Les nouveaux produits de retraite collective présentent pour les entreprises de nombreux avantages par rapport aux anciens contrats, Pour faire jouer la portabilité entre plans d'épargne le législateur a simplifié les contraintes administratives pesant sur l'employeur
«Perseverare diabolicum». Avec une belle constance, la France s’apprête à donner au monde l’image d’un pays arc-bouté sur les privilèges de son secteur public, rétif à tout changement, nostalgique d’un système dont les grands équilibres financiers relèvent de la démographie d’après-guerre. Nul ne sait encore jusqu’à quel point la grève de décembre 2019 rognera les ambitions de la réforme des retraites, mais déjà le mal est fait : les ambiguïtés du gouvernement ont trahi la promesse du candidat Macron, lorsque ce dernier posait la nécessité de faire converger les régimes existants au nom de l’équité. Et ce possible renoncement pénalisera d’abord les actifs de demain, ces jeunes que l’actuel président de la République avait voulu placer au cœur de son projet lorsqu’il battait campagne.
Gecina a signé avec La Française pour le compte de l'Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp)et de SCPI, une promesse de vente portant sur l’immeuble «Park Azur"situé à Montrouge. L’acte définitif de cession devrait être signé d’ici la fin de l’année 2019,pour un prix de 185 millions d’euroshors droits. Cet actif de bureaux qui développe près de 24.000 m² est intégralement loué au Centre National pour la Recherche Nucléaire (Groupe EDF) avec un bail ferme de 8 ans. Dans une interview accordée à Instit Invest au mois d’octobre, Laurent Galzy, directeur général de l’Erafp, avait indiqué vouloir faire passer l’immobilier de 12,5% à 15% dans l’allocation d’actifs de l’institution.
Un Français sur deux craint une baisse de pouvoir d'achat à la retraite, mais moins d'un sur trois s'y est préparé en amont, selon une enquête publiée par Altaprofits.
La part des FCPE dans les fonds d'épargne salariale a augmenté de plus de 50% en deux ans, En quête de meilleurs rendements, les épargnants délaissent de plus en plus les fonds obligataires et monétaires
Le Premier ministre Edouard Philippe a réaffirmé mercredi, en sortie du Conseil des ministres, sa volonté de réformer les retraites, en supprimant notamment les régimes spéciaux, mais s’est dit prêt à négocier «sans brutalité» sur les mécanismes de transition des 42 régimes existants. Il s’est déclaré ouvert à un compromis, entre «une transition immédiate» et la «clause du grand-père» qui renverrait l’application de la réforme aux nouveaux entrants sur le marché du travail à compter de l'échéance de 2025. Le rapport de Jean-Paul Delevoye a proposé de fixer la transition à partir de la génération née en 1963, âgée de 62 ans en 2025. Les discussions avec les syndicats et le patronat «devraient s’achever aux alentours des 9 ou 10 décembre». Le projet du gouvernement sera présenté «dans les jours qui suivront».