Wells Fargo & Co. devrait annoncer une réorganisation de son activité de gestion de fortune, selon des sources proches du dossier citées par The Wall Street Journal. La banque prévoit de réunir deux grandes divisions au sein de ce pôle : Wealth Brokerage Services et Private Client Group. Les deux sont des courtiers qui servent des clients fortunés. Ces changements interviennent alors que l’activité gestion de fortune a fait l’objet de plaintes d’un lanceur d’alerte qui ont conduit à une enquête indépendante et une investigation du Département de la Justice, de la Securities and Exchange Commission (SEC) et du Département du travail.
Le gestionnaire d’actifs Russell Investments a annoncé, lundi 18 juin, l’arrivée de Robert « Bob » Hostetter au poste nouvellement créé de responsable mondial des produits. L’intéressé est directement rattaché à Michelle Seitz, directrice générale de la société de gestion. Dans le cadre de ses fonctions, il est chargé de développer et d’améliorer les expertises de la société en matière de produits et de solutions d’investissement. Il devra notamment organiser les différentes expertises de Russell Investments en solutions susceptibles d’aider les clients à atteindre leurs objectifs d’investissement en utilisant la gamme complète de services de gestion d’actifs, d’externalisation des investissements et de conseil de l’entreprise.Robert Hostetter, qui compte 20 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, a précédemment travaillé chez AllianceBernstein, où il a officié en tant que « managing director » et responsable mondial de la stratégie produits. Avant cela, il a officié chez William Blair Investment Management et, au début de sa carrière, au sein du cabinet de conseil McKinsey & Company en charge de la gestion d’actifs et du capital-investissement.
Le groupe américain State Street a annoncé, hier, le lancement du groupe « Real Assets Funds Services » (RAFS), chargé de fournir des services de back-office aux fonds immobiliers et aux fonds dédiés aux infrastructures. Le groupe mettra à profit la plateforme immobilière de l’entreprise, qui traite près de 165 milliards de dollars d’actifs immobiliers administrés à fin 2017. « Selon les projections, les investissements mondiaux dans les infrastructures sont censés atteindre 70.000 milliards de dollars d’ici 2030, faisant de ce secteur celui qui présente les plus grandes opportunités d’investissement alternatif pour les investisseurs institutionnels et les fonds de private equity, a commenté déclaré Scott Carpenter, responsable monde des services aux fonds de private equity et d’actifs réels au sein du groupe AIS (Alternative Investment Solutions) de State Street, cité dans un communiqué. Il est essentiel pour nous de continuer à investir de manière délibérée dans nos services dédiés aux actifs réels, y compris aux infrastructures, pour accompagner les besoins croissants de nos clients dans ce domaine. »Dans le cadre de ce lancement, State Street a également annoncé le recrutement par son groupe AIS de Kyle Alexander, un spécialiste des infrastructures. L’intéressé a précédemment travaillé pour Global Infrastructure Partners, un gérant d’infrastructure de premier plan, où il a occupé le poste de contrôleur de gestion principal pour son fonds d’infrastructure phare. Dans ces nouvelles fonctions, Kyle Alexander est responsable de la stratégie, de la croissance et de l’exécution produits. Il est placé sous la direction de Barry Johnson, qui a été nommé responsable RAFS en Amérique du Nord, et de Cesar Estrada, responsable de la gestion produits pour le private equity et RAFS en Amérique du Nord.Barry Johnson, qui compte plus de 20 ans de carrière dans le secteur des actifs réels, était dernièrement « managing director », chargé des produits immobiliers, et responsable des opérations d’adminstration de fonds immobiliers en Amérique du Nord pour le groupe AIS. Avant d’intégrer State Street, il était responsable monde du contrôle des fonds immobiliers chez Morgan Stanley.
BlackRock va nommer Henri Chabadel au poste de Chief Investment Officer pour la France, a appris NewsManagers. Il était jusqu'à présent responsable de la gestion multi-asset de Groupama Asset Management (voir NewsManagers du 13 juin). Basé à Paris il remplira cette fonction également pour la Belgique et le Luxembourg. Le groupe doit en faire l’annonce officielle aujourd’hui. Cette nomination n’a aucun lien avec la réflexion en cours d’une société de gestion en Europe continentale et qui pourrait aussi concerner Paris, indique une source au fait de cette nomination. Ce modèle d’organisation, combinant la présence de commerciaux et d’un CIO qui exerce des fonctions de conseil en investissement, a déjà été mis en place en Italie et en Allemagne ces dernières années.
