La deuxième banque helvétique a annoncé hier un bond de 74% de son bénéfice net trimestriel, qui est néanmoins ressorti en dessous des attentes. Son bénéfice net s’est établi à 424 millions de francs (371,6 millions d’euros) sur la période juillet-septembre, alors que les analystes l’attendaient en moyenne à 449 millions. Les entrées nettes de fonds dans ses trois activités de gestion de fortune ont atteint 10,3 milliards de francs.
Le bénéfice de Danske Bank a chuté plus fortement que prévu au troisième trimestre, au cours duquel la banque danoise a été ébranlée par un scandale de blanchiment d’argent dans sa filiale estonienne. Son bénéfice imposable s’est replié de 42% à 3,59 milliards de couronnes (481 millions d’euros), alors que les analystes attendaient 3,72 milliards. Ce résultat est notamment le fruit d’un don de 1,5 milliard de couronnes décidé en juillet par l'établissement pour soutenir des initiatives contre la criminalité financière à la suite de ce scandale, qui porte sur 200 milliards d’euros de transactions. La banque «continue d’investir des sommes significatives dans des mesures destinées à la fois à limiter les possibilités d’utiliser Danske Bank à des fins de criminalité économique et à tirer les enseignements nécessaires de l’affaire estonienne», a commenté Jesper Nielsen, nommé début octobre directeur général par intérim.
Swiss Re a dégagé un résultat net positif sur les neuf premiers mois de l’année en dépit des indemnisations de grosses catastrophes d’origine naturelle ou humaine. Le bénéfice net du réassureur s’est élevé à 1,1 milliard de dollars (969,4 millions d’euros) contre une perte de 468 millions de dollars un an auparavant. Le revenu brut des primes a augmenté de 6,5% à 28,4 milliards. Les demandes d’indemnisation ont totalisé 1,6 milliard de dollars sur neuf mois, avec pour événements notables un typhon au Japon et l’effondrement du viaduc Morandi à Gênes.
La banque néerlandaise a publié hier un bénéfice net trimestriel de 776 millions d’euros alors que les analystes l’attendaient à 630 millions, après 1,38 milliard il y a un an. ING a reçu en septembre une amende de 775 millions d’euros pour défaut de supervision de transactions suspectes de ses clients. Malgré ce dossier, ING a attiré 200.000 nouveaux clients sur le trimestre écoulé, pour un total de 12,2 millions. Le bénéfice imposable, qui ne tient pas compte de l’amende, s’est élevé à 2,12 milliards, en hausse de 6,5% sur un an.
Bertrand Poupart-Lafarge devient directeur Finances, Stratégie et Juridique d’Axa France. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier prochain et siégera également au comité exécutif d’Axa France. Bertrand Poupart-Lafarge succède à Amaury de Warenghien, quant à lui nommé directeur de l’audit interne du groupe Axa. Entré en 2003 chez Axa France en tant que directeur des investissements, Bertrand Poupart-Lafarge a occupé de nombreuses fonctions financières au sein du groupe Axa. Directeur financier d’Axa Canada entre 2010 et 2010, il devient ensuite directeur des investissements et trésorier d’Axa US (2011-2012), puis rejoint Axa UK et Irlande, où il prend le poste de directeur financier entre 2013 et aujourd’hui. AB.
Samsung Electronics a annoncé aujourd’hui une baisse de ses dépenses d’investissement de 27% à 31.800 milliards de wons (24,7 milliards d’euros) pour l’exercice 2018, en jugeant proche la fin du cycle de forte croissance de la demande pour les puces mémoires. Il s’attend à un recul de son bénéfice au quatrième trimestre par rapport au troisième mais évoque le «début d’un cycle ascendant vertueux» dans la vente de puces au secteur des serveurs.
Honda Motor a publié ce mardi un bénéfice d’exploitation trimestriel en hausse de 40,2% et supérieur aux attentes, à 214,4 milliards de yens (1,67 milliard de yens), à la faveur d’une progression de ses ventes de motos en Asie et d’une réduction de ses coûts. Le troisième constructeur automobile japonais a aussi profité d’une base de comparaison favorable, son résultat sur la période juillet-septembre 2017 ayant pâti de changements comptables dans son système de retraites et de frais juridiques.
En dépit des tensions commerciales mondiales, du ralentissement de la demande en Chine et du durcissement des normes d'émissions polluantes en Europe, Volkswagen a publié aujourd’hui un résultat opérationnel en progression de 57,5% à 2,71 milliards d’euros au troisième trimestre 2018. Son bénéfice net a atteint 2,67 milliards d’euros, contre 990 millions un an plus tôt, lorsque le groupe avait été pénalisé par les coûts associés au scandale de manipulation des émissions polluantes.
Suez a fait état aujourd’hui d’une croissance de 13% de son chiffre d’affaires à 12,7 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, portée par le dynamisme de l’activité recyclage, et a confirmé dans le même temps ses objectifs pour l’ensemble de l’exercice 2018. Son résultat brut d’exploitation a progressé de 6,7% en données brutes, à 2,05 milliards d’euros.
