L’Autorité des marchés financiers a annoncé mardi avoir approuvé les «dispositions» du règlement de déontologie des OPCVM et de la gestion sous mandat qui vient d'être actualisé par l’Association française de la gestion financière (AFG) et l’étend à l’ensemble des professionnels de la gestion, c’est-à-dire même aux sociétés de gestion non-membres de l’AFG ainsi qu’aux autres prestataires de services d’investissement offrant un service de gestion de portefeuille pour le compte de tiers."Une telle extension permet d’assurer une harmonisation des règles applicables à tous les professionnels de la gestion collective et de la gestion sous mandat et autorisera l’AMF à prononcer une injonction ou une sanction à l’encontre des professionnels qui commettraient un manquement aux dispositions de ce Règlement», indique le régulateur dans son communiqué. «Les dispositions» ont pour objectif de rappeler les principes déontologiques fondamentaux que toute entité de gestion d’actifs pour compte de tiers doit respecter. Elles sont classées en deux catégories : celles concernant les personnes morales (la société de gestion) et celles concernant les personnes physiques, notamment les gérants de portefeuille. Les principales innovations introduites récemment dans le règlement de déontologie de l’AFG, et qui visent à prendre en compte les dernières évolutions réglementaires, portent sur la prévention et la gestion des conflits d’intérêts, l’identification des personnes concernées, l’élaboration d’une cartographie des risques, les précautions à prendre en cas de transactions entre portefeuilles et les dispositions destinées à éviter la pratique du market timing ; les obligations de moyens concernant notamment l’organisation du dispositif de contrôle interne et de conformité, les mesures en prendre en vue d’éviter la pratique du late trading ; les conditions d’application de la réglementation concernant la connaissance et l’information des clients ; le contrôle des transactions personnelles. Le document se trouve à cette adresse : http://www.afg.asso.fr/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid=1874〈=fr L’AFG a également adopté une série de «Recommandations» d’application du Règlement de déontologie des OPCVM et de la gestion sous mandat qui n’ont pas de caractère normatif.
Crise oblige, l’AFG, dans le cadre d’un groupe de travail dédié à la multigestion, a mis au point un questionnaire standard de «due diligence» sur les sociétés de gestion et les fonds analysés, qui a vocation à s’inscrire comme document de référence pour la profession. L’AFG précise toutefois que les multigérants auront tout loisir d’adapter le document à leurs besoins. Il reste que la crise a bien mis en évidence l’importance d’un processus d’analyse approfondie, l’analyse quantitative devant être complétée par une analyse qualitative approfondie, focalisée notamment sur l’organisation de la société de gestion, le processus d’investissement, l'équipe de gestion et les caractéristiques du fonds.Dans un premier temps, le groupe de travail s’est concentré sur les questions relatives à la société et au fonds, celles concernant le processus d’investissement et l'équipe de gestion relevant de la spécificité de chaque multigérant.Le périmètre d’investigation du questionnaire couvre ainsi d’une part, l’organisation de la société de gestion, notamment l’organisation des fonctions administratives, du contrôle interne et de la conformité, la gestion des risques, d’autre part, les caractéristiques des fonds, entre autres la structure des frais, l’identité du dépositaire et du valorisateur, la structure du passif et de l’actif.Les questionnaires de référence seront mis en ligne sur le site de l’AFG. L’avantage de cette démarche, estime, l’AFG, est de simplifier le travail des sociétés de gestion interrogées, soumises questionnaires aux structures différentes, et de favoriser les bonnes pratiques au sein des sociétés de gestion.Cela dit, «le questionnaire n’est qu’une partie de l’analyse. Le contact in situ avec la société de gestion est aussi indispensable», souligne Eric Tazé-Bernard, responsable de la multigestion de CAAM et président du groupe de travail sur la multigestion. Par ailleurs, les multigérants doivent aussi de leur côté consentir un effort de transparence. Ils s’engagent ainsi, précise Eric Tazé-Bernard, à donner aux gérants analysés et non retenus les raisons de leur non-sélection, à respecter de strictes règles de confidentialité sur les documents reçus et à prévenir les gérants de fonds investis de leurs mouvements significatifs de souscriptions/rachats.
Le projet de taxation des bonus en France doit être présenté ce matin en conseil des ministres par Christine Lagarde, rapporte la Tribune. Il prévoit de taxer de 50 % les bonus supérieurs à 27.500 euros, payés en 2010 au titre de 2009, devraient être taxés à 50 %. La ministre de l’Economie compte convaincre les autres pays, y compris les Etats-Unis, d’appliquer pareille mesure.
Se jugeant la victime d’une discrimination parce que le gouvernement islandais a interdit par une loi d’exception d’octobre 2008 aux banques locales de rembourser leurs créanciers étrangers tandis que les créances intérieures n’auront pas été réglées, l’allemand DekaBank porte plainte contre Rejkjavik, estimant qu’il s’est agi d’une entorse à la constitution islandaise. La DekaBank a notamment fourni 500 millions d’euros à la banque Glitnir, rapporte le Handelsblatt. D’autres banques allemandes pourraient également intenter une action contre l’Islande, la prochaine étant probablement la BayernLB, qui était engagée dans le pays pour 1,5 milliard d’euros. Au total, Deka, la WestLB, la BayernLB, la HSH, la Commerzbank et la DZ Bank ainsi que quelques autres auraient été engagées en Islande pour plus de 22 milliards d’euros.
