Les investisseurs ont retiré 20,7 milliards de dollars (18,8 milliards d’euros) des hedge funds le mois dernier, selon le cabinet de recherche eVestment. Il s’agit de la plus importante décollecte nette observée durant un mois de juin depuis le début des relevés en 2009. Les fonds alternarifs exposés aux actions sont les plus durement touchés, tandis que les stratégies sur les matières premières ont attiré 1,2 milliard de dollars de flux positifs. La décollecte de la gestion alternative atteint 28 milliards de dollars depuis janvier, pour des encours totaux de 2.900 milliards de dollars, selon eVestment.
Man Group, le plus grand hedge fund coté, a annoncé hier un résultat ajusté avant impôt en chute de 65% au premier semestre, à 98 millions de dollars. La société basée à Londres souffre d’une baisse de ses commissions de performance. Après une performance positive au premier trimestre, sa gamme algorithmique ALH a perdu de l’argent au second, tandis que la moitié de ses fonds de sa division GLG affiche une performance positive sur la période. Dans l’incertitude entourant le Brexit, Man a subi 1,5 milliard de dollars de pertes au deuxième trimestre. Ses encours ont diminué de 2,2 milliards de dollars sur la période pour s'établir à 78,6 milliards à fin juin, malgré une collecte nette de 500 millions de dollars.
Le gouvernement japonais devrait injecter 6.000 milliards de yens (52,17 milliards d’euros) de dépenses budgétaires directes dans l'économie au cours des quelques années à venir dans le cadre de son programme de relance de la croissance, soit deux fois plus que prévu initialement, rapporte mardi le Nikkei. Le ministère des Finances avait initialement prévu 3.000 milliards de yens de dépenses directes de la part des administrations. Mais ce montant a été multiplié par deux à la demande de responsables du gouvernement et de parlementaires du parti au pouvoir, a précisé le quotidien.
La confiance des consommateurs américains a subi en juillet une baisse moins forte que prévu, montre l’enquête mensuelle de l’institut Conference Board. Son indice de confiance s’est tassé à 97,3 après 97,4 en juin, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 95,9. Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a progressé à 118,3, à son meilleur niveau depuis septembre, contre 116,6 (révisé de 118,3) en juin.
L’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi, a augmenté de 5,8% en France au cours des six premiers mois de 2016, selon le baromètre de Prism’emploi publié hier. Cette progression, légèrement plus lente que celle relevée au deuxième semestre 2015 (+6,1%), confirme la reprise observée sur l’ensemble de l’année 2015 (+4,4%) après trois années consécutives de baisse, souligne Prism’emploi, qui regroupe plus de 600 entreprises de recrutement et d’intérim. Le BTP ayant renoué avec la croissance, l’ensemble des secteurs d’activité ont vu leurs effectifs intérimaires progresser au premier semestre. La hausse a été particulièrement notable dans les transports (+11%), « un phénomène encourageant car l’accélération des échanges économiques est souvent révélatrice d’une amélioration conjoncturelle », note Prism’emploi.
Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé mardi sur le marché new-yorkais Nymex, où les traders restant toujours préoccupés par la situation d’engorgement du marché. Ils attendent aussi des statistiques susceptibles de montrer des stocks d’essence anormalement élevés pour la saison, même si les Américains n’auront jamais autant roulé que cette année au cours de l'été. Le contrat de septembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), qui a touché en séance un plus bas de trois mois, a cédé 21 cents (0,49%) à 42,92 dollars le baril. La même échéance sur le Brent de Mer du Nord a gagné 15 cents (0,34%) à 44,87 dollars le baril.
