L’ERAFP a suivi de façon approfondie et coordonné le vote de sociétés de gestion sur un échantillon de 40 sociétés françaises et 20 sociétés étrangères. Globalement cet échantillon représente un peu moins de 50% du portefeuille d’actions de l’ERAFP en termes de capitalisation boursière. Les résultats ont de quoi inquiéter les émetteurs, si leurs autres actionnaires affichaient les mêmes exigences que l’ERAFP. Le fonds de pension de la fonction publique s’est opposé à 32% des nominations ou renouvellements des administrateurs présentés dans les AG françaises et à 57% dans les AG étrangères. Il invoque l’absence de respect des règles de bonne gouvernance : la moitié d’administrateurs libres de conflit d’intérêts (ou un tiers dans les entreprises contrôlées), la féminisation d’au moins 35% des conseils, le cumul de plus de trois sièges d’administrateurs dans de grandes sociétés cotées. Toutefois, l’investisseur reste assez souple dans l’interprétation de ses règles, ayant pour premier objectif d’améliorer la composition du conseil. Il a ainsi soutenu des candidates, cumulant quatre mandats d’administratrices dans des conseils insuffisamment féminisés. L’ERAFP s’est opposé à 83% des résolutions sur le «say on pay» des sociétés françaises, contre une moyenne de 10% ; et à la totalité des rémunérations à l’étranger, contre 14% en moyenne. Rien de surprenant puisqu’il juge excessif les rémunérations supérieures à 100 Smic, soit 1,8 million d’euros. Or, seules 4 des 40 entreprises françaises suivies respectent ce plafond, la rémunération moyenne du premier dirigeant ressortant à 4,3 millions. Une moyenne qui grimpe à 7,1 millions pour les sociétés à l’international. En outre, le fonds responsable regarde la transparence de la rémunération, notamment sur les objectifs de performance, la part variable, les critères ESG et les retraites chapeaux. Autre point de vigilance de l’ERAFP, l’approbation des dividendes. L’an dernier, il a voté contre ces résolutions à 49% dans les sociétés françaises et à 57% pour les sociétés étrangères, alors que le taux moyen d’opposition était inférieur à 1%. Le fonds de pension juge le taux de distribution trop élevé par rapport aux résultats, compare le dividende avec la rémunération des salariés et des actionnaires, avec l’emploi, le niveau d’endettement et la capacité d’investissement. Quant aux rachats d’actions, de plus en plus fréquents, l’ERAFP s’y oppose en période d’offre publique ou s’ils fragilisent la capacité d’investissement ou le niveau d’endettement.
Selon nos informations, Gaëtan Mialhe rejoindra après le mois d’avril la MGEN comme adjoint de Géraldine Brasseur, directrice des investissements de la mutuelle. Depuis 2011, il est en poste au sein du groupe de protection sociale IRP Auto en tant que responsable financier. Il s’occupe de la gestion de la trésorerie, de la gestion comptable (réalisation des reporting, contrôle et arbitrages sur les placements, budgets de trésorerie) et du management des équipes (pilotage de l’activité du service, garantie de la qualité et du délai des traitements) Gaëtan Mialhe a été également chargé de la trésorerie de la Mutuelle Générale de la Police entre 2008 et 2011 et trésorier à la Caisse d’Epargne de 2005 à 2008. Gaëtan Mialhe est diplômé du DESS Finance de marché de l’Université d’Auvergne.
A l'occasion de la Semaine de l'épargne salariale, initiative de la Place à destination des salariés et des entreprises, l'AFG présente ses propositions, afin de promouvoir "une épargne utile, sociale et collective à placer au cœur d’un projet présidentiel de redressement du pays".
Comme chaque année, l’Agirc-Arrco a procédé en à un examen du maintien des mandats de gestion et a décidé en 2016 de retirer 3 mandats de gestion (1 en actions, 2 en gestion diversifiée), écrit L’Agefi Hebdo dans son édition du 30 mars, citant Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc et de l’Arrco. Lors de ces opérations de réallocation, des plus-values ont été inscrites au bilan. Certaines caisses membres ont aussi réinternalisé la gestion de leurs actifs, «en raison de frais de gestion injustifiés au regard des surperformances délivrées», écrit l’hebdomadaire. La gestion des réserves a permis de dégager 2 milliards d’euros de produits financiers qui ont réduit le déficit du régime. Ce déficit était de 2,24 milliards d’euros fin 2016, contre 3 milliards d’euros auparavant. Le taux de rendement des actifs a été de 3,5% en 2016. A fin décembre, l’Agirc-Arrco avait une poche de 10 milliards d’euros de réserve technique de fonds de roulement destinée à supporter les désinvestissements nécessaires au versement des retraites pour 2017 et 2018. Elle est investie en actifs de court terme. L’autre poche, de 53 milliards d’euros en valeur de marché, est non mobilisée pour les deux années à venir et est à 30% en actions et 70% en obligations. Par ailleurs, l’Agirc-Arrco n’exclut pas des appels d’offres à destination des gérants spécialisés sur le smart beta dans les prochains mois.
Pierre Mie et Djamel Souami, élus en janvier président (Medef) et vice-président (CFE-CGC) du Centre Technique des Institutions de Prévoyance (CTIP), reviennent sur l’évolution du paritarisme en assurance de personnes.
