Dans un entretien aux Echos, Peter Clarke, directeur général de Man Group, indique soutenir «les efforts de supervision et d’enregistrement des gestionnaires de fonds. L’objectif de favoriser le passeport européen nous convient également. La directive, cependant, manque de clarté sur certains aspects comme le levier, les produits dérivés, les règles pour les fonds de fonds… Il est essentiel de mesurer les implications de ce texte sur l’industrie des «hedge funds» en Europe. Selon nous, l’objectif de la réglementation ne doit pas être de bloquer l’accès aux fonds quand ils sont structurés de manière appropriée. Tout le travail devrait consister à définir ce qui est approprié. Mais pour l’instant, certaines mesures de la directive sont juste une barrière qui rend plus difficile l’accès aux fonds de gestion alternative». Man Group envisage par ailleurs de se renforcer sur le marché américain. «Nous voulons y être plus actifs. Jusqu'à présent, la difficulté était que les investisseurs institutionnels aux Etats-Unis avaient déjà choisi leurs partenaires. Mais, aujourd’hui, les circonstances ont changé: c’est une bonne occasion pour nous de faire une percée sur ce marché quand les investisseurs revoient leurs portefeuilles et leurs stratégies d’allocation», explique Peter Clarke au quotidien.