L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), le bureau du département du Trésor américain chargé de superviser le secteur bancaire, a annoncé hier qu’il avait soumis une règle au Federal Register (le Journal officiel) pour interdire aux banques nationales et aux caisses d'épargne américaines de négocier ou d’investir dans les métaux, qu’ils soient à vocation industrielle ou commerciale. La future règle, qui doit prendre effet le 1er avril mais doit encore être publiée au JO, remplacera une résolution qui autorisait les banques nationales à négocier le cuivre. Les établissements détenteurs de tels actifs auront 5 ans pour les vendre.
Après la Suisse et le Royaume-Uni, le gendarme américain de la Bourse s’interroge sur le rôle de Credit Suisse, BNP Paribas et VTB dans la vente d’obligations émises par le Mozambique.
Le groupe Generali vient de signer un contrat de licence avec SimCorp aux termes duquel SimCorp Dimension sera déployé comme nouvelle solution informatique de gestion des investissements par Generali Investments, la société de gestion d'actifs du groupe, ainsi que par les compagnies d'assurances en Italie et en France.
Amundi Patrimoine a changé de gérants en toute discrétion. Alors que début décembre, la filiale du Crédit Agricole annonçait l’arrivée de Laurent Tignard, ancien directeur général d’Edmond de Rothschild Asset Management, en tant que directeur du multi-assets à destination des clients institutionnels, cette nomination a provoqué un jeu de chaises musicales qui s’est répercuté sur le fonds Amundi Patrimoine. Ainsi, Raphaël Sobotka, qui occupait le poste offert à Laurent Tignard, est lui-même devenu directeur du multi-assets à destination de la clientèle de particuliers. On apprenait alors qu’il remplaçait Loïc Bécue, parti selon le groupe «donner une nouvelle orientation à sa carrière». Or, Loïc Bécue avait la particularité d'être aussi le gérant en direct d’Amundi Patrimoine. Mais la gestion de ce fonds, dont le positionnement est très particulier au sein du groupe Amundi puisqu’il est présenté comme un fonds alternatif au fonds euro devant permettre aux réseaux du groupe Crédit Agricole et LCL de reconquérir la clientèle des particuliers, a été confiée à deux nouveaux gérants. Il s’agit depuis le 2 décembre de Delphine Di Pizio-Tiger (gérante depuis 2002, 20 ans d’expérience sur les marchés financiers) et de Bruno Saugnac (gérant depuis 1990, 28 ans d’expérience sur les marchés financiers), peut-on lire sur le site Internet d’Amundi. Des gérants qui faisaient déjà partie de l'équipe multi-assets.La faible performance du fonds cette année n’a cependant peut-être pas joué en la faveur de Loïc Bécue. Amundi Patrimoine affiche en effet un recul de 2,19% à la date du 22 décembre. L’an dernier déjà, il avait perdu 0,67%. Son objectif est pourtant de réaliser une performance annualisée de 5% au-delà de l’Eonia capitalisé, sur un horizon d’investissement de 5 ans minimum. Depuis sa création le 7 février 2012, il progresse toutefois de 12,47%. Le fonds totalise un peu plus de 4,5 milliards d’euros d’actif net.
