Anil Kumar, un ancien partenaire de McKinsey, a déclaré au cours de son témoignage lors du procès de Raj Rajaratnam, le fondateur de Galleon, qu’il partageait les secrets de ses clients avec ce dernier, car il se sentait redevable après avoir accepté de recevoir personnellement 500.000 dollars par an de commissions de conseil, rapporte le Financial Times. Il a raconté comment Raj Rajaratnam lui a conseillé d’ouvrir un compte en Suisse et un compte offshore investi chez Galleon, en utilisant le nom de son concierge afin d’éviter que ce ne soit détecté.
Selon des documents auxquels The Wall Street Journal a eu accès au titre du California Public Records Act, le fonds de pension Los Angeles County Employees Retirement Association reproche à BNY Mellon, son conservateur, d’avoir manqué à son devoir de fiducie en réalisant des gains sur les opérations de change qui devaient faciliter les investissements du fonds en valeurs mobilières étrangères. La banque conteste cette analyse et précise qu’elle a agi en tant que contrepartie du fonds et de ses gérants.
La vague de régulation qui submerge le secteur de la gestion d’actifs dans le sillage de la crise financière conduit les principaux acteurs du secteur aux Etats-Unis, habituellement silencieux, à faire entendre leur voix, rapporte The Wall Street Journal. Ainsi, selon OpenSecrets.org, BlackRock a dépensé près de 1,7 million de dollars pour des actions de lobbying en 2010, contre 390.000 dollars en 2009 et… rien en 2006. Fidelity Investments a augmenté ses dépenses de 21 % l’an dernier à 3,5 millions. Legg Mason a de son côté déboursé 1,07 million l’an dernier, contre 580.000 dollars en 2009. Vanguard Group a dépensé 1,2 million de dollars l’an dernier, ce qui est stable par rapport à 2009 mais plus du double des frais de lobbying en 2006.
La Commission européenne a promis jeudi des «réformes fondamentales» de la régulation des agences de notation, rapporte La Tribune. Ceci fait suite aux dégradations des notes de la Grèce et de l’Espagne par Moody’s. La Commission devrait faire ses propositions législatives avant la fin de l'été.
L'équipe Real Estate Advisory de Deloitte France a annoncé le 9 mars la création d’une commission Immobilier Durable ainsi que d’un Think Tank dont Alfonso Ponce, Member of Royal Institution of Chartered Surveyors, assurera le secrétariat. Ces deux organismes sont composés de personnalités de premier plan. L’objectif est de répondre et d’apporter des solutions innovantes aux investisseurs, aux gestionnaires de parcs et aux entreprises, face à la nécessaire d’adaptation au changement climatique.L’appréciation de la valeur et la comparaison des qualités environnementales de tel ou tel bâtiment, ou ensemble de bâtiments, par rapport aux ouvrages de même classe et de même typologie reste problématique compte tenu de l’incertitude réglementaire internationale et de la prolifération des systèmes d'évaluation, explique Deloitte dans un communiqué. Le caractère international des investisseurs et le jeu d’acteurs font de ce sujet un problème qui ne peut être apprécié sur le seul plan national. Deloitte souligne que les deux nouvelles entités sont des organismes» indépendants et impartiaux au service de l’industrie européenne de la propriété, des entreprises et des journalistes, du secteur public et des ONG, mais aussi de toute autre partie intéressée par l’articulation entre développement durable et immobilier».
Lors de l’ouverture, mercredi, du procès contre Raj Rajaratnam, ce dernier a été accusé d’avoir utilisé ses contacts pour obtenir des informations secrètes sur les entreprises et les utiliser pour dégager des millions de dollars de profits illégaux, rapporte le Financial Times. John Dowd, l’un des avocats de l’ancien gérant de hedge fund de Galleon Group, a répliqué en disant que son client ne faisait que faire de la recherche pour le compte de ses clients.
La présidente de la Securities and Exchange Commission (SEC), Mary Schapiro, a annoncé aux parlementaires avoir ordonné un réexamen des pratiques de son agence en matière de conflits d’intérêts, rapporte The Wall Street Journal. C’est une réponse à la controverse alimentée par les élus républicains sur la manière dont elle a géré le cas de l’ancien directeur juridique de la SEC, David Becker, dont la mère avait investi chez Bernard Madoff, et qui a démissionné le mois dernier. David Becker et son frère se voient réclamer par le liquidateur judiciaire Irving Picard 1,5 million des 2 millions de dollars dont ils ont hérités de leur mère. Mary Schapiro doit s’attendre pour ce jeudi à deux séances de questions parlementaires particulièrement dures.
Le régulateur du Massachusetts a entamé une procédure pour fermer un petit hedge fund de Cambridge, Risk Reward Capital Management, après avoir accusé son gérant James Silverman d’avoir utilisé une société spécialisée dans les réseaux, Guidepoint Global, pour obtenir des informations confidentielles sur deux sociétés pharmaceutiques, rapporte The Wall Street Journal.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers a infligé une amende de 300.000 euros à un ancien avocat associé du cabinet d’affaires Gide Loyrette Nouel pour un manquement d’initié commis fin 2008 sur Oberthur Technologies, rapporte Les Echos. Selon le quotidien, le texte de la commission, signé le 17 février et rendu public lundi soir, ne comporte aucun nom propre. Mais l’audience publique tenue le jour même de la décision permet de lever le voile sur cette affaire. Le montant total des amendes, y compris celle touchant l’avocat, s’élève à 685.000 euros. Considéré comme «hors norme» par l’AMF, le dossier gêne la profession.
