Le secteur de l’investissement fait face à une « période hyper compétitive et hyper perturbatrice » compte tenu de la pression sur les frais exercée par la concurrence de la gestion passive et des développements technologiques, selon le directeur général de Legg Mason, Joseph Sullivan, interrogé par le Financial Times. « La période est incroyablement stimulante. Le secteur sera très différent lorsque la fumée se sera dissipée dans cinq ans », estime le dirigeant. Pour lui, « investir dans la technologie est désormais fondamental et va réellement impacter chaque pan de l’activité ».
La société de conseil en investissement Beam Capital Management, basée à New York, a annoncé le lancement de Blockchain Leaders SMA, une stratégie proposée dans un compte géré séparément dédiée aux titres cotés de sociétés utilisant, développant, facilitant ou investissant dans la technologie de la blockchain. La stratégie sera pilotée par Mohannad Aama, responsable des investissements (CIO) de Beam Capital Management.Un communiqué souligne que la stratégie n’investira pas directement dans le bitcoin, les contrats de futures sur bitcoin ou d’autres monnaies virtuelles. Elle investira en priorité dans les sociétés cotées qui font partie de l'écosystème en pleine croissance de la technologie blockchain.
Dans un entretien à L’Agefi Hebdo, Yves Perrier, directeur général d’Amundi et directeur général adjoint de CASA, déclare : « nous n’excluons pas des acquisitions ciblées pour autant qu’elles s’inscrivent dans notre modèle de développement, qui reste fondé sur la croissance organique ». Mais la priorité est « de tirer parti au maximum de l’intégration de Pioneer ».Dans cette opération, les suppressions de postes s’élèvent à 600, « mais en parallèle, nous allons en créer 100 pour notamment appuyer le développement de nos activités », nuance Yves Perrier. « Le solde net des réductions représente ainsi 10 % des effectifs globaux ». La France est « relativement moins touchée avec une suppression de 134 postes sur un total de 2.000 personnes – exclusivement par départs volontaires », souligne le directeur général. « En parallèle, nous allons créer 70 postes, notamment dans les fonctions supports », ajoute-t-il.Rappelant que tous les objectifs à trois ans formulés lors de la cotation en 2015 ont été dépassés, Yves Perrier annonce que de nouveaux objectifs à horizon 2020 seront présentés lors de la publication des résultats de l’exercice 2017.
Fidelity International va limiter les souscriptions au fonds actions asiatiques de Suranjan Mukherjee après une hausse régulière de la collecte courant 2017, a appris Citywire Selector. Dans une lettre aux porteurs, la société de gestion annonce qu’elle va introduire une série de contrôles des flux pour le Fidelity FAST – Asie à compter du 12 février 2018. Le fonds a atteint 760 millions de dollars d’actifs fin novembre 2017.
La société de gestion espagnole Orienta Capital a ouvert un bureau à San Sebastián, portant à trois le nombre de ses bureaux, rapporte InvestmentEurope. Jokin Ubillos a été nommé pour diriger le nouveau bureau. Il vient de Crédit Agricole Indosuez où il a travaillé quatre ans. José Ignacio Esnal et Marta Bergareche vont également rejoindre la nouvelle équipe pour travailler aux côtés de Jokin Ubillos. Fondée en 2002, Orienta Capital gère 1,2 milliard d’euros d’actifs et emploie une cinquantaine de personnes.
Tanguy Le Saout, l’ancien responsable des obligations européennes de Pioneer Investments, fait son retour dans le secteur de la gestion d’actifs en rejoignant Fideuram Asset Management, a appris Citywire Selector. L’intéressé avait quitté Pioneer fin 2016, après avoir été suspendu avec un autre collègue, Ali Chabaane, le duo étant suspecté de monter sa propre société. Tanguy Le Saout aurait pris ses nouvelles fonctions de gérant de portefeuilles début janvier.
Salmann Investment Management a nommé Adrian Müller à son conseil d’administration, à compter du 1er janvier, rapporte InvestmentEurope. L’intéressé est responsable de l’équipe de gestion. Il est aussi membre du comité d’investissement avec des responsabilités pour le marché suisse.
La Banque centrale européenne vous souhaite une bonne année 2018, grâce à cette carte de vœux réalisée par les élèves de maternelle et de primaire de l’Ecole européenne de Francfort. Grâce aux bonnes fées de la BCE, 2017 s’est déjà révélée être un excellent millésime pour les marchés financiers. Et les banquiers centraux font tout pour que les investisseurs continuent à voir l’avenir en rose et en bleu ciel. La BCE a pris soin de baliser son action lors des six prochains mois afin d’éviter toute secousse. Gare tout de même à ne pas s’endormir.
