L’Association française de la gestion financière (AFG) a annoncé le 28 janvier, en amont de la saison des AG, une version mise à jour de son code sur le gouvernement d’entreprise, qui guide les sociétés de gestion dans ‘exercice de leurs votes. Les principales modifications des Recommandations portent sur les points suivants :- Une politique de rémunération conforme à l’affectio societatis et soumise à l’assemblée générale Il appartient au conseil d’administration et à son comité des rémunérations d’élaborer un dispositif de rémunération des dirigeants s’inscrivant dans une perspective de moyen / long terme et conforme à l’affectio societatis. L’AFG est favorable à l’attribution d’options de souscription et d’actions gratuites, sous condition de performance sur une durée d’au moins 3 ans. Elle considère que les plans à effets similaires, tels que les phantoms shares, doivent répondre aux mêmes exigences. L’AFG n’est pas favorable au versement d’une part variable au président du conseil non exécutif. Les rémunérations correspondant à des missions confiées au président du conseil non exécutif devront être validées par le conseil et portées à la connaissance des actionnaires. L’AFG rappelle qu’elle est favorable à ce qu’une évolution législative permette la présentation du dispositif de rémunération des dirigeants dans une résolution soumise à l’assemblée générale des actionnaires. --Une meilleure prise en compte du long terme L’AFG souhaite que le rapport du conseil à l’assemblée développe : - l’orientation stratégique à moyen et long terme de l’entreprise- la politique environnementale et sociale de l’entreprise- la politique d’endettement et de distribution. Elle demande que la politique de distribution soit adaptée au potentiel de croissance de l’entreprise et, sous réserve que les actionnaires au porteur puissent également en bénéficier, est favorable à la pratique des dividendes majorés afin de favoriser la détention longue d’actions. - Des salariés présents au capital L’AFG est favorable à la participation directe et indirecte des salariés au capital de l’entreprise. - Un conseil et des comités équilibrés et efficaces L’AFG souligne l’importance de la diversité dans la composition des conseils, qui leur permet de disposer des expertises variées et complémentaires nécessaires à leur fonctionnement. Il est souhaitable que soient communiqués aux actionnaires les critères retenus par le conseil d’administration et son comité de sélection pour qualifier certains des administrateurs comme étant libres d’intérêts. Les comités d’audit et de sélection devront comporter au minimum une majorité de membres libres d’intérêts, tout comme le comité des rémunérations. L’AFG rappelle par ailleurs qu’il est de la responsabilité des sociétés de veiller au bon fonctionnement du bureau de l’assemblée générale, conformément aux dernières préconisations de l’AMF. - Un plafonnement plus strict des autorisations d’augmentation de capital sans DPS L’AFG recommande que les autorisations d’augmentation de capital sans droit préférentiel de souscription (DPS) n’excèdent pas : - 10 % du capital en l’absence de délai de priorité obligatoire,- 20 % du capital lorsque se trouve garanti un délai de priorité d’au moins 5 jours. - Des informations accessibles à tous La publication annuelle d’un document de référence englobant l’ensemble des informations destinées aux actionnaires (y compris le rapport sur les conventions réglementées) doit être encouragée. Une approche pédagogique du contenu des résolutions est souhaitable qui peut prendre la forme d’une brochure de convocation détaillée.
Le gendarme du secteur bancaire, la BaFin, a lancé de nouvelles enquêtes sur la manipulation des taux interbancaires qui ne concernent pas seulement le Libor mais également l’Euribor, dont la fixation quotidienne fait intervenir une quarantaine d'établissements. En tout, quatre banques allemandes seraient dans le collimateur, selon la Süddeutsche Zeitung. Concernant l’Euribor, quatre établissements sur une liste possible de sept (Deutsche Bank, Commerzbank, DZ Bank, les banques régionales de Berlin, BayernLB, LBBW et Helaba, enfin WestLB-Portigon) auraient reçu ou vont recevoir la visite d’inspecteurs, écrit la Süddeutsche. Deutsche Bank et WestLB-Portigon feraient partie des établissements concernés.
L’agence de notation Moody’s a annoncé le 28 janvier l’abaissement des notes de crédits de six grandes banques canadiennes en raison de l’accroissement de l’endettement des ménages de ce pays.L’agence new-yorkaise a ainsi concrétisé son avertissement lancé en octobre dernier: la Banque de Montréal a été dévaluée à Aa3, contre Aa2 précédemment, la Banque Scotia à Aa2, contre Aa1, la Caisse Centrale Desjardins à Aa2, contre Aa1, la Banque canadienne impériale de Commerce à Aa3, contre Aa2, la Banque Nationale du Canada à Aa3, contre Aa2, et la Toronto-Dominion à Aa1 contre Aaa.La décision reflète les inquiétudes liées à l’exposition des banques canadiennes au niveau d’endettement croissant des consommateurs canadiens, a fait valoir un vice-président de Moody’s, David Beattie, dans un communiqué. Les banques canadiennes demeurent toutefois parmi les banques les mieux notées du monde.
