Les dirigeants de Ford Europe ont confirmé vendredi devant le comité de suivi de l’usine de Blanquefort en Gironde leur volonté de se désengager dans le courant 2019 de cette unité de production de transmissions qui compte 910 emplois. La solution avancée par Ford de passer par un repreneur est cependant unanimement rejetée par les élus et les salariés. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait dit vendredi dernier attendre du constructeur américain «qu’il maintienne son engagement industriel sur le site», en rappelant que l’Etat et la région lui avaient «apporté des aides financières importantes».
Le conseil exécutif de Deutsche Bank envisagerait de supprimer jusqu’à 6.000 postes dans sa banque de détail d’ici la fin 2022, indiquait hier l’agence Bloomberg citant deux sources au fait du dossier, confirmant une information révélée par l’hebdomadaire allemand Welt am Sonntag. C’est la première fois qu’une estimation des suppressions de postes attendues dans cette unité est évoquée. La banque souhaiterait atteindre plus de 1.000 départs par an, via des départs volontaires et des départs à la retraite non remplacés.
La Société Générale a annoncé hier la signature avec trois syndicats, majoritaires au sein du groupe bancaire, d’un accord sur la restructuration de son réseau d’agences en France, un dispositif qui exclut tout licenciement économique et introduit la rupture conventionnelle collective. Cet accord d’accompagnement social «va permettre la montée en expertise des collaborateurs par une refonte des métiers, une redéfinition des compétences et des parcours d'évolution professionnelle», souligne la banque dans un communiqué. La Société Générale ajoute qu’elle poursuit parallèlement son plan de développement «avec plus de 2.000 embauches par an en France, dont 400 jeunes».
«Pour limiter les conséquences sur les salariés visés par les licenciements», les syndicats représentatifs d’Alcatel-Lucent (groupe Nokia) ont annoncé hier avoir signé les mesures d’accompagnement prévues par le plan de suppression de quelque 500 emplois en France, tout en se prononçant contre sa justification économique. L'équation est complexe puisque le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ne pourra être mis en oeuvre que lorsque Nokia comptera 4.200 emplois, alors qu’il n’employait que 4.013 personnes fin 2017. Pour appliquer le PSE, il lui faut donc embaucher et ainsi tenir un engagement pris au moment du rachat de l’équipementier français par son concurrent finlandais en 2015.
Le fabricant américain de boissons gazeuses a confirmé hier qu’il supprimerait entre 250 et 350 postes dans le cadre de la mise en place d’un nouveau modèle opérationnel pour sa division d’embouteillage. Le groupe supprimera purement et simplement certains emplois, «en réaffectera d’autres» et créera également de nouveaux postes. Coca-Cola comptait 12.400 collaborateurs aux Etats-Unis au 31 décembre, selon des documents financiers publiés par la société. La plupart des licenciements en question concerneront des fonctions au sein du siège social d’Atlanta.
Mettant un terme à plusieurs mois d’incertitude, la banque canadienne a déclaré hier qu’elle avait décidé de conserver ScotiaMocatta, son activité de négoce de métaux, à l’issue d’une revue stratégique. «Nous nous désengagerons de certains marchés, simplifierons notre offre de produits et serons plus judicieux dans notre politique d’allocation du capital», a toutefois précisé Dieter Jentsch, responsable du département «global banking & markets». Scotiabank, qui avait racheté cette activité voici une vingtaine d’année à Standard Chartered pour 26 millions de dollars (21 millions d’euros), l’avait mise aux enchères mi-novembre en vue d’en obtenir jusqu’à un milliard de dollars, selon Reuters.
Le groupe de services pétroliers CGG a annoncé hier avoir finalisé la mise en œuvre de son plan de restructuration financière pour renforcer son bilan et poursuivre son activité. L’opération s’est notamment traduite par la conversion de près de 1,9 milliard de dollars de dette non-sécurisée en capital, par l’extension des échéances de dettes sécurisées ainsi que par une augmentation de capital de 125 millions de dollars. Le groupe a précisé qu'à l’issue de ces opérations, il bénéficiait «d’une situation de bilan assainie avec un niveau de dette financière brute ramené à environ 1,2 milliard de dollars et un ratio de dette financière nette/Ebitda 2017 inférieur à 2».
