Le groupe espagnol Qualitas Equity, spécialisé dans l’investissement dans les actifs, vient de créer sa propre société de gestion d’actifs, baptisée Horos Asset Management (Horos AM), rapporte le site spécialisé Funds People. Cette nouvelle structure sera dirigée par José Maria Concejo, une figure bien connue du secteur espagnol de la gestion d’actifs. L’intéressé officiera en tant que président et directeur général de Horos AM, accompagné de Vicente Asuero et Oscar Perez Marcos.Comptant 26 ans d’expérience dans la gestion, José Maria Concejo a notamment travaillé pendant 7 ans chez Allianz Global Investors en tant que directeur de la société pour la péninsule ibérique. Au cours de sa carrière, il a également officié chez J.P. Morgan Asset Management, Beta Capital, MeesPierson, ABN Amro ou encore W4i, à des fonctions commerciales et marketing. Pendant une courte période en 2017, il a aussi été PDG de Metagestion.
La société de gestion française Rouvier Associés, qui a une antenne à Bonn en Allemagne depuis 2012, vient de recruter un chargé de clientèle, Michael Duarte, dont la mission sera de distribuer les principales stratégies d’investissement de Rouvier. L’intéressé a travaillé précédemment chez Tecis, une société spécialisée dans le conseil financier.
La société de gestion sud-africaine Investec Asset Management vient de créer une succursale à Francfort, renforçant ainsi sa présence sur le marché allemand où son antenne de Francfort n'était jusqu’ici qu’un bureau de représentation, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. L’implantation de Francfort compte deux personnes depuis 2015, Aymeric François et Maik Fechner, assistés depuis octobre 2017 de Franziska Laepple, chargée de clientèle pour le marché allemand mais qui reste basée à Londres.Investec AM dispose désormais de cinq succursales, à Luxembourg, Milan, Stockholm, Zurich et désormais Francfort. Les actifs sous gestion d’Investec AM s'élèvent à environ 114 milliards d’euros, en progression de quelque 40% sur les trois dernières années.
La société de gestion allemande Lupus alpha élargit son offre dédiée aux convertibles avec le lancement d’un deuxième fonds ouvert. Le fonds Lupus alpha Sustainable Convertible Bonds investit dans un portefeuille international diversifié d’obligations convertibles, qui respectent des critères rigoureux en matière de développement durable. Les émetteurs sont ainsi classés selon des critères écologiques, sociaux, éthiques et de gouvernance, précise un communiqué. Le lancement de cette stratégie répond à la demande croissante des investisseurs institutionnels pour ce type de stratégies, relève le communiqué.Le nouveau fonds met en oeuvre la même stratégie d’investissement que le premier fonds de convertibles lancé en février 2017, le Lupus alpha Global Convertible Bonds qui affiche un encours de 55 millions d’euros et qui a dégagé un rendement de 5,6% depuis son lancement pour une volatilité de 3,7%.Pour le choix des titres, les deux gérants du fonds, Marc-Alexander Kniess et Stefan Schaeur, sont assistés par deux spécialistes de la recherche durable, imug et Vigeo Eiris.
La société de gestion britannique J8 Capital Management et l’allemand Universal-Investment lancent un fonds de performance absolue, le UI-J8 Global Absolute Return Ucits Fund. La stratégie investit uniquement sur les marchés obligataires, les marchés de devises et les marchés de matières premières et évite volontairement les marchés actions. Autrement dit, le fonds constitue tout naturellement une stratégie de diversification pour les portefeuilles actions. Le fonds prend également en compte des critères éthiques et sociaux.Le fonds utilise une stratégie de performance absolue de J8 qui a fait ses preuves, indique un communiqué.Le J8 Futures Fund, la stratégie offshore sur laquelle se base le nouveau fonds, a un historique de performance de trois ans. Le fonds a ainsi réalisé une surperformance nette de 17,16% par rapport à l’indice SG-CTA.
La banque privée allemande Berenberg vient de renforcer son équipe de distribution dédiée à l’Asset Management avec le recrutement de Detlef Byallas en qualité de chargé de clientèle, en priorité la clientèle institutionnelle, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Detlef Byallas est rattaché à Lars Albert, responsable des ventes pour l’Asset Management. L'équipe de distribution compte désormais 13 collaborateurs et devrait être encore étoffée.Detlef Byallas travaillait précédemment chez Morgan Stanley Investment Management, où il avait en charge les clients institutionnels et intermédiaires en Allemagne et au Luxembourg.
