La Réserve fédérale (Fed) américaine a évoqué mercredi dans son «Livre beige» une croissance «légère ou modeste» dans la plupart des régions des Etats-Unis ces dernières semaines, alors que le niveau de l’emploi poursuit sa progression à un rythme peu soutenu. L’industrie manufacturière figure parmi les secteurs les plus dynamiques, qui continuent à embaucher. Les salaires ont légèrement progressé en raison des difficultés rencontrées par certaines entreprises pour embaucher malgré le taux de chômage élevé, a également noté la Fed. Les prix à la consommation ont connu une hausse modeste en raison de la répercussion de la hausse des coûts observée dans le secteur de la construction, dans la distribution et l’industrie. Ce Livre beige, le dernier avant l'élection présidentielle américaine, a été accueilli par une Bourse en recul mercredi. L’indice Dow Jones était en baisse de 0,4%, à 28.210 points. L’indice élargi S&P 500 a perdu 0,2%, à 3.435 points. Le Nasdaq Composite a cédé 0,3% à 11.484 points.
Les membres de la Réserve fédérale (Fed) américaine ont planché le mois dernier sur la manière d’appliquer leur nouveau cadre de politique monétaire à une économie frappée de plein fouet par la pandémie, selon les minutes de leur dernière réunion publiées mercredi. Lors de cette réunion des 15 et 16 septembre, les responsables de la banque centrale avaient laissé entendre qu’ils étaient prêts à ne pas relever les taux pendant au moins ces trois prochaines années, afin d’appuyer la reprise de l'économie. Ils ont retenu qu’il faudrait trois conditions pour qu’ils envisagent de relever les taux à court terme, actuellement proches de zéro. D’abord, ils devront être convaincus que le marché du travail répond à leur objectif de plein emploi, qui n’a pas été précisé. Ensuite, le niveau de l’inflation devra avoir atteint 2%. Enfin, ils devront disposer de preuves - telles que des prévisions ou des anticipations de marché - montrant que l’inflation continuera à être modérément supérieure à 2%.
La reprise de l’économie américaine est loin d’être achevée et la dynamique risque de s’inverser si le coronavirus n’est pas maîtrisé et si la croissance n’est pas soutenue, a déclaré mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed), plaidant pour une aide accrue aux entreprises et aux ménages. «Trop peu de soutien conduirait à une reprise faible, créant des difficultés superflues pour les ménages et les entreprises», a-t-il dit lors de l’assemblée générale annuelle de la National Association for Business Economics (NABE). La Fed a réduit son taux de référence à près de zéro en mars, a acheté des montants sans précédent d’obligations d’État et a proposé de prêter directement aux entreprises, aux villes et aux États pour assurer le fonctionnement des marchés. Républicains et démocrates se trouvent dans une impasse depuis des mois sur l’élaboration d’un plan d’aide (lire par ailleurs).
La reprise de l'économie américaine est loin d'être achevée et la dynamique risque de s’inverser si le coronavirus n’est pas maîtrisé et si la croissance n’est pas soutenue, a déclaré mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed), en plaidant pour une aide accrue aux entreprises et aux ménages.
La Réserve fédérale (Fed) s’est efforcée d’atténuer les retombées économiques de la crise et reste déterminée à utiliser ses outils aussi longtemps qu’il le faudra pour que la reprise soit la plus forte possible et pour limiter les dommages durables, a expliqué mardi son président lors de son audition devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, la première des trois auditions prévues cette semaine au Congrès.
L’activité économique a progressé aux Etats-Unis ces dernières semaines mais de façon modeste, selon le Livre Beige de la Réserve fédérale (Fed) publié mercredi. «L’activité a augmenté dans la plupart des régions, mais les gains ont été modestes dans l’ensemble et l’activité reste bien en deçà de son niveau d’avant la pandémie», a souligné le compte-rendu réalisé en vue de la prochaine réunion de politique monétaire de la Fed, les 15 et 16 septembre. Selon le rapport, de nombreux contacts dans les douze districts de la Fed ont indiqué que le marché du logement était une source de bonnes nouvelles actuellement. La Fed a également indiqué que l’emploi continuait de se redresser et a même évoqué les difficultés des entreprises à trouver du personnel qualifié.
Le président de la Réserve fédérale ouvre jeudi le symposium de Jackson Hole. Il pourrait lever le voile sur la nouvelle orientation stratégique de la banque centrale.
Le redressement de l'économie américaine après la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus pourrait être plus long que prévu et les demandes d’accès au dispositif de prêts aux PME pourraient croître avec le temps, a estimé mercredi le président de la Réserve fédérale de Boston, Eric Rosengren. Plus de 400 établissements de crédit se sont manifestés ou s’apprêtent à adhérer à ce programme créé en avril dernier, a précisé Eric Rosengren dans une interview. Aucun prêt n’avait encore été accordé la semaine dernière, a-t-il dit. «Il y a en fait beaucoup d’entreprises qui ont été durement perturbées par la pandémie», a ajouté le président de la Boston Fed, qui administre le programme.