La Finra (National Association of Securities Dealers, ou Association nationale américaine des agents de change en français) a annoncé avoir infligé une amende de 2,5 millions de dollars à UBS Securities LLC (UBS) pour des violations liées à la réglementation SHO (Reg SHO) sur les ventes à découvert et des manquements en matière de surveillance et cela sur une période de neuf ans. Le règlement SHO vise à répondre aux préoccupations concernant les manquements persistants en matière de livraison et les ventes à découvert «nues» potentiellement abusives (la vente de titres qu’un investisseur ne possède pas ou n’a pas empruntés). La règle exige que les entreprises prennent des mesures pour liquider les positions de «défaut de livraison» résultant de ventes à découvert de titres de participation en empruntant ou en achetant les titres avant le début des heures normales de négociation le jour suivant la date de règlement. Les ordres à cours limité ou autres ordres différés ne satisfont pas à l’exigence de liquidation. Lorsqu’une société ne clôture pas un défaut de livraison, la règle interdit à la société d’accepter des ordres de vente à découvert supplémentaires sur le titre sans avoir préalablement emprunté ou pris des dispositions pour emprunter le titre (communément appelé «penalty box»). La Finra dit avoir constaté que, de 2009 à 2018, UBS n’a pas clôturé en temps voulu au moins 5.300 positions de défaut de livraison et a acheminé ou exécuté plus de 73.000 ventes à découvert sur des titres dont l’obligation de clôture n'était pas satisfaite sans avoir préalablement emprunté ou pris des dispositions pour emprunter les actions. Elle écrit que de 2009 à août 2022, les systèmes de surveillance d’UBS, y compris ses procédures écrites, n'étaient pas raisonnablement conçus pour assurer la conformité aux exigences de la Règle 204 du Reg SHO. Bien qu’UBS ait procédé à des révisions annuelles de ses systèmes de la Règle 204, elle n’a pas réussi à identifier son traitement inapproprié des actions associées à une vente longue d’un client. UBS n’a pas non plus détecté les signaux d’alarme présents dans les livres et les registres de la société indiquant que son algorithme VWAP acheminait certains ordres d’achat comme des ordres à cours limité. UBS a également identifié son incapacité à appliquer pleinement la «penalty box» de la règle 204 uniquement après le dysfonctionnement de son système. Le communiqué précise qu’en réglant cette somme pour boucler l’enquête, UBS n’a pas admis ni nié les accusations de la Finra.
Un Psan ou prestataire de services sur actifs numériques vient d’être radié de la liste des établissement enregistrés par l’Autorité des marchés financiers. Il s’agit de ByKerp, anciennement Keplerk, auquel l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution reproche, suite à un contrôle sur place, des manquements dans ses procédures anti-blanchiment et lutte contre le financement du terrorisme, mais aussi des opérations réalisées sans le consentement des clients. En outre, ByKerp s’est fait dérober 300.000 euros de crypto-actifs le 8 septembre lors d’une attaque informatique.
Le fournisseur de données et d’indices affilié à l’Edhec Business School soutient une action en justice s’opposant à l’inclusion du gaz naturel au sein de la taxonomie européenne.
L’autorité de régulation du secteur de l’eau au Royaume-Uni (Ofwat) a annoncé lundi que onze distributeurs régionaux, dont Thames Water et Southern Water, devront régler une amende d’un montant global d’environ 150 millions de livres (171 millions d’euros) pour n’avoir pas respecté certains objectifs opérationnels concernant les normes de pureté de l’eau, la continuité du service d’approvisionnement ou l’entretien des canalisations. «Nous attendons de ces sociétés qu’elles améliorent leurs performances chaque année et elles doivent rendre des comptes lorsque cela n’est pas le cas», a expliqué David Black, directeur général de l’Ofwat. Les objectifs actuels, déterminés en 2019 lors de la dernière revue de fixation des prix, resteront en vigueur jusqu’en 2025.
L’autorité de régulation du secteur de l’eau au Royaume-Uni (Ofwat) a annoncé lundi que onze distributeurs régionaux, dont Thames Water et Southern Water, devront régler une amende d’un montant global d’environ 150 millions de livres (171 millions d’euros) pour n’avoir pas respecté certains objectifs opérationnels concernant les normes de pureté de l’eau, la continuité du service d’approvisionnement ou l’entretien des canalisations.
