Face à la recrudescence d’offres sur internet portant sur le marché des changes (forex) en direction des particuliers, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ont constaté l’absence d’harmonisation du cadre juridique entre les contrats financiers et les «rolling spot forex». Une différence qui avait des conséquences, notamment en termes de protection des investisseurs, alors que les finalités et les risques de ces produits sont identiques, relève un communiqué commun. La clarification du cadre juridique était d’autant plus nécessaire que certains de ces intermédiaires ne disposent pas toujours des agréments requis pour exercer en France.Aussi, à la suite de travaux entrepris par le pôle commun et compte tenu des textes et des pratiques constatées au sein de l’Union européenne, l’AMF et l’ACP considèrent que les contrats de change à échéance de fin de journée sont bien des instruments financiers lorsqu’ils prévoient ou donnent effectivement lieu à un report tacite des positions. En conséquence, les prestataires qui interviennent sur ces instruments financiers fournissent des services d’investissement. Ils doivent donc être agréés par l’ACP ou par l’autorité de leur Etat membre d’origine et disposer d’un passeport européen dès lors qu’ils proposent leurs services en France ; dans le cas contraire, ils s’exposent à des sanctions pénales. Cette prise de position de l’AMF et de l’ACP, ferme et protectrice des investisseurs, est dans la droite ligne des travaux entrepris dans le cadre de l’Autorité européenne des marchés financiers (European Securities and Markets Authority - ESMA) afin d’harmoniser les produits et services liés au Forex dans l’ensemble de l’Union européenne. Elle ne remet pas en cause la qualification juridique des opérations effectuées sur le marché du change scriptural au comptant. Cette prise de position des deux régulateurs est détaillée dans les documents suivants publiés le 31 mai :- Position concernant la qualification juridique des opérations de change reportables (rolling spot forex) - Questions-réponses relatives aux opérations sur le FOREX
Le forum mondial sur les paradis fiscaux, chargé d’évaluer les lois et les pratiques des Etats, va se réunir le 31 mai et le 1er juin aux Bermudes pour adopter les rapports concernant neuf nouveaux pays, dont la Suisse, les Etats-Unis et la France, rapporte l’AFP.Il s’agit de la troisième réunion du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, qui réunit 101 pays chargés de s’évaluer entre eux pour désigner les bons et les mauvais élèves. Cette fois, cette instance placée sous la houlette de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) examinera les efforts réalisés par plusieurs pays considérés par de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) comme des paradis fiscaux, dont la Suisse, Singapour ou les Philippines.Les Etats-Unis, épinglés par des ONG notamment pour l’opacité de l’Etat du Delaware, feront aussi l’objet d’une évaluation par leurs pairs, tout comme la France, l’Italie, la Hongrie, la Nouvelle Zélande et l’Île de Man
Le premier fournisseur mondial d’ETF, BlackRock iShares, a rejeté des propositions de création d’une association professionnelle représentant le secteur des ETF, rapporte le Financial Times.Lyxor et db-x trackers ont poussé les feux d’une telle association, notamment pour répondre aux inquiétudes soulevées récemment par les régulateurs. iShares s’est toutefois prononcé contre une telle initiative. Selon Joe Linhares, responsable de iShares EMEA, l’association européenne de la gestion financière, l’Efama, est la mieux placée pour maintenir le dialogue avec les régulateurs. L’Efama dispose déjà d’un groupe de travail dédié aux ETF qui fournit d’excellentes prestations, a insisté Joe Linhares.
L’agence de notation financière Moody’s a annoncé le 31 mai qu’elle pourrait abaisser la note de la dette à long terme du Japon dans les trois mois, citant l’endettement massif du pays aggravé par le récent séisme dans le nord-est.Moody’s avait déjà placé en février la note du Japon sous perspective négative, mais l’annonce de sa mise «sous surveillance pour un possible abaissement» signifie que l’agence va décider d’agir ou non dans les trois mois. La note de la dette du pays est aujourd’hui fixée par Moody’s à Aa2, soit la troisième meilleure possible sur l'échelle de l’agence.
