Pour le secteur des hedge funds, la crise financière a constitué une césure sans précédent. La part des hedge funds disposant d’un encours sous gestion supérieur à 500 millions de dollars est tombée à 5% en 2009 contre 18% l’année précédente, alors que la proportion de hedge funds à moins de 20 millions de dollars d’encours a progressé de plus de 10% entre 2008 et 2009, relève une étude de la firme de conseil et de recherche en finance Celent («Hedge Funds in Europe : Riders of the Storm»).Celent estime que 2010 sera l’année de la reprise et que d’ici à 2012, le nombre de hedge funds devrait se rapprocher de son pic de 2007. Toutefois, le montant moyen des actifs sous gestion devrait être inférieur à ce qu’il a pu être avant-crise.L'étude relève qu’entre 2004 et 2009, le pourcentage de hedge funds ayant choisi d’investir en Europe a diminué d’environ 10%. Ce recul signale un environnement plus difficile pour les prime brokers, avec un phénomène de consolidation à venir, estime Celent. Pour répondre aux besoins des hedge funds, les brokers devront avoir une approche plus transparente et plus flexible que par le passé.Après un recul de plus de 20% en 2009, les dépenses informatiques sont à nouveau en hausse cette année et elles devraient se situer autour de 500 millions de dollars d’ici à 2015.Selon Celent, la nouvelle législation européenne sur la gestion alternative va se solder par le départ de nombreux acteurs. Parmi les sociétés ayant un bureau dans l’Union, 10% d’entre elles pourraient cesser leur activité en raison de la hausse des coûts opérationnels. De la même façon, parmi les firmes n’ayant pas d’implantation dans Union, près de 20% d’entre elles devraient arrêter leur activité. et 30% d’entre elles renonceraient à l’ouverture d’une antenne européenne.