Iliad a signé un accord stratégique avec Nokia, premier équipementier européen, pour le déploiement de son réseau 5G en France et en Italie. Les deux groupe sont déjà partenaires depuis 2010, dans le cadre du déploiement des réseaux mobiles 3G/4G d’Iliad. En retenant Nokia, Iliad « fait le choix de la technologie européenne et de l’indépendance stratégique », précise le communiqué.
La justice italienne a accepté un recours déposé par le groupe français Vivendi dans le but de pouvoir voter contre un plan de réorganisation de Mediaset lors de l’assemblée générale extraordinaire du groupe italien prévue le 4 septembre, selon Reuters. Le jugement ne s’applique que pour la part de 9,6% détenue directement par Vivendi dans Mediaset, ce qui ne suffira pas au groupe de médias français pour bloquer le plan de réorganisation. Le reste du capital contrôlé par Vivendi, dont la part s'élève au total à 29%, est détenu par le trust Simon Fudiciaria, pour l’instant interdit de vote par la justice. Dans un communiqué, Vivendi a salué la décision du tribunal de Milan et confirmé vouloir voter contre le plan de réorganisation de Mediaset. Mediaset avait décidé en avril dernier d’interdire Vivendi de voter lors de son assemblée générale. Le groupe italien a annoncé en juin son intention de placer ses filiales italiennes et espagnoles sous une société holding de droit néerlandais.
Iliad a annoncé jeudi que sa marque Free avait recruté 172.000 clients en France dans le segment de la fibre optique au deuxième trimestre, soit plus que les trois autres acteurs présents dans l’Hexagone.
L’opérateur de télécom Orange a annoncé mercredi avoir levé 2,5 milliards d’euros en émettant trois tranches d’obligations à 7, 13 et 30 ans. Le groupe a émis 2 tranches d’obligations de 750 millions d’euros, à échéance 2026 et 2049, avec des coupons respectifs de 0 et 1,375%, ainsi que 1 milliard d’euros d’obligations à échéance 2032 portant intérêt au taux de 0,5%.
Le directeur général d’Ericsson, Börje Ekholm, en fonction depuis janvier 2017, devrait prochainement annoncer son départ et pourrait être remplacé par Hakan Buskhe, l’actuel patron de Saab, selon le quotidien Dagens Industri, citant des sources. Le groupe de défense suédois Saab a fait savoir ce mois-ci que son directeur général quitterait ses fonctions en début d’année prochaine.
Huawei Technologies prévoit de lancer de nouveaux smartphones haut de gamme en Europe, même s’il risque de ne pas pouvoir proposer le système d’exploitation Android officiel de Google et des applications largement utilisées telles que Google Maps, selon Reuters, qui cite des responsables de la société. Le numéro deux mondial des smartphones devrait dévoiler sa nouvelle gamme de téléphones Mate 30 le 18 septembre à Munich. La date de commercialisation n’est pas encore connue. Conçu pour fonctionner sur les nouveaux réseaux mobiles 5G, il doit être le premier lancement majeur de Huawei depuis que les Etats-Unis ont placé le 16 mai le groupe chinois sur une liste noire. Washington pense que Pékin pourrait se servir de Huawei à des fins d’espionnage, des accusations que ce dernier rejette.
Le directeur général d’Ericsson, Börje Ekholm, en fonction depuis janvier 2017, devrait prochainement annoncer son départ et pourrait être remplacé par Hakan Buskhe, l’actuel patron de Saab, selon le quotidien Dagens Industri, citant des sources. « L’idée est que Hakan Buskhe prenne le poste de directeur général d’Ericsson. Börje a sorti Ericsson de la crise et a réalisé un bon travail. Désormais, il faut une nouvelle personne pour accélérer les choses », précise une source proche du dossier au journal suédois.
Liberty Global a annoncé hier qu’il ne modifierait pas les termes de son projet de vente d’UPC, sa filiale en Suisse, à l’opérateur télécom helvétique Sunrise Communications, malgré les critiques émises par l’allemand Freenet. Freenet, qui contrôle 24,5% de Sunrise, réclame que le montant de l’opération (6,3 milliards de francs suisses) soit réduit et que Liberty conserve une participation dans UPC. «Liberty Global est pleinement attaché à la réalisation de la transaction telle que convenu. L’entreprise n’a eu aucune discussion au sujet d’une modification des termes contraignants de la transaction et n’a aucune intention ni aucun intérêt à en avoir», a précisé le groupe américain.
Liberty Global a annoncé ce matin qu’il ne modifierait pas les termes de son projet de vente d’UPC, sa filiale en Suisse, à Sunrise Communications malgré les critiques émises par Freenet, le premier actionnaire de ce dernier.
