« L’UMR, un fonds de pension français qui gère 10,2 milliards d’euros d’actifs, doit suspendre son projet de lancer un fonds transfrontalier en Belgique, après avoir reçu une mise en garde du régulateur français lui conseillant de garder ses activités dans l’Hexagone », indique IPE qui cite une source proche du dossier. En effet, d’après cette source, l’UMR a récemment reçu une lettre de l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles (ACAM) lui « recommandant » d’abandonner son projet de créer un organisme de financement de pensions (OFP) en Belgique. La source a également indiqué que la lettre ne constitue pas une interdiction formelle empêchant l’UMR de déplacer ses activités en Belgique. Cependant, d’après elle, ce serait imprudent pour l’institution d’ignorer ce courrier, compte-tenu des activités qu’elle projette de conserver en France. Le fonds de pension basé à Nantes avait indiqué l'été dernier vouloir délocaliser toutes ses activités dépendants du pilier II de Solvabilité II en Belgique, mais conserver ses activités relevant du pilier III en France. Toujours d’après la source d’IPE, le conseil de surveillance de l’UMR est actuellement en pourparlers avec les autorités françaises pour négocier le mouvement de ses activités du pilier II en Belgique. l’UMR a planifié de structurer l’OFP comme un régime de retraite hybride avec un capital initial de 4,5 millions d’euros. Rappelons que dans une précédente interview accordée à IPE, Charles Vaquier a fait valoir qu’une telle délocalisation présentait comme principal avantage de bénéficier de la flexibilité de la législation
Denis Longeron, ancien vice-président, est élu président de l’association sommitale du Groupe Agrica. Changement de présidence à la tête du groupe Agrica avec un échange de poste entre l’ancien président, Pierre Meissonnier et Denis Longeron. Le second devient président du groupe et vice-président du GIE Agrica Gestion, laissant ses postes de vice-président du groupe et président du GIE à son prédécesseur. Il s’agit là du simple respect de l’alternance paritaire entre les collèges adhérents et participants. Denis Longeron, issu du collège des participants donc, est originaire de Franche-Comté. Il est administrateur du groupe Agrica depuis 2008. Il est actuellement président de CCPMA Prévoyance, une institution de prévoyance dédiée au salariés des organismes professionnels agricoles, administrateur d’Agri Prévoyance et des institutions de retraite Agrica retraite Agirc et Camarca (Arrco).
Signataire des Principes d’Investissement Responsable des Nations Unie, l’ERAFP s’est engagé à mettre en oeuvre chacun de ces principes. Aujourd’hui l’ERAFP est heureux d’annoncer que son conseil d’administration, dans le cadre de la mise en place du 5ème principe des PRI, a décidé de rejoindre deux initiatives internationales : l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives ; l’International Investor Group for Climate Change. L’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), créée en 2002, cherche à développer un système efficace d’information sur les paiements versés aux gouvernements des pays riches en ressources naturelles par les entreprises des secteurs miniers, pétrolier et gazier. Elle est soutenue par des gouvernements d’origine ou d’accueil, des sociétés commerciales et nationales et d’autres parties prenantes. Le gouvernement français soutient l’ITIE depuis 2005. Le conseil d’administration de l’ERAFP a autorisé l’Etablissement à signer la Déclaration des investisseurs sur la transparence dans le secteur extractif. Ce faisant, l’ERAFP rejoint les 80 institutions gérant environ 16 trillions de dollars de fonds d’investissement à travers le monde qui soutiennent l’ITIE. Le Groupe des Investisseurs Institutionnels sur le Changement Climatique (Institutional Investor Group on Climate Change - IIGCC), quant à lui, rassemble des investisseurs institutionnels autour de l’enjeu du changement climatique. Par cette démarche commune, ils entendent agir en faveur d’une économie faible en carbone, notamment à travers le partage d’expériences sur les pratiques d’investissement et soutenir les politiques publiques internationales qui vont dans ce sens. L’ERAFP considère qu’oeuvrer en faveur d’une économie faible en carbone est cohérent avec ses intérêts d’investisseur de long terme et ceux de ses bénéficiaires. Cette préoccupation rejoint les engagements internationaux de la France. En rejoignant l’IIGCC l’ERAFP va travailler avec 75 investisseurs notamment européens cumulant plus de 7500 Milliards d’Euros d’actifs sous gestion.
