La Commission européenne propose dans une communication publiée mercredi une réforme en profondeur de l’architecture actuelle des comités chargés des services financiers. Cela passerait par la création d’un Conseil européen du risque systémique (CERS) et un système européen de surveillance financière (SESF) composé des nouvelles autorités de surveillance européennes chargées des secteurs de la banque, de l’assurance/pensions professionnelles ainsi que des marchés de valeurs mobilières.Bruxelles invite toutes les parties intéressées à soumettre leurs réactions à la communication d’ici au 15 juillet au plus tard et le président de la Commission, José Manuel Barroso, a souhaité que cette nouvelle architecture soit opérationnelle dès l’an prochain.Le CERS serait chargé de surveiller et d’analyser les risques pesant sur la stabilité du système financier dans son ensemble (surveillance macroprudentielle). «Le CERS émettra des alertes rapides en cas de risque systémique prévisible et, si nécessaire, formulera des recommandations quant aux mesures à prendre pour faire face à ces risques. La création du CERS permettrait de pallier l’une des faiblesses fondamentales révélées par la crise, à savoir l’exposition du système financier à des risques systémiques interconnectés, complexes, sectoriels et transsectoriels».Quant au SESF, chargé de la surveillance des établissements financiers (surveillance microprudentielle), il serait constitué «d’un réseau étroit d’autorités nationales de surveillance financière travaillant en interaction avec les nouvelles autorités européennes de surveillance issues de la transformation des comités existants chargés des secteurs de la banque, de l’assurance et des pensions professionnelles». Il viserait à favoriser «l’harmonisation réglementaire et la cohérence des pratiques et de l’application des règles en matière de surveillance». Ce réseau devrait «avoir pour ambition de renforcer la confiance entre les autorités nationales de surveillance en veillant notamment à associer suffisamment les autorités de surveillance des pays d’accueil à l'élaboration des politiques de stabilité financière et de protection des investisseurs afin de lutter plus efficacement contre les risques transfrontaliers», conclut Bruxelles.