Huawei estime que ses activités ont moins souffert que prévu des restrictions imposées par les Etats-Unis et se dit «pleinement préparé» à travailler dans un contexte de sanctions américaines. En mai, l’administration Trump a signé un décret interdisant aux entreprises américaines d’utiliser du matériel fabriqué par des sociétés présentant un risque pour la sécurité nationale. Lors d’une première évaluation en juin, Ren Zhengfei, le fondateur et directeur général du groupe, avait dit avoir sous-estimé cet impact, précisant alors que le chiffre d’affaires 2019 devrait revenir à environ 100 milliards de dollars (90 milliards d’euros), contre un objectif initial de 125 milliards.
Qualcomm a conclu un accord de licence d’une durée de cinq ans avec LG Electronics, qui permettra au fabricant sud-coréen de téléphones d’intégrer les technologies brevetées de l’américain dans ses appareils mobiles 3G, 4G et 5G. Le montant du contrat n’a pas été révélé, mais il prévoit des versements réguliers de royalties à Qualcomm. La capacité d’assurer une connectivité mobile de cinquième génération est important pour les fabricants de téléphones à l’aube du déploiement de la 5G. Les Etats-Unis, de leur côté, cherchent à mettre en avant des groupes comme Qualcomm dans le cadre de l’adoption de ce nouveau standard, alors que l’administration Trump souhaite limiter l’influence des équipementiers chinois, tel Huawei, que Washington accuse d’espionnage au profit de Pékin.
Les employés d’Orange au Niger ont entamé mardi une grève de deux jours pour obtenir des négociations salariales et débattre de l’avenir de la filiale nigérienne de l’entreprise française, en quête d’un repreneur. Orange compte 530 salariés au Niger. Les grévistes réclament «la reprise des négociations» sur «la révision d’un accord salarial», entamées avant la fermeture, en novembre 2018, de la société par le fisc nigérien pour «non-paiement d’impôt», selon les syndicats.
Freenet a déclaré vendredi qu’il voterait contre le projet d’augmentation de capital de 4,1 milliards de francs suisses (3,8 milliards d’euros) de Sunrise Communications destiné à lui permettre de prendre le contrôle d’UPC, la filiale helvétique de Liberty Global. L’opérateur télécoms allemand détient 24,5% de Sunrise. Il s’est dit insatisfait de cette offre de 6,3 milliards de francs, jugeant son montant et sa structure «déséquilibrés et défavorables pour tous les actionnaires de Sunrise». «Pour une transaction équitable pour tous les actionnaires de Sunrise, le prix d’achat doit être revu à la baisse», a ajouté l’opérateur allemand.
Huawei a vu ses parts sur le marché du smartphone en Europe reculer de 16% au deuxième trimestre 2019 par rapport au deuxième trimestre 2018, selon le bureau d'études Canalys, une première depuis l’arrivée de ses téléphones sur le continent. Avec 8,5 millions d’appareils vendus, cela ramène sa part de marché sous 20% (à 18,8%). Ce repli semble refléter les inquiétudes des consommateurs européens alors que le géant chinois des télécoms fait l’objet de virulentes charges de la part de l’administration américaine, dont d’espionnage potentiel. Huawei s’est retrouvé inscrit sur la liste des entreprises étrangères avec lesquelles les groupes américains de technologie ne peuvent plus commercer, ce qui implique notamment de risquer d'être coupé d’Android, le système d’exploitation mobile de Google.
Telecom Italia a publié hier des résultats trimestriels globalement conformes aux attentes, ses activités au Brésil ayant permis de compenser une croissance en berne et une concurrence accrue sur son marché intérieur. Son chiffre d’affaires a baissé de 0,4% à 4,5 milliards d’euros, un niveau à peine inférieur aux 4,55 milliards attendus par les analystes, alors que son excédent brut d’exploitation a reculé de 2,6% à 1,9 milliard. La dette nette au 30 juin dernier a diminué de 2,1% à 24,7 milliards d’euros par rapport à fin 2018.
Altice Europe a signé au deuxième trimestre un chiffre d’affaires en progression de 4% à 2,58 milliards d’euros dans l’Hexagone, d’où le groupe tire 70% de son activité, en ayant tiré parti du recrutement de 105.000 nouveaux abonnés mobiles et de 31.000 abonnés fixes dans sa filiale SFR. Son résultat brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a atteint 1,08 milliard en France, en hausse de 10,1%. Le groupe de télécoms et de médias prévoit désormais une augmentation de 5 à 6% de ses revenus en France sur l’année, contre une fourchette de 3 à 5% précédemment annoncée, pour un Ebitda ajusté compris entre 4,1 et 4,2 milliards d’euros, à comparer à une fourchette antérieure de 4,0 à 4,1 milliards.
Qualcomm et Tencent Holdings ont annoncé hier un accord de coopération dans les jeux vidéo qui permettrait aux produits du groupe chinois de mieux fonctionner sur des appareils dotés de puces du groupe américain, ainsi que la création d’un téléphone mobile adapté aux réseaux 5G. Dans le cadre de cet accord, les futurs jeux de Tencent devraient ainsi être «optimisés» pour les téléphones Android équipés de puces Snapdragon Elite conçus par le premier fabricant mondial de puces pour mobiles.