Monique Durand, Présidente de la CAVP (Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens) depuis 2015, vient d’être élue à la Présidence de la CNAVPL (Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales) dont elle était la trésorière depuis 2015. Monique Durand est pharmacien titulaire d’officine installée depuis le 15 juillet 1987 à Champigneulles (54) au nord de Nancy. Elle a occupé le poste de Présidente du Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens de Lorraine de 2001 à 2015, selon elle, une belle expérience d’apprentissage du « travailler ensemble ». C’est la deuxième fois qu’un pharmacien est élu à la Présidence de la CNAVPL après Francis Bonnefous qui a occupé ces fonctions de 1985 à 1991. Quel symbole revêt pour vous cette élection ? Qu’en attendez-vous pour les pharmaciens et, plus largement, pour les professions libérales ? Je perçois d’abord mon élection à la Présidence de la CNAVPL comme un signe fort pour la profession. C’est le signe que la profession de pharmacien compte au sein du paysage libéral dans la mesure où, cette année, les Présidents des trois Caisses de retraite les plus importantes étaient également candidats. Au moment où les pharmaciens sont si malmenés par les autorités de tutelle, ils peuvent être fiers d’avoir construit un système de retraite complémentaire différent, conjuguant répartition et capitalisation, que nous considérons comme un modèle à promouvoir. Les administrateurs de la CAVP ont réalisé un travail formidable pour notre système de retraite et, d’un point de vue plus personnel, si j’ai été sollicitée pour me présenter à cette élection, c’est aussi grâce à mes prédécesseurs Bernard Lagneau et Guy Frackowiak qui m’ont préparée à la charge de cette nouvelle fonction. Ils m’ont permis de prendre toute la mesure de cette mission pour répondre aux nombreux défis à relever. Je ne dirai jamais assez combien les pharmaciens sont chanceux d’avoir eu des administrateurs clairvoyants. Mon élection à la présidence de la CNAVPL mais aussi la récente nomination d’Isabelle Adenot au sein de la HAS porteront, je l’espère, la pharmacie dans les plus hautes sphères avec toute la détermination qui s’impose. Mon souhait et mon projet personnels sont de fédérer les professions libérales au-delà de leurs différences. Nous devons nous unir pour être les acteurs des évolutions à venir, les contributeurs d’un projet commun. C’est ainsi que nous gagnerons en efficacité pour que les retraites des professionnels libéraux conservent leur autonomie de gestion. Vous êtes une femme d’action, comment votre combat s’est-il engagé ? Quelles ont été vos motivations et quelles qualités particulières avez-vous dû déployer pour gagner vos combats ? Colette Keller, qui était mon prédécesseur au Conseil régional de l’Ordre, m’a tout simplement appelée à prendre sa succession, et je suis devenue en même temps Conseiller ordinal et Présidente de l’Ordre au niveau régional. Colette était elle-même à cette époque administrateur de la CAVP. Après, vous savez, c’est comme pour nous tous beaucoup de rigueur, de travail, et de volonté, mais aussi un environnement familial qui pour ma part m’a toujours soutenu et permis de respecter mes engagements, sans parler de l’équipe officinale qui a dû s’adapter aux exigences de mes combats. A propos de combats, la Présidence de la CNAVPL en a vraiment été un alors que mes deux mandats à l’Ordre et à la CAVP ont plus été un souhait de mes prédécesseurs. Pour répondre encore à votre question, et au-delà du travail fourni, je dirais qu’il faut savoir faire équipe et savoir se faire conseiller. La connexion avec les autres et la co-construction de projets sont clés et correspondent aussi à des valeurs que je porte et défends. Il convient souvent de mettre de l’huile dans les rouages. Cette qualité est-elle plus souvent féminine ? Peut-être… mais elle ne doit en aucun cas s’opposer à la capacité de trancher et prendre des décisions, c’est aussi çà le rôle de Président. Maintenant, je suis quelqu’un de très transparent, j’aime la loyauté. Le respect de l’autre au niveau professionnel et personnel m’importe et je veux porter haut la valeur de confiance. Je l’ai toujours fait et ce n’est sans doute pas un hasard si j’ai présidé à la demande d’Isabelle Adenot la commission « Ethique et déontologie » du Conseil central A de l’Ordre des pharmaciens de 2005 à 2007. Monique Durand, vous êtes au cœur des responsabilités de la profession et des professions libérales, comment voyez-vous l’avenir des retraites ? Ce que nous voulons est clair. Nous nous battons pour l’autonomie des régimes complémentaires à tout prix. Nous voulons faire en sorte que l’Etat comprenne les spécificités des professions libérales. Nous ne bougerons pas des lignes qui ont montré leur efficacité. Nous avons su anticiper la démographie défavorable et savons aujourd’hui la gérer. Notre fort ancrage professionnel nous donne aussi la légitimité de conduire les réformes nécessaires en pleine confiance avec nos affiliés. Toutes les décisions sont pesées, mesurées, débattues pour conserver le meilleur service aux