Daniel Vasella, le président du conseil d’administration du géant pharmaceutique Novartis sur le départ, pourrait toucher des indemnités allant jusqu'à la moitié de son salaire annuel, selon l’hebdomadaire SonntagsZeitung.Mercredi, lors de la publication des résultats annuels du groupe, Daniel Vasella a annoncé qu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat lors de la prochaine assemblée générale après avoir piloté le géant pharmaceutique pendant dix-sept années. Ses indemnités de départ n’ont cependant pas été dévoilées."Selon des experts en indemnité, Vasella pourrait encaisser chaque année 50% de son ancien salaire de 13 millions de francs à titre de dédommagement pour les clauses de non-concurrence», fait valoir l’hebdomadaire.Les indemnités de départ de Daniel Vasella font l’objet d’intenses spéculations dans la presse helvète alors que les Suisses doivent se prononcer le 3 mars sur une initiative sur les salaires abusifs.
Credit Suisse risque une amende en dommages et intérêts pouvant aller jusqu'à 2 milliards de dollars dans un procès concernant la plainte d’investisseurs trompés aux Etats-Unis. Selon plusieurs agences de presse, un juge américain a estimé le 25 janvier que la justice pouvait lui réclamer des comptes. L'établissement helvétique est mis en cause dans la faillite de la National Century Financial Enterprises en 2002. Les plaignants lui reprochent de les avoir trompés sur la véritable situation de la société au moment où il mettait des titres de National Century sur le marché des capitaux. Dans une précédente audience, le juge avait chiffré les revendications des investisseurs lésés à près de 2 milliards de dollars. Cette décision constitue un succès d'étape pour les plaignants, parmi lesquels figurent l’Etat d’Arizona, la banque Lloyds TSB, Alliance Bernstein Holding ou encore la société de gestion Pimco, une filiale de l’assureur Allianz.
L’Agefi rapporte que le président d’UBS Alex Weber a évoqué la possibilité d’un règlement à l’amiable impliquant tout le secteur bancaire dans le cadre du scandale de manipulation du Libor lors d’une rencontre à Davos, selon Reuters. Au cours de cette réunion étaient présents Mark Carney, futur gouverneur de la BoE, le directeur général de JPMorgan Jamie Dimon, celui de Citigroup Mike Corbat et le président de HSBC Douglas Flint, précise le quotidien.
The Wall Street Journal rapporte que 14 clients indirects de Bernard L. Madoff Investment Securities, qui avaient en fait investi au travers de Spectrum Select, ont fait appel vendredi de la décision du juge des faillites d’autoriser le liquidateur Irving Picard à ne rembourser que les investisseurs ayant directement investi chez Madoff.Irving Picard considère selon une porte-parole que les clients indirects de Madoff ont droit à percevoir une part de l’indemnisation qui aura été versée aux fonds nourriciers dans lesquels ils ont investi, mais que le liquidateur n’a pas la compétence de déterminer ce dont chacun de ces fonds nourriciers est redevable à ses clients.
NML et Aurelius, les deux fonds vautours détenteurs d’une partie de la dette argentine, ne veulent pas se remettre autour de la table pour discuter du remboursement partiel proposé par la présidente argentine, Cristina Kirchner, rapporte Les Echos. Ils viennent de demander au juge de la cour d’appel de New York, Thomas Griesa, de confirmer sa décision d’ordonner le paiement d’une somme de 1,33 milliard de dollars, onze ans après le défaut de paiement du pays, pour 95 milliards de dollars. Fin décembre, Buenos Aires avait proposé à NML et à Aurelius le même traitement que les autres porteurs d’emprunts qui avaient accepté un effacement de la dette jusqu'à 75 % en 2005 puis en 2010. Mais les deux fonds campent sur leurs positions et réclament toujours le paiement de 100 % de la dette, plus les intérêts.
