Europacorp a fait savoir vendredi soir qu’il réfléchissait à une recapitalisation ou une restructuration de sa dette. La société de production du cinéaste Luc Besson, en difficulté après une performance décevante du film Valerian, prévoit une nouvelle perte nette pour l’exercice à fin mars 2018 après celle de 119,9 millions d’euros essuyée en 2016-2017. «Ces réflexions présentent encore à ce stade un caractère préliminaire et aucune opération concrète n’est en mesure d'être annoncée», précise Europacorp dans un communiqué.
Le fabricant d’aciers spéciaux Asco Industries, plus connu sous sa marque Ascometal, a été placé mercredi en redressement judiciaire par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg, qui a fixé la période d’observation à six mois. Fragilisé par la baisse des prix de l’acier et la crise du secteur pétrolier et à court de trésorerie, le sidérurgiste avait déposé son bilan lundi. «Le processus de recherche d’un repreneur et d’adossement de l’entreprise a démarré il y a plusieurs mois et est déjà bien engagé», a indiqué un porte-parole à Reuters. Le groupe affirme avoir reçu en octobre les lettres d’intention de trois candidats, «tous industriels et européens», dont le groupe suisse Schmolz & Bickenbach.
Le fabricant d’aciers spéciaux Asco Industries, plus connu sous sa marque Ascometal, a été placé mercredi en redressement judiciaire par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg qui a fixé la période d’observation à six mois. Un premier rendez-vous intermédiaire a été fixé au 10 janvier. A court de trésorerie, le sidérurgiste, une ancienne filiale d’Usinor qui emploie 1.350 salariés en CDI en France sur cinq sites industriels, notamment en Lorraine, à Dunkerque et Fos-sur-Mer, avait déposé son bilan lundi.
CGG sera fixé le 1er décembre. Lors d’une audience tenue hier, « le tribunal de commerce de Paris a indiqué qu’il rendrait son jugement sur le projet de plan de sauvegarde et le recours de certains porteurs d’Océanes à l’encontre de celui-ci, le 1er décembre 2017 », a annoncé le groupe de services para-pétroliers. CGG a obtenu le feu vert de ses actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire le 13 novembre.
CGG sera fixé le 1er décembre. Lors d’une audience tenue hier, « le tribunal de commerce de Paris a indiqué qu’il rendrait son jugement sur le projet de plan de sauvegarde et le recours de certains porteurs d’Océanes à l’encontre de celui-ci, le 1er décembre 2017 », a annoncé le groupe de services para-pétroliers. CGG a obtenu le feu vert de ses actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire le 13 novembre.
FTI, la société holding du groupe Fraikin, a annoncé lundi qu’un accord de principe a été trouvé entre les créanciers du loueur de véhicules industriels pour la mise en œuvre d’un plan de réduction massif de sa dette LBO. Un soulagement pour les 2.800 collaborateurs du groupe, mais aussi pour les banques qui gèrent l’important programme de titrisation des sociétés opérationnelles.
Toshiba a annoncé dimanche une augmentation de capital de 600 milliards de yens (4,5 milliards d’euros) pour éviter une radiation de la Bourse de Tokyo. L’opération prendra la forme d’une offre d’actions nouvelles à des investisseurs étrangers. Pour mémoire, Toshiba doit lever 750 milliards de yens avant fin mars pour combler le trou laissé par le dépôt de bilan de sa filiale américaine Westinghouse, sous peine d'être radié. Le produit de l’opération permettra de rembourser des dettes de Westinghouse et de comptabiliser des pertes qui permettront de bénéficier de crédits d’impôts, ce qui aura pour effet de ramener les actifs du groupe au-dessus de son passif. Au total, en comptant les mesures fiscales, le bilan de Toshiba sera renforcé d’au moins 840 milliards de yens, a précisé l’entreprise. Les actions seront émises au prix de 262,8 yens l’unité, contre un cours de clôture de 292 yens vendredi. Le fonds de Singapour Effissimo deviendra le premier actionnaire de Toshiba, avec 11,34% de son capital.
