« Par le passé nos limites d’investissement ne nous permettaient pas d’investir dans le non-coté. Nous avions seulement une petite exposition dans le private equity à travers un fonds de multigestion que nous avions confié à Amundi. Mais, depuis l’an passé, nos règles d’investissements ont enfin été quelque peu assouplies, ce qui nous a permis de lancer un appel d’offres puis de confier un mandat à Access Capital Partners pour un montant initial de 200 millions d’euros. Ce gérant de fonds de fonds va sélectionner pour notre compte une vingtaine de fonds de private equity en Europe. Nous avons décidé d’investir dans le capital-investissement en privilégiant le financement en fonds propres des PME et ETI européennes. Si nous laissons à notre gestionnaire toute latitude pour choisir les types d’opérations à privilégier, en revanche nous excluons à ce stade les opérations de LBO de grandes tailles ou le financement des start-up à travers le capital risque. Pour éviter le phénomène de courbe en J, nous avons décidé de placer une partie de notre enveloppe dédiée au private equity sur le marché secondaire. Notre gestionnaire va acheter des parts de fonds existants, qui ont donc commencé à délivrer des résultats, précise Philippe Desfossés, directeur de l’Erafp. »
Directeur du département de la gestion financière de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) depuis février 2011, Alain Minczeles a été promu conseiller du comité de direction. Il a pris ses fonctions en janvier 2017.
A l’occasion de ses élections biennales, le Conseil d’administration de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL) a renouvelé son bureau jeudi 19 janvier 2017. Placée à la tête de l’institution pour un mandat de deux ans, Monique DURAND, pharmacienne, présidente de la Caisse de retraite des pharmaciens, succède ainsi à Pol LAVEFVE, commissaire aux comptes et expert-comptable. Jean-Claude SPITZ, nouvellement élu Président de la CAVEC a été élu au Bureau au poste de Trésorier. Frank LEFEVRE, président de la CARCDSF, Caisse de retraite des chirurgiens-dentistes, et Marie-Anne FRANCOIS, présidente de la CARPIMKO, Caisse de retraite des auxiliaires médicaux, sont respectivement élus aux postes de 1er et 2ème vice-présidents. Thierry LARDENOIS, président de la CARMF, Caisse de retraite des médecins, occupe désormais le poste de secrétaire général.
Dans sa décision rendue le 22 décembre 2016, le Conseil constitutionnel a annulé les dispositions de l’article 50 (anciennement 33) du PLFSS 2017 qui prévoyaient de renvoyer à un décret le soin de déterminer la liste des professions relevant de la CIPAV. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé que la liste des professions affiliées à la CIPAV devait obligatoirement être définie au niveau de la loi et non comme le prévoyait le Gouvernement au niveau d’un simple décret. En jugeant contraire à la Constitution les dispositions de l’article 50 du PLFSS 2017, le périmètre d’activité de la CIPAV demeure donc à ce jour inchangé. Le résultat obtenu est le fruit d’une action discrète mais déterminée du président du Conseil d’administration et des membres du Conseil d’administration qui n’ont eu de cesse de défendre les intérêts de la CIPAV et de ses salariés. Ils ont en effet dès le départ non seulement contesté vigoureusement la procédure d’élaboration par le Gouvernement de cet article - sans concertation avec la CIPAV - mais également affiché leur opposition à toute perspective de réduction du périmètre d’activité de la CIPAV. Certes, le président du Conseil d’administration avait obtenu de la part du cabinet de la ministre des affaires sociales des engagements fermes sur une réduction limitée du nombre de professions qui quitteraient la CIPAV et sur un maintien de l’intégralité des emplois. Néanmoins, la définition de l’activité de la CIPAV par décret pouvait faire naitre sur le long terme une incertitude voire un risque sur la pérennité de la CIPAV. En considérant que le périmètre d’activité de la CIPAV doit être décidé par le Parlement et non par le Gouvernement, le conseil constitutionnel offre à la CIPAV de meilleures garanties sur la pérennité de son activité. Pour l’avenir, la CIPAV entend engager, dans les meilleurs délais, avec les pouvoirs publics un dialogue constructif et basé sur des rapports de confiance et de respect mutuels en vue de clarifier et de sécuriser le périmètre d’intervention de la CIPAV.
Le ratio entre personnes âgées et actifs devrait se dégrader d’après les nouvelles prévisions démographiques, souligne le Conseil d’orientation des retraites dans un rapport que??"Les Echos" ont pu consulter. Ce qui alourdira le besoin de financement des pensions à l’horizon 2040.