A l’heure où les sociétés de gestion se plaignent de plus en plus du coût de la réglementation croissante, voilà une constatation pour le moins paradoxale. En effet, dans son rapport d’activité sur le secteur de la gestion d’actifs publié la semaine dernière pour l’année 2015, l’Autorité des marchés financiers (AMF) note que «le résultat d’exploitation des sociétés de gestion françaises a atteint en 2015 un niveau record à 3.096 millions d’euros». Il est en constante augmentation depuis 2013. L’AMF explique que cette évolution positive est due à la croissance des produits d’exploitation (+11,5% par rapport à 2014) qui a permis de compenser la hausse des charges d’exploitation (+8,4% par rapport à 2014).Une étude approfondie de ces montants montre qu’en 2015, 79,8% du total des produits d’exploitation générés proviennent des commissions de gestion. Celles-ci contribuent à la croissance du chiffre d’affaires à la hauteur de 65% en augmentant de 943 millions d’euros par rapport à 2014. Cette variation va de pair avec l’augmentation des encours gérés par les sociétés de gestion de portefeuille françaises entre 2014 et 2015 (+4,8%). L’AMF précise qu’"après 7 années de baisse consécutives, la part des commissions de gestion dans le total des produits d’exploitation repart légèrement à la hausse». Par ailleurs, les sociétés entrepreneuriales ne concentrent que 6,3% des encours gérés mais perçoivent 29,5% des produits d’exploitation dont 72,4% de commissions de gestion. Cela s’explique par le taux de commissionnement pratiqué par ce type de sociétés, plus élevé que celui des sociétés filiales d’établissements de crédit en raison de la différence de typologie de clientèle visée et de la nature des actifs gérés. Les petites structures se dirigent en effet vers des investisseurs retail grâce à leur gestion de type « niche/technique ».Quant aux charges d’exploitation, leur progression dans l’ensemble des sociétés de gestion françaises s’explique pour 34% par la hausse des charges salariales. En effet, en 2015, la masse salariale de l’ensemble des sociétés de gestion françaises a augmenté de 289 millions d’euros par rapport à 2014 pour atteindre 2,7 milliards d’euros.
L’Oréal a annoncé un investissement qualifié de «stratégique» dans le fonds de capital risque Partech International Venture VII géré par Partech Ventures, un fonds d’investissement international basé à Paris, avec des filiales à Berlin et San Francisco. Le montant n’a pas été dévoilé. «Cet investissement vient compléter la stratégie globale de L’Oréal dont l’objectif est de se connecter aux startups à fort potentiel au niveau international, et permettre à L’Oréal de participer au financement des startups les plus prometteuses dans le secteur digital», explique le groupe de cosmétiques.Selon le communiqué, «grâce à son expertise technologique et digitale, Partech Ventures aidera L’Oréal à se connecter aux innovations et services disruptifs qui ont le pouvoir de transformer l’expérience de la beauté de consommateurs à travers des outils de prédiction et de personnalisation, de l’intelligence artificielle, des marketplaces et des nouveaux services».» Notre relation unique avec Partech Ventures nous donnera accès aux meilleurs acteurs digitaux B2B and B2C sur le plan international et contribuera à la stratégie globale du Groupe en Open Innovation. Cela créera de la valeur pour nos marques et équipes marketing et nous connectera à de nouvelles idées et partenaires afin de servir encore mieux nos consommateurs», a déclaré Lubomira Rochet, Chief Digital Officer de L’Oréal. Le groupe rappelle qu’il a déjà investi dans l’accélérateur et l’incubateur digital Founders Factory, en mai dernier, et qu’il détient un «Tech Incubateur» de L’Oréal Recherche et Innovation basé à San Francisco.
Les autorités sud-coréennes ont arrêté le président du fonds de pension National Pension Service (NPS) dans le cadre de l’enquête sur un trafic d’influence présumé qui a conduit à la destitution de la présidente Park Geun-hye, indique l’agence Reuters. Le procureur spécial chargé de l’affaire n’a pas fourni de détail sur l’arrestation du président du NPS, Moon Hyung-pyo. Ses équipes avaient annoncé lundi avoir fouillé son domicile en raison de soupçons d’abus de pouvoir. Elles tentent de déterminer si Moon a fait pression sur le fonds alors qu’il l’administrait en tant que ministre de la Santé, pour que ce dernier appuie la fusion de deux filiales de Samsung, d’une valeur de huit milliards de dollars. La fusion a renforcé le contrôle de la famille fondatrice sur le groupe Samsung et est accusée par ses détracteurs d’avoir lésé d’autres actionnaires, précise Reuters. Le NPS, troisième fonds de pension au monde, était un actionnaire de taille dans les deux sociétés qui ont fusionné l’année dernière, Cheil Industries et Samsung C&T.