L’Association des marchés financiers européens (AFME) a publié le 21 septembre dernier un premier document (paper)pour évaluer la possibilité de passer d’un règlement à J+2 vers un règlement à J+1 dans l’Espace économique européen (EEE), le Royaume-Uni et la Suisse, comme l’ont annoncé les Etats-Unis, le Canada et l’Inde. Réductions des risques… Le «cycle de règlement-livraison» (settlement) fait référence à la période entre la date de transaction - le moment où un acheteur et un vendeur s’entendent sur une transaction et l’exécutent - et la date de règlement - lorsque la transaction est effectivement conclue et que les titres et les espèces sont échangés. Pour les transactions sur actions et obligations, le cycle actuel est de deux jours ouvrables. En Europe, un tel délai s’applique depuis 2014 dans le cadre du règlement CSDR. Aux Etats-Unis, l’application date de 2017. Cette «fenêtre» permet plusieurs traitements importants, notamment la compensation et le contrôle des volumes et des valeurs sur les titres. Le passage en J+1 serait une «étape logique» dans la compression des cycles de règlement, chaque étape permise par les avancées technologiques ayant jusque-là plutôt amélioré l’efficacité du post-marché et réduit les risques de contrepartie et de marché.Ce qui serait intéressant dans les périodes de forte volatilité, estiment les auteurs Peter Tomlinson et Pablo García Rodríguez. Selon eux, réduire le temps des expositions ouvertes pendant cette période de règlement permettrait de réduire les exigences de marge pour risque de contrepartie, et donc de mieux gérer le risque de capital et de liquidité. Aux Etats-Unis, la DTCC a estimé qu’une journéede moins d’exposition au risque pourrait se traduire par une réduction de 41% de la composante de volatilité des exigences de marge des chambres de compensation centralisée (CCP). En réduisant ainsi le coût des transactions et les barrières à l’entrée, cette modernisation des marchés de capitaux traditionnels - avec automatisation des process et adoption de nouvelles normes ad hoc - améliorerait l’accès des investisseurs individuels, donc la liquidité, tout en atténuant la concurrence de classes d’actifs émergentes comme les cryptomonnaies, qui offrent un mode de règlement instantané grâce aux technologies de registres distribués (DLT). … et nouveaux défis L’AFME avance aussi un alignement indispensable pour maintenir la compétitivité avec les marchés étrangers. «Bon nombre des avantages et des défis liés à une migration en J+1 telle qu’articulée par l’association américaine du secteur des valeurs mobilières (Sifma) aux Etats-Unis seraient également applicables aux marchés européens. Toutefois, compte tenu de la nature unique de ces derniers - multitude de devises, des infrastructures de marché et des cadres juridiques - l’AFME considère que la mise en œuvre serait plus complexe», avec de nombreux d’éléments à modifier et à coordonner. Techniquement, le temps de traitement post-marché ne serait pas réduit de 50%, mais plutôt de 80% avec seulement 2 heures ouvrées entre la fin de la négociation et le début de la fenêtre de règlement à J+1, au lieu de 12 heures àJ+2. Les processus de gestion des liquidités et de la trésorerie seraient également compressés, avec des difficultés accrues pour les transactions interdevises (à J+2) et pour les transactions internationales (potentiellement àJ+0), de surcroît pour celles utilisées pour les dérivés et les ETF (exchange trade funds) couvrant des sous-jacents de plusieurs juridictions. Une occasion pour l’AFME de faire à nouveau la promotion d’une réduction des horaires de trading, qui permettrait d’accroître les plages horaires post-marché. Enfin, des délais opérationnels raccourcis et une moindre possibilité d’effectuer des opérations de prêt de titres pour couvrir des positions courtes pourraient entraîner une augmentation du nombre d’échecs de règlement, donc des pénalités au nom de CSDR (depuis 2022) et des implications en termes d’actifs pondérés par les risques (Risk Weighted Assets, RWA) au nom de Bâle 3. Vu les nombreux défis identifiés, l’Association appelle à ouvrir un dialogue entre les acteurs des marchés européens (émetteurs, investisseurs, infrastructures, intermédiaires, régulateurs)et à lancer un groupe de travail pour évaluer comment le règlement J+1 pourrait être réalisé, à quels coûts financiers et réglementaires, et selon quel calendrier.
