Le groupe thématique de réflexion sur les nouveaux enjeux de l’analyse financière et de l’analyse crédit pour le financement des entreprises, Analytica, créé l'été dernier à l’initiative de Jean-Hervé Lorenzi, président du pôle Finance Innovation, a publié le 26 mai ses propositions pour un nouveau modèle d’analyse financière. A l’heure où le financement des entreprises, notamment les PME et ETI, principales sources d’emploi en Europe, connaît d’importantes mutations liées à la désintermédiation due aux évolutions réglementaires et technologiques majeures entrainant un appel accru aux marchés financiers. Les entreprises ont dorénavant de nouveaux modes d’accès (plateformes de mise en relation…) à des financements élargis et complémentaires au financement bancaire classique : EuroPP, placements privés, financements participatifs… Ces évolutions ne peuvent s’opérer sans un recours accru à une analyse financière ayant vocation tant à valoriser les entreprises et leur potentiel (pour leur fonds propres) qu’à mesurer leur solvabilité (pour leur endettement), ainsi que leurs autres dimensions extra financières (environnement, social, gouvernance…), explique dans un communiqué Finance Innovation.En conséquence, se pose la question, longtemps éludée, du coût et du mode de financement de cette analyse qui, sauf facturation externe, est à ce jour comprise dans le coût total des opérations effectuées. Ces évolutions impliquent notamment, au-delà du CAC 40, pour les PME de croissance et des ETI, des méthodes d’analyse reconnues par les régulateurs prudentiels, mais aussi proportionnée à la taille des entreprises et des financements à leur fournir. Pour celles-ci, terreau de la croissance et des emplois de demain, le modèle d’analyse financière classique est inadapté (trop cher, trop long, trop complexe). Il s’agit donc de réinventer des nouveaux outils, pour certains mutualisés en tout ou partie, (notamment dans le domaine des bases de données) et de nouvelles formes de communication et de dialogue entre le monde de la finance et celui des entreprises, qu’elle qu’en soit la taille.Les auditions de nombreuses parties prenantes (Analystes, Entreprises, Investisseurs, Régulateurs, Gérants d’actifs, Associations professionnelles, Comptables, Avocats, Fournisseurs de données, Organismes de marché, Fin Tech, Notateurs) ont été effectuées de façon approfondie auprès d’une centaine d’interlocuteurs. Le Groupe de Réflexion Thématique Analytika propose ainsi 15 recommandations. Les plus importantes concernent l’information des entreprises, la maîtrise de cette information par les entreprises, et la circulation de cette information ; le but étant d’une part de simplifier le mode opératoire des entreprises, d’autre part de permettre, via cette information, l’émergence d’une analyse financière moins coûteuse."Nous sommes conscients que la mise en place de ces outils est un travail de fond structurel de long terme, compte tenu de son mode « incitatif » et non « obligatoire ». Cependant, nous sommes aussi persuadés que cette mise en place doit démarrer dès aujourd’hui», souligne Finance Innovation. Les recommandations du groupe Analytica, piloté par Alain Leclair, président d’'Honneur de l’AFG Simplifier la vie des entreprises1. Simplifier les tâches administratives des entreprises en rassemblant toutes les déclarations des entreprises dans une seule base de données, avec un accès à ces informations différent selon l’utilisateur (fisc, URSSAF, financement, public, etc…), type base Single Business Reporting aux Pays-Bas, avec des données structurées (XBRL ?)2. En parallèle, créer un droit de regard des entreprises sur toutes les données les concernant, et, éventuellement, leur diffusionB. Outils d’information3. Mettre en place un outil formaté et simplifié de représentation des entreprises qui souhaitent se financer : Fin’Profil (Informations Clé des Entreprises)4. Mettre en place une Place d’Information Fin’d’in, interface entre les entreprises et leurs financeurs (ainsi que les autres acteurs de l’écosystème : clients, fournisseurs)5. Mettre en place une « Analyse Socle », quantitative, proposée d’emblée aux entreprises, à très bon marché.6. Mettre en place un « carnet de commande d’analyse financière » Fin’Book, afin de permettre la rencontre entre l’offre (analystes) et la demande d’analyses (entreprises cotées ou non souhaitant être analysées, investisseur détenteur d’actions ou de créances d’une entreprise non suivie)7. Inciter les nouveaux acteurs du financement alternatif à adhérer à la base Fiben, et autoriser les sociétés de gestion adhérentes à communiquer les éléments de la base Fiben aux bureaux d’analyse indépendants qu’elles ont sollicité pour ces prêts, en respectant les engagements de confidentialité 14. Ces bureaux d’analyse indépendants pourraient « contribuer » sur certains aspects (éléments ESG ou données sectorielles par exemple).C. Favoriser le marché8. Mettre en place une Obligation PME, privée, simplifiée, pré-négociée, dont le coût serait bien moindre, permettant de financer des émissions de petite taille (moins de 10M€)9. Assouplir le cadre règlementaire du financement participatif (en levant le plafond de 1million d’euros à 5millions d’euros)D. Encourager l’écosystème10. Campagne de communication et d’explication vis-à-vis des PME –ETI («aidez nous à vous aider»).11. Encourager le scoring via l’analyse du big data (appel à projets ?), en capitalisant sur l’expertise mathématique française.12. Encourager les initiatives privées de « partage » de l’analyse financière (plateformes internet), ou de mise en relation entre financeurs et financés.13. Réconcilier la fiscalité et les besoins de financement des entreprises (ne pas favoriser la détention d’actifs courts et peu risqués en pénalisant celle d’actifs longs, type actions)14. Alléger Solvabilité 2 et le réaligner avec les besoins de l’économie (ne pas pénaliser les actions)15. Faire reconnaître l’analyse financière comme de la « recherche », i.e. faire bénéficier les bureaux d’analyse plus facilement du Crédit Impôt Recherche, dès lors que les méthodes utilisées sont significativement innovantes.
Solide début d’année pour Groupama Asset Management (Groupama AM). La société de gestion française, filiale de l’assureur mutualiste Groupama, a en effet annoncé une collecte nette de 1,4 milliard d’euros au premier trimestre 2016 auprès de la clientèle externe. Cette collecte nette a été réalisée tant en France qu’à l’international, précise Groupama AM dans un communiqué.A fin mars 2016, les encours totaux de Groupama AM s’élèvent désormais à 95,2 milliards d’euros, contre 91,8 milliards d’euros à fin décembre 2015. « La gestion obligataire représente près de 70% de ces encours », souligne la société de gestion. Les encours de la seule clientèle externe atteignent près de 15 milliards d’euros au 31 mars 2016. « 79% de cette clientèle externe est issue de France et 21% de l’international », indique Groupama AM.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Spanish common investment funds posted net inflows of EUR893m in April, “offsetting net outflows in the first two months of the year,” Inverco, the Spanish professional asset management association, has announced. Since the beginning of 2016, net subscriptions totalled EUR233m. Better “in the past twelve months, net inflows have totalled EUR7bn,” Inverco says. As of the end of April 2016, assets under management in Spanish funds totalled EUR217.6bn, up by EUR1.45bn, or 0.7%, compared with the previous month (EUR216.1bn). However, assets are down 1% from their levels as of 31 December 20015 (EUR219.8bn).
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Tikehau Capital on 26 May announced that it is in exclusive talks to acquire an 80% stake in IREIT Global Group Pte, the asset management firm for IREIT Global. The bid and conditions of Tikehau Capital have been accepted by shareholders of IREIT Global Group Pte, the French firm says in a statement. IREIT Global is a real estate investment trust listed in Singapore, which invests directly and indirectly in a portfolio of income-producing real estate in Europe, primarily targeting office properties, as well as assets with real estate underlying. The IREIT portfolio includes five fully-owned properties in Germany, valued at about EUR441.4m. The acquisition will allow Tikehau Capital to strengthen its position in Asia from Singapore, and to develop its real estate presence in Europe, the firm says.
