L’opérateur de télécom Orange a annoncé mercredi avoir levé 2,5 milliards d’euros en émettant trois tranches d’obligations à 7, 13 et 30 ans. Le groupe a émis 2 tranches d’obligations de 750 millions d’euros, à échéance 2026 et 2049, avec des coupons respectifs de 0 et 1,375%, ainsi que 1 milliard d’euros d’obligations à échéance 2032 portant intérêt au taux de 0,5%.
Le directeur général d’Ericsson, Börje Ekholm, en fonction depuis janvier 2017, devrait prochainement annoncer son départ et pourrait être remplacé par Hakan Buskhe, l’actuel patron de Saab, selon le quotidien Dagens Industri, citant des sources. « L’idée est que Hakan Buskhe prenne le poste de directeur général d’Ericsson. Börje a sorti Ericsson de la crise et a réalisé un bon travail. Désormais, il faut une nouvelle personne pour accélérer les choses », précise une source proche du dossier au journal suédois.
Liberty Global a annoncé hier qu’il ne modifierait pas les termes de son projet de vente d’UPC, sa filiale en Suisse, à l’opérateur télécom helvétique Sunrise Communications, malgré les critiques émises par l’allemand Freenet. Freenet, qui contrôle 24,5% de Sunrise, réclame que le montant de l’opération (6,3 milliards de francs suisses) soit réduit et que Liberty conserve une participation dans UPC. «Liberty Global est pleinement attaché à la réalisation de la transaction telle que convenu. L’entreprise n’a eu aucune discussion au sujet d’une modification des termes contraignants de la transaction et n’a aucune intention ni aucun intérêt à en avoir», a précisé le groupe américain.
Liberty Global a annoncé ce matin qu’il ne modifierait pas les termes de son projet de vente d’UPC, sa filiale en Suisse, à Sunrise Communications malgré les critiques émises par Freenet, le premier actionnaire de ce dernier.
Huawei estime que ses activités ont moins souffert que prévu des restrictions imposées par les Etats-Unis et se dit «pleinement préparé» à travailler dans un contexte de sanctions américaines. En mai, l’administration Trump a signé un décret interdisant aux entreprises américaines d’utiliser du matériel fabriqué par des sociétés présentant un risque pour la sécurité nationale. Lors d’une première évaluation en juin, Ren Zhengfei, le fondateur et directeur général du groupe, avait dit avoir sous-estimé cet impact, précisant alors que le chiffre d’affaires 2019 devrait revenir à environ 100 milliards de dollars (90 milliards d’euros), contre un objectif initial de 125 milliards.
Qualcomm a conclu un accord de licence d’une durée de cinq ans avec LG Electronics, qui permettra au fabricant sud-coréen de téléphones d’intégrer les technologies brevetées de l’américain dans ses appareils mobiles 3G, 4G et 5G. Le montant du contrat n’a pas été révélé, mais il prévoit des versements réguliers de royalties à Qualcomm. La capacité d’assurer une connectivité mobile de cinquième génération est important pour les fabricants de téléphones à l’aube du déploiement de la 5G. Les Etats-Unis, de leur côté, cherchent à mettre en avant des groupes comme Qualcomm dans le cadre de l’adoption de ce nouveau standard, alors que l’administration Trump souhaite limiter l’influence des équipementiers chinois, tel Huawei, que Washington accuse d’espionnage au profit de Pékin.
Les employés d’Orange au Niger ont entamé mardi une grève de deux jours pour obtenir des négociations salariales et débattre de l’avenir de la filiale nigérienne de l’entreprise française, en quête d’un repreneur. Orange compte 530 salariés au Niger. Les grévistes réclament «la reprise des négociations» sur «la révision d’un accord salarial», entamées avant la fermeture, en novembre 2018, de la société par le fisc nigérien pour «non-paiement d’impôt», selon les syndicats.
Freenet a déclaré vendredi qu’il voterait contre le projet d’augmentation de capital de 4,1 milliards de francs suisses (3,8 milliards d’euros) de Sunrise Communications destiné à lui permettre de prendre le contrôle d’UPC, la filiale helvétique de Liberty Global. L’opérateur télécoms allemand détient 24,5% de Sunrise. Il s’est dit insatisfait de cette offre de 6,3 milliards de francs, jugeant son montant et sa structure «déséquilibrés et défavorables pour tous les actionnaires de Sunrise». «Pour une transaction équitable pour tous les actionnaires de Sunrise, le prix d’achat doit être revu à la baisse», a ajouté l’opérateur allemand.
