L’Afep et le Medef ont publié le 6 décembre, pour la deuxième année consécutive, leur rapport annuel sur l’application du code de gouvernement d’entreprise par les sociétés de l’indice SBF 120. «Cette démarche commune AFEP-MEDEF s’inscrit dans la continuité de l’engagement des deux organisations en faveur d’un gouvernement d’entreprise exigeant», souligne l’Afep et le Medef dans un communiqué commun."L’application volontaire des recommandations de gouvernance ne concerne pas uniquement les sociétés du CAC 40 qui sont motrices en la matière, mais s’étend aux autres sociétés du SBF 120. Ainsi, un grand nombre de recommandations sont-elles désormais respectées par la quasi-totalité des sociétés du SBF 120, voire par 100 % des sociétés pour certaines d’entre elles», souligne le communiqué. Le rapport Afep-Medef constate, par rapport à l’exercice précédent, «une amélioration continue et importante» dans le respect des recommandations et la qualité de l’information délivrée dans les rapports annuels. Des progrès majeurs sont relevés sur les points suivants : - la publication des résultats de l’examen au cas par cas de l’indépendance des administrateurs : pour l’exercice 2009, 96 % des sociétés du SBF 120 publient les résultats de l’examen au cas par cas de l’indépendance de chacun de leurs administrateurs. Cette proportion était respectivement de 27 % en 2007 et de 84 % en 2008 ;- l’évaluation du conseil et la publication des suites données à l’évaluation : pour l’exercice 2009, 86 % des sociétés du SBF 120 indiquent avoir procédé à une évaluation de leur conseil et, parmi celles-ci, 79 % ont publié les suites données à l’évaluation. Cette proportion était de 67 % en 2007 et parmi celles-ci, seules 66 % des sociétés publiaient les suites données à l’évaluation du conseil ; - le rattachement de la partie variable de la rémunération à l’exercice de calcul : 99 % des sociétés du SBF 120 qui prévoyaient l’attribution d’une partie variable à au moins l’un de leurs dirigeants mandataires sociaux en 2009 indiquent rattacher cette partie variable à l’exercice au titre duquel elle est calculée. Cette proportion n'était que 71% en 2007 avant d’atteindre 96% en 2008. - la mention de la valorisation des options : pour l’exercice 2009, 97 % des sociétés du SBF 120 et l’intégralité des sociétés du CAC 40 précisent la valorisation des options lors de leur attribution. Elles n’étaient que 54 % en 2007 pour le SBF 120 et 72,5 % pour le CAC 40 ;- la mention de conditions de performance arrêtées pour l’exercice des options : pour les sociétés qui ont attribué des options à leurs dirigeants en 2009, 68,5 % des sociétés du SBF 120 et 78 % des sociétés du CAC 40 précisent les conditions de performance auxquelles est subordonné l’exercice de la totalité des options. En 2007, seules 28 % des sociétés du SBF 120 et 45 % des sociétés du CAC 40 respectaient cette recommandation. Deux thèmes ont été ajoutés cette année dans le rapport : la place des femmes dans les conseils d’administration ou de surveillance et le nombre de mandats exercés par les dirigeants mandataires sociaux dans des sociétés cotées extérieures au groupe. Sur le premier thème, on constate de réels progrès pour les sociétés du CAC 40 où la proportion des femmes est passée entre les assemblées de 2009 et celles de 2010 de 10 % à 15 % alors que les recommandations n’ont été publiées qu’en avril 2010. Le nombre de mandats simultanés est limité, puisque dans 69 % des sociétés, les dirigeants du CAC 40 exercent au plus un autre mandat.