La Russie et la Turquie vont progressivement rétablir leurs liens économiques et commerciaux, qui s'étaient fortement détériorés après que la défense antiaérienne turque avait abattu fin novembre un bombardier russe près de la frontière du pays avec la Syrie, a déclaré hier le vice-Premier ministre russe Arkady Dvorkovitch à son homologue turc. « Nous sommes ici pour améliorer nos relations et les porter à un niveau encore plus élevé que celui qui prévalait avant le 24 novembre », a déclaré pour sa part, se référant à la date de l’incident aérien, le vice-Premier ministre turc Mehmet Simsek, au début d’une rencontre à Moscou avec Arkady Dvorkovitch. Ce dernier a précisé que des responsables russes et turques allaient évoquer la levée de l’interdiction de l’importation des produits alimentaires turques mise en place par Moscou dans la foulée de l’incident. Arkady Dvorkovitch a également noté que les deux pays étudieraient également la reprise du projet de gazoduc Turkstream.
Les ventes dans l’immobilier résidentiel ont repris leur marche en avant en juin après une pause en mai, confirmant la solidité du marché immobilier américain qui profite de hausses de salaires et de conditions de financement avantageuses. Les ventes ont progressé de 3,5% à un total annualisé CVS de 592.000 unités, a annoncé le département du Commerce mardi. Le chiffre de mai, initialement annoncé à 551.000 (-6%), a été révisé à 572.000, soit un niveau inchangé par rapport à avril. Le prix moyen d’une maison a augmenté de 6,1% par rapport à juin 2015, à 306.700 dollars.
La CRPN, qui détient 4,6 milliards d’euros d’encours sous gestion, a réduit sa poche actions au cours du mois qui a précédé le Brexit. «Dans le même temps, nous sommes restés légèrement en sous-pondération sur notre poche obligataire et en sur-pondération sur le monétaire, a expliqué Etienne Stofer, le directeur de la CRPN, à NewsmanagersTV. Beaucoup de gérants actifs actions ont eu, en juin, des résultats inférieurs aux indices de marché. Si nous avons eu de grandes satisfactions en 2015 et lors des années antérieures, ce 1er semestre présente une performance relative plutôt négative». Pour rappel, la CRPN dispose de 3 poches au sein de son portefeuille actions : une poche de gestion indicielle, complétée éventuellement d’ETF tactique, une poche de gestion active et, enfin, une poche de volatilité contrôlée. En 2015, la CRPN a renforcé la gestion indicielle de sa poche actions US, qui pèse 400 millions d’euros. Concernant la poche actions européennes, l’institution avait transféré la totalité (250 millions d’euros) de la gestion directe d’actions européennes vers la gestion déléguée.
Le conseil d’administration de l'UFF qui s’est tenu le 25 juillet 2016 a arrêté les comptes du 1er semestre 2016 et vient de les publier. Une publication qui montre des résultats en replie de 28 % par rapport au premier semestre 2015.
Selon L’Agefi, China Investment Corp (CIC), le fonds souverain chinois créé en 2007, a connu un millésime 2015 difficile, avec une performance négative de 2,96% sur son portefeuille, en raison de la baisse des prix de l'énergie et des marchés actions mondiaux. Cela ramène à 4,58% le rendement annualisé de ses actifs depuis 2008, selon le rapport annuel publié le 22 juillet. Si le portefeuille a malgré tout progressé de 747 milliards à 814 milliards de dollars en un an, c’est en raison des investissements domestiques faits au travers de Central Huijin, son portefeuille offshore.
A l’occasion de la publication de son rapport annuel 2015, le fonds souverain d’Abu Dhabi, Abu Dhabi Investment Authority (Adia) a fait état d’un recul de près de 1% de son rendement de long terme. Ainsi, son rendement sur 20 ans a reculé de 7,4% à 6,5% sur 20 ans et sa performance sur 30 ans a diminué de 8,4 % à 7,5%. Le fonds souverain ne dévoile pas son rendement annuel, contrairement à d’autres grands fonds souverains ou fonds de pension internationaux. Adia précise que 60% de ses actifs sont actuellement gérés par des gérants externes.
Pour le mois de juin 2016, la collecte nette de l’assurance vie en France s’établit à 810 millions d’euros, selon les derniers chiffres publiés par l’Association française de l’assurance (AFA). La collecte nette s'établit à 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 7,1 milliards pour les supports en unités de compte.Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2016 est de 70,6 milliards d’euros (68,2 milliards d’euros sur la même période en 2015). Les versements sur les supports unités de compte représentent 13,4 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 19 % des cotisations.L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1.602 milliards d’euros à fin juin 2016.