Le fonds souverain de Singapour, GIC, la société chinoise de cartographie NavInfo et le groupe de services internet Tencent ont pris ensemble une participation de 10% dans HERE, le spécialiste de la cartographie numérique contrôlé par les constructeurs automobiles allemands BMW, Daimler et Volkswagen. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.HERE précise dans un communiqué vouloir créer une coentreprise avec NavInfo pour étendre son offre à la Chine en utilisation les données et les services de la société chinoise. Tencent utilisera de son côté les services de cartographie et de localisation de HERE dans ses propres produits et services en Chine et à l’international.
The appetite of investors for emerging markets is far from set in stone. The most recent statistics from the global flow specialist EPFR Global confirm that outflows from funds dedicated to emerging markets were at their highest level of the past five years in the week to 21 December, with most redemptions coming out of Asia ex Japan equity and global emerging markets (GEM) equity funds. For bonds, the trend is similar, although a marked interest in certain funds, such as those dedicated to Russia, can be observed, in the latter case both for bond and equity funds.The trend still remains oriented downward, after peaks in the wake of the election of Donald Trump to the White House, largely due to the protectionist policy which the president-elect may implement. The press agency Reuters notes, however, that this apparently favourable environment has not prevented several top asset management firms from expressing some optimism, if not to say complete optimism. This is the case in particular at BlackRock, which, in the person of Jeff Rosenberg, its head strategist for fixed income, has recently claimed that it expects to post solid inflows to all emerging market asset classes, in particular bonds. Pictet also a few months ago noted that it was time to take an interest in emerging market strategies, after several years of weak results. Ricardo Adrogué, head of emerging market debt at Barings Asset Management, estimates that analysts, including ratings agencies, tend to mix up structural issues with cyclical issues when they evaluate the sector. “Our appreciation for emerging markets is currently getting stronger,” he says, cited by Reuters. Morgan Garting, principal portfolio manager for multi-asset class return strategies at AllianceBernstein, is particularly optimistic about the energy sector, and is investing in countries such as Brazil and Russia, and companies such as the Hungarian Mol oil and gas group. Ratings agencies are, however, less confident. S&P, Moody’s, and Fitch Ratings have all recently revised their credit outlooks downward, particularly for emerging markets. According to Diane Vazza, managing director of global bond research at S&P Global, citing geopolitical risks and energy companies that are not able to adjust tot long-term trends of lower oil and gas prices. “About one third of emerging market businesses have negative outlooks,” Vazza tells Reuters, predicting further downward pressure throughout the emerging market universe.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The cantonal bank of Zurich (ZKB) on 27 December announced that it has signed an agreement with German prosecutors. The bank says in a statement that it will pay a single fine of EUR5.7m to settle claims related to assets of German clients not declared to the tax authorities. The decision is applicable to all German provinces, and also includes all employees affected at the bank. A statement says that a reorientation of international private banking activities at the bank decided on in 2009, and “consequent” implementation of an anti-money-laundering policy, has been an essential precondition in the conclusion of the agreement with German authorities.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The French financial market watchdogs Autorité des marchés financiers (AMF) and Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) on 27 December issued warnings against the activities of several websites and entities which are offering investors forex investments without authorisation. The sites recently identified are www.financikatrade.com (Financika (Sharp Tradubt) Ltd; www.gninvest-ag.com (usurpation of GN Invest AG) ; www.investing-secure-international.com (Investing Secure International Ltd); www.mrtmarkets.com (MRT Technology limited) ; www.thrustmarkets.com (Thrust Markets).