UCITS net sales registered net outflows of EUR 6 billion, compared to net inflows of EUR 122 billion in Q4 2015., according to the most recent statistics from EFAMA, the European fund and asset management association.Long-term UCITS, i.e. UCITS excluding money market funds, recorded net outflows of 4 billion, compared to net inflows of EUR 83 billion in Q4 2015. Equity funds recorded a turnaround in net sales, from net inflows of EUR 57 billion in Q4 2015 to net outflows of EUR 3 billion in Q1 2016. Net sales of multi-asset funds slowed down from EUR 31 billion in Q4 2015 to EUR 6 billion in Q1 2016. Bond funds continued to record net outflows, i.e. EUR 9 billion, the same level as in Q4 2015. UCITS money market funds also saw a turnaround in net sales, from net inflows of EUR 39 billion in Q1 2015 to net outflows of EUR 2 billion in Q1 2016.AIF net sales amounted to EUR 43 billion in Q1 2016, compared to EUR 48 billion in Q4 2015.Total European investment fund net assets decreased by 2.1% in Q1 2016 to EUR 13,039 billion. Net assets of UCITS fell by 3.4% in Q1 2016 to EUR 7,907 billion, and total net assets of AIFs only decreased by 0.1% to EUR
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Open funds on sale in Italy in April saw net redemptions of slightly over EUR1bn, ending several months of positive inflows, the most recent statistics from Assogestioni, the Italian association of asset management professionals, show. This sharp downturn, however, is due to severe outflows from money market funds, which have seen outflows of EUR4.9bn in April. Meanwhile, long-term funds (excluding money markets) have seen inflows of EUR3.8bn, largely due to flexible funds (EUR2bn) and bond funds (EUR1.2bn). Inflows to equity and diversified funds are more modest, at EUR277m and EUR202m. Despite these inflows, assets in Italian funds are up to EUR849bn, compared with EUR847bn in March. With the addition of closed and mandated funds, which show positive inflows, assets in the sector totalled EUR1.854trn. In this environment, the asset mangemetn firms which have done well are Intesa Sanpaolo, which shows net subscriptions of EUR2.14bn, followed by Pioneer Investments (EUR871m) and Azimut (EUR738m). However, Generali has seen outflows of no less than EUR3.66bn, of which EUR3.78bn are from open-ended funds. Franklin Templeton and UBS are among the firms which have seen the steepest outflows with -EUR359m and -EUR312m.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Swiss asset management boutique RAM Active Investments has announced that its two asset management activities have now split clearly with the launch of two brands: RAM Systematic and RAM Tactical. “The new distinction in terms of brands aims to better differentiate our strategies and foreground the expertise of RAM in these two approaches, systematic management and discretionary management,” the asset management firm says in a statement. As a specialist in bottom-up active management and alternative investment, the team at RAM Systematic seeks to offer clients regular generation of alpha over the long term across economic cycles. The strategies offered apply fundamental analyses by the asset mangaement firm “while making an effort to take advantage of market fragmentation to pursue a wide range of investment opportunities presented by inefficiencies induced by the behavour of investors,” the boutique says. For its part, the team at RAM Tactical aims to “assist out clients to navigate in environments of unprecedented interest rates and the most volatile market conditions,” the asset management firm says. To do this, the team “applies discretionary discipline to unconventional approaches,” RAM continues. The objective of this management is to generate risk-adjusted returns referred to as “attractive” by the Swiss asset management firm. It offers “niche investment strategies over the full range of bond investments,” RAM concludes.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Luxembourg private bank Banque Havilland on 25 May 2016 completed its acquisition of its Swiss counterpart Banque Pasche. The operation was announced in late 2015. At the conclusion of the operation, Banque Pasche will be renamed as Banque Havilland (Switzerland). The acquisition is “in line with the strategy of the Banque Havilland group to develop its ultra-high net worth client base in Europe,” the Luxembourg firm says in a statement. Banque Havilland (Switzerland), based in Geneva with an affiliate in Zurich, has about 40 employees. The Banque Havilland gorup, founded in 2009, has 170 employees in Luxembourg, London, Monaco, Liechtenstein, the Bahamas, Moscow and Dubai.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The French Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) has announced the launch of an open request for proposals to select managers for European and euro zone publicly-traded equities. To select the asset management firms to which the new mandates will be assigned, ERAFP is launching a consultation to select five mandates. At the end of April 2016, the portfolio of euro zone publicly-traded equities for the ERAFP with maturing mandates had a value of about EUR5bn, a statement from the public body states.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } It has been a solid start to the year for Groupama Asset Management. The French asset management firm, an affiliate of the mutualist insurer Groupama, has announced net inflows of EUR1.4bn in first quarter 2016 from external clients. These net inflows came both in France and internationally, Groupama AM says in a statement. As of the end of March 2016, total assets at Groupama AM now total EUR95.2bn, compared with EUR91.8bn as of the end of December 2015. “Bond management represented nearly 70% of these assets,” the asset management firm says. Assets for external clients totalled nearly EUR15bn as of 31 March 2016. “79% of these external clients are in France, and 21% are international,” Groupama AM says.