La Fed de New York a publié la liste des cinq vidéos qui ont fait le plus de vues en 2017 sur son site Liberty Street Economics. Vainqueur : « Comment la Fed va corriger la taille de son bilan en réduisant les réinvestissements ? » Du lourd, qui plus est en deux parties. Suit dans le classement une vidéo intitulée « La croissance chinoise est-elle surévaluée ? » A l’aide d’un « indicateur innovant et créatif », l’intensité de la luminosité nocturne mesurée par satellite, la conclusion est : il existe peu d’indices pour dire que la croissance est surestimée.
Côté acheteurs comme côté vendeurs, le recours à une société monte en puissance, sur fond d’optimisation de son patrimoine et d’un nécessaire co-investissement.
Sans garantie. Quels sont les déterminants des courbes de taux d’intérêt ? Le dernier rapport de stabilité financière de l’Eiopa (Autorité européenne des assureurs et des pensions) tente d’apporter une réponse à cette question en y consacrant une analyse sur les dix dernières années et douze rendements souverains de maturités de 3 mois à 10 ans. Le modèle part de trois grandeurs macroéconomiques – l’inflation sous-jacente, le taux d’utilisation des capacités de production et les taux directeurs de la Banque centrale européenne – et de leur interaction avec deux facteurs, le niveau et la pente des courbes. Une hausse de l’inflation (ou des anticipations) explique les deux tiers de la hausse en niveau de la courbe, mais cette dernière n’a pas d’effet simultané sur la pente. Une croissance économique en hausse (choc sur le taux d’utilisation des capacités) entraîne, elle aussi, un choc positif en niveau mais négatif sur la pente. Enfin, un resserrement des taux de la banque centrale réduit les anticipations d’inflation. Il génère une hausse en niveau de la courbe mais tout en atténuant le facteur pente (réduction des incertitudes), et ce de manière instantanée. Conclusion : une hausse des taux longs n’est jamais acquise.
De victoire en déroute. Le Parti socialiste (PS) se sépare de son siège historique, rue de Solférino (photo). Vendu 45,5 millions d’euros, cet ensemble immobilier de quelque 3.389 m2 (hors annexes) a été repris par le groupe immobilier Apsys. Le parti à la rose a rapidement pris la mesure de son échec à l’élection présidentielle de mai dernier et de la nécessité impérieuse de renflouer les caisses. En septembre, l’appel à candidatures était publié avec une date limite d’envoi pour les candidats au 6 novembre. Le groupe Apsys a remporté la manche. Ce spécialiste des centres commerciaux (Beaugrenelle, Vill’up…), prendra possession des lieux à l’automne 2018 pour y établir son siège social. D’importants travaux de rénovation devraient être réalisés pendant deux ans au moins.
… de yens. Ou 9.700 milliards de dollars. C’est l’encours de la dette publique japonaise dont 17.000 milliards de yens d’ETF (exchange-traded funds). Pour la première fois depuis la recension statistique de la Banque du Japon (BoJ) en 1997, les investisseurs non résidents détiennent un encours supérieur à celui des banques nippones.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu’il rencontrerait la Première ministre britannique, Theresa May, le 18 janvier, après s'être entretenu à Calais avec les élus et acteurs concernés par les migrations vers le Royaume-Uni. « Je souhaite pouvoir d’abord obtenir les réflexions de propositions de l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux de la région sur les manières d’améliorer la relation frontalière entre la France et la Grande-Bretagne », a dit le président à la presse en marge de ses vœux à la presse.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi avoir infligé une amende de 300.000 euros, assortie d’un avertissement, à la société de gestion A Plus Finance pour des manquements dans son information aux investisseurs et la valorisation de certaines participations. Ces « multiples » manquements, qui ont eu lieu entre 2012 et 2014, portent notamment sur la diffusion d’une information trompeuse sur son site internet ou certaines brochures de présentation, qui « minimisait les risques » de certains placements. En outre, les procédures de valorisation étaient « imprécises, incomplètes et non opérationnelles », tandis que ses méthodes ne valaient guère mieux, selon l’AMF. A Plus Finance étant historiquement spécialisée dans les placements dans des fonds de capital-investissement, donc non-cotés, le sujet de la valorisation des participations est particulièrement sensible. A Plus Finance conteste les griefs.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 3,2 % en rythme annualisé au quatrième trimestre au vu des derniers indicateurs macroéconomiques, montre mercredi le modèle de prévision GDP Now de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation est plus élevée que la précédente de 2,8 % calculée le 22 décembre, a précisé la Fed d’Atlanta dans un communiqué. Les dépenses de construction ont atteint un niveau record en novembre et l’indice ISM manufacturier de décembre, à 59,7, a également dépassé les attentes des économistes.