Sylvie Terris est nommée, depuis le 1er janvier, directeur général délégué d’AGRICA Épargne, filiale de gestion de portefeuille du Groupe AGRICA. Elle exerce sa fonction aux côtés de Patrick Leroy, également directeur général délégué, en charge du secrétariat général et du suivi juridique. Cédric Fouché rejoint l’équipe en tant que directeur financier délégué, sous la direction de Sylvie Terris. Sylvie Terris, âgée de 57 ans et diplômée de l’ENSAE et d’HEC, a effectué tout son parcours professionnel dans le métier de la gestion financière. Elle débute sa carrière en 1983 au sein de CARDIF puis à la BANQUE DE MARCHES ET D’ARBITRAGE, elle exerce à partir de 1991 différentes fonctions de direction financière au sein du Groupe HUMANIS-APRIONIS, Groupe qu’elle quitte en 2011 pour rejoindre AGRICA Épargne en tant que directeur financier délégué, avant d’être nommée le 1er janvier 2017 au poste de directeur général délégué. Au titre de ses nouvelles fonctions, Sylvie Terris a pour missions la gestion financière des mandats confiés à AGRICA Épargne par la direction financière du Groupe AGRICA, de la gamme des FCPE d’AGRICA Épargne et le suivi des mandats confiés à des sociétés de gestion externes. Sylvie Terris a également un rôle de conseil auprès de la direction financière. Patrick Leroy, âgé de 56 ans, est depuis 2003 directeur général délégué d’AGRICA Épargne. Diplômé d’études supérieures en droits des affaires, il débute sa carrière en 1989 en tant que juriste au sein de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole. Il devient en 1993 responsable du département juridique et contentieux de l’institution de prévoyance CCPMA PRÉVOYANCE. Il poursuit cette responsabilité au sein du Groupe AGRICA et ce dès sa création en 1997. Cédric Fouché, âgé de 38 ans, est diplômé de la SFAF, titulaire d’un MBA Finance et d’un DESS Analyste Financier International. Il débute son parcours professionnel au sein du Groupe EXPERIA en 2003, en tant que responsable ingénierie financière. Il occupe des postes à l’Union Financière Georges V et au sein de l’Autorité des Marchés Financiers entre 2005 et 2006. Puis, en 2006, il rejoint Agicam, société de gestion du Groupe AG2R La Mondiale. Il y occupe différentes fonctions jusqu’en 2016 où il est nommé responsable ingénierie financière. Il rejoint AGRICA Épargne le 3 janvier 2017 et succède à Sylvie Terris sur sa fonction de directeur financier délégué. Il la seconde sur l’ensemble de ses activités.
L’impact de l’article 173 de la loi de transition énergétique et écologique sur le quotidien de certains institutionnels ne se limite pas au reporting et à la communication. Garance (ex-MNRA, qui a changé de dénomination le 1er janvier 2017), a profité de ce changement réglementaire pour modifier ses process de gestion des risques et de gestion d’actifs pour prendre en compte le risque climatique dans l’ensemble de ses choix d’investissement.
La Mutuelle nationale de retraite des artisans et du commerce de proximité (MNRA) s’est renommée Garance depuis le 1er janvier 2017, un prénom féminin devant lui donner « un visage humain et rassurant », a souligné ce matin lors d’une conférence de presse Serge Crouin, son président. Elle souhaite progressivement élargir sa clientèle au-delà de sa cible historique, jusqu’aux professionnels agricoles notamment. Une campagne de communication financée avec un budget de 400.000 euros sera lancée en février.