L’Autorité britannique des marchés financiers, la FSA, a annoncé le 27 mai un durcissement de la réglementation relative aux réclamations de la clientèle. La FSA a notamment décidé de supprimer le traitement des réclamations en deux étapes qui permettait aux établissements financiers de les rejeter dans un premier temps.La FSA a par ailleurs lancé une mise en garde concernant deux fonds commercialisés par Connaught Asset Management. Les deux fonds en question, des produits de rendement, ont été présentés comme affichant très peu de risques («very low risk») ou peu de risques («low risk»). Les informations à la clientèle n’expliquent pas non plus que le paiement trimestriel dépend de la performance des investissements au sein des fonds.
Selon Le Financial Times, le groupe BlackRock, premier investisseur sur le marché britannique, a envoyé la semaine dernière une lettre aux principales banques d’investissement pour dénoncer leur comportement « de plus en plus agressif» dans la fixation des commissions des introductions en Bourse.Selon BlackRock, les commissions sont surtout structurées pour maximiser le rendement lors du premier jour de cotation sans trop se soucier de la réussite à long terme de l’opération de cotation.
Le fournisseur de solutions SimCorp a annoncé le 27 mai le lancement d’un portail dédié à la mise en conformité et aux réglementations internationales à l’intention des professionnels de la gestion d’investissements. Avec l’actualisation des normes existantes et l’adoption de nouvelles réglementations en Europe (IFRS 9, Solvabilité II, OPCVM IV et directive AIFM) ainsi que le vote de la loi Dodd-Franck aux Etats-Unis, les sociétés de gestion d’investissements doivent s’assurer qu’elles sont parfaitement prêtes à se conformer aux nouvelles contraintes imposées au secteur, relève SimCorp.Afin d’aider les institutions financières à mesurer plus facilement l’étendue et toutes les implications des différentes réglementations, SimCorp a rassemblé de nombreuses informations sur ce sujet présentes sur un portail dédié. Cette compilation propose entre autres des articles, des séminaires en ligne, des vidéos et des liens vers des sites Web du secteur. « Les obligations réglementaires ne sont pas négociables », souligne dans un communiqué Peter L. Ravn, CEO de SimCorp. « Les sociétés de gestion d’investissements doivent apprendre à s’y conformer sans les considérer comme un fardeau mais plutôt comme un atout à exploiter pour gagner en compétitivité. » SimCorp offre également aux professionnels de la gestion d’investissements la possibilité d’évaluer en ligne l’impact des nouvelles réglementations sur leurs systèmes informatiques. Les résultats de ce test sont communiqués sous la forme d’un rapport personnalisé contenant également des conseils sur les mesures à envisager pour chaque réglementation.
Dans un communiqué, la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) a annoncé vendredi 27 mai avoir été informée par l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA), le régulateur belge, de la suspension des actions Dexia (BE0003796134) (et dérivés) de la négociation sur Euronext Bruxelles depuis le 27 mai 2011 (à 10h32) dans l’attente de la publication d’un communiqué de presse, précise le régulateur luxembourgeois. Ce dernier s’en est remis à l’article 9 (3) de la loi du 13 juillet 2007 relative aux marchés d’instruments financiers exigeant la suspension dudit instrument financier de la négociation sur le marché réglementé de la Bourse de Luxembourg jusqu’à ce que le marché ait été dûment informé.
