L’annonce d’un accord dans le cadre du projet de directive AIFM a encore été reportée jeudi dernier faute de consensus entre le Parlement, la Commission et la présidence européenne, qui en sont à leur vingtième trilogue sur la question contre quatre habituellement, rapporte l’Agefi. Jean-Paul Gauzès, rapporteur au Parlement européen de la directive, ne cache pas certaines aberrations dans la rédaction de la directive. De fait, le Parlement à grands coups d’amendements, 1.690 au total, a donc dû réécrire le projet. «Le texte change quasiment chaque jour» et reste difficile à suivre, même pour les avocats», relève le quotidien. Le parlementaire met aussi en avant les revirements de position des Etats à la lumière de celui de «la France qui s’est ralliée il y a une semaine et demie à l’idée d’un passeport européen». Mais malgré l'évolution française, la question de la licence pour les fonds étrangers reste au coeur du désaccord. La Grande-Bretagne souhaite que les superviseurs nationaux restent en première ligne pour l’octroyer, alors que Paris demande à ce que l’Esma, le futur superviseur européen des marchés, détienne les clés du système. «La présidence belge doit faire le choix de mettre un pays à l'écart, ce qui augure mal pour la suite», déplore le rapporteur. Le vote du texte est désormais prévu pour novembre, précise l’Agefi.