Après une phase d’expérimentation en 2016, Le groupe de protection sociale a retenu les solutions et services de Microsoft. C’est un chantier qui occupe déjà les assureurs ou qui va bientôt figurer à leur agenda. Ceux-ci ont aujourd’hui conscience de la nécessité de hâter le pas pour exploiter au mieux leurs données à travers le Big Data . Nouvel exemple, le groupe de protection sociale Humanis - un acteur majeur de la santé et de la prévoyance collectives en France - a annoncé mardi qu’il s’appuierait sur les solutions et services de Microsoft pour son projet Big Data. En tout, celui-ci va faire l’objet d’un investissement « stratégique » de 20 millions d’euros sur cinq ans. « Nous manipulons déjà 1.000 téraoctets de données, et ce volume ne fera que croître dans les années à venir. Le Big Data n’est plus une option aujourd’hui. Il doit nous permettre d’avoir une lisibilité transversale de la donnée au niveau de l’entreprise », explique Pascal Courthial, directeur des systèmes d’information d’Humanis. « L’enjeu est d’aider Humanis à valoriser ses données »,explique de son côté Jean-Louis Baffier, directeur de la division grands comptes et alliances de Microsoft France. « Tarifications encore plus fines » Humanis espère en retirer plusieurs bénéfices, en particulier « une plus grande rapidité d’exécution » et « une plus grande sécurité de nos données ». Il s’agit aussi pour lui d’améliorer la connaissance de ses clients : « Cela doit permettre d’avoir une vision 360° du client en agrégeant l’ensemble des données que nous avons sur lui ». « Le déploiement de ce projet Big Data permettra à Humanis de développer des tarifications collectives encore plus fines et des nouveaux services de prévention toujours mieux adaptés aux besoins individuels », illustre Jean-Pierre Menanteau, le directeur général du groupe de protection sociale. Avant de se lancer, Humanis a d’abord mené une expérimentation, au premier semestre 2016, « sur un panel représentatif de l’entreprise », explique Pascal Courthial. Cette phase de test a notamment porté sur la déclaration sociale nominative (DSN). Généralisée au mois de janvier, la DSN remplace désormais pour les entreprises la transmission de leurs différentes déclarations auprès des organismes sociaux (attestations de salaire en cas d’arrêt de travail, déclarations des mouvements de personnels, informations relatives aux salariés et aux cotisations, etc.) en une déclaration unique et mensuelle générée à partir des données rentrées dans le logiciel de paie. Pour les organismes complémentaires en santé, prévoyance et retraite, le traitement de ce flux mensuel de données est évidemment un enjeu crucial. Selon Humanis, l’apport du Big Data est probant : « Aujourd’hui, le traitement des données de la DSN nous prend 17 jours. Avec le Big Data, il faut 15 heures seulement», détaille Pascal Courthial. L’année 2017 sera consacrée à la mise en place du projet.
Pierre Mie (MEDEF) et Djamal Souami (CFE-CGC) ont été élus à l’unanimité président et vice-président du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), le 12 janvier 2017. Conformément aux statuts qui prévoient une présidence alternée entre le collège employeurs et le collège salariés, Pierre Mie, représentant MEDEF, succède à Bernard Daeschler, représentant CGT, à la tête du CTIP. La vice-présidence sera assurée par Djamel Souami représentant CFE-CGC. Leurs mandats sont fixés à deux ans. Actuel directeur des affaires sociales du groupe Air France, Pierre Mie a effectué toute sa carrière au sein de la compagnie aérienne. Il a notamment exercé les fonctions de responsable des relations avec les institutions représentatives du personnel et de directeur délégué à la protection sociale et la santé. Très impliqué dans le dialogue social, Pierre Mie est également membre du Conseil d’administration d’Humanis Prévoyance. Nouveau Vice-Président, Djamel Souami est actuellement directeur associé de Micropole, Entreprise Internationale de Services du Numérique (ESN). Après avoir débuté sa carrière dans des cabinets de conseil internationaux, il a exercé plusieurs fonctions de direction au sein de Médéric, CNP et Natixis. Djamel Souami, par ailleurs diplômé de l’ESCP et du Centre des Hautes Etudes d’Assurance (CHEA), est président de l’Union des Directeurs de l’Assurance et de la Protection sociale (UDAP). Engagé depuis de longues années dans le monde paritaire, Djamel Souami est entré au Conseil d’administration du CTIP en 2015.
