Selon Les Echos, le président américain a annoncé hier une vaste réforme des services financiers qui change les attributions de pouvoirs entre les différents régulateurs, crée de nouvelles instances et s’inscrit dans un souci de transparence et de protection des consommateurs. Soucieuse de sérier les problèmes, l’administration propose cinq axes majeurs : la refonte de la supervision du système bancaire, un renforcement de la régulation des marchés, la création d’une agence de protection des consommateurs pour les produits financiers, la mise en place d’outils pour gérer les crises financières et le développement de standards internationaux.Plusieurs agences vont donc continuer à se partager la supervision des banques. La Réserve fédérale se voit néanmoins confier des pouvoirs supplémentaires en supervisant toutes les sociétés holdings de grande taille pouvant poser un risque systémique. Désormais, des établissements comme l’assureur MetLife ou de grandes banques commerciales comme JPMorgan Chase dépendront de la Fed. A charge pour cette dernière de faire appliquer des règles plus sévères sur les niveaux de capitaux et de liquidités nécessaires. La SEC n’aura plus à surveiller les banques d’investissement, qui seront sous le contrôle de la Réserve fédérale, tandis que la FDIC va continuer à superviser les banques de chaque Etat ainsi que les caisses d'épargne. Un autre organe de tutelle est créé pour combler les trous dans la réglementation et décider des établissements qui tomberont sous le joug de la Fed. Il s’agit du Financial Services Oversight Council, qui dépendra du Trésor et sera composé du président de la Fed, des directeurs du National Bank Supervisor et de l’agence de protection des consommateurs, des présidents de la Securities and Exchange Commission (SEC) et de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) ainsi que du directeur de la Federal Housing Finance Agency (FHFA).