuté sa carrière comme gérant de portefeuille chez LBC Securities SIM en 1991, avant d’intégrer en 1994 BNL Eurosecurities SIM où il a officié comme responsable de la gestion d’actifs pour les clients privés jusqu’en 1996, selon son profil LinkedIn. De 1996 à 2004, il occupe la même fonction chez BCV Gestion SIM, avant de rejoindre Fortis Private Banking à Milan (2004-2006) au poste de responsable de la gestion d’actifs pour la banque privée. En 2006, il rejoint Edmond de Rothschild où il a travaillé comme gérant de portefeuille.
Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM) a connu un début d’année 2014 particulièrement chargé. En point d’orgue : le bouclage de l’acquisition, début avril, de Scottish Widows Investment Partnership (Swip) pour 550 millions de livres. Rencontré en marge du Fund Forum International à Monaco, Martin Gilbert, directeur général d’Aberdeen AM, a indiqué à NewsManagers que l’intégration se déroulait bien. « La plupart des décisions d’intégration ont été prises et la plupart des équipes ont été intégrées, a précisé Martin Gilbert. Désormais, nous devons exécuter cette acquisition du mieux que nous pouvons. Toutefois, il faudra encore deux autres années pour intégrer tous les systèmes. » De fait, le groupe a d’ores et déjà réussi la migration de l’intégralité des fonds actions actifs et mandats de Swip, soit 2,9 milliards de livres. Cette acquisition permet à Aberdeen AM de prendre une nouvelle envergure. Swip apporte en effet 167 milliards d’euros d’encours, ce qui permet à la société de gestion écossaise d’afficher désormais quelque 393 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Mieux, cette opération lui permet de rééquilibrer son activité. « Avant l’acquisition de Swip, 75 % de nos revenus provenaient de notre activité de gestion actions active (« active equities »), précise Martin Gilbert. Donc, seulement 25 % de notre chiffre d’affaires provenaient des trois autres segments de notre activité, à savoir le fixed income, l’immobilier et les solutions. Avec Swip, ces trois activités augmentent de 15% pour représenter 40 % de nos revenus. Cela fait donc une grande différence pour ces activités et nous pouvons encore les développer. » A ce stade, Martin Gilbert a indiqué qu’il n’envisageait pas d’autres opérations de croissance. « Nous ne prévoyons pas d’autres acquisitions dans l’immédiat, a-t-il clairement affirmé. Notre stratégie est de consolider le nouvel ensemble et de nous concentrer sur la croissance organique, en particulier pour nos activités fixed income, immobilier et solutions. » A ce titre, déjà très présent en Europe – le Vieux Continent concentre 76 % de ses actifs sous gestion dont 56 % au Royaume-Uni – Aberdeen AM entend désormais concentrer ses efforts sur le continent américain, tant aux Etats-Unis que dans les pays d’Amérique latine. « Clairement, nous voulons accélérer notre croissance en Amérique, y compris au Canada, car ce continent représente 50 % de l’investissement et de la fortune dans le monde, a annoncé Martin Gilbert. Or, seulement 13 % de nos clients sont sur le continent américain, dont une partie au Canada et en Amérique du Sud. Nous sommes déjà grands au Chili. Nous voulons être plus grands au Mexique et au Brésil. Donc, oui, l’Amérique est la principale région où nous concentrons nos efforts. » Début juin, Aberdeen AM a d’ailleurs nommé deux nouveaux co-responsables pour son activité en Amérique, à savoir Andrew Smith et Bev Hendry, qui remplacement Gary Marshall qui regagne le Royaume-Uni pour prendre la direction générale de Swip. Aberdeen AM ne délaisse pas pour autant l’Europe. A cet égard, la France – où la société gère 5,5 milliards d’euros d’actifs – demeure un marché important. « Nous y avons une bonne base de clientèle, mais nous aimerions être plus grands en France, a-t-il avoué, sans dévoiler le moindre objectif chiffré. Notre stratégie sur le marché français est la même qu’ailleurs, à savoir faire croître nos activités fixed income, immobilier et solutions. » De fait, le directeur général d’Aberdeen AM n’exclut pas d’étoffer ses équipes en France, sans donner plus de détail. « Notre stratégie consiste toujours à construire les activités dans lesquelles nous investissons, a précisé Martin Gilbert. Nous voudrions être plus importants en France et si cela signifie qu’il faut recruter pour y arriver, nous le ferions certainement. La France est un marché clé avec une très importante culture de l’épargne et de l’investissement dans les fonds. Nous regardons ce pays comme un marché important. »
Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM) a connu un début d’année 2014 particulièrement chargé. En point d’orgue : le bouclage de l’acquisition, début avril, de Scottish Widows Investment Partnership (Swip) pour 550 millions de livres. Rencontré en marge du Fund Forum International à Monaco, Martin Gilbert, directeur général d’Aberdeen AM, a indiqué à NewsManagers que l’intégration se déroulait bien. « La plupart des décisions d’intégration ont été prises et la plupart des équipes ont été intégrées, a précisé Martin Gilbert. Désormais, nous devons exécuter cette acquisition du mieux que nous pouvons. Toutefois, il faudra encore deux autres années pour intégrer tous les systèmes. » De fait, le groupe a d’ores et déjà réussi la migration de l’intégralité des fonds actions actifs et mandats de Swip, soit 2,9 milliards de livres. Cette acquisition permet à Aberdeen AM de prendre une nouvelle envergure. Swip apporte en effet 167 milliards d’euros d’encours, ce qui permet à la société de gestion écossaise d’afficher désormais quelque 393 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Mieux, cette opération lui permet de rééquilibrer son activité. « Avant l’acquisition de Swip, 75 % de nos revenus provenaient de notre activité de gestion actions active (« active equities »), précise Martin Gilbert. Donc, seulement 25 % de notre chiffre d’affaires provenaient des trois autres segments de notre activité, à savoir le fixed income, l’immobilier et les solutions. Avec Swip, ces trois activités augmentent de 15% pour représenter 40 % de nos revenus. Cela fait donc une grande différence pour ces activités et nous pouvons encore les développer. »A ce stade, Martin Gilbert a indiqué qu’il n’envisageait pas d’autres opérations de croissance. « Nous ne prévoyons pas d’autres acquisitions dans l’immédiat, a-t-il clairement affirmé. Notre stratégie est de consolider le nouvel ensemble et de nous concentrer sur la croissance organique, en particulier pour nos activités fixed income, immobilier et solutions. »A ce titre, déjà très présent en Europe – le Vieux Continent concentre 76 % de ses actifs sous gestion dont 56 % au Royaume-Uni – Aberdeen AM entends désormais concentrer ses efforts sur le continent américain, tant aux Etats-Unis que dans les pays d’Amérique latine. « Clairement, nous voulons accélérer notre croissance en Amérique, y compris au Canada, car ce continent représente 50 % de l’investissement et de la fortune dans le monde, a annoncé Martin Gilbert. Or, seulement 13 % de nos clients sont sur le continent américain, dont une partie au Canada et en Amérique du Sud. Nous sommes déjà grands au Chili. Nous voulons être plus grands au Mexique et au Brésil. Donc, oui, l’Amérique est la principale région où nous concentrons nos efforts. »Aberdeen AM ne délaisse pas pour autant l’Europe. A cet égard, la France – où la société gère 5,5 milliards d’euros d’actifs – demeure un marché important. « Nous y avons une bonne base de clientèle, mais nous aimerions être plus grands en France, a-t-il avoué, sans dévoiler le moindre objectif chiffré. Notre stratégie sur le marché français est la même qu’ailleurs, à savoir faire croître nos activités fixed income, immobilier et solutions. »De fait, le directeur général d’Aberdeen AM n’exclut pas d’étoffer ses équipes en France, sans donner plus de détail. « Notre stratégie consiste toujours à construire les activités dans lesquelles nous investissons, a précisé Martin Gilbert. Nous voudrions être plus importants en France et si cela signifie qu’il faut recruter pour y arriver, nous le ferions certainement. La France est un marché clé avec une très importante culture de l’épargne et de l’investissement dans les fonds. Nous regardons ce pays comme un marché important. »