Martine Tessières a quitté le Groupe Humanis le 28 décembre 2012 où elle occupait les fonctions de Présidente de la société de gestion Inter Expansion et directeur général adjoint d’Aprionis. Martine Tessières, diplômée de l’Institut d'études politiques de Paris et licenciée en droit a débuté sa carrière en 1974 comme conseil juridique à l’Union fiduciaire avant de devenir secrétaire général d’une organisation professionnelle PME-PMI de 1976 à 1984. Elle s’est ensuite orientée vers le secteur de l'épargne salariale et les activités financières, en intégrant successivement Eurinvest (Groupe AIG) en 1985 puis le groupe Aprionis en 1990.
Selon nos informations, Damien Vandorpe quitte le Groupe Humanis où il occupait le poste de Directeur général depuis 2012. Il ne s’agit pas d’un départ volontaire. Il est remplacé (provisoirement) par Jean-Paul Lacam (Directeur général délégué). Damien Vandorpe avait été auparavant Directeur des ressources humaines de la société Saint Maclou, directeur des ressources humaines pour le groupe Vauban (1993) puis directeur général (1997). Délégué général du groupe Vauban Humanis (2006), directeur général du Groupe Humanis (depuis 2012). Selon les informations recueillies par l’Argus de l’assurance, c’est « une divergence entre le conseil d’administration et Damien Vandorpe », qui est à l’origine du départ du directeur général du groupe Humanis, révélé par notre confrère la Lettre de l’assurance. Une décision qui devrait être adoptée par le conseil d’administration de l’association sommitale du groupe paritaire qui se tiendra le 16 janvier prochain, sachant qu’Humanis se refuse à toute communication sur ce sujet. Pas de guerre des chefs Il se confirme également que le troisième groupe de protection sociale français (sur le périmètre de l’activité concurrentielle) devrait recruter un nouveau directeur général en externe, ce qui exclut a priori l’hypothèse d’une « guerre des chefs » entre Damien Vandorpe et Jean-Paul Lacam, actuel directeur général délégué et ancien directeur général de Novalis-Taitbout, qui a fusionné avec Humanis (première version) en janvier 2012. Une grande rigueur L’annonce de ce départ, que certains évoquaient dès la mi-décembre sans que l’information puisse être confirmée, peut surprendre dans la mesure où Damien Vandorpe avait été choisi, en janvier 2011, par les partenaires sociaux pour diriger le groupe issu de la fusion d’Aprionis et de Vauban Humanis, dont il était alors le délégué général, et avait donc été confirmé à ce poste un an plus tard lors d’une nouvelle fusion avec Novalis-Taitbout. « C’est un très bon professionnel, d’une grande rigueur intellectuelle et de gestion », souligne un cadre dirigeant du monde paritaire, avant d’ajouter : « Mais cette rigueur peut parfois être perçue comme de la rigidité ». Un président actif Et ce alors que plusieurs observateurs soulignent que l’actuel président d’Humanis, Michel Keller (Medef), a une conception très active de ce poste, ce qui a pu conduire déjà par le passé à des frictions avec les directions opérationnelles, les cas d’Hervé Guénard chez Mornay ou de Bruno Pasquier chez Novalis étant cités. Reste à savoir sur quel point précisément Damien Vandorpe, 49 ans, connaissant parfaitement les rouages du monde paritaire dans lequel il travaillait depuis 1992, a pu s’opposer aux représentants des syndicats et du patronat qui siègent au conseil de l’association sommitale.
Selon nos informations, le groupe Berri se cherche à nouveau un directeur. Après le départ de Jean-Marc Saunier, nommé directeur général de la CNAVPL en juin dernier en remplacement de Gérard Pellissier, et qui a pris officiellement ses fonctions le 1er novembre, Pierre Boulanger (ENA, DESCF, Cour des Comptes) avait été recruté pour lui succéder. Le Groupe Berri ayant mis un terme à son contrat, l’institution créée en 2011 par le regroupement de la CAVOM, la CAVEC, la CIPAV et l’IRCEC, lui cherche donc un successeur. En l’attente, c’est Frédéric Héreau, directeur délégué du groupe Berri depuis novembre 2010, qui fait office de directeur.