Le groupe informatique nippon a annoncé aujourd’hui son intention de supprimer 3.000 emplois au Japon par le biais d’un plan de départs volontaires, sur un effectif total de 100.000 personnes dans le monde. NEC a fait cette annonce lors de la publication de ses résultats des neuf premiers mois de l’exercice 2017/2018, marqués par un retour au bénéfice au niveau opérationnel avec un résultat de 14,27 milliards de yens (104 millions d’euros), contre une perte de 17,04 milliards un an plus tôt.
L’Association pour le retournement des entreprises (ARE) a remis hier le prix Ulysse 2018 au fabricant de meubles P3G Industries. La reprise de l’entreprise a été menée depuis 2014 par Jean-Charles Parisot, le petit-fils du fondateur de la société familiale de meubles. Le prix Ulysse récompense chaque année un retournement d’entreprise réussi. Etaient également cités pour le prix 2018: Emova (Monceau Fleurs), Groupe Rush (Maison Pradier) et Ludendo (La Grande Récré).
Nestlé a indiqué ce matin qu’il prévoyait de supprimer jusqu'à 400 postes en France, dans son siège hexagonal et dans les fonctions support, confirmant une information de Bloomberg. Le leader mondial de l’alimentation, qui emploie 13.000 personnes en France, veut éviter les licenciements et compte en partie sur le non-remplacement de départs naturels. Le groupe helvétique, qui veut regrouper sept sites autour de Paris en un seul d’ici 2020, a déjà annoncé en septembre son intention de supprimer jusqu'à 450 emplois dans son centre de R&D du laboratoire dermatologique Galderma, près de Nice.
Dans le cadre de la rationalisation de ses activités, BNY Mellon a indiqué hier qu’elle augmenterait ses charges de restructuration en 2018. Au quatrième trimestre 2017, le montant total des charges de restructuration et provisions pour litiges de la banque américaine a atteint 246 millions de dollars (202 millions d’euros). Ces charges sont liées aux changements dans l’équipe dirigeante et à la réorganisation de sa gestion d’actifs. La réforme fiscale américaine a cependant généré un gain trimestriel exceptionnel de 427 millions. Hors éléments exceptionnels, son bénéfice est ressorti à 91 cents par action, niveau conforme aux attentes du consensus.
Le motoriste britannique a annoncé hier qu’il songeait à céder l’essentiel de ses activités de marine civile en difficulté, à la faveur d’une réorganisation en trois pôles aéronautique, de défense et de systèmes de propulsion et d'énergie. Rolls-Royce a précisé qu’il conserverait ses activités marines dédiées à la défense ainsi que ses moteurs pour navire, mais qu’il lançait une revue stratégique sur le reste de ses activités marines, qui concernent notamment la fourniture d'équipements et de services à l’industrie pétrolière et gazière et à la marine marchande.
Rolls-Royce a annoncé aujourd’hui qu’il envisageait la cession de ses activités dans la marine commerciale dans le cadre d’une réorganisation en trois unités opérationnelles. L’activité de Rolls-Royce dans la marine commerciale a souffert d’une faiblesse de la demande sur les marchés du pétrole et du gaz offshore. Le groupe britannique a précisé qu’il allait simplifier ses activités en trois unités, contre cinq auparavant, dans l’aérospatiale civile, dans la défense et dans les systèmes de propulsion, cette dernière division reprenant les activités dans le nucléaire militaire et civil.
Un tribunal berlinois a jugé ce lundi que la procédure de dépôt de bilan de Niki aurait dû se faire en Autriche et non en Allemagne, au risque de remettre en cause l’achat de la filiale d’Air Berlin par IAG. IAG, la maison mère de British Airways, d’Iberia et de Vueling, avait été désignée le 29 décembre comme le repreneur de Niki, Lufthansa ayant renoncé à ses prétentions face à la menace d’un veto de la Commission européenne. Niki peut faire appel auprès d’une juridiction fédérale, a précisé le tribunal régional. Dans le même temps, un tribunal autrichien étudie la possibilité d’une procédure de dépôt de bilan sur place pour Niki.
Reliance Communications a fini par trouver un accord avec ses créanciers pour restructurer environ 7 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) de dette. Le groupe indien a accepté de céder de nombreux actifs dans les télécoms (tours, immobiliers, réseau de fibre optique, spectres...) pour rembourser une partie de sa dette. Il espère ainsi récupérer au moins 3,8 milliards de dollars de ces cessions. L’opérateur RCom va en conséquence se concentrer sur les clients professionnels, abandonnant le marché des particuliers, extrêmement concurrentiel.
Lanvin n’a pas reçu l’injection de capital promise par son actionnaire majoritaire, ont déclaré à Reuters deux sources proches du dossier, tandis que la direction de la maison de couture a assuré de son côté pouvoir trouver d’autres solutions de relance de l’entreprise. Début novembre, la propriétaire de la griffe, Shaw-Lan Wang, avait annoncé son intention de recapitaliser la griffe, mais l’assemblée générale devant décider de l’opération n’a jamais eu lieu.
Banco Santander est parvenu à un accord avec les syndicats pour réduire de 900 environ le nombre de suppressions d’emplois liées à l’intégration de Banco Popular, a annoncé hier le syndicat «Comisiones Obreras». Début novembre, le syndicat avait indiqué que la banque prévoyait plus de 2.000 suppressions de postes, dont 575 pouvant être transférés dans d’autres activités du groupe. En juin, quand la première banque espagnole avait repris sa concurrente et ses plus de 11.000 salariés dans le cadre d’un plan de sauvetage orchestré par Bruxelles, elle avait estimé les coûts de restructuration à 1,3 milliard d’euros.
En plus d'un Ebitda en croissance, le groupe réfléchit à la vente de Besson. L'opération réglerait la question des 600 millions d'euros de dette résiduelle.
CGG a levé le dernier principal obstacle à sa restructuration financière. Le Tribunal de commerce de Paris a homologué cet après-midi le plan de sauvegarde du groupe. Il a également déclaré irrecevable le recours de plusieurs porteurs d’Océanes. «La prochaine étape judiciaire de la restructuration financière de CGG est l’audience d’examen par le Tribunal américain compétent de la demande de reconnaissance du jugement d’arrêté du plan de sauvegarde dans le cadre de la procédure de Chapter 15, qui est prévue le 21 décembre prochain», ajoute CGG.
Les actionnaires d’Akzo Nobel ont approuvé à 99,9% le projet de scission de la division chimie de spécialité du groupe néerlandais lors d’un vote à Amsterdam. «La séparation de la chimie de spécialité est un élément essentiel de notre plan visant à accélérer la croissance», a déclaré le directeur général Thierry Vanlancker avant le vote. La division Specialty Chemicals, qui représente un tiers du chiffre d’affaires et des bénéfices d’Akzo Nobel, est évaluée autour de 10 milliards d’euros.
La société de gestion indépendante 123Venture a précisé vendredi son exposition à l’opérateur hôtelier en difficulté Maranatha. «123Venture est investi à hauteur de 25 millions d’euros dans 11 établissements dont la gestion opérationnelle est assurée par Maranatha», explique la société dans un communiqué, qui précise que «les sociétés affiliées au groupe Maranatha ne détiennent qu’une part minoritaire dans le capital de ces établissements et son contrat de prestation de service peut être révoqué à tout moment». Ces 11 établissements n’ont par ailleurs «pas de passif exigible» et «ne font pas l’objet d’une procédure de redressement judiciaire».