Toshiba pourrait annoncer lundi un projet d’augmentation de capital de 5 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros), indique Reuters de de sources proches du dossier. Cette opération lui permettrait d'éviter une radiation de la Bourse de Tokyo et lui donnerait un peu de temps pour mener à bien ses cessions d’actifs. Le conglomérat japonais a accepté de vendre sa filiale Toshiba Memory pour 18 milliards d’euros et compte aussi vendre ses téléviseurs et également son pôle PC. Le produit du placement lui permettrait de couvrir les 5,8 milliards de dollars de garanties attachées aux projets nucléaires très en retard de Westinghouse aux Etats-Unis, a expliqué l’une des sources. Toshiba s’est refusé à tout commentaire.
Un défaut du groupe de courtage de matières premières Noble Group paraît désormais « probable », estime Fitch dans une note publiée aujourd’hui, juste avant la clôture des Bourses asiatiques. L’agence de notation a baissé de deux crans la note de crédit de Noble, de CC à CCC, plus loin encore dans la catégorie spéculative. Cette note est donnée à des émetteurs qui ont « rendu publiques des discussions sur une restructuration, mais n’ont pas formellement commencé celle-ci ».
Carillion s’enfonce dans la crise. Le groupe de construction britannique a prévenu ce matin qu’il ne pourra pas respecter en fin d’année les covenants (ratios financiers à respecter) de ses emprunts, contrairement à ce qu’il avait annoncé en septembre. A la suite de discussions avec ses principaux créanciers, et avec leur accord, la date de test de ces covenants a été reportée au 30 avril 2018. D’ici là, Carillion espère avoir concrétisé les cessions d’actifs en cours de négociations. Le groupe a ouvert des discussions formelles pour obtenir les accords de ce report de test. A la fin 2017, la dette nette de Carillion devrait s'établir entre 875 et 925 millions de livres (982 millions et 1 milliard d’euros).
L’action Banca Carige a été suspendue ce jeudi à la Bourse de Milan après l’annonce de l’incapacité de la banque italienne à faire garantir son augmentation de capital. Réuni mercredi pour fixer le montant de son émission d’actions nouvelles, le conseil d’administration avait donc convenu d’un nouvelle réunion extraordinaire ce jeudi à 9h30 pour informer les directeurs de la banque et « étudier les prochaines étapes ». Est en particulier examinée la possibilité de poursuivre malgré tout le plan de restructuration de la banque et un éventuel report de l’appel au marché.
En pertes au troisième trimestre, le groupe de construction italien doit renégocier ses covenants bancaires et prévoit une augmentation de capital fortement dilutive.
Le plan de restructuration de la dette de CGG a franchi son dernier grand obstacle. Les résolutions permettant sa mise en oeuvre ont été approuvées en début d’après-midi par l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires. Le groupe de services para-pétroliers avait dû convoquer une nouvelle réunion faute d’avoir pu réunir le quorum suffisant le 31 octobre en première convocation.
La maison de couture Lanvin a annoncé hier que son actionnaire majoritaire, la chinoise Shaw-Lan Wang, avait bien l’intention de procéder à une injection de capital avant la fin de l’année, alors que l’entreprise est dans une situation financière critique. Lanvin précise dans son communiqué que «plusieurs axes de développement seront annoncés avant la fin de l’année».
Le groupe d’ingénierie suisse ABB va réorganiser une partie des activités de sa division Power Grids en réponse à sa faible rentabilité (9,9% contre 12,5% pour le groupe) et la baisse de ses commandes (-9% cette année). ABB vise une marge de 10 à 14% pour cette activité à partir de l’an prochain. Le groupe a annoncé son intention de restructurer ses activités en Amérique du Nord et de regrouper en Pologne sa production européenne de transformateurs de traction, ce qui suppose l’arrêt de la production dans son usine à Genève.