La coalition au pouvoir en Allemagne est divisée sur la question de savoir si l’Etat doit avoir un rôle dans la gestion de la compagnie aérienne Lufthansa en échange d’un plan de sauvetage que le groupe espère obtenir cette semaine. « Si des entreprises telles que Lufthansa reçoivent des milliards d’euros d’aides publiques provenant de l’argent des contribuables, le gouvernement fédéral doit également avoir son mot à dire dans cette affaire », a déclaré au journal Bild Rolf Muetzenich, chef des sociaux-démocrates. Un avis qui tranche avec la voix de la CDU, le parti de la chancelière Angela Merkel, qui estime que l’entreprise doit conserver la liberté de procéder à des restructuration pour rester compétitive. Selon Reuters, Lufthansa a l’intention de finaliser cette semaine un plan de sauvetage d’une valeur allant jusqu'à 10 milliards d’euros, via la mobilisation des fonds propres provenant du nouveau fonds de stabilisation économique allemand (FSE), des prêts garantis par l'État et des dettes fournies par l’Autriche, la Suisse et la Belgique, où sont basées les filiales de Lufthansa.