BMW, BP et le sidérurgiste ArcelorMittal sont visés par un groupe de gros investisseurs gérant près de 2.000 milliards de dollars, qui craignent que ces groupes ne fassent pression en «coulisse» pour saper les efforts visant à limiter le changement climatique tout en soutenant publiquement la réduction de carbone. Cette coalition d’investisseurs, dirigée par le fonds de pension de l'Église anglicane et le fonds de pension suédois AP7, a écrit à 55 entreprises européennes pour leur faire part d’une possible approche hypocrite du lobbying climatique, rapporte le FT FM. Ces investisseurs ont demandé aux entreprises concernées, qui comprennent sept constructeurs automobiles et 10 groupes pétroliers, de revoir les positions adoptées par leurs associations professionnelles et les organisations dont elles sont membres et appelé à plus de transparence.
Le fonds phare de Neil Woodford a perdu la moitié de ses actifs sou gestion en l’espace de dix-huit mois, rapporte Financial News. Les encours du Woodford Equity Income fund sont tombés à 5,1 milliards de livres après avoir culminé à 10,2 milliards de livres en mai 2017, selon les données de Morningstar. Le rendement du fonds s’est détérioré après une série d’investissements malheureux, dont plusieurs lignes parmi les plus importantes du portefeuille, Provident Financial, AstraZeneca et Capita, qui ont subi de fortes baisses. Le fonds affiche une perte de 5,84% contre 0,86% pour l’indice FTSE All-Share. Depuis le début de l’année, la décollecte du fonds s'élève à 2 milliards de livres et le fonds ne figure plus parmi les listes d’investissement recommandées par les plateformes de Charles Stanley et d’AJ Bell.
Credit Suisse Asset Management a lancé de nouveaux fonds indiciels en actions répliquant les indices MSCI ESG Leaders. Il s’agit de CSIF (Lux) Equity US ESG Blue, CSIF (Lux) Equity Emerging Markets ESG Blue, CSIF (Lux) Equity EMU ESG Blue, respectivement sur les Etats-Unis, les marchés émergents et la zone EMU. CSAM indique que d’autres fonds seront lancés, également sur les obligations.
LafargeHolcim a relevé aujourd’hui sa prévision de chiffre d’affaires pour 2018 mais a abaissé son objectif de bénéfice annuel en raison d’une hausse de ses coûts. Le premier cimentier mondial s’attend désormais à un chiffre d’affaires annuel à périmètre comparable en croissance de 4% à 6%, contre une précédente fourchette de 3% à 5%. Le bénéfice avant impôts, intérêt, taxes, dépréciations et amortissements (Ebitda) sur l’ensemble de l’exercice est lui attendu en hausse de 3% à 5%, contre une augmentation d'«au moins 5%» prévue auparavant.
Electrolux, qui a abaissé ce matin ses prévisions de demande en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe, prévoit également une hausse de ses coûts d’approvisionnement pour 2018 et 2019 en raison de l’impact négatif des matières premières, des droits de douane et des effets de change. Il affiche un bénéfice d’exploitation trimestriel en repli de 11,1% à 1,76 milliard de couronnes (170 millions d’euros), un niveau conforme au consensus des analystes qui l’attendaient à 1,75 milliard.
Total a annoncé aujourd’hui qu’il visait désormais pour 2018 une croissance de sa production d’hydrocarbures proche de 8%, contre une hausse supérieure à 7% prévue auparavant. Le pétrolier français a également ajusté sa prévision d’investissements nets, qui devraient s'établir autour de 16 milliards de dollars (14 milliards d’euros), contre 16 à 17 milliards prévus précédemment. Bénéficiant d’une hausse des cours du pétrole brut, le groupe a vu son résultat net ajusté bondir de 48% au troisième trimestre, à 3,96 milliards de dollars, alors que les analystes attendaient en moyenne 3,75 milliards.
Le cours de l’action ABB est tombé jeudi matin à un creux de plus de deux ans après la publication de résultats trimestriels marqués par une faiblesse du chiffre d’affaires et des commandes. Le chiffre d’affaires à périmètre comparable a progressé de 3% à 9,26 milliards de dollars, contre une prévision de 9,34 milliards de dollars. Les commandes s'élèvent à 8,94 milliards de dollars alors que les analystes de la Banque cantonale de Genève attendaient 9,18 milliards.
Le premier brasseur mondial a divisé par deux son dividende, en déclarant se concentrer jeudi sur le remboursement de sa dette plutôt que la rémunération de ses actionnaires. Le groupe belge, fabricant des bières Budweiser, Stella Artois et Corona, a précisé qu’il verserait un dividende total de 1,80 euro par action pour l’exercice 2018. Cela lui permettra d'économiser environ 4 milliards de dollars, destinés à rembourser une partie de la dette du groupe, qui s'élève à 108,8 milliards de dollars (95,3 milliards d’euros) à la suite du rachat en 2016 de SABMiller. L’action AB InBev chutait de près de 10% dans la matinée.
Le brasseur danois Carlsberg, qui a fait état d’un bénéfice et d’un chiffre d’affaires supérieurs aux attentes au troisième trimestre, prévoit désormais une progression organique de son résultat d’exploitation de 10 à 11% cette année, contre un niveau proche de 10% précédemment attendu, à la faveur notamment d’une météo particulièrement chaude cet été. L’impact négatif des effets de change sur le résultat d’exploitation est à présent évalué à 500 millions de couronnes danoises (67,02 millions d’euros), contre 425 millions de couronnes auparavant.