Axa Investment Managers (Axa IM), la filiale de gestion du groupe Axa, vient d’annoncer qu’elle envisageait de lancer «un nouveau modèle opérationnel afin de soutenir sa stratégie de croissance et de mieux répondre aux besoins de ses clients». Le nouveau modèle, qui se veut simplifié et davantage tourné vers les clients, passera notamment par un nouveau management board et surtout la suppression de 210 postes devant permettre à la société d’autofinancer 100 millions d’euros d’investissements d’ici à 2020 pour «soutenir son développement en tant que gestionnaire d’actifs». Le groupe, qui gère 830 milliards d’euros dont une partie pour le compte d’Axa, compte axer ses efforts dans quatre domaines prioritaires dont elle juge qu’ils pourraient dégager des marges plus importantes : les offres d’investissements alternatifs, multi-assets et fixed income spécialisé, l’intégration des critères ESG dans toute la gestion, les capacités digitales et les compétences dans le quant et la science des données. Le comité d’entreprise a été averti hier matin de cette nouvelle organisation. La France serait concernée par environ 160 suppressions de postes et le Royaume-Uni par environ 40 postes. Un plan de départs volontaires a été proposé pour la France. Axa IM assure dans un communiqué souhaiter «limiter autant que possible les conséquences sociales que ces changements pourraient induire et soutiendra ses collaborateurs pendant cette période de changement. L’organisation cible pourrait être mise en place au quatrième trimestre 2018, après consultation avec les instances représentatives du personnel».Concernant le management board, il verra l’arrivée de trois nouvelles personnes : Bettina Ducat, Global Head of Product, Retail and Institutional Development, Matthew Lovatt, Global Head of AXA IM Framlington Equities, et Hans Stoter, qui rejoint Axa IM en qualité de Global Head of Fixed Income (en provenance de NN IP). A la suite de la décision de Laurence Boone la semaine dernière de rejoindre l’OCDE, Hans Stoter prendra également la responsabilité de l’équipe Multi Assets Client Solutions en intérim. En plus de Laurence Boone, le management board voit partir Mark Beveridge (Global Head AXA Framlington Equities), Christophe Coquema (Global Head of Client Group) et John Porter. Selon nos informations, John Porter est le seul à quitter également le groupe pour le moment. Mark Beveridge va, quant à lui, gérer un fonds des Etats-Unis. Quant à Christophe Coquema, il reste toujours dans la société. «Notre coefficient d’exploitation, à 70,8% en 2017, s’améliore mais est encore trop élevé», reconnaissait Andrea Rossi, CEO d’Axa IM, en mars dans un entretien à L’Agefi Hebdo. Axa IM, qui avait réfléchi pendant un temps à se marier avec Natixis IM, a publié un résultat opérationnel de 257 millions d’euros l’an dernier, en progression de 14%. Une fois l’organisation cible mise en place, Axa IM serait organisé autour de quatre piliers :• Relations Client, avec deux segments : Institutionnels et Clients individuels (intermédiés ou non)• Investissements Core, rassemblant les plates-formes Fixed Income, Framlington Equities et Multi Assets Client Solutions• Investissements Alternatifs et Spécialisés, incluant Real Assets, Structured Finance et Chorus ainsi que Rosenberg Equities et High Yield • Fonctions support transversales, réunissant les équipes Global Transformation, RH et Communication, Global Operations ainsi que Secrétariat général, avec pour objectif de faciliter la mise en œuvre de la transformation d’Axa IM « Je suis convaincu que les mesures que nous souhaitons mettre en œuvre répondent aux défis de notre industrie s’agissant de la façon dont nous pouvons mieux servir nos clients, et représentent une vision et une feuille de route inspirantes pour l’avenir. Accélérer notre stratégie en tant que gestionnaire actif grâce à de nouvelles façons de travailler et une organisation simplifiée, notamment dans les domaines de l’investissement alternatif, tout en renforçant notre expertise Core investments, nous permettra de générer de la croissance sur le long terme, pour l’ensemble de nos parties prenantes », a déclaré Andrea Rossi, cité dans un communiqué.