La croissance de la Grande-Bretagne a ralenti au rythme de 0,4% au premier trimestre, a indiqué l’Office national de la statistique (ONS) jeudi, confirmant ainsi sa première estimation. Elle ressort à 2,0% en rythme annuel, contre 2,1% en première estimation. Par ailleurs, l’investissement des entreprises, mesuré en variation annuelle, a baissé pour la première fois en trois ans au cours du premier trimestre, de 0,4%, en raison du coup de frein à l’immobilier commercial, où les transactions ont chuté de 40% au premier trimestre. La Banque d’Angleterre a déjà signalé que l’incertitude liée au référendum du 23 juin sur le Brexit freinait les investissements.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a ouvert au Japon deux jours de débat entre les chefs d’Etat et de gouvernement du G7, a dressé un parallèle entre la situation actuelle et le prélude à la crise financière mondiale, il y a plus de huit ans. «Les dirigeants du G7 ont exprimé le point de vue selon lequel les économies émergentes étaient dans une situation grave, même si certains ont jugé que la conjoncture du moment n'était pas celle d’une crise», a précisé lors d’une conférence de presse le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais, Hiroshige Seko.
«Nous envisageons un examen approfondi des éléments qui sous-tendent la rentabilité des banques au niveau des établissements et à travers l’ensemble des modèles économiques», a déclaré jeudi Ignazio Angeloni, membre du Conseil de surveillance prudentielle de la BCE, à l’occasion d’un discours. Les taux bas «risquent de ne pas de s’en aller et les banques doivent s’adapter à ce nouvel environnement en contenant les coûts et en développant des sources alternatives de revenus», a-t-il ajouté.
Les promesses de ventes de logements ont bondi en avril plus fortement que prévu aux Etats-Unis pour atteindre leur plus haut niveau depuis plus de dix ans. La Fédération nationale des agents immobiliers (NAR) a annoncé jeudi que son indice des promesses de vente, calculé à partir des compromis signés le mois dernier, avait augmenté de 5,1% à 116,3, un pic depuis février 2006. La progression du mois de mars a été légèrement revue à la hausse, à 1,6%.
Après sa consultation, le régulateur met à jour ses recommandations, rappelant que les professionnels engagent leur responsabilité sur ces nouveaux médias.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 2,9% en rythme annualisé au deuxième trimestre, montre jeudi le modèle de prévisions GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta, ce qui traduit une légère hausse par rapport à la précédente prévision de 2,5% publiée le 17 mai. Cette estimation intègre les données des commandes de biens durables publiées jeudi ainsi que l’estimation avancée du déficit des échanges de marchandises, annoncé mercredi à 57,53 milliards de dollars par le département du Commerce.
«Avec ce réexamen, l’un de nos objectifs (...) était de pouvoir bénéficier du programme d’assouplissement quantitatif et nous espérons que cela se produira très vite», a déclaré jeudi le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, deux jours après un compromis conclu entre la Grèce et ses créanciers européens sur son programme de réformes et sa dette. L’assouplissement des contrôles de capitaux imposés en juin dernier dépendra du retour des dépôts dans les banques, a-t-il ajouté.
La banque centrale canadienne a engagé l’ancien économiste de Merrill Lynch Sheryl King en tant que conseiller. Basée au bureau de New York, Sheryl King retrouve ainsi un institut d'émission qu’elle a déjà côtoyé au cours de sa carrière comme économiste puis comme analyste au département des marchés financiers.
Dans un communiqué diffusé jeudi, le gouvernement a fait un point sur le dispositif public visant à désensibiliser les encours de dette à risque des collectivités. Les 676 collectivités et établissements locaux ayant déposé un dossier de demande d’aide auprès du fonds de soutien mis en place à l’automne 2014 ont désormais reçu de sa part une proposition d’aide. A la mi-mai, le gestionnaire du fonds disposait des réponses finales pour 61% des prêts (715 prêts sur 1163). Le taux d’acceptation dépassait 90% (et 97% en termes de montants d’aides), les réponses négatives concernant pour leur grande majorité des prêts à faible ou très faible enjeu financier. Mis en place par la loi de Finances pour 2014, le dispositif gouvernemental a été abondé de 1,5 milliard d’euros supplémentaires en loi de Finances pour 2016.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a mené une consultation publique sur l’utilisation des médias sociaux par les sociétés de gestion de portefeuille, les émetteurs de titres de créance structurés et les distributeurs de produits financiers. Elle précise sa doctrine sur le sujet.