C’est désormais officiel ! Raymond James Asset Management International, filiale du groupe Raymond James Financial, a annoncé, ce 25 juillet, le lancement de son premier fonds « smart beta » sur les actions américaines avec une approche « low volatilité », comme l’avait dévoilé NewsManagers (Lire l’édition du 23 mai 2016). Baptisé Raymond James US Qualité Plus, ce fonds est basé sur une méthodologie multifactorielle dont le but est de surperformer l’indice de référence (S&P 500) sur le long terme tout en réduisant le risque du portefeuille, mesuré par la volatilité. « L’objectif est de s’appuyer sur l’anomalie de faible volatilité et ainsi parer aux limites des indices traditionnels (capi-pondérés) pour obtenir un meilleur couple rendement-risque », précise la société de gestion dans un communiqué.Le fonds repose sur une stratégie d’investissement basée sur une approche propriétaire composée de trois facteurs de risque agrégés : « beta », qualité et volatilité. Son portefeuille est constitué de 30 à 40 lignes équipondérées. Les positions sont « rebalancées » sur une base mensuelle. Le fonds est géré par Damien Grulier, responsable de l’analyse quantitative dans l’équipe Allocation d’Actifs et Solutions d’Investissement.
Le gestionnaire d’actifs américain Pimco a annoncé, ce 25 juillet, le recrutement de Paul Vosper en qualité de vice-président exécutif (« Executive Vice President ») et stratégiste en charge de l’immobilier. L’intéressé sera basé à New York et il sera rattaché à Jennifer Bridwell, « managing director » et responsable mondiale des produits alternatifs. Paul Vosper rejoint une équipe de 49 professionnels de l’investissement immobilier et son recrutement s’inscrit dans le cadre de « l’expansion continue de la plateforme d’investissements alternatifs de la société », indique Pimco dans un communiqué.Paul Vosper, qui compte plus de 24 ans d’expérience dans le secteur immobilier, arrive en provenance de Morgan Stanley où il a occupé plusieurs postes à responsabilités dont celui de co-responsable et directeur des opérations de l’entité Alternative Investment Partners (AIP). Avant cela, il est passé chez Deutsche Bank RREEF en tant que responsable des relations avec les clients pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). Au cours de sa carrière, il a également occupé le poste de « management director » en charge de l’investissement immobilier chez AllianceBernstein.
AEW annonce avoir levé 400 millions d’euros pour son fonds Logistis, ce qui porte le total des encours du fonds à plus de 1,7 milliard d’euros. Les nouveaux fonds ont été levés en totalité auprès des investisseurs déjà présents dans Logistis et notamment d’investisseurs institutionnels de premier plan européens et asiatiques, précise un communiqué. Le fonds va s’engager dans une nouvelle phase d’investissement en privilégiant des actifs logistiques de premier plan en Allemagne et au Benelux tout en cherchant des opportunités dans les autres principaux marchés européens.
Richard Scarinci, jusque-là « managing director » chez Blackstone, a été nommé associé (« partner ») chez Partners Capital, société qui gère 17 milliards de dollars pour des dotations et des fondations, rapporte Bloomberg. L’intéressé, qui était également co-gérant de portefeuille au sein du département solutions de hedge fund chez Blackstone, sera chargé de gérer plusieurs grands clients institutionnels de Partners Capital en Amérique du Nord. Richard Scarinci prendra officiellement ses fonctions en septembre.Richard Scarinci avait rejoint Blackstone en 2003 et il était responsable de l’évaluation des gérants de hedge fund et de leur sélection, en se concentrant principalement sur la gestion de portefeuille.