Amundi Patrimoine has quietly changed managers. While in early December, the affiliate of Crédit Agricole had announced the arrival of Laurent Tignard, former CEO of Edmond de Rothschild Asset Management, as director of multi-asset serving institutional clients, the appointment triggered a round of musical chairs, which has had its effect on the Amundi Patrimoine fund. Raphaël Sobotka, who had served in the position offered to Tignard, has himself become director of multi-asset serving retail ciients. It has now been learned that he will be replacing Loic Bécue, who has left, the group says, “to give a new direction to his career.”Bécue also was the direct manager of Amundi Patrimoine. But the management of the fund, whose profile is unique at the Amundi group as it is presented as an alternative to the euro fund, providing networks of the Crédit Agricole and LCL groups with something to recapture retail clients, has been handed to two new managers.The Amundi website announces that the management of the Amundi Patrimoine fund has since 2 December been taken over by Delphine Di Pizio Tiger (manager since 2002, 20 years of experience in financial markets) and Brunio Saugnac (manager since 1990, 28 years of experience in financial markets). Both co-managers had already belonged to the team under Bécue.The weak performance of the fund this year may, however, not have played in Bécue’s favour. Amundi Patrimoine shows a decline of 2.19% as of 22 December. Last year, it lost 0.67%. Its objective, however, is to earn annual performance 5% higher than the capitalised Eonia, over a minimum 5-year investment horizon. The Amundi website states that the fund has a total of slightly over EUR4.5bn in net assets.
The question of robo-advising, already one of the concerns of 2016, and more generally of tools used in this area, will continue to sustain attention, particularly from regulators. Shortly before the new year, the International Organisation of Securities Commissions (IOSCO) has released an updated version of its report on robo-advising, whose initial findings were published in 2014.In light of the rapid developments observed in this market, IOSCO has found it necessary to undertake a new survey of its members in 2016, in order to analyse its first findings in the light of recent developments. According to the estimates fo the Aite group, total spending related to digital wealth management initiatives are expected to triple by 2019, from USD4bn in 2015 to USD12bn in 2019. “As a result, the ongoing development of automated investment advising tools calls for ongoing surveillance to understand the impact on the provision of investment advising to retail clients,” IOSCO writes. This is all the more true insofar as it is probable that IT resources will affect most, if not all, elements of the advising value chain, including client profile analysis, asset allocation, portfolio selection, execution of orders, rebalancing of portfolios, and analysis of portfolios. In first quarter 2016, ETFs and investment funds represented most of the investment products offered by automated investment advising providers. However, IOSCO finds, several regulators have observed the emergency of new investment products and/or strategies, which are potentially more risky. If this trend continues and if more complex and/or speculative products are offered, regulators may be obliged to take measures to protect investors. These complex products include binary options and contracts for difference (CFD), which are the subject of a special report which IOSCO has also publiched (“Report on the IOSCO Survey on Retail OTC Leveraged Products.”) The text identifies various risks related to the marketing and sale of complex leveraged OTC products, and analyses the measures taken by regulators to meet the challenges these products represent. Lastly, it should be noted that IOSCO has released a consultation document on practices for routing orders and for incentives in this area which may influence the processing of clients by intermediaries. The consultation will remain open until 21 February 2017.
Platinium Partners en difficulté est sous la menace de poursuite d’actionnaires d’Implant Sciences. Ces derniers tentent d’obtenir la permission du tribunal des faillites de Wilmington, dans le Delaware, d’intenter une procédure contre les véhicules d’investissement DMRL Group LLC et Monstant Partners LLC, gérés par le hedge fund, lui-même déjà en difficulté. Cette escalade fait suite à l’arrestation de six dirigeants de Platinium pour fraude à l’investissement. Les deux fonds incriminés par les actionnaires, en liquidation, étaient des créanciers importants d’Implant Sciences et auraient abusé de cette position pour «amasser des profits considérables grâce à des délits d’initiés, en usant de menaces, de manipulations et de coercition».
La confiance du consommateur aux Etats-Unis s’est améliorée nettement plus qu’attendu en décembre et l’indice la mesurant est au plus haut depuis août 2001, montre l’enquête mensuelle du Conference Board. L’indice a progressé à 113,7 après 109,4 en novembre (107,1 en première estimation), alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 109. La composante du jugement des consommateurs sur la situation actuelle a baissé à 126,1 ce mois-ci, contre 132,0 en novembre (130,3 en première estimation), mais celle de leurs anticipations a progressé à 105,5 contre 94,4 (91,7).