Suite à un accord intervenu avec le Parlement européen en première lecture, le conseil des ministres européens a adopté le 27 mai la directive AIFM visant à introduire dans l’UE des règles harmonisées applicables aux entités qui gèrent des fonds d’investissements alternatifs, notamment les hedge funds et les fonds de capital-investissement. Ce texte entrera en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel des Communautés; les États membres disposeront d’un délai de deux ans pour transposer ses dispositions en droit national. La directive porte aussi sur les fonds immobiliers, les fonds de matières premières et tous les autres fonds qui ne tombent pas sous le coup de la directive relative aux fonds d’investissement collectif (OPCVM ou UCITS).Le texte adopté donne aux États membres la faculté de choisir de ne pas appliquer la directive aux gestionnaires de plus petite taille, lorsque les actifs gérés ne dépassent pas 100 millions d’euros pour les fonds alternatifs qui recourent au levier, et 500 millions d’euros pour ceux qui n’y recourent pas. Les gestionnaires concernés seront toutefois soumis à des exigences minimales en matière d’enregistrement et de communication d’informations.Les points principauxLa directive stipule que les gestionnaires devront être agréés au titre de la directive par les autorités compétentes de leur État membre d’origine. «Une fois agréé, un gestionnaire sera habilité à commercialiser des fonds établis dans l’UE auprès d’investisseurs professionnels dans n’importe quel État membre. Pour être agréés, les gestionnaires devront détenir un certain niveau de fonds propre sous forme d’actifs liquides ou d’actifs aisément convertibles en liquidités à court terme».D’autre part, les gestionnaires seront tenus «de veiller à ce que les fonds qu’ils gèrent désignent un dépositaire indépendant chargé de surveiller les activités du fonds et de faire en sorte que les actifs du fonds soient dûment protégés. Le dépositaire sera responsable à l'égard de l’investisseur et du gestionnaire. Il devrait être installé dans le même pays que le fonds si ce dernier est établi dans l’UE. Si le fonds est établi dans un pays tiers, le dépositaire devrait être installé dans l’UE, à moins qu’un accord de coopération et d'échange d’information ait été conclu entre les autorités de surveillance pour garantir que les réglementations applicables sont équivalentes et que la surveillance peut être exercée conformément aux prescriptions de l’UE».En matière de risques et de surveillance prudentielle, «les gestionnaires seront tenus de démontrer à l’autorité compétente qu’ils disposent de mécanismes internes solides en ce qui concerne la gestion des risques, en particulier les risques de liquidité. Pour permettre une surveillance macroprudentielle, les gestionnaires seront tenus de communiquer régulièrement des informations sur les principaux marchés où ils sont actifs, les principaux instruments qu’ils négocient, leurs principales expositions et les concentrations de risque».La directive introduit un cadre de marché unique qui permettra aux gestionnaires disposant d’un «passeport» d’offrir leurs services dans différents États membres sur la base d’un agrément unique. «Si un gestionnaire est agréé dans un État membre et respecte les dispositions de la directive, il sera habilité, après notification, à gérer ou commercialiser des fonds auprès d’investisseurs professionnels dans l’ensemble de l’UE».Après une période transitoire de deux ans, et sous réserve des conditions énoncées dans la directive, le passeport sera étendu à la commercialisation de fonds de pays tiers gérés par un gestionnaire établi dans l’UE ou dans un pays tiers. «Conformément au principe «mêmes droits, mêmes obligations», cette approche garantira aux investisseurs européens une égalité de traitement et un niveau de transparence et de protection constamment élevé. L’introduction progressive de passeports concernant les pays tiers permettra aux autorités de surveillance européennes de veiller au bon fonctionnement des contrôles appropriés et des modalités de coopération nécessaires pour une surveillance efficace des gestionnaires de pays tiers. Avant l’introduction de ces passeports, puis pendant une période de trois ans à compter de cette introduction, les régimes nationaux pourront rester en vigueur, moyennant l’application de certaines garanties harmonisées». Le texte précise qu’une fois ce délai expiré et sur la base des conditions énoncées dans la directive, «une décision sera adoptée en vue de la suppression des régimes nationaux. À partir de ce moment, tous les gestionnaires actifs dans l’UE devront respecter les mêmes normes et jouiront des mêmes droits».
Samir Barai, fondateur du gestionnaire de hedge funds Barai Capital Management, et Sonny Nguyen, ancien analyste financier senior chez Nvidia, ont annoncé vendredi qu’ils plaideront coupable dans l’affaire de délits d’initiés des «expert networks», rapporte The Wall Street Journal. Ce sont les septième et huitième prévenus sur 13 inculpés à plaider coupable dans cette affaire.Samir Barai a reconnu avoir obtenu des informations confidentielles et les avoir partagées avec deux gérants de hedge funds, David Longueuil et Noah Freeman, qui plaident coupable également. De plus, il a avoué avoir fait détruire les preuves.
Face aux pressions notamment britanniques dénonçant un certain laxisme de la Commission européenne dans la transposition de la directive sur les exigences en fonds propres des banques, Michel Barnier s’est montré déterminé le 27 mai, soulignant que Bruxelles respectera les équilibres de Bâle III, rapportent Les Echos.«Il y a quelques semaines, certains nous accusaient de mettre en péril le redressement économique en mettant en oeuvre des règles qui seraient tellement dures pour les banques qu’elles freineraient leur financement de l'économie réelle. Aujourd’hui, d’autres semblent nous accuser du contraire en suggérant que l’Europe ne mettrait pas en oeuvre Bâle III correctement et ne tirerait donc pas toutes les leçons de la crise. Les deux critiques sont injustifiées et simplement fausses si l’on s’en tient aux faits», a déclaré Michel Barnier, qui n’entend pas être influencé par ces «différentes pressions» .