Deutsche Bank a resserré la fourchette indicative de prix pour l’introduction en Bourse de sa filiale de gestion d’actifs DWS, dont la valorisation maximale est désormais de 6,6 milliards d’euros, a appris Reuters auprès d’un teneur de livre. La nouvelle fourchette de 32-33 euros se situe dans la moitié inférieure de la précédente (30-36 euros), laquelle aurait valorisé DWS jusqu'à 7,2 milliards d’euros. Une source a indiqué mardi soir que les livres d’ordres pour l’offre publique de vente (IPO) étaient couverts deux fois et demi. L’offre court jusqu'à jeudi, avec une première cotation en Bourse de Francfort prévue vendredi.
LCM Partners, le gestionnaire d’actifs européen spécialisé dans le crédit alternatif, a annoncé, ce 21 mars, avoir conclu un partenariat stratégique avec la société américaine Brookfield Asset Management afin de développer conjointement les principales activités de gestion d’actifs et de services de crédit de LCM dans le monde. Selon les termes de l’accord, Brookfield AM va acquérir une participation stratégique de 25% dans Link Financial Group, qui comprend LCM Partners et ses sociétés sœurs qui exploitent une plateforme paneuropéenne de services de prêts sous la marque Link Financial. Brookfield AM dispose également d’une option lui permettant d’acquérir une participation supplémentaire de 24,9% au fil du temps. L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, pourrait être finalisé au cours du deuxième trimestre, sous réserve d’obtenir les autorisations réglementaires nécessaires.A l’issue de la transaction, Link Financial Group continuera d’opérer de manière indépendante et d’être dirigée par l’équipe en place. Fondé en 1998, Link Financial Group compte aujourd’hui 10 bureaux en Europe et compte environ 700 collaborateurs. Depuis son lancement, la société a acquis plus de 2.500 portefeuilles de prêts auprès de grands groupes bancaires et autres institutions financières.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Mutuactivos a annoncé la nomination d’Emilio Ortiz en qualité de directeur des investissements. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé a la responsabilité de la coordination et de la supervision l’ensemble des gestions actions et obligataires de la société, ainsi que l’analyse et la sélection des actifs, tant pour les fonds communs de placement que pour les fonds de pension du groupe. Il est directement rattaché à Luis Ussia, directeur général de Mutuactivos.Emilio Ortiz, qui compte plus de 23 ans d’expérience, arrive en provenance du family office Omega Capital, où il a travaillé au cours des 13 dernières années comme directeur des marchés de capitaux. Auparavant, il a été directeur des actions chez Invercaixa de 2000 à 2005. Avant cela, il a occupé plusieurs postes de gérants chez Principal Financial Group aux Etats-Unis, en Argentine et en Espagne.
La plateforme de distribution d’ETF en marque blanche HANetf vient de nommer Mark Tan au poste de directeur des opérations, rapporte Investment Week. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé sera responsable de toutes les opérations de gestion au quotidien et de toutes les opérations sur les fonds de la plateforme, et ce afin de répondre aux besoins des gérants de fonds et des investisseurs. Il sera directement rattaché à Nik Bienkowski, co-directeur général de HANetf. Mark Tan, qui compte 10 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, arrive en provenance de Blackfriars Asset Management où il officiait déjà en qualité de directeur des opérations.
Fidelity Investments a vu plus de 2 milliards de dollars partir en fumée dans ses fonds suite à la chute du cours de Facebook, rapporte Financial News. La société de gestion américaine est le deuxième plus gros investisseur du réseau social et l’actionnaire le plus actif. Fidelity Investments contrôlait environ 5 % des actions Facebook au 31 décembre, selon des données de Factset confirmées par la société de gestion. Le cours de Facebook a dégringolé après des accusations selon lesquelles Cambridge Analytica a utilisé des informations collectées pour la campagne présidentielle de Donald Trump. A la fin de la semaine dernière, les actions se négociaient autour de 185 dollars. Lundi, à la clôture des marchés, elles étaient à 172,66 dollars.
Edmond de Rothschild Asset Management a fermé le fonds d’obligations convertibles marchés émergents - Edmond de Rothschild Emerging Convertibles - géré par Kris Deblander depuis son lancement en 2009, a appris Citywire Selector. Le fonds a été fermé le 1er mars en raison d’une rationalisation de la gamme obligataire, selon un porte-parole.
