La maison de couture Lanvin se trouve dans une situation de trésorerie critique qui a incité le commissaire aux comptes à alerter le tribunal de commerce de Paris, rapportait hier Reuters citant deux sources au fait du dossier. Après un plongeon de 23% en 2016, le décrochage du chiffre d’affaires devrait atteindre 30% en 2017, une évolution qui contraste avec le rebond observé chez certaines marques de luxe. Promise pour septembre, une recapitalisation de l’entreprise n’a pas eu lieu et faute d’injection de capital urgente, l’entreprise risque de ne pas pouvoir verser les salaires de janvier 2018.
CGG a annoncé hier que le Tribunal de commerce de Paris avait fixé au 20 novembre l’audience au cours de laquelle il doit examiner son projet de plan de sauvegarde. Cette date prend en compte le report au 13 novembre de l’assemblée générale extraordinaire (AGE) qui doit se prononcer sur le plan en question. A cette date, CGG publiera également ses résultats financiers du troisième trimestre 2017. CGG précise que le tribunal examinera également le 20 novembre le «recours formulé par certains porteurs d’Oceane à l’encontre» du plan de sauvegarde.
Siemens Gamesa a annoncé hier qu’il comptait supprimer jusqu'à 6.000 emplois dans le monde entier. Siemens Gamesa anticipe un chiffre d’affaires entre 9 et 9,6 milliards d’euros sur l’année 2018 contre 11 milliards environ sur 2017. Le bénéfice d’exploitation a baissé de près de 20% à 774 millions d’euros sur l’exercice 2017 clos le 30 septembre. Siemens a fusionné sa division éolienne avec celle du concurrent Gamesa cette année après les rapprochements Nordex-Acciona et General Electric-Alstom.
CGG n’a pas réussi à mobiliser suffisamment d’actionnaires pour faire voter son plan de restructuration financière. L’assemblée générale extraordinaire qui avait été convoquée mardi en fin de matinée n’a pas pu se tenir faute de quorum, malgré le soutien de Bpifrance (9,4% du capital et 10,8% des droits de vote), de DNCA (7,9% du capital et 7,7% des droits de vote) et de l’IFPEN (0,49% du capital). Les actionnaires présents ou représentés devaient rassembler au moins 25% des actions. Le plan soumis au vote des actionnaires se traduira de fait par la prise de contrôle du groupe parapétrolier par ses créanciers en raison de la conversion de la dette en capital, qui aura pour effet une dilution massive des actionnaires actuels.
Les actionnaires du groupe parapétrolier votent demain en AG. Certains espèrent encore une renégociation. Un rejet conduirait au redressement judiciaire, alerte CGG.
Attendue. La banque toscane Monte dei Paschi di Siena (MPS), dont la cotation devait reprendre ce 25 octobre après dix mois de suspension, s’est entourée de banques pour la conseiller dans son processus de titrisation de ses 26 milliards d’euros de prêts non performants (NPL). Il s’agit de Mediobanca, JPMorgan, Deutsche Bank, Credit Suisse et HSBC. Cette information tombe quelques jours après l’annonce d’une offre devant permettre à l’Etat italien de racheter pour 1,5 milliard d’euros les actions distribuées à d’anciens petits porteurs en échange de leurs obligations seniors dans le cadre du plan de sauvetage public de l’hiver dernier ; et après la demande de la Banque centrale européenne (en consultation jusqu’au 8 décembre) afin que les banques de la zone euro augmentent leurs provisions pour couvrir la totalité des créances irrécouvrables apparaissant après le 1er janvier.
Après dix mois de suspension déclenchés par l'échec de son augmentation de capital, l’action Monte dei Paschi (MPS) a repris ce mercredi sa cotation dans un marché nerveux et animé. L’opérateur de la Bourse de Milan avait précisé qu’aucun prix de référence ne serait fixé pour la reprise de cotation et que les ordres sans limite seraient interdits. Le titre a ouvert à 4,1 euros, avant que les cotations ne soient momentanément suspendues en raison d’une trop forte volatilité.
Le groupe minier britannique va supprimer plus d’un millier de postes en Afrique du Sud en réponse au niveau toujours bas des cours du platine et à la hausse de ses coûts, a annoncé hier le syndicat sud-africain Solidarity. « A cause de ces pressions sur les coûts, Lonmin a décidé de placer plusieurs puits secondaires en maintenance et c’est la raison pour laquelle 1.139 travailleurs seront concernés », a déclaré le syndicat, qui représente principalement des travailleurs qualifiés.