Les promesses de ventes de logements ont bondi en avril plus fortement que prévu aux Etats-Unis pour atteindre leur plus haut niveau depuis plus de 10 ans. La Fédération nationale des agents immobiliers (NAR) a annoncé jeudi que son indice des promesses de vente, calculé à partir des compromis signés le mois dernier, avait augmenté de 5,1% à 116,3, un pic depuis février 2006. La progression du mois de mars a été légèrement revue en hausse, à 1,6%.
Le Forum international des fonds souverains (IFSWF) a choisi State Street pour être l’un de ses deux fournisseurs de service de recherche, indique un communiqué. Créé en 2009, le forum est un réseau international de fonds souverains dont l’objectif est d'échanger sur des sujets d’intérêt pour ces véhicules d’investissement. State Street travaillera sur les grands thèmes d’investissement comme l’allocation d’actifs ou l’investissement dans les marchés privés, les deux premiers thèmes des projets de recherche confiés à State Street Associates, division de recherche du groupe State Street.
Un fonds contrôlé par LendingClub qui est investi dans les crédits consommateurs en ligne de la société a connu l’un de ses pires mois en termes de performance en avril et dévoilé qu’il achetait des prêts plus risqués que ce qui était prévu, selon le Wall Street Journal. La performance – une hausse de 0,12 % - a été le plus petit gain du fonds en cinq ans. Le portefeuille, appelé Broad Based Consumer Credit (Q) Fund, affiche 825 millions de dollars d’encours sous gestion et est géré par LC Advisors, une filiale de LendingClub.
Satisfaction de mise pour State Street Global Advisors sur le front des ETF. Via sa filiale SPDR, la société de gestion a enregistré la deuxième plus importante collecte en Europe avec des souscriptions nettes de 1,5 milliard de dollars. Et pour le seul mois de mai, les ETF de la gamme SPDR ont attiré – toujours en net – 280 millions de dollars. Interrogé par Newsmanagers, Olivier Paquier, directeur SPDR ETF France, Monaco, Espagne et Portugal, a insisté sur l’apport bénéfique de l’offre d’ETF obligataires. A elle seule, celle dernière a drainé 1,4 milliards de dollars – une nouvelle fois la deuxième collecte en Europe – tandis que du côté des ETF actions, ceux de type sectoriels ont capté 400 millions de dollars. Pour expliquer ces bons résultats, Olivier Paquier, qui a rappelé la place de numéro 6 de SPDR en termes d’encours en Europe (15 milliards de dollars à fin mai), « alors que SPDR ETF pointait en quinzième position sur le Vieux Continent il y a cinq ans », a insisté sur l’étendue de la gamme. «Pas moins de 21 nouveaux produits ont été lancés depuis le 1er janvier dont 10 fonds sectoriels mondiaux et 11 ETF obligataires « Govies » et « Credit » libellés en dollars et en euros », a-t-il détaillé. Or ces derniers lancements qui portent à 36 produits l’offre d’ETF obligataires ont séduit les investisseurs. « Concrètement, les produits de dette européenne et américaine de la société de gestion américaine se portent bien, mais d’autres classes d’actifs comme les ETF calés sur la dette britannique ou sur la dette émergente profitent également de la volonté des investisseurs de diversifier leurs allocations », a expliqué le responsable. Traditionnellement composées à 80 % de Bund et d’OAT, la poche « core » des investisseurs est désormais proche de 60 %, offrant autant de possibilités pour diversifier les allocations. A noter toutefois que les investisseurs se repositionnent différemment sur la courbe. « Les expositions recherchées sont désormais plus longues en maturité », a indiqué Olivier Paquier. « Alors qu’ils s’intéressaient à la partie 0-3 ans, les investisseurs se positionnent aujourd’hui sur le 5-7 ans », a-t-il ajouté. Côté actions, les capitaux ont été drainés vers les ETF investis en grandes capitalisations américaines et en actions émergentes. A l’inverse, les décollectes les plus nettes ont porté sur les ETF investis sur l’Europe et le Japon. Mais là encore, SPDR est parvenu à tirer son épingle du jeu en ne présentant pas une offre aussi large que ses concurrents, notamment sur l’Europe. En conséquence de quoi, lorsque la décollecte a été de 3,3 milliards de dollars pour le plus important fournisseur d’ETF en Europe cette année, elle n’a été que de 100 millions de dollars pour SPDR sur les