Le gestionnaire d’actifs américain PGIM, filiale du groupe américain Prudential, a recruté Cameron A. Lochhead en qualité de « managing director » en charge des relations avec les investisseurs institutionnels, rapporte le site Pensions & Investments, qui cite un porte-parole de la société de gestion. Basé à Newark, dans le New Jersey, l’intéressé est chargé de gérer les relations de la société avec ses plus grands clients aux Etats-Unis. Il sera rattaché à James Sullivan, président exécutif (« executive chairman ») de Prudential Fixed Income et responsable du département dédié aux relations avec les institutionnels chez PGIM. Cameron Lochhead arrive en provenance de Russell Investments où il a travaillé pendant 11 ans dont, dernièrement, en qualité de « regional director » en charge du développement des relations avec les clients, selon son profil LinkedIn. Avant cela, il a été « managing director » et associé (« partner ») chez Guggenheim Partners où il a officié pendant 7 ans.
La banque privée suisse Julius Baer a annoncé, ce lundi 25 juillet, un quasiment quadruplement (+270%) de son bénéfice net au cours du premier semestre 2016. Son bénéfice ressort en effet à 402 millions de francs suisses à fin juin 2016 contre 108,8 millions de francs suisses à fin juin 2015. Une performance qui bénéficie d’un effet de comparaison favorable, son bénéfice net au premier semestre 2015 ayant été pénalisé par une provision de 350 millions de dollars (326 millions de francs suisses) pour le règlement d’un conflit fiscal avec le Département de la Justice aux Etats-Unis. Sans prendre en compte cette provision, son bénéfice net ne progresse que de 4,7% sur un an. A l’issue du premier semestre 2016, son produit d’exploitation ressort à 1,42 milliard de francs suisses contre 1,4 milliard de francs suisses au premier semestre 2015, soit une timide progression de 1,2% sur un an.A fin juin 2016, ses actifs sous gestion atteignent le niveau record de 311,4 milliards de francs suisses, en croissance de 4% par rapport à fin 2015 (299,7 milliards de francs suisses) et en hausse de 10% par rapport à fin juin 2015 (284 milliards de francs suisses). Au cours des six premiers mois de l’année, Julius Baer a enregistré une collecte nette de 5,5 milliards de francs suisses, contre 6,5 milliards de francs suisses au premier semestre 2015. Le groupe suisse a également pu compter sur les 8,6 milliards de francs suisse d’actifs supplémentaires liés à la consolidation des activités de Kairos. En outre, Julius Baer a bénéficié d’un effet de marché positif de 1,6 milliard de francs suisses. En revanche, le groupe a subi un effet de change négatif de l’ordre de 4 milliards de francs suisses.Selon Finews, 67 postes de conseillers on été créés en net depuis le début de l’année. Julius Baer veut continuer à étoffer ses équipes pour soutenir son développment, selon le quotidien suisse.
Selon les dernières statistiques de Morningstar, les investisseurs ont fui le risque au cours des derniers jours de juin après le referendum sur le « Brexit », conduisant à une vague de décollecte sur la plupart des catégories Morningstar considérées comme risquées. C’est la catégorie des actions qui a été la plus durement touchée avec des rachats nets de 21,3 milliards d’euros. Au total, les fonds ont subi une décollecte de 8,27 milliards d’euros en juin et de 15,4 milliards d’euros hors fonds monétaires. N’ayant pas profité d’une recherche de sécurité de la part des investisseurs, les fonds obligataires ont collecté 4 milliards d’euros, et les fonds alternatif ont atteint 1,57 milliard d’euros, «un niveau somme toute modeste par rapport aux mois précédents», note Morningstar. Les ventes de fonds exposés aux matières premières ont été quasi nulles. Les fonds monétaires ont reçu 7,1 milliards d’euros.Les sociétés de gestion anglo-saxonnes ont été durement touchées par le vote du Brexit en juin. Franklin Templeton subit la plus forte décollecte avec des sorties atteignant 1,8 milliard d’euros en juin. Il est suivi de BlackRock avec 1,48 milliard et Fidelity avec 1,29 milliard. M&G Investment a, pour sa part, enregistré des rachats à hauteur de 1,28 milliard d’euros, Invesco de 1,26 milliard, Schroders de 1,16 milliard et Henderson de 1 milliard d’euros.