Erste-Sparinvest vient de lancer un fonds éthique, Erste Ethik Aktien Global, qui a pris pour référence la recommandation sur les investissements éthiques de l’Eglise catholique autrichienne publiée en mai 2018. Le fonds s’adresse en priorité aux églises, aux congrégations religieuses et aux fondations. Pour accroître la transparence du processus d’investissement, Erste-Sparinvest va mettre en place un comité consultatif d'éthique, composé de représentants de l'église et de spécialistes de l’investissement durable, qui se réunira au moins une fois par an.
Fidelity Investments a annoncé le lancement de deux ETF factoriels, Fidelity Low Duration Bond Factor ETF (FLDR) et Fidelity High Yield Factor ETF (FDHY). Les deux nouveaux véhicules sont chargés à 0,15% pour le premier et 0,45% pour le second. Le premier est coté au CBOE BZX Exchange, le second au New York Stock Exchange.
La société de gestion allemande Greiff Capital Management, basée à Fribourg dans le sud de l’Allemagne, a récemment enregistré quatre fonds dans différents pays européens, selon un communiqué publié le 13 juin. La boutique de gestion, qui gère et conseille plus de 1 milliard d’euros, souhaite proposer un accès à ses solutions d’investissement par le biais de fonds, de fonds de fonds, tout en offrant parallèlement ses services d’analyse et de recherche.Selon le site spécialisé Investment Europe, Greiff Capital Management va notamment proposer aux investisseurs français son fonds phare dédié aux situations spéciales, le «Greiff special situations fund» après avoir obtenu le feu vert début avril de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Les actifs sous gestion de ce fonds, investi à environ 75% dans des pays germanophones, s'élèvent actuellement à 336 millions d’euros.
Le groupe La Française Asset Management (La Française AM) a décidé de fermer sa filiale La Française AM International, située à Bruxelles en Belgique, a appris InvestmentEurope. L’information a été confirmée par un porte-parole de la société qui a expliqué que le développement du marché belge est désormais assuré au Luxembourg par La Française AM International et piloté par Andréa Bertocchini, responsable de l’Europe du Nord, du Benelux et de l’Italie. La Française AM International a été radiée de la liste des gestionnaires d’actifs étrangers ayant un bureau en Belgique par la FSMA, l’autorité belge des marchés financiers, le 5 juin 2018.
Credit Suisse a annoncé ce 18 juin la nomination de Anders Mattsson au poste de managing director, responsable de l’Europe de l’Ouest et du Nord. L’intéressé, qui est rattaché à Emma Crystal, responsable de la gestion internationale pour l’Europe du Nord et de l’Ouest, sera basé au Luxembourg. Anders Mattsson dirigeait précédemment le desk scandinave au Luxembourg de Deutsche Bank. Il a aussi eu la responsabilité de la clientèle très fortunée (UHNWI) de Merrill Lynch International rachetée par Julius Baer.
Columbia Threadneedle Investments a annoncé, le 18 juin, la nomination de Victor Rozental en qualité de directeur des ventes « wholesale » pour les pays scandinaves. Basé à Stockholm, l’intéressé prendra officiellement ses fonctions le 25 juin 2018. Il sera chargé de faire la promotion des expertises et de la gamme de fonds de la société de gestion auprès des clients « wholesale » et distributeurs dans l’ensemble des pays de l’Europe du Nord. A ce titre, il travaillera en étroite collaboration avec Ulrik Oxfeld, responsable de la distribution et des clients institutionnels pour la Scandinavie. Victor Rozental sera rattaché à Gary Collins, responsable de la distribution « wholesale » pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et l’Amérique latine.Victor Rozental arrive en provenance de Schroders Investment Management où il travaillait depuis 8 ans, dernièrement en tant que « Client Director » en charge des institutionnels et des intermédiaires en Suède. Auparavant, il a occupé plusieurs fonctions commerciales chez Dexia Asset Management à Stockholm et à Rotterdam, officiant notamment en qualité de chargé commercial pour les institutionnels pour les pays scandinaves de 2007 à 2010.