actions européennes. « Naturellement, nous subissons les grandes tendances », a admis Olivier Paquier. « Nous avons décollecté sur le vieux Continent et le Japon pour un montant respectif de 100 et 7 millions ». Il n’en reste pas moins que la décorrélation est un thème à la mode. Et entre le « Brexit » au Royaume-Uni et les élections espagnoles, les ETF qui « jouent » cette décorrélation du marché ont du succès, ainsi que les produits corrélés aux dividendes. Dans un autre genre, les produits de niche, intéressent toujours les investisseurs. Qu’il s’agisse de fonds sectoriels mondiaux principalement investis dans l’énergie, ou les télécoms ou encore les valeurs financières. Reste à savoir quels objectifs chiffrés se donne SPDR ainsi doté en ETF. Sur ce point, Olivier Paquier est discret. Non sans rappeler que le marché a crû de 30 % chaque année ces dix dernières années, et qu’afficher au terme de cette année une progression moindre de ses encours, serait forcément une déception…
KMH Gestion Privée, société lyonnaise de gestion privée, et Alexander Beard, conseiller financier indépendant britannique spécialisé en gestion privée et prévoyance, ont annoncé, ce 25 mai, la création sous forme de co-entreprise de la filiale française d’Alexander Beard. La nouvelle entité, baptisée Alexander Beard (France) SAS, a pour vocation d’accompagner des entreprises étrangères s’installant en France, concernant leurs cadres expatriés, ainsi que des expatriés français qui souhaitent revenir en France, en particulier dans leurs démarches liées à la mobilité : rapatriement de fonds de pension et conseil en matière de couverture sociale. Dans le détail, Alexander Beard (France) SAS va offrir à la fois de l’ingénierie patrimoniale, grâce à KMH Gestion Privée, et en conseil en prévoyance via Alexander Beard. Son activité s’organisera autour de trois expertises : transfert de fonds de pension, accompagnement des entreprises étrangères en France (« employee benefit ») et, enfin, optimisation patrimoniale dédiée aux expatriés.
Le gestionnaire d’actifs américain BNY Mellon Investment Management (BNY Mellon IM) a décidé de se réorganiser autour de cinq grands métiers afin de rationaliser ses activités et gagner en efficacité, rapporte le site Pensions & Investments qui cite une porte-parole de la société de gestion. Le gestionnaire d’actifs va désormais être articulé autour de cinq départements, chacun correspondant à ses principales activités : distribution ; stratégie produits et gestion de la performance ; infrastructure ; gestion de fortune (« Wealth Management ») ; et, enfin, gouvernance de la gestion des investissements (« investment management governance »).Dans le cadre de cette restructuration, le département « distribution » sera désormais autour de deux grandes régions : l’Amérique du Nord d’une part, pilotée par Mark Santero qui occupera la nouvelle fonction de directeur général (« CEO ») de la filiale Dreyfus, et l’international de l’autre, dirigée par Matt Oomen.Par ailleurs, le département « stratégie produits et gestion de la performance » sera placé sous la direction de Jamie Lewin. Le département « Wealth Management » continuera d’être dirigé le directeur général Don Heberle tandis que Greg Brisk deviendra le responsable du département « investment management governance ».Enfin, le département dédié aux infrastructures sera dirigé par un nouveau directeur des opérations qui sera nommé à une date ultérieure.Les responsables de ces cinq départements seront directement rattachés à Mitchell Harris, directeur général (« CEO ») de BNY Mellon IM.Jusqu’à présent, Mark Santero officiait en qualité de directeur des opérations en charge des infrastructures. Matt Oomen était déjà responsable de la distribution à l’international. Pour sa part, Jamie Lewin était jusqu’à responsable de la recherche et de la sélection de gérants tandis que Greg Brisk était responsable de la conformité et de la gestion des risques d’investissement. Dans le cadre de cette réorganisation, Kim Mustin, jusque-là responsable de la distribution pour les Amériques, et John Herlihy, responsable des institutionnels, vont quitter la société de gestion pour poursuivre d’autres opportunités de carrière, a indiqué à Pensions & Investments la porte-parole de BNY Mellon IM. Leurs postes ont d’ailleurs été supprimés.