affiliés. Nous sommes capables de mener des réformes sans descendre dans la rue. Le projet de décret relatif à l’organisation financière des régimes d’assurance vieillesse gérant des régimes de retraite complémentaires tel qu’il nous est présenté ne nous semble tout simplement pas applicable et nous refusons que l’Etat nous impose un texte qui nous mette en grande difficulté. Nous devons emmener tout le monde vers la mobilisation et travailler sur ce projet avec les décideurs. Aujourd’hui, la moyenne d’espérance de vie des pharmaciens au départ à la retraite est de 30 ans et la réforme qu’a menée la CAVP avec une part des retraites gérée par capitalisation nous a permis de faire face aux difficultés engendrées par un rapport démographique défavorable associé aux baisses de revenus et au problème de la vente de nos officines. Nous continuons à anticiper l’évolution démographique à venir. La constitution de réserves s’imposera encore à long terme et nous ne pouvons nous permettre aucun retard à l’allumage ! Cette vision n’est en rien politicienne, mais responsable et courageuse. La solidarité intergénérationnelle qui doit être défendue à tout prix passe par une bonne gestion aujourd’hui.
Les Caisses de retraite des professions libérales occupent une place particulière dans le système de retraite français. Elles gèrent à la fois un régime de base unique (similaire au régime général des salariés) et des régimes complémentaires spécifiques à chaque profession ou groupe de professions, ainsi que des régimes de prévoyance. Leurs régimes complémentaires de retraite sont dans une situation financière saine et gèrent d’importantes réserves (plusieurs dizaines de milliards d’euros) constituées grâce aux cotisations de 1,2 million d’affiliés. Ces réserves qui sont destinées à assurer l’équilibre à long terme des régimes contribuent pour une large part au financement de l’économie et à l’emploi, grâce à une proportion importante d’actions et d’obligations de grandes, moyennes et petites entreprises cotées en bourse et de sociétés non cotées. Cette gestion financière est encadrée depuis 15 ans par un décret permettant d’obtenir un rendement significatif tout en réduisant les risques. Or, un nouveau projet de décret vient bouleverser cet équilibre. Présenté au mois de juillet 2016, il a réussi à faire l’unanimité contre lui, non seulement des Caisses de retraites, mais aussi de toutes les institutions financières concernées. Aujourd’hui, alors qu’une large concertation avait été promise par la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, ce projet ressort avec seulement quelques modifications mineures, et garde tous ses défauts originels : restriction très forte de l’autonomie de gestion financière des Caisses, instauration de procédures de suivi et de contrôle très lourdes, et pour certaines inapplicables, ratios d’investissement privilégiant les obligations d’Etat, baisse sensible des possibilités d’investissement en actions réduisant considérablement le financement de l’économie et de l’emploi. Le Gouvernement actuel veut, à marche forcée, publier ce décret avant les élections. Pourquoi une telle hâte ? La réglementation actuelle datant de 15 ans, un changement pourrait attendre quelques mois, et ce projet nécessite d’être étudié en commun par toutes les parties concernées. Y aurait-il des intentions cachées derrière cette volonté de promulguer précipitamment ce texte ? Les Caisses de retraite feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher l’entrée en vigueur de ce décret nuisible à l’intérêt de leurs affiliés et à l’intérêt général. Nos difficultés peuvent vous sembler secondaires par rapport aux grands enjeux de la campagne présidentielle, mais tout ce qui touche à l’économie et à l’emploi est, nous le pensons, au centre de vos préoccupations. Dans ces conditions, nous vous demandons, non pas de prendre position sur le fond de ce projet, mais de condamner l’obstination aveugle du Gouvernement. Nous vous demandons également, au cas où ce texte serait finalement publié, de prendre l’engagement, si vous êtes élu, de faire réexaminer rapidement la réglementation financière s’appliquant à nos Caisses, avec l’objectif de maintenir leur contribution au financement de l’économie française. Les Présidents : Claude Jaquet, CRN Alain Géniteau, CAVOM Thierry Lardenois, CARMF Frank Lefèvre, CARCDSF Monique Durand, CAVP et CNAVPL Marie-Anne François, CARPIMKO Gilles Désert, CARPV Sylvain de Nombel, CAVAMAC Jean-Claude Spitz, CAVEC Philippe Castans, CIPAV
L'association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a adressé aux principaux candidats à l'élection présidentielle ses réflexions et ses propositions, autant de vues "partagées par la majorité de ses adhérents", assure-t-elle dans un communiqué. Elles sont issues soit de propositions déjà élaborées ces dernières années, telles que les "10 mesures en faveur de l'investisseur institutionnel", soit de contributions aux travaux de place (Paris Place financière 2020, FROG, ...), soit encore de travaux récents sur les normes européennes prudentielles, comptables ou réglementaires.