Huawei a vu ses parts sur le marché du smartphone en Europe reculer de 16% au deuxième trimestre 2019 par rapport au deuxième trimestre 2018, selon le bureau d'études Canalys, une première depuis l’arrivée de ses téléphones sur le continent. Avec 8,5 millions d’appareils vendus, cela ramène sa part de marché sous 20% (à 18,8%). Ce repli semble refléter les inquiétudes des consommateurs européens alors que le géant chinois des télécoms fait l’objet de virulentes charges de la part de l’administration américaine, dont d’espionnage potentiel. Huawei s’est retrouvé inscrit sur la liste des entreprises étrangères avec lesquelles les groupes américains de technologie ne peuvent plus commercer, ce qui implique notamment de risquer d'être coupé d’Android, le système d’exploitation mobile de Google.
Telecom Italia a publié hier des résultats trimestriels globalement conformes aux attentes, ses activités au Brésil ayant permis de compenser une croissance en berne et une concurrence accrue sur son marché intérieur. Son chiffre d’affaires a baissé de 0,4% à 4,5 milliards d’euros, un niveau à peine inférieur aux 4,55 milliards attendus par les analystes, alors que son excédent brut d’exploitation a reculé de 2,6% à 1,9 milliard. La dette nette au 30 juin dernier a diminué de 2,1% à 24,7 milliards d’euros par rapport à fin 2018.
Altice Europe a signé au deuxième trimestre un chiffre d’affaires en progression de 4% à 2,58 milliards d’euros dans l’Hexagone, d’où le groupe tire 70% de son activité, en ayant tiré parti du recrutement de 105.000 nouveaux abonnés mobiles et de 31.000 abonnés fixes dans sa filiale SFR. Son résultat brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a atteint 1,08 milliard en France, en hausse de 10,1%. Le groupe de télécoms et de médias prévoit désormais une augmentation de 5 à 6% de ses revenus en France sur l’année, contre une fourchette de 3 à 5% précédemment annoncée, pour un Ebitda ajusté compris entre 4,1 et 4,2 milliards d’euros, à comparer à une fourchette antérieure de 4,0 à 4,1 milliards.
Qualcomm et Tencent Holdings ont annoncé hier un accord de coopération dans les jeux vidéo qui permettrait aux produits du groupe chinois de mieux fonctionner sur des appareils dotés de puces du groupe américain, ainsi que la création d’un téléphone mobile adapté aux réseaux 5G. Dans le cadre de cet accord, les futurs jeux de Tencent devraient ainsi être «optimisés» pour les téléphones Android équipés de puces Snapdragon Elite conçus par le premier fabricant mondial de puces pour mobiles.
Cette entité, premier acteur européen, pourrait être valorisée autour de 18 milliards d’euros. Cette monétisation permettra de réduire la dette de l’opérateur britannique.
AT&T étudie ses options pour ses activités à Porto Rico, dont une éventuelle cession qui pourrait lui rapporter jusqu'à 3 milliards de dollars (2,65 milliards d’euros), selon Reuters qui citait vendredi des sources proches du dossier. Le deuxième opérateur télécoms américain, qui cherche à alléger son bilan, a recruté un conseiller financier pour piloter le processus de vente. L’endettement d’AT&T a fortement augmenté à la suite de l’acquisition du groupe de médias Time Warner pour un montant de 85 milliards de dollars.
La Commission européenne a donné hier son feu vert au projet d’acquisition d’actifs de Liberty Global par Vodafone dans quatre pays européens après des concessions proposées par l’opérateur télécoms britannique. Bruxelles, qui avait ouvert en décembre une enquête approfondie sur cette opération de 22 milliards de dollars (19,2 milliards d’euros), précise que son autorisation est subordonnée au respect intégral d’un ensemble d’engagements en vue de garantir la poursuite de prix équitables, de services de haute qualité et de produits innovants. Vodafone a également signé en mai un accord avec Telefonica Deutschland pour permettre à ce dernier de disposer d’un accès de gros à son réseau haut débit.
L’équipementier télécoms anticipe une poursuite de la dégradation de sa marge au deuxième semestre, mais maintient son objectif de plus de 10% en 2020.
Huawei Technologies va investir 3,1 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) en Italie au cours des trois prochaines années, a déclaré hier le directeur général de la filiale italienne de l’équipementier chinois des télécoms, lors d’un événement à Milan. Thomas Miao a précisé que son groupe créerait 1.000 emplois dans le pays dans le cadre de cet investissement. Selon une source gouvernementale, Rome a récemment renforcé ses pouvoirs spéciaux («golden power») en matière d’intervention dans le secteur privé en raison de risques sur le développement des réseaux 5G impliquant potentiellement Huawei et son rival ZTE.
Huawei Technologies prévoit des centaines suppressions d’emplois aux Etats-Unis, conséquence de sa mise sur liste noire par l’administration Trump, rapporte le Wall Street Journal, en citant des sources proches. Elles devraient surtout toucher Futurewei Technologies, la filiale de recherche et développement du géant chinois des télécoms, qui emploie 850 personnes aux Etats-Unis. Huawei a proposé à ses employés chinois de rentrer en Chine pour poursuivre leur carrière, a dit une autre source.