La Haute Cour de Londres a estimé mardi que les actifs qui n’étaient pas correctement cantonnés par la division européenne de Lehman ne pouvaient pas faire l’objet de réclamations sur le pool de 1 milliard de dollars contrôlé par les administrateurs de la banque. Il s’agit d’une victoire pour Goldman et GLG, dont l’argent était correctement séparé, mais cela signifie que plusieurs filiales de Lehman ainsi que d’autres hedge funds clients ne pourront pas faire valoir leurs réclamations d’environ 3 milliards de dollars au pool.
Selon Les Echos, la City va rester une des principales places financières de la planète mais l’impôt de 50% sur les bonus 2009 supérieurs à 25.000 livres et d’autres mesures provoquent déjà le départ des financiers les plus mobiles, comme certains jeunes traders, les gérants de fonds et les banquiers les plus réputés.
Comme la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Die Welt indique que Christopher, baron von Oppenheim, ne fera pas plus partie de la nouvelle équipe dirigeante de Sal. Oppenheim que les trois autres responsables de la banque, Matthias, comte von Krockow, Dieter Pfundt et Friedrich Carl Janssen, parce que la BaFin envisagerait de leur retirer l’agrément qui leur permettait de gérer l'établissement. Christopher von Oppenheim pourrait espérer jouer un rôle d’administrateur s’il parvenait à organiser l’acquisition d’une participation dans la banque auprès de la Deutsche Bank, mais ses efforts semblent jusqu'à présent voués à l'échec.Si la BaFin inflige un carton rouge aux quatre patrons de la banque, cela risque de compliquer la revente de l’activité de banque d’investissement. Jusqu'à présent, Dieter Pfundt avait semblé en mesure de continuer à diriger cette division après sa vente par la Deutsche Bank.
Légèrement modifié, l’amendement Arthuis a été adopté par la commission mixte paritaire du Sénat dans la nuit de lundi à mardi, rapporte la Tribune. L’amendement qui vise à raccourcir le délai d’investissement des FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation) dans les PME dites innovantes passse de douze mois à huit mois pour investir 50 % du fonds à compter de la clôture de la souscription. L’intégralité devra être investie dans un délai maximal de seize mois, ajoute le quotidien.
Il existe une profonde divergence de vues entre les normes comptables internationale et américaine résume la Tribune. L’IASB a publié en novembre une nouvelle norme qui prévoit un modèle de valorisation mixte, combinant le coût amorti et la «juste valeur» (évaluation au prix de marché). De son côté, le FASB semble décidé à soumettre tous les actifs à la juste valeur. À défaut de parvenir à publier à temps un texte identique sur les instruments financiers d’ici à juin 2011, les normalisateurs ont prévu de construire un «pont» pour faciliter la comparaison et la réconciliation des comptes, note le quotidien. Une convergence a minima jugée «superficielle» par beaucoup d’hommes du chiffre car ces données sont déjà disponibles en annexe des comptes.
Selon le Miami Herald, Won Sok Lee, un ancien gérant de hedge funds accusé d’avoir escroqué des investisseurs de près de 200 millions de dollars a été condamné à plus de 24 ans de prison vendredi. Le coupable devra également verser 78.525.567,34 dollars en dédommagement et passer trois ans en liberté surveillée une fois sa peine de prison terminée.Avec ses deux associés - Jung Bae Kim et Bae Yong Kim - Won Sok Lee a été inculpé en décembre 2006. Les escrocs ont amassé plus de 194 millions de dollars en bernant au moins 250 investisseurs entre 2000 et 2005.
Selon Les Echos, le président américain Barack Obama a rappelé hier aux banquiers leur «obligation morale» d’accélérer la reprise en facilitant l’octroi de crédits aux PME et aux foyers américains. En revanche, il s’est abstenu d’adhérer à l’initiative de Paris et Londres de créer une surtaxe de 50% sur les bonus bancaires au moment où Bank of America et Citigroup s’empressent de rembourser les aides de l’Etat pour récupérer leur pleine marge de manoeuvre en termes de rémunération.
Selon Les Echos, Philippe Marini, rapporteur UMP de la commission des Finances du Sénat, prépare un amendement au collectif budgétaire 2009 pour définir de quelle manière les bonus versés en début d’année prochaine pourraient être exceptionnellement taxés. Il soumettra son projet à la commission des Finances jeudi matin pour le défendre en séance publique avant la fin de la semaine. Philippe Marini souhaite que la taxation s’applique à l’ensemble des opérateurs de marchés et pas uniquement aux salariés des banques. Son initiative n’est guère appréciée par le gouvernement, qui ne souhaite pas agir avant de connaître plus précisément le dispositif britannique en la matière.