La ministre de l'économie, Christine Lagarde, a annoncé le 27 mai la nomination par arrêté des nouveaux membres du collège et de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le mandat de sept des seize membres du collège de l’AMF arrivait à expiration. Bercy a renouvelé celui de Jean-Pierre Hellebuyck et désigné Jean-Luc Enguehard, Sophie Langlois, Christian Schricke et Sylvie Lucot comme représentante des salariés actionnaires. Le président du Sénat a désigné Monique Cohen et le président du Conseil économique, social et environnemental a désigné pour sa part Christian de Boissieu.Ces nouveaux membres du collège rejoignent ainsi les membres qui demeurent en fonction : Jean-Pierre Jouyet, président, Jacques Delmas-Marsalet, Martine Ract-Madoux, Philippe Adhemar, Jean-Paul Redouin, Jérôme Haas, Jean-Michel Naulot, Marie-ange Debon et Olivier Poupart-Lafarge. Le mandat de six membres de la commission des sanctions de l’AMF arrivait également à échéance. Christine Lagarde a désigné quatre membres, pour une durée de cinq ans, après consultation des organisations représentatives de la Place. Outre Guillaume Jalenques de Labeau, renouvelé dans ses fonctions, la ministre a désigné France Drummond, Bernard Field et Bruno Gizard. Jean-Claude Hassan et Marie-Hélène Tric ont par ailleurs été renouvelés par le vice-président du Conseil d’Etat et le premier président de la Cour de cassation.
Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet a dénoncé à la veille du week-end l’utilité pour l'économie du trading haute fréquence. «L’impact de la «négociation haute fréquence» sur la microstructure des marchés est aujourd’hui encore insuffisamment étudié», a estimé jean-Pierre Jouyet dans un discours prononcé à l’occasion de la conférence générale annuelle de l’ICMA (International Capital Market Association)."Le trading haute fréquence conduit à des modifications à ce point rapides du carnet d’ordres que, entre le moment où un investisseur passera son ordre et celui où il sera exécuté, le carnet aura déjà bougé. Cette instabilité permanente est une source d’inquiétude pour les investisseurs», a expliqué Jean-Pierre Jouyet qui préconise l’instauration de coupe-circuits qui puissent casser les effets dominos sur des marchés d’algorithmes qui s’emballeraient. Cette mesure, «qui reviendrait à passer d’un pilotage automatique à un pilotage manuel lorsque le pilote voudrait reprendre le contrôle du marché, me semble nécessaire, à l’instar de ce qui a été décidé aux Etats-Unis», a déclaré le président de l’AMF.
L’Association britannique de la gestion financière (IMA) a indiqué le 26 mai dans un communiqué qu’elle envisageait d’introduire une nouvelle classification de ses fonds.A l’issue d’un examen approfondi de la classification existante, le premier depuis 1998, l’association professionnelle estime que l’architecture générale reste solide mais propose que les trois groupes, «active», «balanced» et «cautious», soient renommés «Managed A», «Managed B» et «Managed C». L’association propose en outre d’ajouter un quatrième groupe, «Managed D», qui regrouperait les fonds dont la gestion est la moins risquée. Cette nouvelle nomenclature vise notamment à souligner que ces fonds sont «gérés», souligne le communiqué, ce qui indique que le gérant dispose d’une certaine latitude qui n’est pas forcément disponible dans tous les secteurs. L’association précise que le secteur «Managed D» fera l’objet d’une consultation spécifique, parallèlement à l’examen du secteur «Absolute Return». L’IMA relève par ailleurs la nécessité de mener des travaux complémentaires sur la comparabilité des fonds qui utilisent l’effet de levier.
