La croissance de l’économie allemande a été légèrement meilleure qu’attendu au premier trimestre, grâce entre autres au dynamisme de l’investissement des entreprises, montre la première estimation du PIB publiée vendredi par Destatis, qui l’évalue à +0,2% par rapport aux trois mois précédents, et à +3,7% sur un an en données corrigées des variations saisonnières (CVS). Les économistes prévoyaient en moyenne une croissance de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 3,6% sur un an. «Les conséquences économiques de la guerre en Ukraine ont eu un impact croissant sur l’évolution de la situation économique à court terme depuis la fin février», a relevé l’institut.
La croissance de l’économie allemande a été légèrement meilleure qu’attendu au premier trimestre, grâce entre autres au dynamisme de l’investissement des entreprises, montre la première estimation du PIB publiée vendredi par Destatis, qui l’évalue à +0,2% par rapport aux trois mois précédents, et à +3,7% sur un an en données corrigées des variations saisonnières (CVS).
L’inflation dans la zone euro a encore accéléré en avril pour atteindre un niveau record de 7,5% sur un an avec l’envolée continue des prix de l’énergie et des produits alimentaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat.
Trop haut. La monnaie unique s’est effritée face au dollar au cours de l’année écoulée, passant de plus de 1,22 dollar pour un euro à 1,07 dollar fin avril. Un effet ciseau a joué : le niveau du dollar a été soutenu par les anticipations de hausses des taux et des rendements des obligations d’Etat au cours des derniers mois, et profite aujourd’hui d’une aversion au risque généralisée, sur fond d’effondrement des marchés boursiers. Les craintes sur l’inflation européenne et l’exposition plus forte à la guerre en Ukraine ont en revanche pesé sur l’euro, sans que la Banque centrale européenne (BCE) offre de soutien significatif. Même la victoire d’Emmanuel Macron ou des indicateurs économiques meilleurs que prévu n’auront pas fourni de point d’appui solide. La situation va compliquer l’exercice pour la banque centrale, en particulier sur le front de l’inflation importée, puisqu’une grande partie des achats d’énergie de l’Europe sont facturés en dollars. A court terme, cependant, toute indication que la BCE resserrera davantage les conditions monétaires devrait contribuer à endiguer de futures baisses.
Le ministère de l’Economie allemand a abaissé mercredi sa prévision de croissance pour cette année à 2,2%, au lieu de 3,6% attendu fin janvier, en raison des effets de la guerre en Ukraine et de l’augmentation des prix de l’énergie. Pour 2023, le ministère s’attend à une croissance de 2,5%, une prévision légèrement supérieure à celle de 2,3% présentée en début d’année. Le gouvernement allemand anticipe une inflation moyenne de 6,1% en 2022 et de 2,8% en 2023, la hausse des prix de l’énergie se répercutant sur l’ensemble des prix à la consommation, a ajouté le ministère. L’Allemagne n’a pas encore fait l’objet d’une coupure du gaz russe pour non paiement des approvisionnements en roubles, à la différence de la Pologne et de la Bulgarie depuis mercredi.
Le ministère de l’Economie allemand a abaissé mercredi sa prévision de croissance pour cette année à 2,2%, au lieu de 3,6% attendu fin janvier, en raison des effets de la guerre en Ukraine et de l’augmentation des prix de l’énergie.
La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro s’est accélérée en avril grâce au dynamisme des services. Celui-ci compense les difficultés de l’industrie, que les contraintes d’approvisionnement exacerbées par la guerre en Ukraine et les confinements en Chine ont pénalisée. Les indices PMI publiés vendredi montrent ainsi une économie à deux vitesses. L’indice PMI flash composite, qui regroupe les secteurs manufacturier et des services, progresse à 55,8 en avril, montrent les premiers résultats des enquêtes de S&P Global/IHS Markit, après 54,9 en mars, alors que le consensus Reuters le donnait en baisse à 53,9. L’indice PMI flash des services a atteint son plus haut niveau depuis huit mois, à 57,7 en avril après 55,6 en mars, mais l’indice PMI flash manufacturier a reculé à 55,3 en avril, après 56,5 en mars. Et le sous-indice de la production manufacturière est tombé à 50,4 après 53,1.
La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro s’est accélérée en avril grâce au dynamisme des services. Celui-ci compense les difficultés de l’industrie, que les contraintes d’approvisionnement exacerbées par la guerre en Ukraine et les confinements en Chine ont pénalisée.
Au lendemain du débat télévisé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, la Bourse de Paris grimpe, l'euro monte et l'écart entre les taux des bons du trésor allemand et français a diminué.
Les prix à la production ont augmenté de 30,9% sur un an en mars en Allemagne, leur plus forte hausse depuis la création de la statistique en 1949, selon les données publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique (Destatis). Elles prennent en compte pour la première fois les effets de la guerre en Ukraine. Par rapport au mois de février, les prix à la production, considérés comme un indicateur avancé des prix à la consommation, ont augmenté de 4,9%. Il s’agit du treizième mois consécutif de hausse, principalement en raison de l’augmentation des prix de l’énergie, selon Destatis. Les prix de l’énergie ont augmenté de 83,8% par rapport à mars 2021.
Les prix à la production ont augmenté de 30,9% sur un an en mars en Allemagne, leur plus forte hausse depuis la création de la statistique en 1949, selon les données publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique (Destatis). Elles prennent en compte pour la première fois les effets de la guerre en Ukraine.
C’est la hausse record de l’inflation de la zone euro en rythme annuel pour le mois de mars 2022 (contre 5,9 % en février). En cause, les prix de l’énergie, qui affichent un bond de 44,7 % par rapport à mars 2021, contre +32 % le mois précédent.
La croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro est restée soutenue malgré la crise ukrainienne et les craintes qu’elle fait peser sur l’économie, montrent les résultats définitifs de l’enquête réalisée par IHS S&P Global. L’indice PMI composite a encore atteint 54,9 en mars, après 55,5 en février et 54,5 en première estimation. L’indice PMI des services est resté à 55,5 en mars, après 55,6 en février, au-dessus de l’estimation préliminaire à 54,8. En Allemagne, l’indice PMI composite ressort à 55,1 en mars, après 55,6 en février et 54,6 en première estimation. En France, l’indice PMI composite a également accéléré à 56,3 en mars, soit un plus haut de huit mois, après 55,5 en février.
La croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro est restée soutenue malgré la crise ukrainienne et les craintes qu’elle fait peser sur l’économie, montrent les résultats définitifs de l’enquête réalisée par IHS S&P Global.
Les contrats à terme sur le gaz naturel européen (contrat 1 mois TTF à Rotterdam) ont rebondi vendredi à l’ouverture du marché en passant de 107 à 132 euros/MWh, soit un sommet de trois semaines, avec les menaces en provenance du Kremlin de couper l’approvisionnement en gaz naturel russe si jamais les opérateurs européens continuent de refuser de payer en roubles, et non en dollars ou en euros.