Pour préparer leur future retraite, les Canadiens optent à 70 % pour l'épargne. Les Canadiens qui ne sont pas encore à la retraite veulent par ailleurs se désendetter pour préparer leur future retraite (66 %), selon le sondage annuel sur les REER de RBC, Les autres priorités pour préparer la retraite sont de calculer ce que seront leurs dépenses fixes (45 %) et élaborer un portefeuille de placements (39 %) sont les autres mesures les plus souvent citées par les répondants qui se préparent à la retraite. Selon le sondage de cette année, plus de Canadiens sont inquiets par l'équilibre entre l'épargne pour les priorités immédiates et l'épargne à plus long terme (81 % en 2012, comparativement à 77 % en 2011). Plus de la moitié (55 %) des Canadiens détiennent un plan d'épargne retraite REER, une proportion semblable à 2009 (54 %) et en baisse par rapport à 2011 (60 %). Parmi ceux qui prévoient faire une cotisation ponctuelle à leur REER, 27 % l’ont déjà fait en janvier ou février 2012 ; un répondant sur quatre (25 %) prévoit le faire en février 2013. La cotisation moyenne prévue pour l’année d’imposition 2012 est de 4 025 $, le plus bas niveau en quatre ans. Parmi les Canadiens qui détiennent un REER, 73 % prévoient y cotiser un montant au moins égal à celui de 2011 ; près de la moitié (46 %) des 18 à 34 ans affirment que le montant de leur cotisation pour 2012 sera plus élevé. Seulement un cotisant sur trois (32 %) verse des cotisations périodiques dans le cadre d’un programme. Les fonds communs de placement demeurent le type de placement REER le plus courant (46 %) pour l’année d’imposition 2012, plus que les certificats de placement garanti (24 %) et les comptes d'épargne (22 %).
AG2R-La Mondiale gère une activité retraite supplémentaire, pour l’instant non cantonnée. Le directeur des risques techniques de l’organisme, Benoît Courmont, estime, au travers des nombreux scénarios envisagés par le QIS Pension, que « globalement, les exigences en capital semblent moins lourdes que dans Solvabilité 2, même si les concepts sont assez similaires ». Toutefois, la comparaison est délicate, car la directive devant s’appliquer aux assureurs est encore susceptible d'évoluer. De plus, Omnibus 2, qui fixe les règles de la période transitoire, n’est pas stabilisé ; l’une des règles envisagées prévoit que si l’entrée en vigueur de Solvabilité 2 intervient avant la mise en ??uvre d’IORP 2, les régimes de retraite cantonnés pourraient continuer d’appliquer Solvabilité 1 en attendant IORP 2. Dans ce contexte incertain, AG2R-La Mondiale examine les différentes stratégies envisageables, comme le cantonnement de ses activités retraite. Elles sont aujourd’hui dans l’actif général, mélangées avec des produits d'épargne dont l’horizon est plus court, ce qui permet une mutualisation favorable sous Solvabilité 2. Il s’agit de savoir quelle est la solution la plus intéressante et à quel moment, pendant ou après la période transitoire.
Pierre-Jacques Castanet est le prochain président de la Caisse Nationale du Barreau Français. L’actuel Premier Vice-Président de la CNBF succédera dès le 1er janvier 2013 à Daniel-Julien Noël, qui a exercé trois mandatures à la tête de l’institution (1999-2000, 2003-2004 et 2011-2012) et qui continuera à y jouer un rôle actif. Pierre-Jacques Castanet sera officiellement élu pour deux ans lors du Conseil d’Administration de la CNBF le 15 décembre prochain, en vertu du principe d’alternance à la présidence de la caisse entre avocats de Paris et avocats de province. Ce spécialiste du droit du travail, associé au sein du cabinet parisien ID Avocats et ancien membre du Conseil National des Barreaux et du Conseil de l’Ordre, devrait poursuivre les réformes mises en ??uvre récemment par la caisse de retraite et de prévoyance des avocats. « Je m’inscris dans la continuité des orientations prises par le conseil d’administration réélu il y a deux ans » a-t-il déclaré à Instit Invest. Pierre-Jacques Castanet poursuit : « J’ai un double objectif : renforcer l’indépendance de notre caisse de retraites, qui est consubstantielle à l’indépendance de notre profession, tout en poursuivant les réformes dans le cadre d’une gestion prudente ayant pour but de renforcer nos réserves et ainsi notre pérennité ». D’après son futur président, la CNBF sera amené à prendre des décisions en termes de gestion des réserves et d'évaluation et de calcul des retraites complémentaires. « Nous avons en effet passé des engagements réciproques avec notre autorité de tutelle, avec laquelle nous entretenons des relations pluriannuelles » explique-t-il. En matière financière, deux réformes mobiliseront plus particulièrement le tandem composé de Gilles Not, directeur de la CNBF depuis le 1er février 2012, et de Pierre-Jacques Castanet. Ce dernier les détaille : « il s’agira tout d’abord de continuer à renforcer le professionnalisme de nos équipes, ce qui passe par la réorganisation en cours de nos systèmes informatiques et par le renforcement des contrôles internes et externes. L’autre priorité sera d’améliorer la nécessité de transparence dans le choix de nos partenaires ».