Exane Asset Management a lancé fin 2015 un nouveau fonds « long/short » sur les actions européennes, baptisé Exane Zephyr et domicilié au Luxembourg, a appris Citywire Selector. Ce nouveau produit combine une approche long short market neutre avec une poche actions directionnelle regroupant les plus fortes convictions du gérant. Le fonds est supervisé par Gilles Meshaka, qui compte 27 ans d’expérience et assure déjà la gestion du fonds Exane Gulliver, une stratégie « long/short » domiciliée en France.Dans le cadre du nouveau fonds, le gérant se concentrera sur les entreprises domiciliées en Europe, même s’il a la possibilité d’investir jusqu’à 20% de ses encours hors Continent. Depuis son lancement, le fonds Exane Zephyr a déjà attiré 12 millions d’euros d’actifs sous gestion.
Fort du succès de fonds Senior European Loan Fund, totalement investi à hauteur de 323 millions d’euros à fin 2015, AEW Europe et Natixis Asset Management (Natixis AM) ont décidé de lancer un nouveau fonds de dettes immobilières senior, baptisé Senior European Loan Fund II (SELF II). Il s’agit d’un compartiment de Senior European Loan Fund SCA-SIF, fonds d’investissement spécialisé de droit luxembourgeois géré par AEW Europe Luxembourg. Dés son lancement mars 2016, SELF II a réalisé son premier « closing » de 162 millions d’euros. Destiné exclusivement aux clients professionnels, la taille cible de SELF II devrait s’élever à 750 millions d’euros environ.Dans le détail, SELF II s’appuie sur les expertises respectives immobilières et crédit d’AEW Europe et Natixis AM. Ce fonds investit dans la dette immobilière « senior » dans des actifs « core » de type bureaux, commerces, logistiques et hôtellerie, situés dans les principaux pays d’Europe. Ce nouveau véhicule a déjà finalisé deux investissements pour un montant total de 45 millions d’euros à travers l’achat de créances dont le sous-jacent est un portefeuille d’actifs de bureaux en région parisienne pour l’un et un immeuble de bureaux à Francfort en Allemagne pour l’autre.
Universal Investment annonce avoir fait l’acquisition, en partenariat avec Hines, d’un immeuble commercial situé à Glasgow en Ecosse. L’actif a été racheté à Hermes Investment Management pour un montant non communiqué et sera intégré dans le fonds institutionnel fermé, géré pour le compte du mandat de la caisse de prévoyance allemande BVK. Ce mandat prévoit une enveloppe d’investissements dans l’immobilier commercial européen à hauteur de 1,3 milliard d’euros, précise un communiqué. L’immeuble se situe 229-249 Buchanan Street dans le centre de Glasgow en face du centre commercial Buchanan Galleries.
Savills Investment Management (Savills IM), la société de gestion spécialisée dans l’investissement immobilier, a annoncé, ce 25 mai, la nomination de nouveaux membres au sein de son équipe de direction afin de « soutenir le développement de ses activités ». Dans ces cadres, deux PDG régionaux ont été nommé pour « accompagner l’expansion des activités du groupe en Europe et en Asie », précise la société dans un communiqué.Concrètement, James Bury devient PDG de la zone Europe alors que Michael Flynn prend le poste de PDG de la zone Asie-Pacifique. Ils dépendront directement de Justin O’Connor, PDG Global de Savills IM. En parallèle, Savills IM a également annoncé la nomination de Thomas Gütle et d’Axel Kraus aux postes de co-directeurs de l’entreprise allemande, « en forte expansion après le rachat de SEB Asset Management en 2015 », précise le gestionnaire d’actifs. Par ailleurs, Carolina von Groddeck devient directrice des transactions Europe tandis que Gerhard Lehner a été promu directeur gestion des fonds de la zone Europe.Ces nominations s’ajoutent aux récents recrutements de Neil Varnham et de Richard Gore à des postes de direction et à la nomination de Richard Lake au poste de directeur international Investments et Risques.