10 milliards d’euros. C’est le montant de l’appel d’offres record que le groupe EDF s’apprête à lancer auprès des compagnies d’assurances, a appris L’Agefi de sources proches du dossier. La procédure s’inscrit dans le cadre du régime spécial des retraites du géant énergétique, assimilable dans son fonctionnement à un contrat de type article 39 et dont le coût, à la charge de l’entreprise, représente ici pas moins de 20 milliards d’euros. EDF qui a constitué une provision pour compenser ces dépenses futures dédiés à ses agents statutaires, a externalisé le tout, et souscrit des contrats auprès de compagnies d’assurance.
L’ordonnance relative à la création d’organismes dédiés à l’exercice de l’activité de retraite professionnelle supplémentaire et à l’adaptation des régimes de retraite supplémentaire en unités de rente a été publiée au Journal Officiel.
Après avoir alerté le gouvernement le 9 mars dernier sur les graves limites du projet de décret relatif à l’organisation de la gestion des placements des régimes de retraite des libéraux, les membres du Conseil d’Administration présents à la CNAVPL le 30 mars ont donné, à l’unanimité, un avis négatif sur ce texte Cet avis a été signé par l’ensemble des administrateurs. Ces derniers alertent tous les libéraux des dangers d’un tel texte pour leurs retraites futures. En effet, de nombreuses dispositions sont inapplicables et plusieurs vont obérer le rendement des dizaines de milliards d’euros de réserves, constituées exclusivement par les cotisations des 1,2 million d’affiliés concernés, actifs et retraités. Bien plus, ce texte va à l’encontre des objectifs recherchés de maîtrise et de couverture des risques. Comme toutes les autres caisses concernées par ce projet de décret, comme l’ensemble des professionnels de la Place financière, les administrateurs de la CNAVPL demandent que ce texte soit entièrement revu afin d’aboutir à un cadre réglementaire adapté. Télécharger le communiqué
A l'occasion du Forum obligataire 2017, Etienne Stofer, directeur général de la Caisse de retraite du personnel naviguant (CRPN) dévoile sa stratégie en termes d'allocation obligataire, marquée notamment par la diversification.