Le Conseil d’Orientation des Retraites s’est réuni le 11 décembre afin d’amorcer l’examen d’une partie du rapport du COR sur les projections financières à l’horizon 2060. Ce travail se poursuivra la semaine prochaine à l’occasion de la réunion du 19 décembre. Ces projections financières sont attendues car elles serviront de base à la négociation sur les retraites prévue par le Gouvernement en 2013. Ce rapport prendra en compte la dégradation de la situation économique qui influe fortement sur les comptes des régimes par répartition.
Le plus grand rassemblement annuel des fonds de pension en Europe s’achève traditionnellement par une cérémonie prestigieuse. De fait, les IPE Awards sont maintenant reconnus comme la vitrine de l’excellence pour les fonds de pension européens. C’est donc devant les principaux représentants européens de la profession, que l’ERAFP a été récompensé pour son implication dans la prise en compte des critères extra-financiers, qui sont au coeur même de son processus de décisions de placement et de gestion de portefeuilles, et ce depuis la création du Régime. Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP s’est félicité de ces deux récompenses : « Pour un régime de retraite aussi jeune que le RAFP, être distingué meilleur fonds de retraite français et meilleur fonds de pension ESG européen par ses pairs est une réelle fierté. Ces prix récompensent un choix pionnier celui des administrateurs de l’ERAFP et le travail et l’implication de toute une équipe. Cela nous encourage à maintenir nos efforts pour faire progresser notre politique d’investissement. » Ces prix viennent donc saluer la performance de l’ERAFP et son choix d’une politique d’investissement 100% ISR.
Le nom du nouvel agent comptable de la CNBF est désormais connu. Selon nos informations, c’est Camille Brinet, issue de l’Ecole Nationale de Sécurité Sociale et précédemment sous-directrice et fondée de pouvoir de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, qui a été nommé le 24 novembre dernier par le Conseil d’Administration de la Caisse Nationale des Barreaux Français. L’impétrante prendra officiellement ses fonctions le 10 décembre prochain. Après un intérim de deux mois assuré par Sandrine François, agent comptable adjoint, elle succède donc à William Seyrig, qui avait quitté ses fonctions le 30 septembre dernier. Agent comptable de la CNBF, ce dernier conserve néanmoins un rôle d’importance au sein de l’institution puisqu’il a repris la direction des études, en charge de l’aspect prospective et étude à long terme des régimes. Et qu’il assure une fonction nouvellement créée, celle de Responsable du suivi du contrôle interne et budgétaire et des frais généraux, en coordination avec l’agent comptable. Avec cette nomination, la CNBF achève donc la mue de son organisation financière, entamée en début d’année avec le départ de son directeur, Jacques Lécuyer, remplacé par Gilles Not 1er février 2012. Une transformation déclenchée par le contrôle IGAS que la caisse de retraite libérale a subi en 2011 et dont la conclusion principale était de mettre en place une meilleure séparation des tâches au sein de l’institution. D’après nos sources, le rapport final de l’IGAS faisait état d’une fonction d’agent comptable débordant celle dévolue traditionnellement aux titulaires de ce poste, puisque celui-ci s’occupait notamment de la gestion des excédents de trésorerie (en obligations détenues en direct). Tout en pointant que le contrôle interne et budgétaire et des frais généraux était assuré par le directeur, sans contrôle externe. Des dysfonctionnements auxquels la CNBF a donc remédié avec la création de ce nouveau poste de Responsable du contrôle interne. Et en restreignant, comme la fonction l’exige, la tâche de l’agent comptable à l’encaissement des cotisations et à l’exécution des dépenses ordonnancées par le directeur, la commission des placements se voyant réaffirmer son rôle souverain en matière de gestion des excédents de trésorerie.