Le conseil d’administration de la caisse nationale du Régime social des indépendants (RSI), réuni en séance le 21 mars, a émis un avis défavorable à l’unanimité des administrateurs au projet de décret relatif à l’organisation financière des régimes d’assurance vieillesse gérant des régimes de retraite complémentaire. Les administrateurs du RSI rejoignent ainsi la position de la CNAVPL, également concernée par le projet de décret qui devrait entrer en application le 1er juillet prochain. « Outre le fait que ce projet de décret induit des difficultés réelles et bloquantes de mise en œuvre de ses dispositions, il fait peser des risques avérés sur l’avenir des réserves du régime géré par le RSI et constitue une vraie menace sur sa pérennité à long terme », indique le RSI dans un communiqué. La caisse des indépendants estime qu’elle aurait subi un manque à gagner 200 millions d’euros pour 2016 si le décret avait été mis en œuvre cette année-là, compte tenu des nouvelles règles de placement des réserves. Quant aux règles de pilotage envisagées, elles auraient amputé de 6 années l’espérance de vie de ces mêmes réserves. Les administrateurs du RSI demandent que la parution du décret soit reportée et son contenu amendé en tenant compte des remarques exprimées par toutes les caisses de retraite. Ils préconisent que le texte, plutôt que d’établir une liste exhaustive de règles contraignantes voire contreproductives, définisse des principes de gestion et renforce les mécanismes de régulation, tant en termes de contrôle interne que de contrôle externe.
Selon nos informations, Marc Macé a fait valoir ses droits à la retraite et quittera son poste de directeur financier du groupe Berri le 31 mars. Il devrait être remplacé par Alexandre Coureaud.
En 2016, le déficit global des régimes Agirc et Arrco s’est réduit, passant de - 3 milliards en 2015 à - 2,24 milliards d’euros, ont indiqué les régimes de retraite complémentaire dans un communiqué. «Ces résultats, en légère amélioration» s’expliquent par la hausse des cotisations versées par les entreprises, en augmentation de 3,1 % par rapport à 2015. Mais, «ce taux, à première vue important, est pour 1,4 % dû à des régularisations sur exercices antérieurs», explique l’Agirc Arrco. Les allocations retraites continuent, elles, d’augmenter, de 2,8 % par rapport à 2015. De fait, le déficit technique des régimes, c’est-à-dire la différence entre les cotisations et les allocations, atteint - 4,3 milliards d’euros en 2016 contre un peu plus de 5 milliards en 2015. La gestion des réserves a permis de dégager des produits financiers de 1,986 milliard d’euros qui viennent réduire ce déficit technique. Ce résultat financier (dont 73 millions d’euros de résultat exceptionnel) est en quasi stabilité par rapport à 2015 où il atteignait 1,950 milliard d’euros. L’Agirc-Arrco doit continuer à puiser dans ses réserves globales qui risquent de s'éteindre à l’horizon 2030.
Sylvie Terris, directeur général délégué chez Agrica Epargne présente un parcours doublement chanceux : à la fois par une formation idéale pour le métier de gestionnaire financier et par l’entrée dans la vie professionnelle au bon endroit et au bon moment, Cardif en septembre 1983.
Selon nos informations, Patrice Ronceret, 47 ans, est nommé directeur de la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentiste et des Sages Femmes (CARCDSF) à la suite du départ à la retraite de Jean-Pierre Thomas qui occupait ce poste depuis 1982. Sa prise de fonction sera effective le 3 avril prochain.
La CNAVPL fait part, dans un communiqué, de son mécontentement et de ses critiques vis-à-vis du projet de décret sur la gestion financière des caisses de retraite.
Pressé par l’Agirc-Arrco pour indiquer de quel groupe il comptait se rapprocher en retraite complémentaire, Agrica a fait le point, le 1er mars, sur ses perspectives.
L’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques a communiqué hier sur la nouvelle allocation stratégique d’actifs décidée par son conseil d’administration fin 2016. Celle-ci repose sur «un univers plus diversifié permettant d’améliorer la stabilité des investissements». L’Ircantec investira à 10% en obligations souveraines nominales, à 20% en emprunts d’Etat indexés sur l’inflation, à 20% en obligations corporates, à 40% en actions et à 10% en immobilier et autres actifs non cotés. Gérée par la Caisse des dépôts, l’Ircantec affiche des réserves de 9,8 milliards d’euros.
Laetitia Tankwe rejoint l’Ircantec en qualité de conseillère du président Jean-Pierre Costes. Elle remplacera à ce poste Eric Loiselet, décédé en octobre dernier et reconnu pour avoir œuvré avec constance pour faire bouger les lignes sur les sujets de l'ISR.
Selon nos informations, l’Ircantec devrait, comme souhaité, être exclue du périmètre d’application du projet de décret concernant les caisses de retraite complémentaires et leur gouvernance financière, actuellement en discussion. Une réunion au ministère des Affaires sociales, prévue lundi prochain, devrait entériner cet accord. Dès le 31 août 2016, le conseil d’administration de l’Ircantec, réuni alors en session extraordinaire, se prononçait clairement contre le projet de décret dévoilé en juillet. La caisse de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques était en effet montée au créneau pour défendre sa gouvernance et sa politique de placements ISR qui risquaient d’être remises en cause par le décret. « Les réserves de l’Ircantec sont gérées avec prudence par le conseil d’administration et grâce au professionnalisme de la Caisse des Dépôts et Consignations », défendait à l’époque la caisse. Elle faisait également valoir que les conclusions du rapport de l’IGAS de 2012 qui avait inspiré le projet de décret lui avaient été favorables. Le projet de décret concernera donc uniquement les caisses de retraite des professions libérales, le régime social des indépendants (RSI), la caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA), la caisse nationale des barreaux français (CNBF), la caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN).
L’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques a communiqué jeudi sur la nouvelle allocation stratégique d’actifs décidée par son conseil d’administration fin 2016. Celle-ci repose sur «un univers plus diversifié permettant d’améliorer la stabilité des investissements». L’Ircantec investira à 10% en obligations souveraines nominales, à 20% en emprunts d’Etat indexés sur l’inflation, à 20% en obligations corporate, à 40% en actions et à 10% en immobilier et autres actifs non cotés.