La Commission européenne s’est dite, vendredi dernier, attentive aux évolutions qui concernent l’Euribor, et particulièrement aux départs récents de certaines banques du panel. «L’intégrité des taux de référence est un élément crucial pour la fixation des prix de nombreux instruments financiers et contrats commerciaux et non commerciaux», a t-elle indiqué, «et toute défaillance peut entraîner des pertes pour les investisseurs, provoquer des distorsions de l’économie réelle et miner la confiance des marchés.» Aussi, suite aux récents événements, la Commission a rapidement proposé des mesures permettant de garantir l’intégrité des taux de référence. Elle va présenter, au cours du deuxième trimestre 2013, un nouveau texte législatif sur les taux de référence afin de mieux préciser les modalités d'élaboration de ces taux. Rappelant l’importance systémique des taux d’intérêt interbancaires de référence et les dommages causés par toute manipulation des taux sur les marchés et le grand public. La Commission, par la voix de Michel Barnier, le commissaire européen aux services financiers, a néanmoins rappelé que les marchés et le grand public avaient intérêt à ce que ces taux continuent d’exister. Aussi, s’inspirant des décisions prises par les autorités du Royaume-Uni concernant le Libor, la Commission a également indiqué dans un document de consultation que «toute banque qui envisagerait de cesser de contribuer aux panels doit, par conséquent, tenir compte du fait qu’elle pourra être contrainte à y participer de nouveau.» Avant de présenter sa proposition, Michel Barnier a précisé que l’Autorité européenne des marchés financiers et l’ABE seront sollicités pour commencer des travaux préparatoires visant à «identifier les banques qui, au vu de leur activité sur les marchés de prêts interbancaires, doivent être soumises à l’obligation de participer à l'élaboration des taux de référence».