Dans un entretien au Handelsblatt, Kevin Clifford, président du directoire de Capital Group, explique ses ambitions sur le marché européen. Le gérants d’actifs américain totalise 1.400 milliards d’encours sous gestion aux Etats-Unis pour 15 milliards en Europe, la majorité gérés pour le compte d’investisseurs institutionnels. Kevin Clifford souhaite donner un coup d’accélérateur au développement de la clientèle «retail» afin d’atteindre les «50 à 60 milliards d’euros d’actifs sous gestion en Europe». C’est l’Allemagne qui sera la tête de pont du développement européen. Récemment, trois commerciaux ayant rejoint la société de gestion pour renforcer l'équipe dédiée à l’Europe.
Le gestionnaire d’actifs britannique Kames Capital vient de lancer le fonds Global Diversified Growth, domicilié à Dublin et basé sur le modèle d’un fonds similaire domicilié à Londres, rapporte InvestmentEurope. Ce nouveau véhicule couvre un portefeuille de 100 à 200 valeurs, incluant des obligations « investment grade » et « high yield », des actions mondiales, des sociétés immobilières cotées, entre autres. Le fonds sera géré par Colin Dryburgh, membre de l’équipe de gestion multi classes d’actifs chez Kames. Le fonds sera distribué au Royaume-Uni, en Autriche, en Belgique, en Allemagne, à Guernesey, en Irlande, en Italie, à Jersey, au Luxembourg, à Malte, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède et en Suisse.
La société de gestion immobilière TH Real Estate a annoncé, ce 25 juillet, avoir bouclé une levée de fonds de 500 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels pour son fonds European Cities Fund, un véhicule d’investissement lancé en mars 2016 qui cible des investissements dans des biens immobiliers européens. Avec l’effet de levier, les engagements ainsi reçus permettent aux fonds de viser un portefeuille d’un montant d’environ 700 millions d’euros. Ce nouveau véhicule a déjà réalisé une première opération en mai avec l’acquisition de Meraville Retail Park à Bologne, en Italie.
Les trimestres se suivent et se ressemblent pour Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM). Au cours du trimestre écoulé, clos au 30 juin 2016, le gestionnaire d’actifs écossais a en effet subi 8,9 milliards de livres de sorties nettes, signant ainsi un treizième trimestre consécutif de décollecte nette. Dans le détail, Aberdeen AM a enregistré 2,9 milliards de livres de rachats nets sur les actions et de 1,5 milliard de livres dans l’immobilier. L’obligataire ne fait guère mieux avec une décollecte nette de 1 milliard de livres. Enfin, ses pôles « multi asset » et alternatifs subissent respectivement 1,7 milliard de livres et 1,2 milliard de livres de sorties nettes. Au cours des neuf premiers mois de son exercice fiscal 2015-2016, sa décollecte nette atteint 25,6 milliards de livres.Malgré cette décollecte massive, ses actifs sous gestion ont progressé de 3% d’un trimestre sur l’autre. Ses encours ressortent en effet à 301,4 milliards de livres à fin juin 2016 contre 292,8 milliards de livres à fin mars 2016. Bénéficiant de la faiblesse de la livre sterling dans la foulée du vote sur le « Brexit » la société de gestion a en effet bénéficié d’un effet de change positif de 8,5 milliards de livres au cours du trimestre écoulé. De même, Aberdeen AM a profité d’un effet marché positif de 9 milliards de livres. Deux éléments qui ont tiré la croissance de ses encours d’un trimestre sur l’autre. « Il y a actuellement beaucoup d’incertitudes, à l’image de l’avenir des relations du Royaume-Uni avec l’Union européenne, qui pourraient saper la confiance du marché, n’a pas caché Martin Gilbert, directeur général d’Aberdeen AM. Nous restons bien positionnés pour profiter, pour le compte de nos clients, de toute les faiblesses du marché et nous continuerons de nous concentrer sur les fondamentaux plutôt que d’être distraits par le bruit du marché. »
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock enrichit sa gamme de fonds obligataires avec le lancement du véhicule Strategic Global Bond dont la vocation est de répondre à la demande des investisseurs désireux d’avoir une exposition diversifiée aux obligations, rapporte Investment Week. Ce fonds obligataire multi-devises, géré activement, investit dans des stratégies macro-économiques mondiales avec des expositions à des régions où les taux d’intérêt sont attractifs et où les marchés bénéficient du support des politiques monétaires. Ses allocations sont évaluées par rapport à un indice de référence, constitué à 80% par l’indice Barclays Global Aggregate et à 20% d’expositions aux marchés émergents. Le fond est géré par une équipe de cinq professionnels de l’investissement dont Scott Thiel, directeur des investissements adjoint en charge des obligations chez BlackRock.