Société Foncière Lyonnaise (SFL) a signé l’acquisition, pour 165 M€, du siège historique du groupe SMA (SMABTP, SMAvie). « Situé dans le cœur du 15e arrondissement de Paris, 112-122 avenue Emile Zola, l’immeuble bénéficie d’un environnement mixte et d’une excellente accessibilité », selon le communiqué de la foncière. L’opération prendra effet à l’issue du déménagement de SMA pour son nouveau siège, qui doit intervenir au cours du quatrième trimestre 2017. « Cet immeuble d’environ 21 000 m², bâti en 1966 sur une parcelle arborée de 6 300 m², qui offre des potentialités, sera entièrement restructuré par SFL pour devenir un nouveau centre d’affaires majeur de l’ouest de la capitale », ajoute SFL. « Avec cette acquisition, SFL poursuit sa stratégie de création de valeur et confirme son leadership dans les actifs de bureaux prime parisiens et son ambition d’offrir à ses clients actuels et futurs le meilleur environnement de travail pour développer leurs activités et attirer les talents », souligne la SIIC. « Nous concentrons nos recherches sur des acquisitions ciblées d’actifs de bureaux obsolètes dans des secteurs à fort potentiel en vue de les redévelopper et mettre sur le marché des produits neufs « prime » répondant aux nouvelles exigences et aux nouveaux usages », précise Dimitri Boulte, directeur général délégué, directeur des opérations de SFL. Dans cette transaction, SFL était conseillée par les cabinets Lacourte Raquin Tatar, Allen & Overy et l’étude notariale 14 Pyramides ; SMA était conseillée par le cabinet Gide Loyrette Nouel, CMS Francis Lefebvre, l’étude Oudot et Associés, et Strategies and Corp / JLL.
Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier en décembre 2014, notamment pour « abus de biens sociaux » et « détournement de fonds publics ».
Thomas Saunier a été nommé en juin 2016 directeur général du groupe de protection sociale Malakoff Médéric. Un peu plus de huit mois après sa prise de fonction, le successeur de Guillaume Sarkozy livre son premier grand entretien à L’Argus. Cet actuaire, polytechnicien, qui a fait ses armes au sein de CNP Assurances puis de Generali France, explicite le nouveau projet d’entreprise MM20.
Le lobby français de la gestion d'actifs prône la création d'un plan d'épargne retraite individuelle plus favorable à une sortie en capital que le Perp.
Les Français du Royaume-Uni ont eu une désagréable surprise en ce début d'année. Les expatriés qui cotisent à des fonds de pension britanniques ne pourront plus transférer leurs avoirs en France lorsqu'ils y retourneront pour prendre leur retraite. C'est le résultat d'une mesure du gouvernement intervenue le mois dernier.
L’Association française de la gestion financière a présenté ce matin un Livre blanc sur l’épargne retraite, dans lequel elle prône la création d’un nouveau produit individuel destiné à un large public, avec une sortie possible en capital. Le lobby de la gestion d’actifs ne remet pas en question le système par répartition qui « doit rester le socle des retraites en France ». Mais l’AFG souhaite compléter la palette des solutions complémentaires, face à l’omniprésence de l’assurance-vie en euro, dont les rendements baissent inexorablement, et face à la « place minime » de l’épargne retraite sur le marché français.
Les réserves des régimes complémentaires du RSI ont augmenté de 6,2% en 2015 à 16,9 milliards d’euros. Les réserves des régimes du RSI ont affiché une performance financière de +3,4 % complétée par un effet collecte de +2,8 % portant la progression des réserves du RSI à +6,2 %. Les performances financières cumulées depuis le début du RSI sont de l’ordre d’un peu plus de 3,5 % par an pour chacun des régimes dont il a la gestion. La performance s’établit, en moyenne annuelle, à +5,1 % pour le RCI sur les cinq dernières années (n’incluant pas la crise de 2008) soit 4,2 % au-dessus de l’inflation alors même que l’objectif de rendement financier défini dans le cadre du pilotage du régime est de +2,5 % au-dessus de l’inflation. Le RSI regroupe l’Assurance maladie des travailleurs indépendants (artisans, industriels, commerçants et professions libérales), et pour les seuls artisans et commerçants, les régimes d’Assurance vieillesse, de base et complémentaires, ainsi que la couverture du risque d’incapacité de travail à travers les régimes d’indemnités journalières et d’invalidité et de décès. Les régimes de retraite complémentaire et invalidité fonctionnent en répartition provisionnée, ils constituent donc des réserves leur permettant de faire face plus tard à leur besoin de nancement. Ces réserves correspondent aux excédents techniques cumulés, la différence entre les cotisations encaissées et le paiement des pensions et des charges de gestion, et au rendement nancier de ces excédents. La durée de vie des réserves doit être au minimum égale à la durée moyenne de perception des prestations pour les nouveaux bénéficiaires soit environ 10 ans pour les invalides et près de 30 ans pour les retraités. Ces réserves s’élèvent au 31 décembre 2015 à 16,9 milliards d’euros (Md€).
L'ex-présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) et secrétaire nationale chargée de la protection sociale à la CFE-CGC, Danièle Karniewicz, est décédée à l'âge de 61 ans. Elle était également administratrice du groupe Malakoff Médéric.