Preuve que le développement durable est de plus en plus présent dans les décisions d’investissement, les ministres de l’OCDE et des économies en développement viennent d’adopter de nouveaux Principes directeurs destinés à promouvoir un comportement plus responsable de la part des entreprises multinationales dans les transactions internationales ainsi qu’une seconde série de recommendations visant à limiter l’utilisation des « minerais des conflits », à savoir le commerce illicite des minerais qui finance des conflits armés en Afrique.Les ministres de 42 pays se sont engagés en faveur de nouvelles normes, plus strictes, de comportement des entreprises dans la version actualisée des principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales. Il s’agit des 34 pays de l’OCDE plus l’Argentine, le Brésil, l’Egypte, la Lettonie, la Lituanie, le Maroc, le Pérou et la Roumanie, précise un communiqué de l’OCDE. Les Principes directeurs intègrent de nouvelles recommandations concernant la violation des droits de l’homme et la responsabilité des entreprises tout au long de la chaîne d’approvisionnement, ce qui en fait le premier accord intergouvernemental dans ce domaine. Les principes directeurs imposent aux entreprises de respecter les droits de l’homme dans tous les pays avec lesquels elles travaillent. Les entreprises doivent aussi respecter les normes environnementales et les normes de travail, et disposer des processus de contrôle appropriés pour s’en assurer. Un salaire décent, la lutte contre la sollicitation et l’extorsion de pots-de-vin, et la promotion d’une consommation durable, font notamment partie de ces normes.
Les exigences en fonds propres de la réglementation Bâle III pourraient être moins sévères que prévu, si l’on en croit le Financial Times. Selon le projet de directive sur les fonds propres qui n’a pas encore officiellement publié, les banques européennes pourraient utiliser les fonds propres de leurs filiales d’assurance dans des proportions supérieures à ce qui était initialement prévu. Les banques françaises Société Générale et BNP Paribas, qui ont des activités d’assurance, seraient particulièrement avantagées par de telles dispositions.Certaines banques pourraient également être autorisées à poursuivre leurs émissions de capital hybride pendant une période plus longue que prévu.
Selon une étude du cabinet de conseil Bain & Company, les cinquante plus grands acteurs européens et américains devront trouver près de 120 milliards d’euros de capitaux supplémentaires d’ici à 2012 s’ils veulent tenir leurs objectifs de croissance dans le nouveau cadre réglementaire Bâle III, rapporte Les Echos. L’étude estime en outre qu’en matière de dépôts stables de long terme, les besoins évoluent entre 700 et 800 milliards d’euros supplémentaires. Bain & Company conclut à une chute de la rentabilité des banques de 25% en moyenne.
Lors de la conférence annuelle de l’International capital market association (ICMA) qui regroupe les professionnels des marchés de capitaux, Steven Maijoor, le président de l’Esma, a rappelé que la transparence sur les marchés était l’une de ses principales préoccupations, rapporte L’Agefi. Une consultation sur la directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers) qui encadrera les fonds alternatifs, les fonds de capital-investissement et les fonds immobiliers doit être lancée en juillet avec pour objectif de déterminer les informations supplémentaires utiles, en particulier sur le profil de risque des véhicules, qui doivent être fournies aux investisseurs et aux régulateurs. Par ailleurs Steven Maijoor a enfin appelé à une meilleure coordination des régulateurs et superviseurs au niveau mondial.
Selon une enquête réalisée par l’Association suisse des gérants de fortune (ASG) auprès de ses membres, les gérants de fortune indépendants ( GFI) estiment majoritairement qu’ils tirent profit de la crise de confiance à l'égard des banques et que cette situation leur a permis d’acquérir de nouveaux clients, rapporte L’Agefi suisse. Les GFI estiment qu’il faut poursuivre sur la voie de l’autorégulation, mais avec une base légale instituant la nécessité d’une surveillance prudentielle pour tous les gérants indépendants.
Le président de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Daniel Labetoulle, annonce dans un entretien aux «Echos» qu’il abandonne ses fonctions plus tôt que prévu. Son mandat courait normalement jusqu’en 2013. « Je vais avoir soixante-douze ans... La combinaison de mes fonctions à l’AMF, qui sont fort prenantes, avec mes autres activités n'était plus très raisonnable et ne me permettait pas de dégager le temps libre que je souhaite pour mes loisirs et ma vie familiale» , explique Daniel Labetoulle. Son mandat, qui avait débuté en mai 2006, restera notamment marqué par l’affaire EADS.