Nouvel épisode dans la guerre des prix sur le marché des ETF. Lyxor a en effet annoncé, ce 21 mars, le lancement d’une nouvelle gamme d’ETF « Core » actions et obligataires afin de faire « face à la demande des investisseurs pour des solutions simples et économiques », peut-on lire sur le site internet de la société de gestion. La particularité de cette gamme est d’afficher des TFE (total des frais sur encours) à partir de 0,04% seulement. Cette nouvelle gamme « Core » comprend 16 fonds (15 fonds sont actuellement autorisés à la commercialisation en France) et recouvre les principaux marchés actions – Monde, Royaume-Uni, Etats-Unis et Japon – ainsi que certains marchés obligataires, principalement les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Afin de construire cette nouvelle offre, Lyxor a lancé quatre nouveaux fonds et a baissé ses frais sur 11 fonds existants, précise le gestionnaire d’actifs. Cette gamme de fonds est domiciliée au Luxembourg. Ces ETF sont cotés sur Deutsche Börse depuis le 21 mars et sur le London Stock Exchange à partir du 22 mars.
Il existe un secteur qui exporte plus qu’il ne vend dans l’Hexagone et dont les ventes à l’étranger ont progressé de près de 7 % l’an dernier ? C’est le champagne. Le champagne et ses bulles à l’export comme en Australie (+23 %) ou au Nigeria (+25 %). Sur un chiffre d’affaires global de 4,9 milliards d’euros, quelque 2,8 milliards sont réalisés sur les marchés extérieurs. Assimilé à un bien de consommation festif, le champagne serait-il en phase avec la croissance synchronisée de l’économie mondiale… ?
Main mise. Commencés respectivement en 2015 et 2016, les achats de titres obligataires publics (PSPP) et d’entreprises (CSPP) de la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE), ramenés à 30 milliards d’euros par mois depuis le début de l’année, dépassent désormais un montant cumulé de 2.000 milliards d’euros. Ils ne sont plus très loin de l’objectif initial d’un ramassage sur les marchés primaires et secondaires de 2.500 milliards d’euros. Le stock d’obligations d’Etat au bilan de la banque centrale atteignait 1.950 milliards d’euros en janvier dernier. « Les émissions nettes des gouvernements de la zone euro se sont élevées à 395 milliards sur la même période (depuis mars 2015). La BCE a acheté, grosso modo, 5 fois l’émission nette », indiquent dans une note les économistes de La Banque Postale AM (LBPAM). Un calcul similaire pour les obligations d’entreprise (depuis juin 2016) fait ressortir des achats cumulés de la BCE d’un montant de 140 milliards pour « des émissions nettes des entreprises non financières de 125 milliards. Deux chiffres comparables : la BCE a acheté l’équivalent de toute l’offre nette sur la période », précisent les économistes de LBPAM. La proportion du marché de titres souverains détenus par la BCE qui n’achète que des maturités de 2 à 30 ans, est de 25 %. Pour le crédit, la banque centrale a absorbé 13 % du marché, que de l’« investment grade » dans la mesure où elle n’achète pas de « high yield ». La BCE vient de publier une étude sur l’impact négatif éventuel du QE sur la liquidité des marchés obligataires de la zone euro sur la base de trois indicateurs. « Ces indicateurs ne suggèrent aucune détérioration de la liquidité » imputables aux achats de la BCE.
Bye bye. Un accord a été trouvé lundi 19 mars entre le gouvernement britannique et l’Union européenne sur la période de transition post-Brexit (UE). La sortie du bloc UE sera effective le 29 mars 2019 et la période de transition s’achèvera le 31 décembre 2020. Des accords « totaux » sur les droits des expatriés européens qui résideront au Royaume-Uni, le volet financier et l’indemnité que Londres devra acquitter en tant qu’ancien membre ont été trouvés. Le dossier de la frontière irlandaise a fait un pas « décisif », selon Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, pour qui « il reste beaucoup de travail à faire ». L’option dite « backstop » qui prévoit le maintien de l’Irlande du Nord dans l’Espace économique européen (EEE) s’appliquerait en l’absence de meilleure solution : « Nous sommes convenus que la solution ‘backstop’ constitue une partie du texte légale de retrait », a indiqué Michel Barnier.