L’Association européenne des gestionnaires (Efama) et l’Association britannique de la gestion d’actifs (IMA) ont ouvertement souhaité le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne en réaction aux propos du premier ministre, James Cameron, qui la semaine dernière, a proposé un référendum sur une sortie du Royaume-Uni de l’Europe. «L’Efama et l’Ima sont persuadés que la gestion d’actifs dans l’Union européenne tire d'énormes bénéfices de l’engagement du secteur britannique de la gestion d’actifs, à la fois sur le plan commercial et en raison de son influence positive sur la formulation de la réglementation. Nous croyons aussi que la gestion d’actifs britannique tire d'énormes avantages du marché unique», déclarent dans un communiqué commun Peter de Proft, directeur général de l’Efama, et Daniel Godfrey, directeur général de l’Ima. «Le secteur de la gestion d’actifs européenne dans son ensemble continue de maintenir les intérêts des investisseurs au cœur de ses travaux et de préserver le rôle central de la gestion britannique dans la détermination de la politique au sein de l’Union européenne», ajoutent les deux responsables.
Une étude de l’EDHEC-Risk Institute analyse les engagements de retraites explicites et implicites qui pèsent sur les finances publiques, ainsi que les principaux risques qui y sont associés. Et les valeurs des engagements de retraite publics que l’EDHEC-Risk Institute a calculées peuvent aboutir à des analyses de solvabilité bien différentes de celles habituellement prises en compte par les agences de notation ou les investisseurs. La valeur présente des engagements de retraite est très sensible au taux d’actualisation choisi. Au plus fort taux étudié, 5%, elle représente une valeur proche ou supérieure à 100% du PIB de 2010 dans 18 pays sur les 27, plus de 200% dans 8 pays, et jusqu'à 483% pour la Belgique. Avec l’hypothèse centrale d’un taux à 4%, 12 pays sont au-delà de 200% et 7 au-delà de 400%. Enfin, une hypothèse basse à 3% voit 11 pays à plus de 400%, 6 à plus de 800% du PIB, et il est impossible de calculer une valeur actualisée pour 3 pays dont le taux de croissance des dépenses de retraite dépasse les 3%. Autrement dit, des pays aux finances publiques vertueuses au sens de Maastricht comme la Suède, le Luxembourg ou le Danemark le sont beaucoup moins si leurs engagements de retraite publics sont pris en compte alors que la situation de pays comme l’Espagne, l’Italie ou même le Portugal s’avère relativement meilleure. Dès lors, l’institut émet trois recommandations principales : Les investisseurs doivent être plus vigilants sur le risque des retraites dans leur appréciation de la solvabilité des émetteurs souverains. Les institutions européennes doivent continuer à oeuvrer à davantage de transparence et d’information en matière de finances publiques, notamment quant aux données disponibles et à la modélisation des engagements de retraites publics et privés. A terme, il faut envisager l’inclusion de critères explicites concernant les engagements de retraites, en sus des objectifs du Pacte de stabilité et de croissance et du Pacte budgétaire. Cette inclusion permettra à l’ensemble des parties prenantes de mieux appréhender le risque retraite et favorisera la mise en oeuvre des réformes indispensables. EDHEC-Risk Publication Towards Better Consideration of Pensions Liabilities in EU Countries
Die Welt rapporte que le président des Etats-Unis, Barack Obama, a nommé Mary Jo White à la tête de la Securities and Exchange Commission (SEC) en remplacement d’Elisse Walter qui avait pris en décembre l’intérim du poste après la démission de Mary Schapiro.L’impétrante a été pendant près d’une décennie procureur à Manhattan et elle a surtout traité des affaires de criminalité financière et de terrorisme. Elle a notamment mis hors d’état de nuire John Gotti, l’un des grands parrains de la mafia.
La Erste Abwicklungsanstalt (EAA), la structure de défaisance de l’allemande WestLB, réclame au moins 160 millions de dollars à l’américaine Wells Fargo, rapporte le Handelsblatt. Elle lui reproche de lui avoir vendu des CDO trop risqués et à contenu illégal que l’établissement américain gérait avec l’allemand Collineo Asset Management, de Dortmund.
Bruxelles est au courant de la lettre supposée envoyée par l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles à l’UMR et conseillant à ce dernier de garder ses activités dans le pays et enquête pour savoir si la loi a été enfreinte, rapporte IPE.com, citant Jung-Duk Lichtenberger, membre du pôle assurances et retraites à la Commission européenne. En début de mois, IPE avait révélé que l’UMR (10,2 milliards d’euros d’actifs) avait suspendu son projet de lancement d’un fonds transfrontière en Belgique après avoir reçu la missive du régulateur français.
L’Agefi qui cite Bloomberg rapporte que les autorités chinoises auraient sélectionné récemment cinq investisseurs institutionnels étrangers qui seront autorisés à échanger des contrats à terme sur les indices actions sur les marchés chinois dans le cadre de son programme QFII. Une manière de doper les échanges sur les places de Shanghai et Shenzhen.