La hausse des prix du logement aux Etats-Unis s’est légèrement accélérée au mois d’octobre sur une base annuelle. Selon les chiffres de l’enquête mensuelle S&P/Case-Shiller publiés hier, l’indice des prix calculé sur la base des données de 20 grandes métropoles américaines a augmenté de 5,1% en octobre, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters et un peu plus que les 5% de hausse de septembre. «Toutefois, les taux hypothécaires ont augmenté en novembre et devraient encore monter, sachant que les prix du logement continuent à augmenter plus vite que le revenu des ménages, déclare David M. Blitzer, président et directeur général de la commission des indices de la société S&P Dow Jones Indices. Les prix du logement ne peuvent pas indéfiniment augmenter plus rapidement que les revenus et l’inflation».
La Securities and Exchange Commission (SEC) et la justice américaine ont lancé des poursuites contre trois traders chinois pour utilisation d’informations non publiques «hackées» à deux cabinets d’avocats. Ce vol a permis à Lat Hong, Bo Zheng et Chin Hung de réaliser un gain de près de 3 millions de dollars, a précisé le régulateur américain des marchés dans un communiqué.
Le président élu Donald Trump a nommé hier Jason Greenblatt au poste de représentant spécial chargé des négociations internationales. A ce titre, Jason Greenblatt participera aux «négociations internationales de tout type, ainsi qu'à la conclusion d’accords commerciaux au plan mondial», a déclaré Donald Trump. Durant la campagne électorale, Jason Greenblatt a notamment conseillé Donald Trump sur les questions proche-orientales et a notamment déclaré qu’une solution à deux Etats n'était pas viable.
L'économie cubaine s’est contractée de 0,9% cette année, essentiellement en raison d’un recul des exportations à destination de ses principaux partenaires, comme le Venezuela. Le chiffre a été fourni dans un compte rendu effectué devant l’Assemblée nationale mardi par le ministre de l’Economie, Ricardo Cabrisas, et publié en partie par la presse. La croissance de l'économie avait été de 1% durant le premier semestre, ce qui suggère que le recul a été net au second semestre. «En 2017, nous nous attendons à une croissance du produit intérieur brut de 2%, après une contraction de 0,9% en 2016», a déclaré Ricardo Cabrisas. En 2015, la croissance de l'économie cubaine avait été de 4%. Les exportations clés de Cuba (nickel, produits raffinés et sucre) souffrent de la chute des cours des matières premières.
Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse hier sur le marché new-yorkais Nymex, toujours portés par les anticipations de baisse de l’offre mondiale lorsque l’accord entre pays producteurs entrera officiellement en vigueur dimanche. Le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 88 cents, soit 1,66%, à 53,90 dollars le baril. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 89 cents (+1,61%) à 56,05 dollars. Le prix du baril WTI a augmenté de 25% depuis la mi-novembre, grâce principalement à la perspective de la baisse de la production. Il n’est plus très loin de son plus haut de l’année, atteint le 12 décembre à 54,51 dollars.
Le gouvernement argentin a annoncé hier que l’amnistie fiscale avait déjà permis le rapatriement de 90 milliards de dollars (86,1 milliards d’euros) d’actifs, un résultat présenté comme «un succès extraordinaire» par le ministre des Finances Alfonso Prat-Gay, dont le départ a été annoncé la veille. On estime à plus de 400 milliards de dollars au total les avoirs non déclarés déposés à l'étranger par des contribuables argentins. L’amnistie fiscale en vigueur jusqu’au 31 décembre permet de les rapatrier en s’acquittant d’une pénalité unique de 10% (réduite à 5% pour les biens immobiliers). Les rapatriements resteront possibles jusqu’au 31 mars mais la pénalité passera à 15% le 1er janvier.
