La Commission européenne a nommé hier le chef de cabinet de Jean-Claude Juncker, l’Allemand Martin Selmayr, au poste de secrétaire général de la Commission, qui supervise l’administration de l’exécutif européen. Sa nomination, effective à partir du 1er mars, devra toutefois être confirmée par le prochain président de la Commission. La direction générale pour la stabilité financière, les services financiers et l’Union de marchés de capitaux reste entre les mains d’Olivier Guersent. Le français Jean-Luc Demarty, directeur général pour le Commerce, a par ailleurs été prolongé à son poste.
Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, commissaire européen à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union des marchés de capitaux
Une fois qu’il aura quitté l’Union européenne, le Royaume-Uni pourra toujours faire usage de l’article 50 du traité de Lisbonne qui lui permet de faire son retour, a déclaré ce mercredi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, ajoutant qu’il «aimerait» que cela soit le cas. «Une fois que les Britanniques seront partis sous l'égide de l’article 50, il reste l’article 50 qui permet un retour et j’aimerais ça», a-t-il dit devant les députés européens. «Si demain, après-demain ou après après-demain, le Royaume-Uni souhaitait changer d’avis, il est clair que ce sera examiné avec bienveillance. Mais ce n’est pas à nous de dire s’il le souhaite», a dit mercredi une source de la présidence française. Pour Jean-Claude Juncker, le Brexit est une situation «perdant-perdant».
L’exécutif européen «envisage une taxe sur les plastiques comme une nouvelle source de recettes pour le budget de l’UE et pour réduire les déchets», a indiqué hier devant la presse le commissaire chargé du budget, Günther Oettinger. Le commissaire allemand n’a pas donné plus de détails sur les contours de cette taxe ou sur les gains attendus, rappelant que la Commission publierait en mai des propositions détaillées pour le prochain «cadre financier pluriannuel» couvrant la période après 2020.
La Commission européenne a donné hier le coup d’envoi du débat épineux sur les budgets post-Brexit, en prévenant les capitales qu’elles devaient se préparer à des «coupes impressionnantes» dans certains domaines, tout en contribuant davantage au pot commun. Le départ des Britanniques, programmé en mars 2019, va laisser un trou considérable chaque année dans les finances européennes, au moment où l’UE cherche à financer de nouvelles politiques dans des secteurs comme la défense ou la migration. «Un contributeur net va nous quitter et nous allons perdre 12-13 milliards d’euros par an», a chiffré le commissaire européen chargé du Budget, Günther Oettinger.
La Commission européenne a publié hier un projet de réforme visant à simplifier la vie des petites entreprises d’investissement et à soumettre les plus grandes d’entre elles qui revêtent une importance systémique à la même réglementation que les banques européennes (L’Agefi du 18 décembre). Une initiative saluée par Bercy, mais avec des réserves. «La France tient à exprimer ses préoccupations sur les propositions de la Commission concernant le régime applicable aux entreprises d’investissement plus grandes et plus risquées», indique-t-on au ministère. Paris estime ainsi que l’Autorité européenne des marchés (Esma), basée à Paris, a son rôle à jouer pour surveiller les activités de marché de ces institutions, et non pas seulement le Mécanisme de supervision unique.
La Commission européenne a publié mercredi un projet de réforme visant à simplifier la vie des petites entreprises d’investissement et à soumettre les plus grandes d’entre elles qui revêtent une importance systémique à la même réglementation que les banques européennes (L’Agefi du 18 décembre). Une initiative saluée par Bercy, mais avec des réserves.
Le Parlement européen a approuvé mardi la prolongation jusqu’en 2020 du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), encore appelé «plan Juncker», et l’extension de son objectif de levée de fonds à 500 milliards d’euros. Lancé mi-2015, ce programme qui mobilise jusqu'à 21 milliards d’euros de fonds et de garanties européennes pour attirer des capitaux privés devrait également être réorienté vers les régions les moins riches et les projets innovants à risque qui ne trouvent pas leur financement sur le marché.
Après des mois d'enlisement, les deux parties ont trouvé un accord, ce vendredi, sur la première phase des négociations du divorce portant sur ses modalités, ouvrant la voie aux discussions sur leurs relations futures.
Les pays de l’Union européenne ont voté hier en faveur du renouvellement pour cinq ans du glyphosate, l’un des composants essentiels de l’herbicide Roundup de Monsanto, contre l’avis de la France. La Commission européenne a indiqué dans un communiqué que 18 pays avaient voté pour ce renouvellement, que neuf avaient voté contre et qu’un autre s'était abstenu. Suite à cette décision, Emmanuel Macron a déclaré avoir demandé au gouvernement d’agir pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France au plus tard dans trois ans.