Selon nos informations, après le départ de Gaëtan Mialhe, responsable financier chez IRP Auto pour la direction des investissements de la MGEN, le recrutement de son remplaçant est en cours. Le poste de responsable financier est basé à Paris 16e. Le responsable aura en charge la mise en place et le suivi des placements financiers, les relations bancaires, les contrôles de la trésorerie et la gestion de la comptabilité financière, ainsi que le management hiérarchique d’un collaborateur et la mise en œuvre les moyens dédiés à l’atteinte des objectifs fixés au service. 5 ans d’expérience sont demandées au minimum sur un poste similaire, idéalement acquises dans un groupe de protection sociale, notamment sur le domaine Prévoyance Santé. Consultez l’offre ici
L’ERAFP a suivi de façon approfondie et coordonné le vote de sociétés de gestion sur un échantillon de 40 sociétés françaises et 20 sociétés étrangères. Globalement cet échantillon représente un peu moins de 50% du portefeuille d’actions de l’ERAFP en termes de capitalisation boursière. Les résultats ont de quoi inquiéter les émetteurs, si leurs autres actionnaires affichaient les mêmes exigences que l’ERAFP. Le fonds de pension de la fonction publique s’est opposé à 32% des nominations ou renouvellements des administrateurs présentés dans les AG françaises et à 57% dans les AG étrangères. Il invoque l’absence de respect des règles de bonne gouvernance : la moitié d’administrateurs libres de conflit d’intérêts (ou un tiers dans les entreprises contrôlées), la féminisation d’au moins 35% des conseils, le cumul de plus de trois sièges d’administrateurs dans de grandes sociétés cotées. Toutefois, l’investisseur reste assez souple dans l’interprétation de ses règles, ayant pour premier objectif d’améliorer la composition du conseil. Il a ainsi soutenu des candidates, cumulant quatre mandats d’administratrices dans des conseils insuffisamment féminisés. L’ERAFP s’est opposé à 83% des résolutions sur le «say on pay» des sociétés françaises, contre une moyenne de 10% ; et à la totalité des rémunérations à l’étranger, contre 14% en moyenne. Rien de surprenant puisqu’il juge excessif les rémunérations supérieures à 100 Smic, soit 1,8 million d’euros. Or, seules 4 des 40 entreprises françaises suivies respectent ce plafond, la rémunération moyenne du premier dirigeant ressortant à 4,3 millions. Une moyenne qui grimpe à 7,1 millions pour les sociétés à l’international. En outre, le fonds responsable regarde la transparence de la rémunération, notamment sur les objectifs de performance, la part variable, les critères ESG et les retraites chapeaux. Autre point de vigilance de l’ERAFP, l’approbation des dividendes. L’an dernier, il a voté contre ces résolutions à 49% dans les sociétés françaises et à 57% pour les sociétés étrangères, alors que le taux moyen d’opposition était inférieur à 1%. Le fonds de pension juge le taux de distribution trop élevé par rapport aux résultats, compare le dividende avec la rémunération des salariés et des actionnaires, avec l’emploi, le niveau d’endettement et la capacité d’investissement. Quant aux rachats d’actions, de plus en plus fréquents, l’ERAFP s’y oppose en période d’offre publique ou s’ils fragilisent la capacité d’investissement ou le niveau d’endettement.
Selon nos informations, Gaëtan Mialhe rejoindra après le mois d’avril la MGEN comme adjoint de Géraldine Brasseur, directrice des investissements de la mutuelle. Depuis 2011, il est en poste au sein du groupe de protection sociale IRP Auto en tant que responsable financier. Il s’occupe de la gestion de la trésorerie, de la gestion comptable (réalisation des reporting, contrôle et arbitrages sur les placements, budgets de trésorerie) et du management des équipes (pilotage de l’activité du service, garantie de la qualité et du délai des traitements) Gaëtan Mialhe a été également chargé de la trésorerie de la Mutuelle Générale de la Police entre 2008 et 2011 et trésorier à la Caisse d’Epargne de 2005 à 2008. Gaëtan Mialhe est diplômé du DESS Finance de marché de l’Université d’Auvergne.
A l'occasion de la Semaine de l'épargne salariale, initiative de la Place à destination des salariés et des entreprises, l'AFG présente ses propositions, afin de promouvoir "une épargne utile, sociale et collective à placer au cœur d’un projet présidentiel de redressement du pays".
Comme chaque année, l’Agirc-Arrco a procédé en à un examen du maintien des mandats de gestion et a décidé en 2016 de retirer 3 mandats de gestion (1 en actions, 2 en gestion diversifiée), écrit L’Agefi Hebdo dans son édition du 30 mars, citant Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc et de l’Arrco. Lors de ces opérations de réallocation, des plus-values ont été inscrites au bilan. Certaines caisses membres ont aussi réinternalisé la gestion de leurs actifs, «en raison de frais de gestion injustifiés au regard des surperformances délivrées», écrit l’hebdomadaire. La gestion des réserves a permis de dégager 2 milliards d’euros de produits financiers qui ont réduit le déficit du régime. Ce déficit était de 2,24 milliards d’euros fin 2016, contre 3 milliards d’euros auparavant. Le taux de rendement des actifs a été de 3,5% en 2016. A fin décembre, l’Agirc-Arrco avait une poche de 10 milliards d’euros de réserve technique de fonds de roulement destinée à supporter les désinvestissements nécessaires au versement des retraites pour 2017 et 2018. Elle est investie en actifs de court terme. L’autre poche, de 53 milliards d’euros en valeur de marché, est non mobilisée pour les deux années à venir et est à 30% en actions et 70% en obligations. Par ailleurs, l’Agirc-Arrco n’exclut pas des appels d’offres à destination des gérants spécialisés sur le smart beta dans les prochains mois.