Les gendarmes financiers européens (Esma, Eiopa, EBA) ont adressé, vendredi à la Commission européenne, leur rapport final sur le projet de normes techniques sur les informations que devront dévoiler les fonds d’investissement distribués en Europe sur leur exposition à des activités liées aux énergies fossiles et au nucléaire qui seraienten conformité avec la taxonomie verte européenne. Les régulateurs ont ainsi proposé une version amendée des modèles de reporting et des documents précontractuels relatifs au règlement européen sur la publication d’informations de durabilité (SFDR), dont les normes techniques de niveau 2 entrent en vigueur début janvier 2023. Ils introduisent l’idée d’une question fermée (réponse par oui ou par non) dans les modèles existants permettant d’identifier si le fonds entend investir dans des activités liées aux énergies fossiles et au nucléaire, qui seraient conformes à la taxonomie verte. Si la réponse est positive, une représentation graphique de la proportion des investissements du fonds dans ces activités serait requise (voir photo). Dans le cas contraire, elle ne serait pas demandée. Par ailleurs, les superviseurs préconisent d’autres amendements, relativement mineurs, sur le vocabulaire de certains articles de SFDR.
L’Association Collectif Porteurs H2O, qui défend les investisseurs qui s’estiment lésés par l’affaire H2O AM/Windhorst, se prépare à un potentiel procès. Gérard Maurin, son fondateur, qui est aussi un gérant de patrimoine indépendant du cabinet Mesnil Finance, nous détaille ses avancées et ses objectifs.
Au nom de l’attractivité, le Haut comité juridique de la Place de Paris juge opportun d’autoriser les droits de vote multiples, uniquement lors de l’entrée en Bourse.
Les grandes entreprises ont atteint un niveau élevé de maturité et de transparence, mais ne doivent pas tarder à anticiper la mise en œuvre de la directive CSRD.
Les banques libanaises rouvriront lundi, a déclaré dimanche l’association bancaire du pays, après cinq jours de fermeture liée à une vague de braquages par des déposants cherchant à récupérer leurs économies. L’association bancaire a expliqué dans un communiqué que la décision de réouverture «a été prise après examen des conditions de sécurité difficiles et de la nécessité de maintenir la sécurité des clients et des employés, en l’absence d’une protection adéquate par l'État». Vendredi, un haut responsable bancaire libanais a critiqué la classe politique pour ne pas avoir promulgué une loi sur le contrôle des capitaux, affirmant que c'était le moyen d'éviter les braquages par des épargnants voulant récupérer leur épargne sur des comptes gelés.
Cyber. Aux Etats-Unis, l’utilisation ou l’échange de crypto-actifs concerne un Américain sur cinq, selon un sondage publié par NBC News début 2022. La fraude comme le vol sont massifs : 2,9 milliards de dollars de crypto-actifs auraient été volés au cours des seuls quatre premiers mois de 2022.Deux projets de loi visant à encadrer davantage ces actifs et les plateformes sur lesquels ils sont échangés ont été introduits au Sénat à quelques semaines d’intervalle, il s’agit du RFIA (Responsible Financial Innovation Act) et du DCCPA (Digital Commodities Consumer Protection Act), déposés respectivement le 6 juillet et le 3 août. Tous deux cherchent à combler les lacunes réglementaires étatiques et fédérales, avec un élargissement des missions de supervision et de contrôle de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) et un renforcement du dispositif de conformité visant les plateformes. « Les pertes les plus importantes affectent de manière disproportionnée les investisseurs à faibles revenus et les communautés historiquement défavorisées. La volatilité du marché et son impact sur les clients particuliers – qui ne peut que s’aggraver dans les conditions macroéconomiques actuelles – soulignent le besoin immédiat de clarté réglementaire et de protection du marché », a insisté Rostin Behnam, le président de la CFTC, lors de son audition devant le Sénat le 15 septembre dernier.