Aprèssa dette, SoLocal Group s’attaque à son organisation. Le groupe d’annuaires et de médias de proximité devrait annoncer un plan de restructuration portant sur un millier de postes, indique France Inter ce matin. Ses effectifs actuels sont de l’ordre de 4.500 personnes. SoLocal Group envisage de supprimer une dizaine d’agences en région et souhaiterait également numériser les techniques de vente des commerciaux qui réalisent aujourd’hui l’essentiel de leur chiffre d’affaires en faisant du porte-à-porte ou encore en faisant disparaître une partie de l’encadrement intermédiaire.
La banque française aurait mis aux enchères hier environ 150 millions d’euros de dette de Steinhoff International Holdings, le distributeur sud-africain en difficultés financières, selon Bloomberg. Les titres vendus font partie de la facilité de crédit revolving de 2,9 milliards d’euros du groupe et d’un prêt de 2,2 milliards de dollars levé aux Etats-Unis en 2016. Commerzbank aurait déjà vendu un bloc de 200 millions d’euros de la ligne revolving, selon l’agence, qui ajoute qu’une dizaine d’enchères ont déjà eu lieu. Les derniers prix payés oscilleraient entre 70% et 75% du pair selon les lignes.
La banque française aurait mis aux enchères ce mercredi environ 150 millions d’euros de dette de Steinhoff International Holdings, le distributeur sud-africain en difficultés financières, rapporte Bloomberg. Les titres vendus font partie de la facilité de crédit revolving de 2,9 milliards d’euros du groupe et d’un prêt de 2,2 milliards de dollars levé aux Etats-Unis en 2016. Natixis ne commente pas.
Le groupe informatique nippon a annoncé aujourd’hui son intention de supprimer 3.000 emplois au Japon par le biais d’un plan de départs volontaires, sur un effectif total de 100.000 personnes dans le monde. NEC a fait cette annonce lors de la publication de ses résultats des neuf premiers mois de l’exercice 2017/2018, marqués par un retour au bénéfice au niveau opérationnel avec un résultat de 14,27 milliards de yens (104 millions d’euros), contre une perte de 17,04 milliards un an plus tôt.
L’Association pour le retournement des entreprises (ARE) a remis hier le prix Ulysse 2018 au fabricant de meubles P3G Industries. La reprise de l’entreprise a été menée depuis 2014 par Jean-Charles Parisot, le petit-fils du fondateur de la société familiale de meubles. Le prix Ulysse récompense chaque année un retournement d’entreprise réussi. Etaient également cités pour le prix 2018: Emova (Monceau Fleurs), Groupe Rush (Maison Pradier) et Ludendo (La Grande Récré).
Nestlé a indiqué ce matin qu’il prévoyait de supprimer jusqu'à 400 postes en France, dans son siège hexagonal et dans les fonctions support, confirmant une information de Bloomberg. Le leader mondial de l’alimentation, qui emploie 13.000 personnes en France, veut éviter les licenciements et compte en partie sur le non-remplacement de départs naturels. Le groupe helvétique, qui veut regrouper sept sites autour de Paris en un seul d’ici 2020, a déjà annoncé en septembre son intention de supprimer jusqu'à 450 emplois dans son centre de R&D du laboratoire dermatologique Galderma, près de Nice.
Dans le cadre de la rationalisation de ses activités, BNY Mellon a indiqué hier qu’elle augmenterait ses charges de restructuration en 2018. Au quatrième trimestre 2017, le montant total des charges de restructuration et provisions pour litiges de la banque américaine a atteint 246 millions de dollars (202 millions d’euros). Ces charges sont liées aux changements dans l’équipe dirigeante et à la réorganisation de sa gestion d’actifs. La réforme fiscale américaine a cependant généré un gain trimestriel exceptionnel de 427 millions. Hors éléments exceptionnels, son bénéfice est ressorti à 91 cents par action, niveau conforme aux attentes du consensus.