DWS a nommé Thomas Lindahl, qui travaillait précédemment pour sa maison mère Deutsche Bank, en tant que responsable de la succursale basée à Stockholm, rapporte AMWatch. Il sera chargé de faire croître l’activité gestion d’actifs de la société en Europe du Nord.
BNP Paribas veut jouer les premiers rôles sur le marché de la banque privée allemande. Dans les trois prochaines années, la banque française veut recruter jusqu'à 150 collaborateurs pour ses activités de banque privée dans différentes villes allemandes, a indiqué Vincent Leconte, coresponsable des activités de gestion de fortune de la banque dans les colonnes du quotidien Die Welt. Autrement dit, une multiplication par quatre environ des effectifs actuels dans la banque privée. D’ici à 2022, les actifs sous gestion devraient atteindre un montant "à deux chiffres significatif», à comparer à un montant "à un chiffre» actuellement, précise-t-on. «Nous voulons devenir un acteur de premier plan dans la banque privée en Allemagne. Nous nous concentrons sur les PME», a souligné Vincent Leconte. Les recrutements envisagés devraient permettre à la banque de toucher les clients disposant d’un patrimoine net de plus de 5 millions d’euros, ainsi que les «méga-riches», qui ont plus de 100 millions d’euros.
Les fonds de pension et les fonds souverains vont augmenter leurs investissements dans les actifs réels au cours des douze à vingt-quatre prochains, selon une étude que viennent de publier BNY Mellon et l’OMFIF (Official Monetary and Financial Institutions Forum) (*). Parmi ces grands investisseurs, 70% envisagent d’accroître leurs investissements dans les infrastructures et aucun ne prévoit de réduire ses engagements dans la classe d’actif. L’immobilier est l’autre classe d’actif recherchée par les institutionnels qui sont 32% à vouloir augmenter leur allocation. Extrapolées à l’ensemble des grands investisseurs publics (banques centrales, fonds souverains, fonds de pension), les prévisions des institutionnels pourraient déboucher sur des investissements supplémentaires de quelque 334 milliards de dollars dans l’immobilier et de 130 milliards de dollars dans les infrastructures au cours des deux prochaines années.Les fonds de pension sont désormais plus déterminés que jamais à investir dans les actifs réels après avoir été beaucoup plus réticents que les fonds souverains dans un premier temps. Les fonds de pension sont aussi partis d’une base beaucoup plus modeste. Dans les infrastructures, leur part de marché est de 2% contre 11% pour les fonds souverains.L’étude relève que plus de 70% des fonds souverains et fonds de pension ont accru leur allocation dans les actifs réels au cours des trois dernières années. Depuis 2009, la valeur des actifs des fonds souverains et fonds de pension dans l’immobilier ont progressé de 120%, tandis que leurs investissements dans les infrastructures ont fait un bond de 165%.(*) Entre janvier et mars 2018, l’OMFIF a interrogé des fonds souverains et des fonds de pension qui cumulent près de 4.600 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Ce montant représente environ 20% des 22.900 milliards de dollars détenus par les 585 plus importants fonds souverains et fonds de pension dans le monde
BlackRock a annoncé mardi matin la nomination d’Henri Chabadel au poste nouvellement créé de chief investment officer (CIO) pour la France, la Belgique et le Luxembourg, basé à Paris. L’arrivée d’un responsable des investissements n’est pas anodine à l’heure où le groupe américain songe à se doter d’une société de gestion à Paris, où il dispose seulement d’une succursale commerciale pour le moment.
Le fonds d’incubation de la Place de Paris, Emergence, a annoncé mardi avoir finalisé une nouvelle levée de fonds de 320 millions d’euros pour son compartiment Actions 2. Ce dernier, qui entend comme ses prédécesseurs soutenir l’innovation dans la gestion d’actifs, porte à près de 800 millions d’euros les capitaux apportés depuis 2012 par plusieurs investisseurs institutionnels français. Selon NewsManagers (Groupe Agefi), le compartiment Actions 2 a accueilli un nouveau venu, Orano (ex-groupe Areva), à son tour de table.
