L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé vendredi 24 juillet avoir «prononcé un avertissement et une sanction pécuniaire de 300.000 euros à l’égard, d’une part, de la banque Oddo et Cie, d’autre part, d’une de ses filiales, Oddo Asset Management (OAM)». Ces deux décisions, prises par la Commission des sanctions du régulateur, datent du 18 juin 2009.Dans les deux cas, c’est «la gestion et la commercialisation de fonds dits «monétaires dynamiques» dans la période antérieure au déclenchement de la crise des «subprime " au cours de l’été 2007" qui étaient essentiellement en cause, précise l’AMF dans son communiqué. Pour mémoire, il y a deux ans, pratiquement jour pour jour, Oddo Asset Management décidait de fermer les fonds monétaires dynamiques Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique, représentant un encours global d’un milliard d’euros, face à l’ampleur de la crise de liquidité sur le marché des titrisations américaines. Cette fermeture avait été suivie de la dissolution des trois fonds. Selon la Commission des sanctions, "...si les manquements relevés par la présente décision ont vu leur portée mise en relief par la survenance de la crise financière apparue d’abord aux Etats-Unis, ils doivent (…) être appréciés en eux-mêmes et à la date à laquelle ils ont été commis». La Commission relève également que la fixation du quantum de la sanction prononcée pour divers manquements à des «règles de bonne conduite» (respect des intérêts des porteurs de chacun des fonds, règles de commercialisation, prévention des conflits d’intérêts) a tenu compte de la façon dont, après la fermeture des fonds, décidée après le déclenchement de la crise, Oddo et Cie a «assuré à ses clients la garantie du capital investi et veillé à l’égalité de l’ensemble des porteurs». L’AMF précise que ces décisions peuvent faire l’objet d’un recours dans les conditions prévues aux articles R. 621-44 à R. 621-46 du code monétaire et financier.