La cartographie 2012 des risques et tendances sur les marchés financiers et pour l’épargne publiée hier sur le site de l’Autorité des marchés (AMF) renforce les grandes tendances que le régulateur avait identifiées au milieu de l’année dernière. La crise souveraine s’est aggravée, les marchés obligataires et les banques ont connu de fortes tensions tandis que les les marchés actions se sont montrés atones. De fait, les comportements des épargnants ont changé, ces derniers privilégiant les dépôts bancaires au détriment de placements plus risqués. Dans ce cadre, précise l’Autorité, «l’édition 2012 de la cartographie des risques met l’accent sur plusieurs risques parmi lesquels :- des risques macrofinanciers toujours très élevés, dépendants de la consolidation de la situation en zone euro et de la capacité des banques à résister à une dégradation des conditions économiques et financières en Europe ou dans le reste du monde ;- des difficultés d’accès aux marchés pour les entreprises, et notamment les PME, en période de forte aversion au risque ;- des risques en matière de fragmentation et de réduction de la transparence des marchés actions, pour lesquels les travaux de révision de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF) n’apportent pas, à ce stade, de réponse suffisante ;- les conséquences de besoins accrus en collatéral, qui posent des questions en matière de transparence des politiques de gestion de ce collatéral et de transfert des risques entre participants de marché, et de valorisation des actifs « sûrs » recherchés en garantie.- le niveau de concentration et le degré de transparence du marché des CDS ;- des risques de mauvaise commercialisation des produits financiers, sous l’effet conjugué de la recherche de rendements plus élevés et de la coexistence d’enveloppes juridiques diverses créant la confusion quant au degré de protection attaché à un produit ;- l’impact de la crise sur l’allocation de l’épargne des ménages à long terme.» Revenant sur ses actions, le régulateur assure exercer une vigilance renforcée pour assurer la transparence des marchés et la protection des épargnants. Déjà en 2011 l’AMF avait publié deux recommandations dans ce sens et s'était impliquée dans le débat portant sur les produits complexes commercialisés auprès des particuliers. Au niveau international, le régulateur participe également aux chantiers en cours, parmi lesquels la révision de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF), la préparation des standards techniques d’EMIR ou encore les travaux initiés sur le shadow banking. Le document peut être consulté en cliquant sur le lien : http://www.amf-france.org/documents/general/10485_1.pdf