La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé le 3 octobre la signature d’un accord de partenariat à long terme avec Edelweiss Group, une importante société de services financiers diversifiés en Inde. L’entente vise des investissements cibles par la Caisse de 600 à 700 millions de dollars US sur une période de quatre ans qui permettront à Edelweiss Group d’investir dans des actifs en difficulté et de profiter des occasions de placement dans la dette privée en Inde. Le partenariat crée l’une des plateformes d’investissement en crédit les plus vastes et diversifiées de l’Inde. Ainsi, forte de plus de 50 ans d’expérience en gestion de fonds, la Caisse s’associe à Edelweiss Group, qui possède une expérience et une expertise considérables dans le crédit spécialisé aux entreprises, et qui occupe une position de chef de file de l’investissement dans les actifs en difficulté. Cette plateforme investira dans des actifs dans le but de restructurer la dette et redresser des sociétés, et de devenir un fournisseur de financement pour les entrepreneurs et les sociétés indiennes. Ces placements, effectués par Edelweiss ARC et par l’entremise de différents fonds d’Edelweiss, mèneront à l’achat de prêts non productifs de banques indiennes et à des investissements en dette privée dans des sociétés indiennes en croissance. Dans la foulée, Edelweiss a récemment mis en place une équipe dédiée à la création de valeur et aux améliorations opérationnelles au sein d’entreprises industrielles prometteuses, en misant principalement sur la reprise en Inde.
Les actifs sous gestion de la société de gestion britannique Tavistock Investments ont plus que doublé durant les six mois à fin septembre pour s'établir à 690 millions de livres, selon les résultats intérimaires publiés le 23 décembre. Le résultat opérationnel, qui affichait une perte de 63.000 livres sur le semestre à fin septembre 2015, ressort à 109.000 livres pour les six mois au 30 septembre 2016.L’amélioration des résultats est attribuée à l’acquisition en avril dernier de la société Abacus Associates Financial Services dont le nombre de conseillers a progressé de plus de 45% sur le semestre à 65. Le mois dernier, Tavistock a reçu le feu vert de l’autorité britannique des marchés financiers (FCA) pour l’acquisition d’une autre société, Price Bailey Financial Services. La croissance externe reste à l’ordre du jour mais le groupe indique souhaiter se concentrer sur la croissance organique au cours des prochains mois.
Le numéro mondial de la location de véhicules, Enterprise Holdings a pris, par le biais de sa filiale Enterprise Holdings Brazil, une participation de 20% dans la société brésilienne de location de véhicules Unidas SA, selon un document boursier émanant d’Unidas. Enterprise Holdings, qui a fait part de son projet fin octobre, a acquis cette participation auprès de plusieurs fonds de private equity, à savoir Kinea I Private Equity Fundo de Investimento em Participações, Kinea Co-Investimento II Fundo de Investimento em Participações, Vinci Capital Partners II Fundo de Investimento em Participações et GIF IV Fundo de Investimento.
La société d’investissement américaine MFS Investment Management a abaissé sa participation dans le groupe suisse Sonova, spécialisé dans le domaine de l’audition, sous la barre des 5% à 4,97%, selon un communiqué publié durant le week-end de Noël. MFS contrôle encore 3.254.4909 actions nominatives Sonova. Auparavant, MFS Investment Management détenait 9,94% de Sonova.
La Banque centrale européenne (BCE) a demandé à Banca Monte dei Paschi di Siena, la plus ancienne banque d’Italie, de combler un manque de fonds propres qu’elle estime désormais à 8,8 milliards d’euros, soit 3,8 milliards de plus qu'évoqué jusqu'à présent par la banque, a déclaré cette dernière ce 26 décembre, suite à des informations publiées auparavant par Reuters.Suite aux tests de résistance pratiqués, la BCE a expliqué que la banque italienne est solvable mais que sa situation de liquidité s’est rapidement détériorée entre la fin novembre et le 21 décembre, a précisé Monte dei Paschi.Le gouvernement italien a approuvé en urgence la semaine dernière un décret ouvrant la voie à un sauvetage par l’Etat.