Naguère, les activistes n’avaient que peu de liberté d’action en Europe. Mais les temps changent. Ce n’est pas parce que ces empêcheurs de « gouverner en rond », entendez entre soi, suscitent davantage la sympathie au sein des managements de sociétés cotées ou de leurs actionnaires de contrôle, mais à cause de leur professionnalisme croissant qui trouve la faille là où leurs devanciers, adeptes des méthodes souvent brutales en vogue outre-Atlantique, se heurtaient au mur de l’establishment du business continental. Plutôt que de lancer un assaut frontal contre une forteresse préparée de longue main, le terrain est mieux analysé, la cible mieux choisie pour ses faiblesses cachées, l’angle d’attaque plus susceptible de susciter la sympathie sur le marché, voire dans l’opinion, enfin le moment plus opportunément saisi pour imposer ses règles du jeu. Car quand les dirigeants d’une entreprise sont contraints de jouer le jeu du trublion, celui-ci a déjà à moitié gagné (lire notre Enquête page 26).
Le dernier excédent commercial de la France date du passage à l’euro fiduciaire. On pouvait l’exprimer en francs. Depuis, le solde des échanges accumule, année après année, les déficits. Il ont fait et continuent de faire couler beaucoup d’encre chez les économistes et les conseilleurs en tous genres qui déplorent, les uns, la chute de la compétitivité, les autres, la perte de substance industrielle de l’économie. Pas grand-chose de concret dans tout cela. Dépités, on a envie de dire aux entreprises d’aller se faire voir ailleurs. C’est ce que fait justement la dernière campagne de pub de Bpifrance. Se faire voir, c’est se montrer… et se vendre.
Qui va fêter ses 200 ans le 29 juillet 2018 et pèse la bagatelle de 270 milliards d’euros (et même 380 milliards avec ses extensions) ? Le Livret A, nous rappelle le Cercle de l’Epargne. A vrai dire, l’emblématique produit d’épargne n’a pris son nom de Livret A qu’en 1965. Auparavant, quand il vivait seul et sans partage sur les petites économies des Français, il se dénommait tout simplement Livret d’épargne. Bouc émissaire des banquiers, casse-tête des politiques, il a connu un rendement de plus de 8 % au début des années 1980. C’était juste avant la grande vague de désinflation. De quoi faire pâlir d’envie les gérants monétaires qui survivent encore.
Abou Dhabi va donner plus de poids à son fonds souverain Mudabala Investment en lui apportant un autre structure, Abu Dhabi Investment Council, selon un communiqué publié hier. L’an dernier, Mudabala avait déjà absorbé un autre véhicule, International Petroleum Investment. Cela lui avait permis de se hisser à la 14e place mondiale des fonds souverains, avec 125 milliards de dollars (102 milliards d’euros) d’encours, selon le Sovereign Wealth Fund Institute. Selon cette même source, Abu Dhabi Investment Council gère 123 milliards de dollars. C’est aussi le premier actionnaire de First Abu Dhabi Bank, née l’an dernier de la fusion de deux premiers établissements bancaires du pays.
Les reventes de logements ont rebondi en février aux Etats-Unis après deux mois consécutifs de repli, mais la pénurie chronique de maisons à vendre reste un frein pour le marché. La fédération nationale des agents immobiliers (NAR) a annoncé hier que ces ventes de logements anciens avaient augmenté de 3% le mois dernier à 5,54 millions d’unités en rythme annualisé corrigé des variations saisonnières (CVS). Le rythme des ventes en janvier a été confirmé à 5,38 millions d’unités. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse de 0,5% à 5,4 millions d’unités en février.
Le conseil d’Administration de l’AUREP a nommé Catherine Orlhac (photo) présidente de l’AUREP. Elle succède ainsi à Jean Aulagnier, désormais vice-président fondateur.
Un nouveau venu dans le monde des sélectionneurs de fonds vient de voir le jour. L'Association Société Française des Sélectionneurs de Fonds (SF2) vient d'annoncer sa création, à l’initiative de Philippe Sarica (photo), spécialiste de la finance comportementale et de la sélection de fonds, autour d’un groupe d’experts financiers.
Selon une étude menée par PwC à l'échelle mondiale, les dirigeants de la gestion d'actifs restent très confiants quant aux perspectives de croissance de leurs sociétés en 2018, mais ils sont inquiets des nombreuses menaces auxquelles ils sont confrontés.