Pierre Mie et Djamel Souami, élus en janvier président (Medef) et vice-président (CFE-CGC) du Centre Technique des Institutions de Prévoyance (CTIP), reviennent sur l’évolution du paritarisme en assurance de personnes.
Le conseil d’administration de la caisse nationale du Régime social des indépendants (RSI), réuni en séance le 21 mars, a émis un avis défavorable à l’unanimité des administrateurs au projet de décret relatif à l’organisation financière des régimes d’assurance vieillesse gérant des régimes de retraite complémentaire. Les administrateurs du RSI rejoignent ainsi la position de la CNAVPL, également concernée par le projet de décret qui devrait entrer en application le 1er juillet prochain. « Outre le fait que ce projet de décret induit des difficultés réelles et bloquantes de mise en œuvre de ses dispositions, il fait peser des risques avérés sur l’avenir des réserves du régime géré par le RSI et constitue une vraie menace sur sa pérennité à long terme », indique le RSI dans un communiqué. La caisse des indépendants estime qu’elle aurait subi un manque à gagner 200 millions d’euros pour 2016 si le décret avait été mis en œuvre cette année-là, compte tenu des nouvelles règles de placement des réserves. Quant aux règles de pilotage envisagées, elles auraient amputé de 6 années l’espérance de vie de ces mêmes réserves. Les administrateurs du RSI demandent que la parution du décret soit reportée et son contenu amendé en tenant compte des remarques exprimées par toutes les caisses de retraite. Ils préconisent que le texte, plutôt que d’établir une liste exhaustive de règles contraignantes voire contreproductives, définisse des principes de gestion et renforce les mécanismes de régulation, tant en termes de contrôle interne que de contrôle externe.
Selon nos informations, Marc Macé a fait valoir ses droits à la retraite et quittera son poste de directeur financier du groupe Berri le 31 mars. Il devrait être remplacé par Alexandre Coureaud.
En 2016, le déficit global des régimes Agirc et Arrco s’est réduit, passant de - 3 milliards en 2015 à - 2,24 milliards d’euros, ont indiqué les régimes de retraite complémentaire dans un communiqué. «Ces résultats, en légère amélioration» s’expliquent par la hausse des cotisations versées par les entreprises, en augmentation de 3,1 % par rapport à 2015. Mais, «ce taux, à première vue important, est pour 1,4 % dû à des régularisations sur exercices antérieurs», explique l’Agirc Arrco. Les allocations retraites continuent, elles, d’augmenter, de 2,8 % par rapport à 2015. De fait, le déficit technique des régimes, c’est-à-dire la différence entre les cotisations et les allocations, atteint - 4,3 milliards d’euros en 2016 contre un peu plus de 5 milliards en 2015. La gestion des réserves a permis de dégager des produits financiers de 1,986 milliard d’euros qui viennent réduire ce déficit technique. Ce résultat financier (dont 73 millions d’euros de résultat exceptionnel) est en quasi stabilité par rapport à 2015 où il atteignait 1,950 milliard d’euros. L’Agirc-Arrco doit continuer à puiser dans ses réserves globales qui risquent de s'éteindre à l’horizon 2030.
Sylvie Terris, directeur général délégué chez Agrica Epargne présente un parcours doublement chanceux : à la fois par une formation idéale pour le métier de gestionnaire financier et par l’entrée dans la vie professionnelle au bon endroit et au bon moment, Cardif en septembre 1983.
Selon nos informations, Patrice Ronceret, 47 ans, est nommé directeur de la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentiste et des Sages Femmes (CARCDSF) à la suite du départ à la retraite de Jean-Pierre Thomas qui occupait ce poste depuis 1982. Sa prise de fonction sera effective le 3 avril prochain.