Le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, va céder son poste le 1er août et quitter le groupe «pour des raisons personnelles», a annoncé le constructeur automobile lundi soir dans un communiqué. Jean-Baptiste de Chatillon, qui occupait le poste depuis 2014, sera remplacé par Philippe de Rovira, 45 ans, le directeur financier de la filiale de PSA Opel Vauxhall depuis juillet 2017. Jean-Baptiste de Chatillon est né en 1965 et a effectué quasiment toute sa carrière dans le groupe, d’après une porte-parole de PSA Peugeot jointe par L’Agefi-Dow Jones. Philippe de Rovira, frère de Michel de Rovira (cofondateur de Michel & Augustin), travaille depuis longtemps pour PSA.
Ces dernières années, l’évolution des politiques liées au changement climatique s’est concentrée sur les transports. L’industrie aéronautique a annoncé des objectifs pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, et un certain nombre de pays ont décidé de bannir les ventes futures de véhicules à essence et diesel.
Le nouveau président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a déclaré lundi à la chaîne publique TVE souhaiter que les prochaines législatives aient bien lieu en 2020, au terme de l’actuelle législature. Pedro Sanchez, qui a fait chuter fin mai son prédécesseur conservateur Mariano Rajoy au moyen d’une motion de censure, contrôle moins d’un quart des sièges au Parlement et l’on s’attendait généralement, jusqu’à présent, à ce qu’il convoque des élections anticipées dans les mois à venir. Il a annoncé en outre lundi qu’il allait rapidement rencontrer le président, indépendantiste, de la Généralité de Catalogne.
La Bourse de New York a clôturé en légère baisse dans l’ensemble lundi alors que les investisseurs restent inquiets au sujet du conflit commercial qui oppose les Etats-Unis à la Chine. L’indice Dow Jones Industrial Average a clôturé en repli pour la cinquième fois d’affilée en perdant 0,4%, à 24.987,47 points. L’indice S&P 500 index a perdu 0,2%, à 2,773,63 points. L’indice Nasdaq Composite a clôturé quasiment inchangé à 7.747,03 points, après avoir passé l’essentiel de la séance dans le rouge. Les investisseurs restent préoccupés par l’escalade du conflit commercial entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires, en particulier la Chine.
La Commodity Futures Trading Commission (CFTC), l’autorité de régulation des marchés à terme aux Etats-Unis, a demandé que JPMorgan Chase s’acquitte d’une amende au civil de 65 millions de dollars (56 millions d’euros) pour régler à l’amiable des accusations de manipulation de taux. Selon la CFTC, entre 2007 et 2012, la banque américaine a fourni de fausses données et s’est rendue coupable de manipulation du taux «ISDAfix», un taux de référence utilisé sur le marché des dérivés de crédit. Plusieurs fonds de pension et municipalités ont poursuivi 14 banques dans ce scandale. Parmi les banques qui ont accepté de verser des amendes figurent Goldman Sachs, Barclays, Citigroup, HSBC et UBS.
La justice rendra le 20 septembre sa décision sur la demande de révision du procès pénal de Jérôme Kerviel, condamné à trois ans de prison ferme pour avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société Générale, ont indiqué les avocats des deux parties. Après dix ans de guérilla judiciaire entre l’ex-trader et son ancienne banque, l’audience qui s’est tenue hier lundi devant la commission d’instruction de la Cour de révision (qui n’était pas ouverte au public) est la première étape avant l’éventuelle organisation d’un nouveau procès – événement qui reste exceptionnel en France. L’avocat de Jérôme Kerviel, Julien Dami Le Coz, a affirmé avoir apporté des «éléments nouveaux», dont il a souhaité réserver la primeur à la justice. Le ministère public a de son côté requis le rejet de la demande de révision. Les avocats de la Société Générale n’ont fait aucune déclaration.
Les cours du pétrole ont terminé en hausse de plus de 1% lundi sur le marché new-yorkais Nymex, malgré la perspective de voir l’Opep et la Russie décider d’une augmentation de la production de brut après près d’un an et demi de limitation des extractions. Le contrat juillet sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 1,21%, à 65,85 dollars le baril. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 2,56%, à 75,32 dollars. L’écart entre le Brent et le WTI est reparti à la hausse en raison des inquiétudes de voir la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine peser sur les livraisons de pétrole de schiste américain.