Comme tous ses grands concurrents, la filiale de BPCE a pris la décision d’opérer sous le statut d’internalisateur systématique sur une large gamme d’instruments financiers : « actions, ETF, obligations, convertibles, Natixis EMTN et dérivés de change, avant la date limite fixée au 1er septembre 2018 », indique un communiqué publié mercredi. Le statut d’internalisateur systématique sous la nouvelle réglementation MIF 2 contribuera à alléger les obligations de reporting des clients institutionnels.
Jesper Berg, directeur général de la Financial Supervisory Authority danoise, se montre « profondément sceptique » vis-à-vis des projets de la Commission européenne de renforcer les pouvoirs du régulateur européen, l’Esma, dans le cadre de l’Union des marchés de capitaux. Les propositions « reposent sur la croyance qu’en créant des institutions publiques, c’est-à-dire en faisant de l’Autorité européenne des marchés financiers une SEC, vous créez les marchés », estime le dirigeant, cité par Bloomberg. Pour Jesper Berg, la vraie priorité est de favoriser l’allocation de l’épargne longue (assurance vie et fonds de pension) vers le financement des entreprises.
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis a atteint en décembre son deuxième niveau le plus élevé de l’année 2017, d’après les chiffres publiés mercredi par l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice de l’ISM s’est hissé à 59,7 le mois dernier, contre 58,2 en novembre, indiquant que la plupart des entreprises du secteur observent une expansion de leur activité. Un chiffre supérieur à 50 traduit une croissance de l’activité, tandis qu’un chiffre inférieur dénote une contraction. Au sein de l’enquête de décembre, 16 des 18 secteurs suivis ont fait part d’une croissance de leur activité. Parmi les rares déceptions le mois dernier, la composante de l’emploi a reculé à 57, contre 59,7 un mois plus tôt.
Och-Ziff Capital Management Group a annoncé hier que son encours géré atteignait 31,9 milliards de dollars au 1er janvier 2018. Le hedge fund accuse ainsi une décrue nette de 300 millions de dollars d’actifs par rapport au 1er décembre 2017. Par ailleurs, le tribunal fédéral de Brooklyn (New York), a inculpé Michael Cohen, un ancien dirigeant de Och-Ziff, pour fraude et obstruction à la justice, selon des documents judiciaires dévoilés hier. Selon la Cour, Michael Cohen a dissimulé des conflits d’intérêt avec une fondation britannique à but non-lucratif et a fait obstruction à une enquête de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, sur une affaire de corruption présumée impliquant le hedge fund en Afrique.
C'est un vrai big bang qui a lieu mercredi matin sur les marchés financiers. MIFID II entre en vigueur. Cette directive européenne sur les marchés d'instruments financiers renforce comme jamais le concept de transparence et améliore la protection des clients.
Dans un entretien à L'Agefi Hebdo, Yves Perrier, directeur général d'Amundi et directeur général adjoint de CASA, déclare : « nous n'excluons pas des acquisitions ciblées pour autant qu'elles s'inscrivent dans notre modèle de développement, qui reste fondé sur la croissance organique ». Mais la priorité est « de tirer parti au maximum de l'intégration de Pioneer ».
La commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi soir avoir prononcé à l'encontre de la société de gestion A plus Finance une sanction pécuniaire de 300.000 euros assortie d'un avertissement.
Dans le cadre de la présentation de leurs perspectives 2018, les experts en investissement de GAM partagent leur vision selon laquelle la gestion active ajoute de la valeur dans leurs domaines de spécialité.
Avec une allocation composée de 18% d’actions, 2,5% d’immobilier, 0,5% d’infrastructures, et le solde en obligations, la mutuelle Garance souhaite accélérer dans ces trois dernières classes d’actifs. «Le but étant aujourd’hui de se rapprocher de la limite de 5% en infrastructures et de 5% en immobilier fixée par notre allocation stratégique», note Florent Combes, directeur de la gestion des risques de la mutuelle. Et d’ajouter : «Nous allons également augmenter notre part d’OATi». Toutefois, cet objectif sera dans l’immédiat difficilement atteignable a t-il ajouté, expliquant que le contrôle des investissements dans ce type d’actifs est relativement long : «La direction financière et la société de gestion se chargent en effet tout d’abord d’analyser les dossiers, les business plans sont ensuite reproduits et transmis à la gestion des risques, pour avis de second niveau, puis la direction générale prend la décision d’investir ou non dans ces projets».
Dans un communiqué de presse adressé ce matin, la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP) s'est félicité de la position de l'AMF concernant les conseillers en investissements qui devrait rapidement être ratifié par l'ACPR.