Dans son rapport annuel 2008/2009, l’Association française de la gestion financière (AFG) estime que la crise, qui marque «un véritable changement d'ère», doit être l’occasion de réformer en profondeur la réglementation financière et favoriser les incitations contribuant à développer l'épargne longue au service du financement d’une croissance économique plus saine et plus durable. «Nous regrettons vivement l’absence, malgré nos propositions présentées en juillet 2008 au Haut Comité de Place, de mesures « contra-cycliques » en faveur de l’épargne longue qui auraient pu permettre de compléter le dispositif d’aide publique destiné au financement des mesures de relance en s’appuyant sur le réservoir abondant d’épargne, aujourd’hui orienté de façon inappropriée vers le court terme. Le nouvel alourdissement de la fiscalité de l’épargne, qui pénalise particulièrement les investissements en actions, est malheureusement venu accentuer cette tendance», peut-on lire à ce propos dans le dernier rapport annuel.Le développement de l'épargne longue ne pourra toutefois être obtenu que si, de leur côté, les investisseurs buy-side se mobilisent pour jouer pleinement leur rôle de contre-pouvoir pour une meilleure gouvernance des marchés. L’AFG rappelle par ailleurs «l’urgence» de l’harmonisation et du renforcement européens des fonctions et resposnabilités du dépositaire. Une urgence qui fait partie des priorités du nouveau président de l’Association européenne de la gestion d’actifs, Jean-Baptiste de Franssu.