Menacée par la CSU (l’Union chrétienne-sociale) qui exige un durcissement de la politique migratoire allemande, Angela Merkel place ses espoirs dans un accord européen lors du sommet des 28 et 29 juin à Bruxelles pour éviter une crise ouverte avec son allié bavarois. La chancelière a accepté lundi un compromis qui écarte au moins pour une dizaine de jours une confrontation directe entre son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), et la CSU du ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer. Ce compromis prévoit que les migrants déjà enregistrés dans un pays de l’UE soient refoulés aux frontières allemandes à compter de juillet si aucun accord n’est conclu d’ici là au niveau européen. La CSU demandait au départ que cette mesure soit prise sans délai.
La Chambre des lords a infligé lundi soir un nouveau camouflet au gouvernement britannique, en rejetant un projet de Theresa May et en adoptant à la place un amendement qui renforce l’influence des parlementaires. L’amendement prévoit que le Parlement doive apporter son feu vert aux mesures que déciderait le gouvernement dans le cas où les députés rejetteraient l’accord négocié à Bruxelles, ainsi que dans le cas où Theresa May ne réussirait pas à obtenir un accord avec les Européens. Alors que le Brexit déchire les conservateurs, la Chambre des communes doit débattre mercredi de la formulation définitive de la loi britannique qui mettra fin à l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.
Lancé il y a un eu plus d’un an et demi, le deuxième compartiment dédié aux fonds actions d’Emergence, Emergence Actions II, vient de terminer son tour de table et levé 320 millions d’euros. Surtout, la Sicav de place, qui vise à incuber des sociétés de gestion entrepreneuriales basées en France, a accueilli comme investisseur Orano, l’ancien groupe Areva, spécialisé dans l'énergie nucléaire. « Nous n’avons pas prospecté d’investisseurs industriels en particulier pour cette levée et nous sommes ravis d’accueillir pour la première fois Orano, au même titre qu’EDF qui nous renouvelle sa confiance pour ce nouveau compartiment », explique Alain Leclair, le président d’Emergence. Depuis sa création début 2012, la Sicav Emergence a eu au total le soutien de 17 grands investisseurs institutionnels, dont deux industriels. Elle a levé un total de 820 millions d’euros répartis entre les fonds actions (520 millions d’euros dans deux compartiments) et les stratégies de performance absolue (300 millions d’euros dans un compartiment dédié). Les onze acteurs incubés représentent 7,4 milliards d’euros d’actifs gérés. « Pour emporter ce nouveau succès, nous avons pu à nouveau rassembler sur notre modèle original, 14 grands investisseurs institutionnels, pour des montants supérieurs, en dépit de leur contrainte Solva 2 pour les placements en actions », explique Alain Leclair. Emergence Actions II a déjà investi dans VIA AM (voir NewsManagers du 12 septembre 2017). « Nous travaillons actuellement sur un deuxième projet d’investissement et espérons en boucler un troisième d’ici la fin de l’année », explique Antoine Rolland, président du directoire de NewAlpha Asset Management, le gérant délégataire du fonds Emergence. Ce sont des tickets d’environ 50 millions d’euros par société qui devraient être déployés. RR
Nommé directeur général d'Ycap Partners en 2015, Salvatore Galletta a depuis revu le positionnement stratégique de la société. Désormais concepteur et fournisseur de produits, la société étudie aujourd'hui la possibilité de devenir promoteur immobilier. Pour se développer, elle mise notamment sur une rémunération originale des CGP et sur des produits différenciants pour leurs clients particuliers.
BlackRock va nommer Henri Chabadel au poste de Chief Investment Officer pour la France. L'information, confirmée par le groupe, avait été dévoilée par NewsManagers. Il était jusqu'à présent responsable de la gestion multi-asset de Groupama Asset Management .
Axa Investment Managers (Axa IM), la filiale de gestion du groupe Axa, vient d'annoncer qu'elle envisageait de lancer "un nouveau modèle opérationnel afin de soutenir sa stratégie de croissance et de mieux répondre aux besoins de ses clients". Le nouveau modèle, qui se veut simplifié et davantage tourné vers les clients, passera notamment par un nouveau management board et surtout la suppression de 210 postes devant permettre à la société d'autofinancer 100 millions d'euros d'investissements d'ici à 2020 pour "soutenir son développement en tant que gestionnaire d'actifs".