DJE Investment a annoncé que le fonds de performance absolue de droit luxembourgeois Carat Global One (CGO) sera rouvert aux souscriptions et aux rachats à compter du 17 décembre 2009, alors qu’il avait été fermé le 16 décembre 2008 lorsqu’il s'était avéré que l’un des fonds du portefeuille, Thema Fund, était investi chez Madoff et qu’aucune valeur liquidative ne pouvait être calculée. Au 30 septembre, l’encours du CGO se limitait à 7,5 millions d’euros.
A partir de 2010, les sociétés de gestion opérant en Italie ne devraient plus être obligées de publier chaque jour dans un quotidien national les valeurs liquidatives de leurs fonds, rapporte Bluerating. L'économie pour les sociétés de gestion qui disposent d’un grand nombre de fonds devrait tourner, uniquement pour les publications dans Il Sole – 24 Ore, le quotidien économique et financier italien, autour de 140.000 euros par an.
Pour seulement 21 % des dirigeants du secteur européen de la gestion d’actifs, les futures réformes de la réglementation empêcheront les fraudes de type Madoff, selon un sondage mené par PwC et cité par le Financial Times Fund Management.
Les hedge funds vont quitter l’Union européenne les uns après les autres si le projet de sévir en matière de rémunérations est adopté, estime le cabinet d’avocats Freshfields Bruckhaus Deringer, cité par le Financial Times Fund Management. Les hedge funds sont en effet bien plus mobiles que les banques.
Selon Les Echos, l’intermédiaire britannique en produits financiers a informé ses équipes qu’il aiderait ses employés à éviter la nouvelle taxation sur les bonus. Terry Smith, patron du numéro deux mondial de l’intermédiation, a indiqué qu’il chercherait à faciliter, dans la mesure du possible, le transfert des collaborateurs qui souhaiteraient quitter le Royaume-Uni vers d’autres bureaux de la société à travers le monde où la fiscalité est plus favorable. La Suisse semble avoir la cote.
Selon une étude réalisée par Kinetic Partners auprès de dirigeants de l’industrie de la gestion, les différentes initiatives en cours pour renforcer la règlementation des services financiers pourrait déboucher sur des phénomènes d’arbitrage réglementaire. C’est en tout l’avis de 87% des personnes interrogées. Alors même que dans l’espace européen en tout cas, tant les responsables de la Commission que les associations professionnelles répètent à l’envi que la volonté de lutter contre l’arbitrage règlementaire constitue un objectif prioritaire.Par ailleurs, quelque 60% de l'échantillon ont estimé qu’en 2010, les fonds Ucits enregistreraient une croissance plus rapide que les fonds non régulés. Ce qui donne à penser que l’aversion au risque restera élevée en 2010.Près de 40% des personnes interrogées prévoient pour l’année prochaine des évolutions significatives en matière de reporting, 29% estimant qu’il leur sera demandé de développer une «culture de la compliance». D’autres évoquent un renforcement de l’encadrement des dérivés négociés de gré à gré, la nécessité d’introduire des diligences plus rigoureuses ou encore des recommandations pour les investisseurs qualifiés.Autre enseignement de l'étude qui vient corroborer la préférence pour les fonds Ucits et l’aversion au risque, les personnes interrogées sont unanimes à considérer que toutes les catégories de risque doivent être prises en compte. Le risque opérationnel est considéré comme prioritaire (39%), devant le risque de marché (26%). Viennent ensuite le risque de contrepartie (16%) le risque de liquidité (16%) et le risque de valorisation (10%).
Si l’idée d’une taxe sur les transactions financières a refait surface la semaine dernière lors du Sommet européen à Bruxelles indique l’Agefi, l’affectation des sommes en question reste floue. Certains y pensent pour financer la lutte contre le changement climatique comme Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ou encore le ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo. Pour d’autres comme le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn lors du G20 des ministres des Finances en novembre, elle est présentée comme une police d’assurance et non comme une recette fiscale destinées à abonder des transferts Nord-Sud. C’est d’ailleurs au titre de la stabilité financière que le FMI s’est donné quelques mois supplémentaires pour fignoler son projet, en vue du sommet des chefs d’Etat de juin 2010 au Canada, indique le quotidien.
Selon L’Agefi suisse, un tribunal de Miami a déclaré fugitifs un ancien banquier de l’UBS et de la Neue Zürcher Bank (NZB) ainsi qu’un avocat. Les deux Suisses, qui avaient été inculpés pour avoir activement aidé des Américains à cacher leur argent au fisc, n’ont jamais répondu aux accusations de la justice.La plainte pour complot et escroquerie déposée à leur encontre en août devant un tribunal fédéral de Fort Lauderdale, en Floride, est suspendue, jusqu’à ce que les accusés soient de nouveau entre les mains de la justice. L’ex-banquier et l’avocat ont conseillé des clients de l’UBS afin de transférer leurs avoirs vers la NZB.