André Talmon, administrateur de Sperian de 2004 à 2009, a été convoqué devant les juges pour manquement d’initié, rapporte Les Echos. Le collège lui reproche d’avoir acheté des titres Sperian entre mars et mai 2010, alors qu’il savait que le spécialiste français des équipements de protection individuelle allait faire l’objet d’une OPA de la part du fonds d’investissement Cinven (en mars), puis d’une contre-offre de la part du groupe industriel américain, Honeywell (en mai). Le rapporteur de la commission des sanctions a considéré que les griefs notifiés étaient caractérisés, après avoir démontré qu’André Talmon, au moment des transactions, était bien détenteur d’une information privilégiée, précise, avec une influence sensible sur le cours et non publique. Il aurait dégagé une plus-value de près de 1 million d’euros. Le collège de l’AMF a réclamé une sanction pécuniaire d’au moins 4 millions d’euros pour un manquement réitéré à deux mois d’intervalle.
Un ancien gérant de hedge funds basé en Californie, Doug Whitman, a été condamné à deux ans de prison jeudi après qu’il a été reconnu coupable de délit d’initié, rapporte The Wall Street Journal. Doug Whitman, le fondateur de Whitman Capital, a gagné près d’un million de dollars en effectuant des transactions grâce à des informations confidentielles sur Google et d’autres sociétés technologiques.
Plus de 80% des actionnaires contre seulement 42% six ans plus tôt se déclarent favorables au principe d’un vote consultatif en Assemblée Générale sur la politique de rémunération des dirigeants, selon le modèle du «Say on Pay», qui devrait constituer un volet majeur du projet de loi actuellement en préparation, selon le 8ème baromètre annuel Capitalcom des attentes des actionnaires individuels à l’approche des assemblées générales 2013.Cette tendance s’inscrit dans un mouvement de fond sur la Place, qui s’est largement prononcée en faveur du « Say on Pay » lors de la consultation menée par le Trésor Public en septembre 2012. Le projet de loi du Ministère de l’Économie relatif à l’encadrement des pratiques de rémunération et à la modernisation de la gouvernance des entreprises qui en découle devrait être transmis au Conseil d’État dans le courant du mois de mars.Pour mémoire, le « Say on Pay » est actuellement appliqué dans 17 pays sur un mode consultatif (Royaume-Uni, Australie, Espagne, Belgique, Brésil, Allemagne, États-Unis, Italie, Irlande), contraignant (Pays-Bas, Suède, Danemark, Norvège, Portugal, Afrique du Sud) ou bien volontaire (Suisse, Canada).Alors que le code de gouvernance AFEP-MEDEF devrait être mis à jour pour anticiper le projet de loi du Ministère de l’Économie, les actionnaires individuels attendent des informations spécifiques sur le gouvernement d’entreprise : l’évaluation des travaux du Conseil (18,4% des répondants placent ce critère en tête des priorités pour les AG 2013), les critères de sélection des nouveaux administrateurs (17,7%), les motivations et expériences des candidats au poste d’administrateur (15,7%) et enfin la justification de l’indépendance des administrateurs (13,4%).L’indépendance, les compétences et le non-cumul des mandats des administrateurs ressortent dans les commentaires des actionnaires interrogés comme étant les conditions sine qua non d’une gouvernance exemplaire. L’ouverture des conseils à de nouveaux profils pourrait également rassurer les actionnaires : 62% d’entre eux jugent que la présence de salariés au conseil pourrait permettre d’en améliorer le fonctionnement, plébiscitant ainsi le deuxième volet du projet de loi. On dénombrait l’an dernier 39 administrateurs représentant les salariés ou les salariés actionnaires au sein du CAC 40, siégant dans 16 conseils d’administration.
La Financial Services Authority s’intéresse à ICAP dans le cadre de son enquête sur le Libor, pour d’éventuels manquements aux règles de conduite du marché, rapporte le Financial Times, qui a lu une note interne du régulateur. Le courtier interbancaire mobilise à lui seul sept de la cinquantaine d’inspecteurs dédiés à l’investigation.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a publié le 23 janvier son programme de travail pour les agences de notation enregistrées ou certifiées dans l’Union européenne. L’Esma va notamment s’intéresser à la notation des produits structurés en raison d’encours importants et de fluctuations significatives des notations. Les notations souveraines seront également passées à la loupe en raison de l’augmentation de la volatilité de ce segment au cours des douze derniers mois, de son importance pour les marchés du crédit et la stabilité financière et de son impact sur les autres produits et entités notés.