La société d’investissement EQT, par le biais de son fonds EQT V, a cédé la société allemande SAG, spécialisée dans les services aux infrastructures d'énergie au groupe français Spie dans le cadre d’une transaction valorisée à environ 850 millions d’euros. Cette acquisition permettra au groupe français d'élargir son offre en Allemagne et en Europe centrale. EQT, qui avait racheté SAG en février 2008, affiche des encours d’environ 31 milliards d’euros.
En tournée européenne récemment, Greg McGreevey, CEO Fixed Income d’Invesco a de quoi être serein. Le groupe américain a en effet collecté pas moins de 16 milliards de dollars sur cette activité aux Etats-Unis, 6 milliards en Asie-Pacifique et 2 milliards en Europe, portant le total de l’activité à 272 milliards de dollars, a indiqué Greg McGreevey à Newsmanagers lors de son passage à Paris. A titre de comparaison, les actifs du groupe sont de 779 milliards de dollars. Chez Invesco, le fixed income regroupe tout ce qui est gestions obligataires, monétaires, bank loans et les structured securities (marchés hypothécaires). Greg est responsable de l’organisation de l’équipe Invesco Fixed Income dans le monde, de sa stratégie d’investissement mais aussi de l’activité nord-américaine dédiée aux investisseurs institutionnels. Un champs opérationnel large mais qui s’explique par le fait que l’essentiel de l’activité fixed income d’Invesco se situe aux Etats-Unis où le groupe y gère quelque 200 milliards de dollars.Certes, la collecte aux Etats-Unis a été très positive, parmi l’une des meilleures historiquement au niveau du groupe, mais «le potentiel de croissance devrait être plus élevé désormais en Asie et en Europe», explique le dirigeant. « La plus grande surprise pour nous cette année est venue de la collecte dans les fonds monétaires. Elle a progressé de 25% à 30% chez Invesco, à la fois en Europe et aux Etats-Unis et cela malgré la réforme réglementaire sur les Constant Net Asset Value Funds (CNAV) de la SEC qui a porté un coup au marché. Je pense que c’est la performance de nos produits qui a attiré les investisseurs. Nos fonds monétaires sont en effet quasiment tous en territoire positif aux Etats-Unis, tandis qu’en Europe, même si certains ont des performances en retrait, ces dernières restent plus intéressantes que celles des dépôts bancaires puisque les banques font payer leurs clients entreprises ou institutionnels », explique Greg McGreevey. Invesco considère que son implantation mondiale en termes d’équipes de gestion fixed income est suffisante. Le groupe ne prévoit pas la création de nouvelles expertises ou l’ouverture de nouveaux bureaux. « Notre offre est suffisamment diversifiée pour répondre aux besoins de nos clients », assure Greg McGreevey. Il prévoit toutefois la création de nouveaux produits en gestion absolue notamment avec des produits « cash + » avec une gestion prioritaire des risques.
La banque privée de la Caisse d’Epargne Ile-de-France étoffe son pôle d’expertise d’ingénierie patrimoniale avec les nominations de Matthieu Hassen et Benoît Berchebru chacun au poste d’ingénieur patrimonial. Matthieu Hassen, 38 ans, a débuté sa carrière en 2006 en tant que notaire avant d’intégrer en 2009 la société d’assurance Unofi au poste de conseiller aux entrepreneurs puis de rejoindre en 2012 le groupe Althemis au département «Entreprises et fiscalité». Benoît Berchebru, 32 ans, a pour sa part commencé sa carrière en 2007 comme juriste chez IBM AS avant de rejoindre Allianz en 2008 en qualité de juriste fiscaliste pour ensuite travailler à Mutualité Française en 2009, à la Capssa en 2010 puis chez BNP Paribas Cardif par la suite.La Banque Privée de la Caisse d’Epargne Ile-de-France, qui a été lancée en 2012, compte 34 personnes réparties «sur 4 centres de prestige dédiés afin de garantir un service à une clientèle haut de gamme francilienne, comprenant notamment des particuliers, des chefs d’entreprise et des professions libérales», précise un communiqué.