Irving Picard, le liquidateur judiciaire, a indiqué le 8 mars qu’il espère récupérer plus de 50 milliards de dollars détournés par Bernard Madoff et qu’un petite partie de cette somme (2,6 milliards) devrait pouvoir être restituée aux victimes avant la fin de cette année, sous réserve d’une décision de justice attendue pour le mois prochain, rapporte The Wall Street Journal.Irving Picard a intenté plus de 1.000 procès pour tenter de récupérer plus de 100 milliards de dollars auprès de particuliers ou de personnes morales qui ont retiré de l’argent de chez Madoff ou qui ont été en relations d’affaires avec les sociétés de Bernard Madoff. Quelque 10 milliards de dollars ont déjà été récupérés mais ne peuvent être redistribués en raison de contestations juridiques.
Selon La Tribune, les eurodéputés réunis lundi soir en commission des affaires économiques et monétaires ont adopté par 34 voix contre 8 un texte de compromis sur les ventes à découvert. L’achat de credit default swap (ces contrats d’assurance contre le risque de défaut) ne pourra se faire sans exposition au risque souverain ou à un risque corrélé. Concernant la vente à découvert d’actions et d’obligations d’Etat, «la Commission européenne souhaitait que tout vendeur à découvert s’assure, au préalable, d'être en mesure de livrer les titres à échéance, via un accord de prêt ou un arrangement avec un tiers», précise la Tribune. Le texte corrigé par les députés maintient cette obligation, mais uniquement «à la fin de la journée», laissant toute latitude pour les transactions à nu «intra-day».
L’Autorité bancaire européenne (EBA) va soumettre 88 banques aux tests de solidité, sur des scénarios plus stricts qu’en 2010: contraction de 0,5% du PIB de la zone euro, recul de 15% des marchés, renchérissement de la dette souveraine et interbancaire et fort recul du marché immobilier, indique Les Echos citant Reuters et le Handelsblatt.
Les gérants de hedge funds critiquent les nouvelles propositions du Parlement européen d’interdire l’utilisation des CDS sur la dette souveraine non couverte, avertissant que cela pourrait pénaliser fortement le marché européen des obligations souveraines, rapporte le Financial Times. Pour un gérant de hedge fund interrogé par le quotidien, ces règles sont dangereuses, pas tant pour les hedge funds, car elles constituent un frein sérieux pour les provisions de crédit et de financement dans la zone euro.
Selon L’Agefi qui cite des sources diplomatiques, la Libyan Investment Authority, dont les actifs représentent quelque 70 milliards de dollars, sera ajoutée en compagnie de quatre autres entités libyennes et d’une nouvelle personne à la liste des 26 membres de l’entourage de Mouammar Kadhafi visées par des sanctions de l’Union européenne.
Barclays a révélé lundi selon Les Echos que Bob Diamond, son nouveau patron, s'était vu attribuer un total de 23 millions de livres de rémunérations en bonus 2010 et autres intéressements de long terme.Au total, Bob Diamond et ses deux successeurs, Jerry del Missier et Rich Ricci, à la tête de la banque d’investissement de Barclays, ont touché 70 millions de livres, calcule Reuters.Lors de la récente négociation entre les banques britanniques et le gouvernement, les banques avaient pourtant promis de se «restreindre» en matière de bonus. Adair Turner, le président du régulateur, a récemment laissé entendre que la réforme de la réglementation n’est pas allée assez loin.
Selon l’Agefi, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) va présenter le 25 mars ses recommandations concernant les émissions obligataires que les banques et certains assureurs commercialisent eux-mêmes auprès de leur clientèle particulière, via leurs contrats d’assurance-vie. Le régulateur souhaiterait accroître la transparence de ces opérations d’autant plus que ces émissions distribuées exclusivement dans les réseaux captifs souffrent de décotes, désavantageuses pour les souscripteurs.
The Wall Street Journal rapporte que les personnes potentiellement retenues pour être jurés dans l’affaire de délit d’initié du hedge fund Galleon et de son fondateur Raj Rajaratnam seront préalablement interrogées sur leur sentiment à l'égard des dirigeants de Wall Street et de la crise financière aux Etats-Unis pour établir s’ils ne succomberont pas à des préjugés qui entacheraient leur capacité à juger équitablement des preuves lors du procès.
Selon Les Echos, les établissements bancaires européens ont retrouvé des couleurs en 2010, certains affichant même des niveaux de résultats comparables à ceux d’avant-crise. Mais l’année 2011 ouvre une nouvelle période de défis liés à Bâle III, constate le quotidien, qui rappelle que ce nouveau cadre prudentiel impose en particulier d’accumuler plus de fonds propres et de dépôts pour un même niveau de prêts. C’est ainsi que Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC, a jugé nécessaire de réduire ses objectifs de rentabilité sur fonds propres dans une fourchette de 12 % à 15 % contre 15 % à 19 %. Hormis BBVA, Credit Suisse, UBS, Standard Chartered et BNP Paribas, aucune autre banque n’approche encore cette fourchette basse.