La plateforme européenne de distribution de fonds Allfunds Bank vient de recruter Nick Emmins pour diriger son nouveau service de recherche en investissement à destination des gestionnaires de fortune et acheteurs tiers de fonds au Royaume-Uni, rapporte Citywire Selector. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé offrira des solutions d’investissement basées sur des fonds externes au marché des acheteurs de fonds outre-Manche. La plateforme d’Allfunds offre déjà un accès à près de 500 gérants et plus de 46.000 fonds à travers le monde. Nick Emmins arrive en provenance de RBC où il occupait la fonction de « director » et a participé au développement de sa plateforme de négociation de fonds basée au Luxembourg. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez BNP Paribas Securities Services en tant que responsable du développement de l’activité et chez M&G Investments en qualité de « head of investment sales ».
Le fonds de pension californien CalSTRS a dévoilé, ce 21 juillet, un investissement de 2,5 milliards de dollars dans un indice actions mondiales bas carbone (« low-carbone global equity index ») dans le but d’aligner les engagements de l’institution en matière de climat dans le cadre de l’accord de la COP 21 signé à Paris en novembre 2015. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’investissement plus vaste visant à davantage prendre en compte la problématique du réchauffement climatique et du changement climatique. Le fonds de pension vient d’ailleurs d’approuver plusieurs changements dans ses principes de gouvernance d’entreprise « afin de mieux protéger les intérêts des investisseurs à long terme », indique l’institution dans un communiqué. Ces récents changements ont principalement mis l’accent sur la gestion du risque lié au changement climatique, sur la diversité des conseils d’administration, sur la structure de gouvernance et la composition des conseils d’administration des entreprises publiques, tout en prenant en compte la responsabilité des dirigeants d’entreprises.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé, lundi 25 juillet, être à la recherche d’un directeur de l’actuariat afin de piloter son bureau dédié. La recrue sera chargée de fournir du conseil indépendant aux dirigeants et au conseil d’administration du fonds de pension en matière d’estimations actuarielles, de structure de taux et de financement pour CalPERS et ses fonds. Afin de trouver le bon candidat, CalPERS s’est adjoint les services du cabinet Heidrick & Struggles.
Le gestionnaire d’actifs allemand Aquila Capital a annoncé, 25 juillet, son intention de lancer une nouvelle stratégie alternative « beta » en collaboration avec Alpha Centauri, une boutique de gestion basée à Hambourg. Pour les deux partenaires, il s’agit d’offrir aux investisseurs des stratégies factorielles actions et des primes de risques (« risk premia ») alternatives liquides sur la plateforme Associated Manager Group, précisent les deux sociétés dans un communiqué.Cette nouvelle stratégie alternative « beta » se veut une alternative liquide aux traditionnels investissements obligataires à destination des investisseurs institutionnels. Elle doit également offrir un accès « market neutral » aux primes de risques alternatives à travers plusieurs classes d’actifs comme les actions, les obligations, les taux d’intérêt et les changes. Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, Alpha Centauri appliquera un processus de recherche discipliné afin d’identifier des centaines de facteurs de risques parmi les plus attractifs tout en maintenant une forte diversification.L’objectif des deux partenaires est de rendre cette stratégie disponible à travers un fonds Ucits ou d’autres véhicules d’investissements, indiquent Aquila Capital et Alpha Centauri.