La chaîne américaine de distribution de jouets Toys’R’Us, qui s’est déclarée en faillite aux Etats-Unis, explore ses options pour sa filiale asiatique, notamment une introduction en Bourse. Toys’R’Us et son partenaire local, les frères milliardaires Fung qui possèdent 15% du capital, discutent avec des banques d’investissement d’un projet d’IPO à Hong Kong qui pourrait valoriser la société, bien plus dynamique qu’en Europe ou aux Etats-Unis, jusqu’à 2 milliards de dollars, rapportaient hier des sources proches du dossier à Bloomberg.
Nokia a annoncé aujourd’hui son intention de supprimer jusqu'à 310 emplois dans sa division Nokia Technologies et d’arrêter le développement de sa caméra de réalité virtuelle « OZO » ainsi que d’autres produits. Cette division emploie environ 1.090 personnes et les postes concernés se situent principalement en Finlande, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Le groupe finlandais comptait fin juin environ 102.000 salariés. Dans le cadre de sa restructuration, il a décidé de recentrer Nokia Technologies sur la santé numérique et la gestion des marques et des brevets.
L’Isda a considéré à l’unanimité que l’opération de rachat de dette de la banque portugaise, nécessaire à sa cession à Lone Star, est un «événement de crédit».
Monte dei Paschi (MPS) a annoncé avoir lancé une offre publique pour le compte de l’Etat, visant à échanger des actions distribuées à d’anciens petits porteurs d’obligations dans le cadre du plan de sauvetage public de la banque. La banque toscane n’a pas précisé le calendrier de cette offre, qui pourrait commencer avant la fin du mois d’octobre et devrait durer trois semaines. L’opération portera sur un montant maximum de 1,5 milliard d’euros, les obligations senior ayant comme échéance mai 2018. A la suite de cette opération, la participation du Trésor italien dans MPS passera de 52,2% à 67,8%.
Monte dei Paschi (MPS) a annoncé avoir lancé une offre publique pour le compte de l’Etat, visant à échanger des actions distribuées à d’anciens petits porteurs d’obligations dans le cadre du plan de sauvetage public de la banque. La banque toscane n’a pas précisé le calendrier de cette offre, qui pourrait commencer avant la fin du mois d’octobre et devrait durer trois semaines. L’opération portera sur un montant maximum de 1,5 milliard d’euros, les obligations senior ayant comme échéance mai 2018. A la suite de cette opération, la participation du Trésor italien dans MPS passera de 52,2% à 67,8%.
L’ensemble « des classes de créanciers autorisées à voter a massivement accepté le plan de Chapter 11 » des 14 principales filiales et sous-filiales étrangères de CGG, indique le groupe para-pétrolier. Le plan a été voté à l’unanimité des créanciers ayant voté au titre des prêts sécurisés. Les détenteurs d’obligations seniors se sont prononcés à une majorité de 97,14% en nombre et de 97,96% en montant. Les actionnaires de CGG se prononceront sur le projet de restructuration financière du groupe lors d’une assemblée générale prévue le 31 octobre.
L’ensemble « des classes de créanciers autorisées à voter a massivement accepté le plan de Chapter 11 » des 14 principales filiales et sous-filiales étrangères de CGG, indique le groupe de services para-pétroliers. Le plan a été voté à l’unanimité des créanciers ayant voté au titre des prêts sécurisés. Les détenteurs d’obligations seniors se sont prononcés à une majorité de 97,14% en nombre et de 97,96% en montant.
Lufthansa propose 200 millions d’euros pour reprendre les actifs d’Air Berlin et 100 millions supplémentaires pour assurer les coûts d’exploitation, a rapporté hier à Reuters une source proche du dossier, confirmant les chiffres cités plus tôt par le Bild am Sonntag. Il pourrait s'écouler trois mois entre un accord de rachat et la mise en œuvre de l’opération parce que les autorités de la concurrence allemandes et européennes devront l’examiner, précisait le journal, citant des sources proches du processus de liquidation.
Le groupe helvétique a annoncé hier qu’il envisageait de supprimer jusqu'à 450 emplois dans le centre de R&D du laboratoire dermatologique Galderma, près de Nice. Ce dernier est passé sous contrôle total de Nestlé après l’acquisition de la part de L’Oréal dans leur coentreprise en 2014. Le mois dernier, Nestlé a annoncé la fermeture d’une usine de crème pour la peau en Suisse et le transfert de la production pour faire face au ralentissement de la demande, ce qui menace 190 postes.